QCM : Gestion des produits financiers — 70 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel domaine correspond à la définition de la finance ?

La gestion des patrimoines privés, des entreprises et des deniers publics
L’organisation des échanges commerciaux entre les différents pays
La fixation des prix des biens et services par les administrations
La mesure de la rentabilité des seules entreprises industrielles

La gestion des patrimoines privés, des entreprises et des deniers publics

Explication

La finance étudie la gestion des patrimoines individuels, des entreprises et des deniers publics, notamment au moyen de l’investissement, du financement et du placement. La rentabilité des entreprises ne constitue donc qu’un aspect particulier de ce domaine.

2. Quelle activité relève principalement de la finance publique ?

La gestion des risques d’un portefeuille d’actions
La gestion des recettes et des dépenses de l’État et des collectivités
La gestion des revenus et du patrimoine d’un ménage
Le financement des opérations stratégiques d’une grande entreprise

La gestion des recettes et des dépenses de l’État et des collectivités

Explication

La finance publique concerne les recettes et les dépenses de l’État ainsi que des collectivités. La gestion du patrimoine d’un ménage relève de la finance privée, et celle d’un portefeuille relève de la finance des marchés.

3. Comment peut-on définir l’épargne d’un ménage ?

La somme empruntée pour financer un investissement futur
La part du revenu conservée après les dépenses immédiates
Le montant des intérêts perçus sur un placement financier
La totalité du revenu consacrée aux achats courants

La part du revenu conservée après les dépenses immédiates

Explication

L’épargne correspond à la part du revenu qui n’est pas utilisée pour la consommation ou les dépenses immédiates. Un emprunt constitue une ressource obtenue auprès d’un prêteur et non une part non consommée du revenu.

4. Quelle situation illustre une épargne investie plutôt qu’une épargne liquide ?

Garder des espèces afin de pouvoir les utiliser à tout moment
Affecter une somme à un placement rémunérateur ou à l’achat d’un bien immobilier
Maintenir un revenu sur un compte sans l’affecter à un projet
Conserver une somme disponible sur un compte pour régler les dépenses courantes

Affecter une somme à un placement rémunérateur ou à l’achat d’un bien immobilier

Explication

L’épargne investie est affectée à un placement rémunérateur ou à un investissement productif ou immobilier. Une somme conservée pour rester immédiatement disponible correspond à de l’épargne liquide.

5. Quel est le rôle fondamental du système financier ?

Déterminer les salaires et les prix appliqués par les entreprises
Organiser la production des biens et répartir les revenus entre les ménages
Remplacer les administrations dans la collecte des recettes publiques
Mettre en relation les agents ayant des ressources excédentaires et ceux qui doivent financer leurs besoins

Mettre en relation les agents ayant des ressources excédentaires et ceux qui doivent financer leurs besoins

Explication

Le système financier met en relation les agents disposant de ressources excédentaires et ceux dont les ressources sont insuffisantes pour financer leurs besoins. La détermination des salaires et des prix appartient au fonctionnement général de l’économie, pas à sa fonction financière centrale.

6. Quelle caractéristique décrit un agent à besoin de financement ?

Ses dépenses de consommation sont inférieures à ses revenus et il évite tout emprunt
Son épargne dépasse ses dépenses d’investissement et il cherche à placer ses fonds
Ses recettes publiques excèdent ses investissements et il distribue des dividendes
Son épargne est inférieure à ses dépenses d’investissement et il cherche à lever des fonds

Son épargne est inférieure à ses dépenses d’investissement et il cherche à lever des fonds

Explication

Un agent à besoin de financement ne dispose pas d’une épargne suffisante pour couvrir ses dépenses d’investissement et cherche donc des fonds. Un agent dont l’épargne excède l’investissement est au contraire à capacité de financement.

7. Quelle opération constitue un financement externe direct ?

Des agents prêteurs et emprunteurs se rencontrent directement sur un marché financier
Une banque collecte des dépôts puis accorde un crédit à une entreprise
Un établissement bancaire interpose son bilan entre l’épargnant et l’emprunteur
Un intermédiaire transforme des dépôts en prêts destinés à financer un projet

Des agents prêteurs et emprunteurs se rencontrent directement sur un marché financier

Explication

Le financement externe direct met en relation les prêteurs et les emprunteurs sur un marché financier, sans intermédiation bancaire entre eux. La collecte de dépôts et l’octroi de crédits caractérisent au contraire le financement indirect.

