Fiche de révision : Gestion des factures en entreprise

📋 Plan du Cours

  1. Facture obligatoire BTS GPME
  2. Contenu de la facture BTS GPME
  3. Facture d’avoir BTS GPME
  4. Contrôle des calculs BTS GPME
  5. TVA déductible et collectée BTS GPME
  6. Taux de TVA en France BTS GPME
  7. Gestion des règlements BTS GPME
  8. Balance âgée BTS GPME
  9. Échéancier de factures BTS GPME
  10. Relances amiables BTS GPME

📖 1. Facture obligatoire BTS GPME

🔑 Notions clés & Définitions

  • Facture obligatoire entre professionnels (B to B) au-delà de 25€ : Document comptable qui doit être émis par le vendeur à l’acheteur lorsque le montant de la vente dépasse 25 euros, conformément à l’article L 441-3 du code du commerce. Elle sert à prouver la vente et à justifier la créance.
  • Facture obligatoire entre professionnel et particulier sur demande : La loi impose l’émission d’une facture si le client particulier en fait la demande, même pour des montants inférieurs à 25 euros.
  • Facture obligatoire en cas de versement d’un acompte : Lorsqu’un acompte est versé, une facture doit être émise pour ce paiement, afin de respecter l’obligation légale et assurer la traçabilité.
  • Obligation légale selon le code du commerce – article L 441-3 : La législation française impose l’émission de factures pour certaines opérations commerciales, notamment entre professionnels et en cas de versement d’acompte, pour garantir la transparence et la conformité fiscale.
  • Interdiction d’annulation ou modification d’une facture une fois émise : Une facture, une fois créée et envoyée, ne peut être modifiée ou annulée, sauf en cas d’émission d’une facture rectificative ou d’avoir, pour assurer l’intégrité des documents comptables.

📝 Points essentiels

  • La facture doit obligatoirement comporter une date et un numéro unique pour assurer un suivi précis.
  • Elle doit indiquer le montant dû, prouver la vente, et respecter les mentions légales imposées par le code du commerce.
  • La facture est un document indiscutable : une fois émise, elle ne peut pas être modifiée ou annulée, sauf pour correction ou émission d’un avoir.
  • La législation française (article L 441-3) impose l’émission de factures dans les cas précis, notamment pour les ventes B to B au-delà de 25 euros, ou sur demande pour les particuliers.
  • La facturation en cas d’acompte permet de respecter la traçabilité financière et fiscale, en évitant toute ambiguïté sur le montant payé.
  • La conformité légale garantit la légitimité des déductions de TVA et la régularité des déclarations fiscales.

💡 À retenir

La facturation obligatoire, encadrée par le code du commerce, assure la transparence, la traçabilité et la conformité légale des opérations commerciales, notamment entre professionnels et lors du versement d’acomptes. Une fois émise, une facture ne peut être modifiée ou annulée, sauf en cas de rectification ou d’émission d’un avoir.

📖 2. Contenu de la facture BTS GPME

🔑 Notions clés & Définitions

  • Montant dû et preuve de vente : La facture doit indiquer clairement le montant total à payer par le client, ce qui constitue la preuve légale de la transaction commerciale (code du commerce – article L 441-3).
  • Numéro et date unique : Chaque facture doit comporter un numéro unique et une date précise, permettant son identification et son suivi dans la comptabilité.
  • Contenu légal minimal : La facture doit respecter un contenu obligatoire fixé par la législation, incluant notamment le montant dû, la date, le numéro, ainsi que les informations sur le vendeur et l’acheteur.
  • Calculs de remise : Les remises appliquées doivent faire l’objet d’un contrôle précis sur la facture, en vérifiant notamment leur calcul pour assurer leur conformité et leur légalité.
  • Facture de doit et facture d’avoir : La facture de doit prouve la vente et doit respecter des contraintes légales, tandis que la facture d’avoir permet d’ajuster ou d’annuler partiellement ou totalement une facture de doit, en respectant les mêmes règles (voir section 3).