8. Qu’est-ce que le shadow banking ?

Un réseau de banques commerciales appliquant les règles prudentielles classiques
Un ensemble d’entités ou d’activités finançant l’économie en dehors du système bancaire traditionnel
Un dispositif public destiné à garantir les dépôts des particuliers
Un marché réservé aux banques centrales pour gérer les réserves monétaires

Un ensemble d’entités ou d’activités finançant l’économie en dehors du système bancaire traditionnel

Explication

Le shadow banking regroupe des entités ou activités qui participent au financement de l’économie en dehors du système bancaire traditionnel, avec une réglementation différente ou parfois absente. Les banques commerciales appartiennent, elles, au cadre bancaire classique.

9. Quel service caractérise principalement une banque commerciale ?

Conseiller les grandes entreprises lors de leurs opérations stratégiques et financières
Proposer aux particuliers et aux institutions des comptes, des paiements, des crédits et des dépôts
Acheter des titres pour participer aux levées de fonds sur les marchés
Organiser des opérations en devises pour le compte de grandes sociétés

Proposer aux particuliers et aux institutions des comptes, des paiements, des crédits et des dépôts

Explication

La banque commerciale répond aux besoins bancaires courants des particuliers et des institutions, notamment avec les comptes, les moyens de paiement, les crédits et les dépôts. Le conseil stratégique aux grandes entreprises relève davantage de la banque d’affaires.

10. Quelle autorité française supervise les marchés financiers ?

La Banque centrale européenne, appelée BCE
Le ministère chargé du Budget et des Comptes publics
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, appelée ACPR
L’Autorité des marchés financiers, appelée AMF

L’Autorité des marchés financiers, appelée AMF

Explication

En France, l’AMF contrôle et supervise les marchés financiers, tandis que l’ACPR supervise les activités bancaires. La BCE joue un rôle européen et n’est pas l’autorité française désignée pour cette mission.

11. Quel objectif appartient à la régulation des marchés financiers ?

Garantir la liquidité, l’égalité d’accès et la résilience des transactions
Accroître la rentabilité de chaque placement et supprimer le risque de perte
Réserver les échanges aux investisseurs institutionnels les plus importants
Fixer directement les prix de toutes les entreprises cotées

Garantir la liquidité, l’égalité d’accès et la résilience des transactions

Explication

La régulation des marchés vise notamment la liquidité des échanges, l’égalité de traitement et d’accès, ainsi que la sécurité et la résilience des transactions. Elle ne garantit ni la rentabilité des placements ni la disparition du risque de perte.

12. Quelle activité caractérise principalement une banque d’investissement et de financement ?

Conseiller les grandes entreprises dans leur stratégie
Accorder des prêts immobiliers aux particuliers
Gérer les dépôts d’épargne des ménages
Négocier des titres et organiser des levées de fonds

Négocier des titres et organiser des levées de fonds

Explication

Les banques d’investissement et de financement interviennent sur les marchés financiers, notamment en négociant des titres et en organisant des levées de fonds. Le conseil aux grandes entreprises correspond davantage au rôle des banques d’affaires.

13. Quelle fonction définit principalement une banque centrale ?

Refinancer les banques et conduire la politique monétaire
Vendre des actions pour financer les sociétés
Gérer les comptes courants des entreprises
Accorder des crédits immobiliers aux ménages

Refinancer les banques et conduire la politique monétaire

Explication

La banque centrale est la banque des banques : elle refinance les banques de second rang et conduit la politique monétaire. L’octroi de crédits immobiliers relève plutôt des banques commerciales.

14. Quel instrument de régulation de la liquidité bancaire repose généralement sur des appels d’offres ?

Les réserves obligatoires
Les dépôts à terme des ménages
Les facilités permanentes
Les opérations d’open market

Les opérations d’open market

Explication

Les opérations d’open market sont généralement réalisées par appel d’offres afin d’influencer la liquidité du système bancaire. Les facilités permanentes regroupent plutôt les facilités de financement et de dépôt.

15. Quel enchaînement décrit l’effet général d’une hausse du taux directeur sur l’inflation ?

Refinancement plus coûteux, crédit réduit, demande et inflation en baisse
Épargne réduite, investissement accru, demande stable et inflation en baisse
Crédit plus abondant, consommation accrue, demande réduite et inflation en hausse
Refinancement moins coûteux, crédit accru, demande et inflation en hausse

Refinancement plus coûteux, crédit réduit, demande et inflation en baisse

Explication

Une hausse du taux directeur renchérit le refinancement bancaire, augmente les taux des crédits et réduit les crédits accordés, ce qui freine la demande et l’inflation. L’augmentation de la demande constitue donc l’effet inverse de celui attendu.

16. Quelle situation correspond à la finance directe ?

Un établissement financier transforme des dépôts en crédits
Une banque collecte l’épargne puis accorde un prêt à une entreprise
Une banque centrale refinance une banque commerciale
Des investisseurs achètent des titres émis par un agent en besoin de capitaux

Des investisseurs achètent des titres émis par un agent en besoin de capitaux

Explication

La finance directe met en relation les offreurs et les demandeurs de capitaux par l’émission ou l’achat de titres, sans intermédiation bancaire directe. Une banque qui collecte l’épargne et prête les fonds illustre la finance indirecte.

17. Quel type de financement relève principalement du marché monétaire ?

Une émission d’actions destinée à financer une entreprise
Un investissement durable dans un portefeuille immobilier
Un financement à court terme inférieur à un an
Une obligation remboursable dans quinze ans

Un financement à court terme inférieur à un an

Explication

Le marché monétaire concerne principalement les financements à court terme, d’une durée inférieure à un an. Les actions et les obligations à longue échéance relèvent plutôt du marché financier au sens strict.

18. Sur quel marché un investisseur revend-il un titre déjà émis ?

Sur le marché des émissions initiales
Sur le marché primaire
Sur le marché secondaire
Sur le marché interbancaire

Sur le marché secondaire

Explication

Le marché secondaire permet la revente de titres déjà émis et contribue à leur liquidité ainsi qu’à la détermination de leur prix. Le marché primaire concerne l’émission de nouveaux titres.

19. Quelle caractéristique distingue un marché organisé d’un marché libre ou OTC ?

Il permet uniquement l’émission de titres nouvellement créés
Il est encadré par une entreprise de marché et une autorité de régulation
Il repose sur des négociations bilatérales sans autorité organisatrice
Il concerne exclusivement les échanges de devises entre banques

Il est encadré par une entreprise de marché et une autorité de régulation

Explication

Un marché organisé est encadré par une entreprise de marché et une autorité de régulation. Les négociations bilatérales de gré à gré sans autorité organisatrice caractérisent plutôt un marché libre ou OTC.

20. Quelle propriété caractérise un titre financier ?

C’est une monnaie créée par une banque centrale pour régler les échanges
C’est un prêt personnel qui ne peut pas être transféré
C’est un contrat négociable qui matérialise les droits de son détenteur
C’est un dépôt bancaire garanti sans valeur négociable

C’est un contrat négociable qui matérialise les droits de son détenteur

Explication

Un titre financier est un contrat négociable doté d’une valeur économique et matérialisant les droits de son détenteur. Un dépôt bancaire correspond à un produit bancaire et ne constitue pas nécessairement un titre financier négociable.

21. Quel droit est principalement associé à un titre de propriété ?

Un droit au remboursement garanti par une banque centrale
Un droit de vote et un droit aux dividendes
Un droit à un taux d’épargne fixé par l’État
Un droit à des intérêts et au remboursement du principal

Un droit de vote et un droit aux dividendes

Explication

Les titres de propriété, comme les actions, donnent notamment un droit de vote et un droit aux dividendes. Les intérêts et le remboursement du principal caractérisent plutôt les titres de créance.

22. Quelle caractéristique correspond généralement aux produits bancaires de placement ?

Ils donnent systématiquement un droit de vote dans une entreprise
Ils sont souples et disponibles, mais faiblement rémunérés
Ils offrent une forte rémunération avec un risque élevé de perte en capital
Ils reposent principalement sur la négociation quotidienne d’actions

Ils sont souples et disponibles, mais faiblement rémunérés

Explication

Les produits bancaires sont généralement souples et disponibles, souvent peu exposés à la perte en capital, mais faiblement rémunérés. Les actions peuvent au contraire entraîner une perte en capital et conférer un droit de vote.