📝 Points essentiels

  • La facture doit obligatoirement indiquer le montant dû, qui constitue la preuve légale de la vente, conformément à l’article L 441-3 du code du commerce.
  • Elle doit comporter une date précise et un numéro unique, pour assurer un suivi rigoureux et éviter toute ambiguïté dans la gestion comptable.
  • Le contenu minimal légal d’une facture inclut : le nom et l’adresse du vendeur et de l’acheteur, la description des biens ou services, le montant hors taxes, le taux de TVA appliqué, le montant de la TVA, et le total TTC.
  • La vérification des calculs de remise est cruciale pour garantir la conformité et éviter des erreurs pouvant entraîner des litiges ou des sanctions.
  • La facture de doit doit respecter la législation en indiquant clairement le montant dû, la date, le numéro, et en étant inaltérable une fois émise. La facture d’avoir doit suivre les mêmes contraintes pour permettre un ajustement précis et légal.

💡 À retenir

La facture doit impérativement indiquer le montant dû et prouver la vente, tout en comportant une date et un numéro unique, conformément à la législation. La vérification des calculs de remise est essentielle pour assurer la conformité et la fiabilité du document.

📖 3. Facture d’avoir BTS GPME

🔑 Notions clés & Définitions

  • Facture d’avoir : Document comptable permettant de faire un ajustement suite à un événement (retour, rabais) en annulant en partie ou en totalité une facture de doit, tout en respectant les contraintes légales et de calcul identiques à celles de la facture de doit.
  • Ajustement après événement : Opération visant à corriger ou modifier une facture initiale suite à une situation imprévue ou un changement (ex : retour de marchandises, remise commerciale).
  • Annulation partielle ou totale : La facture d’avoir peut réduire ou supprimer la somme initialement due, en respectant les mêmes contraintes légales et de calcul que la facture de doit (voir code du commerce – article L 441-3).
  • Contraintes légales et de calcul : La facture d’avoir doit respecter les mêmes règles que la facture de doit, notamment en termes d’indication de montant, de date, de numéro unique, et de conformité aux obligations légales.
  • Retour de marchandises / Rabais : Cas d’utilisation courante de la facture d’avoir pour corriger une vente initiale en cas de retour ou de réduction tarifaire.
  • Annulation en partie ou en totalité : La facture d’avoir permet de rectifier une erreur ou une modification de la vente initiale, en annulant tout ou partie de la facture de doit, tout en respectant les contraintes légales et de calcul (voir code du commerce – article L 441-3).

📝 Points essentiels

  • La facture d’avoir est un outil essentiel pour ajuster la comptabilité suite à des événements postérieurs à la vente, tels que le retour de marchandises ou l’octroi de rabais.
  • Elle doit respecter les mêmes contraintes légales que la facture de doit, notamment en termes d’indication du montant, de date, de numéro unique, et de conformité aux obligations légales (voir code du commerce – article L 441-3).
  • La facture d’avoir peut être partielle ou totale, selon l’étendue de l’ajustement nécessaire. Elle doit mentionner clairement la référence de la facture de doit qu’elle annule ou réduit.
  • La légitimité de la facture d’avoir repose sur la nécessité d’assurer la transparence et la conformité comptable, tout en permettant une correction précise des opérations commerciales.
  • La création d’une facture d’avoir doit suivre un processus rigoureux pour garantir la conformité légale et la cohérence des calculs, notamment en ce qui concerne la TVA (voir TVA déductible et collectée).
  • La facture d’avoir doit être enregistrée dans la comptabilité de manière à refléter précisément l’ajustement effectué, en respectant les mêmes contraintes que pour la facture de doit.

💡 À retenir

La facture d’avoir est un outil indispensable pour ajuster une vente après coup, en respectant strictement les mêmes contraintes légales et de calcul que la facture de doit, afin d’assurer la conformité comptable et la transparence des opérations.