23. Qui fixe notamment le taux de rémunération d’un produit d’épargne réglementée ?

L’investisseur, selon le montant qu’il place
La banque, selon ses conditions commerciales propres
L’État, dans le cadre de la réglementation applicable
L’entreprise dont les actions sont détenues

L’État, dans le cadre de la réglementation applicable

Explication

L’État encadre l’épargne réglementée et définit notamment son taux de rémunération. Pour un livret ou un compte non réglementé, le taux est fixé librement par la banque.

24. Quelle distinction caractérise les produits d’épargne réglementés et les livrets non réglementés ?

Les produits réglementés imposent un plafond, tandis que les livrets non réglementés imposent une durée minimale
L’État encadre notamment le taux des produits réglementés, tandis que la banque fixe celui des livrets non réglementés
La banque encadre notamment le taux des produits réglementés, tandis que l’État fixe celui des livrets non réglementés
L’État garantit le capital des produits réglementés, tandis que la banque garantit celui des livrets non réglementés

L’État encadre notamment le taux des produits réglementés, tandis que la banque fixe celui des livrets non réglementés

Explication

Les produits réglementés sont encadrés par l’État, notamment pour leur rémunération, alors que les banques fixent librement le taux des livrets non réglementés. La garantie du capital et la durée minimale ne constituent pas la distinction générale entre ces deux catégories.

25. Quelle combinaison de détention de livrets réglementés respecte les règles applicables à un particulier ?

Deux livrets réglementés identiques ouverts dans un même établissement
Deux Livrets d’épargne populaire au nom de la même personne
Un Livret A et un Livret de développement durable et solidaire
Deux Livrets A ouverts dans deux banques différentes

Un Livret A et un Livret de développement durable et solidaire

Explication

Une personne peut détenir un livret de chaque type autorisé, comme un Livret A et un LDDS, mais elle ne peut pas cumuler plusieurs livrets réglementés de même type. Le changement de banque ne permet donc pas de détenir deux exemplaires identiques.

26. Quelle caractéristique correspond au Livret A détenu par un particulier ?

Ses fonds sont immobilisés pendant trois ans et ses intérêts dépendent du contrat bancaire
Il est réservé aux personnes à revenus modestes et son taux est librement fixé par la banque
Son plafond de versements est de 10 000 € et ses intérêts sont soumis aux prélèvements sociaux
Son plafond de versements est de 22 950 € et ses intérêts sont exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux

Son plafond de versements est de 22 950 € et ses intérêts sont exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux

Explication

Le Livret A est accessible à tout public, ses fonds restent disponibles et son plafond est de 22 950 €, avec une exonération fiscale et sociale des intérêts. Le plafond de 10 000 € et la condition de revenus concernent le LEP, tandis qu’un retrait n’est pas bloqué pendant trois ans.

27. Quel mécanisme décrit correctement un compte à terme ?

Des versements libres restent disponibles à tout moment, avec une rémunération révisée quotidiennement selon les marchés
Un capital investi en actions reste bloqué jusqu’à l’échéance, sans rémunération définie lors de la souscription
Un dépôt versé en une fois est immobilisé pour une durée contractuelle, avec une rémunération connue et des pénalités possibles en cas de retrait anticipé
Un dépôt renouvelable est placé sans durée prévue, avec un taux fixé ultérieurement par l’épargnant

Un dépôt versé en une fois est immobilisé pour une durée contractuelle, avec une rémunération connue et des pénalités possibles en cas de retrait anticipé

Explication

Le compte à terme repose sur un dépôt effectué en une seule fois et immobilisé pendant une durée généralement comprise entre un mois et trois ans. Les conditions de rémunération sont prévues au contrat, et un retrait avant l’échéance peut entraîner des pénalités.

28. Quelle différence oppose le support en euros aux unités de compte dans une assurance-vie ?

Le support en euros garantit le capital, tandis que les unités de compte ne garantissent pas le capital et fluctuent avec les marchés
Le support en euros investit principalement en actions, tandis que les unités de compte reposent sur des placements peu risqués
Le support en euros ne garantit pas le capital, tandis que les unités de compte bénéficient d’une garantie liée aux marchés
Le support en euros est réservé à la retraite, tandis que les unités de compte servent à transmettre un patrimoine

Le support en euros garantit le capital, tandis que les unités de compte ne garantissent pas le capital et fluctuent avec les marchés

Explication

Le support en euros investit principalement dans des placements peu risqués et garantit le capital. Les unités de compte peuvent être investies en actions, obligations ou fonds, sans garantie du capital, ce qui les expose aux fluctuations des marchés.

29. Quel objectif correspond à la fonction générale de l’assurance-vie ?

Financer une entreprise grâce à des titres de créances négociables remboursés à leur échéance
Obtenir un dépôt bancaire bloqué dont la rémunération est fixée pour une durée comprise entre un mois et trois ans
Constituer un capital pour soi-même ou ses proches, notamment pour compléter ses revenus, préparer sa retraite ou transmettre un patrimoine
Détenir un portefeuille d’actions européennes avec un plafond légal de versements fixé à 150 000 €

Constituer un capital pour soi-même ou ses proches, notamment pour compléter ses revenus, préparer sa retraite ou transmettre un patrimoine

Explication

L’assurance-vie constitue un cadre d’épargne et de transmission pouvant servir à compléter les revenus, préparer la retraite ou transmettre un patrimoine. Le dépôt bloqué décrit plutôt le compte à terme, tandis que les actions européennes et le plafond de 150 000 € caractérisent le PEA.

30. Quelle possibilité offre un contrat d’assurance-vie après son alimentation ?

L’épargnant doit attendre l’échéance prévue avant de récupérer les sommes, sans possibilité de retrait partiel
L’épargnant peut convertir automatiquement le contrat en PEA, puis retirer les gains sans condition de durée
L’épargnant peut retirer les gains, mais il ne peut pas récupérer le capital versé avant la retraite
L’épargnant peut effectuer un rachat total, un rachat partiel ou demander une avance après des versements adaptés à son contrat

L’épargnant peut effectuer un rachat total, un rachat partiel ou demander une avance après des versements adaptés à son contrat

Explication

Un contrat peut recevoir un versement initial, puis des versements libres ou réguliers, avant de permettre un rachat total, un rachat partiel ou une avance. L’assurance-vie ne fonctionne donc pas comme un placement nécessairement bloqué jusqu’à une échéance ou la retraite.

31. Quel traitement fiscal s’applique aux gains retirés d’un PEA après cinq ans sans retrait ?

Les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 %, comme avant l’expiration du délai
Les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu, mais restent soumis aux prélèvements sociaux
Les gains sont imposés selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu, avec exonération des prélèvements sociaux
Les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, quelle que soit la date du retrait

Les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu, mais restent soumis aux prélèvements sociaux

Explication

Après cinq ans sans retrait suivant le premier versement, les gains du PEA bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu, mais les prélèvements sociaux restent dus. Le prélèvement forfaitaire unique de 30 % concerne les gains retirés avant cinq ans.

32. Comment le marché monétaire est-il organisé selon les acteurs qui y interviennent ?

Les deux segments sont réservés aux établissements de crédit, qui répondent aux besoins de liquidité des entreprises
Les deux segments sont ouverts aux particuliers, mais le marché interbancaire concerne les placements à long terme
Le segment interbancaire est ouvert à tous les acteurs économiques, tandis que le segment des TCN est réservé aux établissements de crédit
Le segment interbancaire est réservé aux établissements de crédit, tandis que le segment des TCN est ouvert à tous les acteurs économiques

Le segment interbancaire est réservé aux établissements de crédit, tandis que le segment des TCN est ouvert à tous les acteurs économiques

Explication

Le marché monétaire comprend un segment interbancaire réservé aux établissements de crédit et un segment des titres de créances négociables ouvert à tous les acteurs économiques. Cette organisation répond aux besoins de liquidité des acteurs publics et privés.

33. Quelle association entre un titre de créance négociable et son émetteur est correcte ?

Un certificat de dépôt est émis par une entreprise, tandis qu’un billet de trésorerie est émis par un établissement de crédit
Un certificat de dépôt est émis par l’État, tandis qu’un billet de trésorerie est émis par une collectivité territoriale
Un certificat de dépôt est émis par une banque centrale, tandis qu’un billet de trésorerie est émis par un particulier
Un certificat de dépôt est émis par un établissement de crédit, tandis qu’un billet de trésorerie est émis par une entreprise

Un certificat de dépôt est émis par un établissement de crédit, tandis qu’un billet de trésorerie est émis par une entreprise

Explication

Les certificats de dépôt sont émis par les établissements de crédit, alors que les billets de trésorerie sont émis par les entreprises. Les bons du Trésor relèvent, quant à eux, des émissions de l’État.