📖 4. Contrôle des calculs BTS GPME

🔑 Notions clés & Définitions

  • Contrôle des calculs de remise : Vérification que le montant de la remise appliquée sur la facture correspond bien aux conditions convenues, en s’assurant que le calcul est correct et conforme aux modalités contractuelles.

  • Vérification des taux de TVA appliqués : Contrôle que le taux de TVA indiqué sur la facture correspond bien à celui prévu par la législation en vigueur (art. 278 du code général des impôts) et qu’il est correctement appliqué au montant hors taxe.

  • Contrôle global de la facture avant émission : Processus de vérification exhaustive de tous les éléments de la facture (montant, date, numéro, calculs, taux de TVA, remises, etc.) pour assurer leur conformité légale et comptable, évitant ainsi toute erreur ou irrégularité.

  • AUTEUR (Code du commerce, article L 441-3, date non précisée) : La législation impose l’émission d’une facture légale, avec des mentions obligatoires, et interdit toute modification ou annulation une fois la facture émise, sauf cas précis.

📝 Points essentiels

  • La vérification des calculs de remise doit s’assurer que le montant déduit est correct selon le pourcentage ou la valeur convenue, en utilisant la formule : Montant de la remise = Montant hors taxe × Taux de remise.

  • La vérification des taux de TVA doit confirmer leur conformité avec la législation, notamment le taux normal à 20 %, le taux intermédiaire à 10 %, le taux réduit à 5,5 %, et le taux super réduit à 2,1 %, en tenant compte des éventuelles spécificités territoriales (Corse, Outre-mer).

  • Le contrôle global de la facture doit inclure la vérification de la cohérence entre le montant hors taxe, la TVA, et le montant total TTC, ainsi que la conformité des mentions légales obligatoires (date, numéro, conditions de paiement, etc.).

  • La maîtrise des calculs de remise et de TVA permet d’éviter des erreurs qui pourraient entraîner des sanctions fiscales ou des litiges avec les clients.

  • La légitimité des calculs doit être assurée par une vérification systématique avant émission, en utilisant éventuellement des outils ou logiciels de contrôle pour minimiser les erreurs humaines.

💡 À retenir

Le contrôle rigoureux des calculs de remise, des taux de TVA, et de la conformité globale de la facture est essentiel pour garantir la légalité, la fiabilité et la crédibilité des documents comptables, tout en évitant les risques fiscaux et commerciaux.

📖 5. TVA déductible et collectée BTS GPME

🔑 Notions clés & Définitions

  • TVA collectée : Montant de TVA que l'entreprise doit reverser à l'État, calculé sur ses ventes (voir point 10).
  • TVA déductible : TVA que l'entreprise peut déduire de la TVA collectée, payée sur ses achats et dépenses professionnelles (voir point 10).
  • Calcul de la TVA à décaisser : Différence entre TVA collectée et TVA déductible, représentant le montant à reverser ou à récupérer (voir point 10).
  • Fonctionnement général de la TVA : Impôt sur la consommation, où la TVA collectée par les entreprises est reversée à l’État, et la TVA déductible permet de neutraliser la TVA payée sur les achats (voir point 10).
  • Taux de TVA en France : Quatre taux principaux (20 %, 10 %, 5,5 %, 2,1 %) appliqués selon la nature des biens ou services, conformément à l’article 278 du code général des impôts (voir point 12).
  • Taux différenciés en Corse et Outre-mer : Application de taux spécifiques ou ajustés selon la localisation géographique, pour respecter la législation locale (voir point 12).

📝 Points essentiels

  • La TVA est un impôt sur la consommation, collecté par les entreprises lors des ventes (TVA collectée) et déduit sur leurs achats (TVA déductible) (voir point 10).
  • La différence entre TVA collectée et TVA déductible détermine le montant à reverser à l’État ou à récupérer (voir point 10).
  • La TVA à décaisser s’obtient par la formule : TVA à décaisser = TVA collectée – TVA déductible (voir point 10).
  • La gestion précise de la TVA implique de suivre les taux applicables, de vérifier leur correcte application, et de respecter les obligations légales (voir points 12 et 13).
  • La maîtrise du calcul de la TVA permet d’assurer la conformité fiscale et d’optimiser la gestion de trésorerie (voir points 10, 14, 15).
  • La loi impose un délai maximum de 60 jours pour le paiement de la TVA, avec des relances et un suivi rigoureux (voir points 14, 18).

💡 À retenir

La TVA déductible et collectée sont des notions fondamentales pour le calcul de la TVA à décaisser, qui représente la somme que l'entreprise doit reverser à l’État, en assurant une gestion rigoureuse selon les taux et obligations légales.

📖 6. Taux de TVA en France BTS GPME

🔑 Notions clés & Définitions

  • Taux normal de TVA à 20 % : (art. 278 du code général des impôts) s'applique à la majorité des ventes de biens et prestations de services, lorsque aucun autre taux spécifique n’est prévu. C’est le taux par défaut en France pour la majorité des opérations.
  • Taux intermédiaire de TVA à 10 % : s'applique à certains biens et services spécifiques, notamment le bois de chauffage, les travaux d’amélioration du logement, la restauration, et certains transports de voyageurs.
  • Taux réduit de TVA à 5,5 % : concerne principalement l’essentiel des produits alimentaires, livres, abonnements gaz et électricité, travaux d’amélioration énergétique, logements sociaux, activités équestres, etc.
  • Taux super réduit de TVA à 2,1 % : réservé aux médicaments remboursables, ventes d’animaux vivants de boucherie, redevance télévision, certains spectacles et publications de presse.
  • Taux différenciés en Corse et Outre-mer : application de taux spécifiques ou dérogatoires pour tenir compte des particularités économiques et géographiques de ces territoires (voir références légales et réglementaires).

📝 Points essentiels

  • La TVA est un impôt sur la consommation, collecté par les entreprises lors de la vente, puis reversé à l’État. La TVA déductible (sur achats) et la TVA collectée (sur ventes) déterminent la TVA à décaisser.
  • La législation précise l’application des différents taux selon la nature des biens ou services, avec des exemples concrets pour chaque taux (ex : 20 % pour la majorité, 10 % pour certains travaux, 5,5 % pour produits alimentaires, 2,1 % pour médicaments).
  • La distinction entre taux normal, intermédiaire, réduit et super réduit permet d’adapter la fiscalité aux enjeux sociaux, économiques et sanitaires.
  • La législation française prévoit des taux différenciés pour la Corse et les Outre-mer, afin de soutenir leur développement économique (voir références légales).
  • La maîtrise de ces taux est essentielle pour la conformité fiscale et la gestion comptable en entreprise, notamment lors de la vérification des calculs de TVA sur les factures.

💡 À retenir

Les différents taux de TVA en France (20 %, 10 %, 5,5 %, 2,1 %) sont appliqués selon la nature des biens ou services, avec des dérogations spécifiques pour la Corse et les Outre-mer, permettant d’adapter la fiscalité aux réalités territoriales et économiques.

📖 7. Gestion des règlements BTS GPME

🔑 Notions clés & Définitions

  • Balance âgée : Outil comptable permettant de catégoriser les créances par tranches de retard par rapport à leur échéance, facilitant le suivi des règlements clients (voir section 8).
  • Échéancier de factures : Document ou logiciel permettant le suivi individuel des échéances de paiement pour chaque facture, assurant une gestion précise des règlements (voir section 9).
  • Gestion des relances amiables : Procédure progressive pour rappeler aux clients leurs paiements en retard, comprenant relances téléphoniques, courriels, lettres recommandées et mises en demeure, afin d’inciter au règlement sans recourir immédiatement au contentieux (voir section 10).
  • Délai maximum légal de paiement : La réglementation impose un délai de 60 jours nets pour le règlement des factures, à compter de la date d’émission, afin de sécuriser la trésorerie de l’entreprise (voir section 10).