34. Comment la réforme française de 2016 distingue-t-elle les TCN à court terme des TCN à moyen terme ?

Les NEU CP sont réservés à l’État, tandis que les NEU MTN sont réservés aux établissements de crédit
Les TCN d’une durée inférieure ou égale à un an sont des NEU CP, tandis que ceux de plus d’un an sont des NEU MTN
Les TCN d’une durée supérieure à un an sont des NEU CP, tandis que ceux d’un an ou moins sont des NEU MTN
Les NEU CP sont des titres non négociables, tandis que les NEU MTN sont des titres négociés sur le marché secondaire

Les TCN d’une durée inférieure ou égale à un an sont des NEU CP, tandis que ceux de plus d’un an sont des NEU MTN

Explication

Depuis 2016, les TCN à court terme, d’une durée inférieure ou égale à un an, sont désignés NEU CP. Les TCN à moyen terme, dont la durée dépasse un an, sont désignés NEU MTN.

35. Quelle caractéristique décrit les bons du Trésor à taux fixe ?

Ce sont des actions publiques négociables, dont le rendement dépend des bénéfices réalisés par l’État
Ce sont des dépôts bancaires garantis, dont la rémunération est versée à l’échéance après une durée supérieure à un an
Ce sont des titres émis par des entreprises, dont les intérêts sont versés chaque année jusqu’à une maturité de cinq ans
Ce sont des titres émis par l’État, à intérêts précomptés, dont la maturité ne dépasse pas douze mois

Ce sont des titres émis par l’État, à intérêts précomptés, dont la maturité ne dépasse pas douze mois

Explication

Les BTF sont des titres de créance négociables émis par l’État pour gérer sa trésorerie, avec des intérêts précomptés versés lors de l’acquisition et une maturité inférieure ou égale à douze mois. Ils ne correspondent donc ni à des actions ni à des dépôts bancaires.

36. Quels besoins les titres de créances négociables privés permettent-ils principalement de financer ?

Les investissements immobiliers à très long terme des ménages
Les besoins en fonds de roulement et les besoins financiers temporaires
Les acquisitions d’actions destinées à contrôler une société
Les dépenses publiques liées aux infrastructures nationales

Les besoins en fonds de roulement et les besoins financiers temporaires

Explication

Les TCN privés servent à couvrir les besoins en fonds de roulement et les besoins financiers temporaires de plusieurs catégories d’émetteurs. Les autres réponses concernent des emplois qui ne définissent pas leur fonction principale.

37. Quelle combinaison décrit correctement la durée et la rémunération des TCN privés ?

Toutes les maturités avec un taux fixe déterminé par l’État
Moins d’un an avec un taux fixe, plus d’un an avec un taux variable
Moins d’un an avec un taux variable, plus d’un an avec un taux fixe
Toutes les maturités avec un taux variable indexé sur l’inflation

Moins d’un an avec un taux fixe, plus d’un an avec un taux variable

Explication

Un TCN privé d’une durée inférieure à un an est rémunéré à taux fixe, tandis qu’une durée supérieure à un an correspond à un taux variable. La distinction repose donc sur la maturité du titre, et non sur une indexation systématique à l’inflation.

38. Pourquoi les TCN privés sont-ils surtout souscrits par des investisseurs institutionnels ?

Parce que leur montant unitaire minimal est fixé à 150 000 €
Parce qu’ils offrent une garantie publique sur chaque placement
Parce qu’ils possèdent une maturité supérieure à dix années
Parce qu’ils sont réservés aux compagnies d’assurances agréées

Parce que leur montant unitaire minimal est fixé à 150 000 €

Explication

Le montant minimal de placement, fixé à 150 000 €, oriente principalement les TCN privés vers les investisseurs institutionnels. Ils ne bénéficient pas pour autant d’une garantie publique et ne sont pas réservés à une seule catégorie d’investisseurs.