📝 Points essentiels

  • La balance âgée est un outil clé pour suivre efficacement les règlements clients, en permettant de visualiser rapidement les créances en retard selon leur ancienneté, ce qui facilite la priorisation des relances (voir section 8).
  • L’échéancier de factures est indispensable pour assurer un suivi précis et individuel des paiements, qu’il soit créé manuellement ou via un logiciel, permettant d’anticiper et de gérer les règlements à échéance (voir section 9).
  • La gestion des relances amiables doit suivre une procédure progressive : relance téléphonique ou courriel (dès +15 jours), lettre recommandée (+30 jours), mise en demeure (+45 jours), puis contentieux si nécessaire, afin d’optimiser le recouvrement tout en conservant de bonnes relations clients (voir section 10).
  • Le respect du délai maximum légal de 60 jours nets est essentiel pour éviter des sanctions légales et préserver la crédibilité de l’entreprise, tout en organisant un système de relance automatique, gradué et efficace (voir section 10).
  • La mise en place d’un système de relance automatique et la priorisation des clients avec le plus gros montant en retard, selon la loi Pareto, permettent d’optimiser le recouvrement et la gestion de la trésorerie (voir section 10).

💡 À retenir

La gestion efficace des règlements repose sur l’utilisation d’outils comme la balance âgée et l’échéancier, combinée à une procédure de relance amiable graduée, afin d’assurer le respect du délai légal de 60 jours nets et de préserver la santé financière de l’entreprise.

📖 8. Balance âgée BTS GPME

🔑 Notions clés & Définitions

  • Balance âgée : Outil comptable permettant de classer les créances clients selon leur délai de retard par rapport à la date d’échéance. Elle facilite le suivi des règlements en regroupant les factures en fonction de leur ancienneté, permettant ainsi une gestion efficace des encours clients.
  • Catégorisation des créances par tranches de retard : Processus de division des créances en différentes catégories selon le nombre de jours de retard (ex. 0-30 jours, 31-60 jours, etc.), afin d’identifier rapidement les créances à risque ou en retard.
  • Suivi des retards de paiement par client : Méthode de surveillance individualisée des délais de paiement pour chaque client, permettant d’anticiper les impayés, de prioriser les relances et d’organiser la gestion de la trésorerie.

📝 Points essentiels

  • La balance âgée est un outil comptable essentiel pour le suivi des règlements clients, permettant de visualiser rapidement l’état des créances en fonction de leur ancienneté (source : "Financement de la trésorerie").
  • La catégorisation par tranches de retard facilite la gestion proactive en identifiant les créances à recouvrer en priorité, notamment celles dépassant 30 ou 60 jours, conformément à la loi Pareto qui recommande de concentrer l’effort sur les 20 % de clients responsables de 80 % des impayés.
  • Le suivi des retards par client permet d’organiser des relances ciblées et d’adopter une politique de crédit adaptée, en impliquant notamment les agents commerciaux pour prévenir les impayés.
  • La gestion efficace de ces outils contribue à réduire les risques d’impayés, à optimiser la trésorerie et à respecter le délai maximum légal de paiement de 60 jours nets (source : "Suivi des règlements").

💡 À retenir

La balance âgée, la catégorisation des créances par tranches de retard et le suivi individualisé des retards constituent un triptyque indispensable pour une gestion rigoureuse des règlements clients, permettant d’anticiper et de réduire les impayés.

📖 9. Échéancier de factures BTS GPME

🔑 Notions clés & Définitions

  • Échéancier de factures pour suivi individuel : Outil permettant de suivre précisément chaque facture en indiquant sa date d’échéance, son statut et le montant dû, facilitant la gestion des paiements et des relances.
  • Création manuelle ou via logiciel de l’échéancier : Processus de mise en place de l’échéancier, pouvant se faire à la main ou à l’aide d’un logiciel spécialisé, pour assurer un suivi rigoureux des échéances.
  • Suivi précis des échéances de paiement : Surveillance rigoureuse des dates de paiement pour anticiper les retards, organiser les relances et optimiser la trésorerie.

📝 Points essentiels

  • L’échéancier de factures est un outil indispensable pour la gestion de la trésorerie, permettant un suivi individuel de chaque facture, qu’elle ait été créée manuellement ou via un logiciel.
  • La création manuelle peut convenir pour de petites structures ou pour un contrôle ponctuel, tandis que le logiciel facilite la gestion pour un volume important de factures, en automatisant les rappels et le classement.
  • Le suivi précis des échéances permet d’anticiper les retards, d’organiser des relances efficaces et de respecter le délai maximum légal de paiement de 60 jours nets, conformément à la législation.
  • La balance âgée, outil comptable, est souvent utilisée en complément pour catégoriser les créances selon leur retard, mais l’échéancier individuel offre une vision plus détaillée et proactive.
  • La gestion rigoureuse de l’échéancier contribue à réduire les impayés, à améliorer la trésorerie et à renforcer la relation client par une communication claire et organisée.

💡 À retenir

L’échéancier de factures, qu’il soit créé manuellement ou via logiciel, est essentiel pour assurer un suivi précis des échéances de paiement, permettant une gestion proactive des retards et une optimisation de la trésorerie.

📖 10. Relances amiables BTS GPME

🔑 Notions clés & Définitions

  • Procédure progressive de relance amiable : Méthode structurée pour recouvrer les créances en utilisant successivement différents moyens de communication, afin d'optimiser le recouvrement tout en maintenant la relation client. Elle inclut la relance téléphonique ou par courriel, la lettre recommandée, puis la mise en demeure, avant d'engager une procédure contentieuse.
  • Relance téléphonique/courriel : Premier contact informel visant à rappeler au client son obligation de paiement, considéré comme une preuve essentielle dans le processus de relance. La relance téléphonique est privilégiée pour son efficacité immédiate, tandis que le courriel sert de trace écrite.
  • Application de la loi Pareto (voir section 8) : Principe selon lequel 80 % des impayés proviennent de 20 % des clients, permettant de prioriser les relances sur les clients les plus problématiques pour maximiser le rendement du recouvrement.
  • Suspension des engagements et livraisons : Mesure préventive consistant à arrêter toute nouvelle commande ou livraison pour un client en retard de paiement, afin d’inciter au règlement et limiter l’exposition financière.
  • Détermination de lignes de crédit par client : Processus d’établir une limite de crédit spécifique à chaque client, en fonction de son historique et de sa solvabilité, pour contrôler le risque d’impayé.
  • Implication des agents commerciaux : Engagement des commerciaux dans la prévention des impayés en vérifiant la solvabilité des clients avant la conclusion d’un contrat et en relayant les signaux faibles de retard de paiement.

📝 Points essentiels

  • La procédure de relance amiable doit suivre une logique graduée, en commençant par la relance téléphonique ou courriel, qui est la plus rapide et la moins coûteuse, puis en passant à la lettre recommandée pour formaliser la demande. La mise en demeure constitue une étape officielle, souvent préalable à une action judiciaire.
  • La relance téléphonique et le courriel sont des preuves importantes en cas de contentieux, car ils attestent des démarches entreprises pour obtenir le paiement. La relance doit être systématique et documentée.
  • L’application de la loi Pareto permet de concentrer les efforts de relance sur les clients qui génèrent la majorité des impayés, optimisant ainsi le rendement du recouvrement.
  • La suspension des engagements et livraisons est une mesure efficace pour inciter le client à régler sa dette, tout en limitant le risque pour l’entreprise.
  • La détermination de lignes de crédit par client permet de maîtriser le risque d’impayé en fixant des plafonds adaptés à la solvabilité de chaque client, en évitant la sur-extension.
  • L’implication des agents commerciaux dans la prévention des impayés est essentielle pour anticiper les risques, notamment en vérifiant la solvabilité et en sensibilisant les clients dès la conclusion du contrat.

💡 À retenir

La relance amiable, structurée et graduée, est essentielle pour optimiser le recouvrement tout en préservant la relation client. La priorisation des relances selon la loi Pareto et la suspension des engagements en cas de retard sont des leviers clés pour limiter les impayés.

📊 Tableaux de Synthèse

Critère / ConceptFacture obligatoire BTS GPMEContenu de la facture BTS GPMEFacture d’avoir BTS GPMEAuteur / Référence
Obligation légaleArticle L 441-3 du code du commerceRespect du contenu minimalRespect du contenu minimalCode du commerce
Seuil de déclenchement> 25€ entre prosMontant total à indiquerMême que facture de doitLoi française
Demande particulièreClient particulier sur demandeMention spécifique si demandéMême que facture de doitLoi française
AcompteFacture obligatoireMentionner l’acompteMême que facture de doitLoi française
ModificationsImpossible sauf avoir ou rectificatifFacture non modifiable une fois émiseMême règleCode du commerce
Contenu obligatoireMontant, date, numéro, mentions légalesDétails précis, calculs de remiseMême que facture de doitLégislation
Facture d’avoirNée d’un ajustementAnnule ou réduit une factureMême que facture de doitLégislation

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre facture obligatoire et facture sur demande, notamment pour les montants inférieurs à 25€.
  2. Modifier une facture une fois émise sans émettre une facture rectificative ou d’avoir.
  3. Omettre la mention du numéro et de la date unique, rendant la facture non conforme.
  4. Omettre de vérifier la conformité des calculs de remise ou de TVA.
  5. Confondre facture de doit et facture d’avoir, notamment dans leur usage et leur contenu.
  6. Ne pas respecter la législation sur l’émission d’une facture en cas d’acompte.
  7. Oublier de mentionner la référence de la facture de doit dans la facture d’avoir.

✅ Checklist Examen

  • Connaître la définition et les conditions d’émission d’une facture obligatoire selon l’article L 441-3 du code du commerce.
  • Savoir dans quels cas une facture doit obligatoirement être émise, notamment entre professionnels, sur demande client particulier, ou lors du versement d’un acompte.
  • Maîtriser le contenu minimal légal d’une facture : montant, date, numéro, mentions légales, description des biens ou services, TVA.
  • Être capable d’identifier et de vérifier la conformité des calculs de remise et de TVA sur une facture.
  • Connaître la différence entre facture de doit et facture d’avoir, ainsi que leur usage respectif.
  • Savoir comment émettre une facture d’avoir pour ajuster ou annuler une facture de doit, en respectant les mêmes contraintes légales.
  • Connaître les règles de non-modification d’une facture une fois émise, sauf en cas de rectificatif ou d’avoir.
  • Maîtriser la législation sur la TVA déductible et collectée, notamment en lien avec la facturation.
  • Comprendre l’importance de la traçabilité et de la conformité légale dans la gestion des factures.
  • Savoir comment contrôler la cohérence des calculs de remise, TVA, et total TTC.
  • Connaître la gestion des règlements et leur impact sur la facturation.
  • Maîtriser la balance âgée et l’échéancier de factures pour le suivi des paiements.

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1. Qui est crédité d'avoir formulé la réglementation sur le taux de TVA en France ?

2. Quelle est la fonction principale de la facture d’avoir dans le cadre du BTS GPME ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Gestion des factures en entreprise avec 20 flashcards interactives.

Facture obligatoire — définition ?

Document exigé pour certaines ventes, prouvant la transaction.

Contenu minimal facture BTS GPME ?

Montant, date, numéro, mentions légales, description, TVA.

Facture d’avoir — rôle ?

Ajuster ou annuler une facture de doit suite à un événement.

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