39. Quelle condition caractérise les certificats de dépôt parmi les TCN privés ?

Ils sont réservés aux acteurs financiers et non financiers pour des maturités intermédiaires
Ils sont émis par des collectivités publiques dont les comptes sont garantis par l’État
Ils sont émis par des établissements de crédit disposant d’au moins 3 millions d’euros de capital
Ils sont émis par des entreprises industrielles existant depuis au moins deux années

Ils sont émis par des établissements de crédit disposant d’au moins 3 millions d’euros de capital

Explication

Les certificats de dépôt sont émis par des établissements de crédit ayant notamment au moins 3 millions d’euros de capital et une maturité comprise entre un jour et un an. Les entreprises industrielles correspondent plutôt aux émetteurs de billets de trésorerie.

40. Quelle différence distingue l’emprunt indivis de l’emprunt obligataire ?

L’emprunt indivis met en relation un prêteur et un emprunteur, tandis que l’emprunt obligataire réunit plusieurs prêteurs
L’emprunt indivis est réservé aux États, tandis que l’emprunt obligataire concerne les ménages et les associations
L’emprunt indivis est représenté par des actions, tandis que l’emprunt obligataire est représenté par des parts sociales
L’emprunt indivis réunit plusieurs prêteurs, tandis que l’emprunt obligataire oppose un prêteur à un emprunteur

L’emprunt indivis met en relation un prêteur et un emprunteur, tandis que l’emprunt obligataire réunit plusieurs prêteurs

Explication

L’emprunt indivis repose généralement sur un seul prêteur face à un seul emprunteur, alors que l’emprunt obligataire est souscrit par une multitude de prêteurs. La confusion vient du fait que les deux opérations constituent des financements par dette.

41. Que représente une obligation pour son détenteur ?

Une part du capital social donnant un droit de vote dans l’entreprise
Un produit dérivé donnant le droit d’acheter une action à prix fixé
Un dépôt bancaire garanti donnant accès à une rémunération variable
Une fraction d’un emprunt public donnant un droit de créance sur l’émetteur

Une fraction d’un emprunt public donnant un droit de créance sur l’émetteur

Explication

Une obligation représente une fraction d’un emprunt contracté auprès du public et confère à son titulaire un droit de créance sur l’émetteur. Elle se distingue ainsi d’une action, qui représente une part du capital social.

42. Une obligation possède une valeur nominale de 1 000 € et un taux nominal de 4 %. Quel est son coupon annuel ?

960 €
25 €
400 €
40 €

40 €

Explication

Le coupon annuel se calcule avec la relation C=VN×TNC = VN \times TN, soit 1 000×0,04=401\,000 \times 0{,}04 = 40 €. Les autres montants résultent d’une mauvaise application du taux ou d’une confusion avec le prix de l’obligation.

43. Qui peut émettre une obligation souveraine selon la classification présentée ?

Une société privée ou une collectivité locale dépourvue de garantie publique
Un fonds d’investissement recherchant un rendement sur le marché secondaire
L’État, une collectivité locale ou une entreprise publique garantie par l’État
Une banque commerciale agissant pour le compte de plusieurs épargnants

L’État, une collectivité locale ou une entreprise publique garantie par l’État

Explication

Les obligations souveraines sont émises par l’État, les collectivités locales ou les entreprises publiques bénéficiant d’une garantie de l’État. Les émissions d’acteurs privés ou de collectivités non garanties relèvent des obligations corporate.

44. Comment l’Agence France Trésor sélectionne-t-elle les offres lors d’une adjudication ?

Elle confie l’émission à un syndicat bancaire choisi après négociation privée
Elle retient d’abord les offres proposant les taux les plus faibles jusqu’au montant recherché
Elle répartit les titres à parts égales entre les banques candidates
Elle retient d’abord les offres proposant les taux les plus élevés jusqu’au montant recherché

Elle retient d’abord les offres proposant les taux les plus faibles jusqu’au montant recherché

Explication

Lors d’une adjudication de l’État, les offres présentant les taux les plus faibles sont servies en priorité jusqu’à atteindre le montant d’emprunt fixé. La formation d’un syndicat bancaire correspond plutôt au mécanisme de syndication des émetteurs privés.

45. Quel est le rôle principal des banques retenues lors d’une syndication obligataire ?

Elles convertissent automatiquement les obligations distribuées en actions
Elles remboursent directement les obligataires à la place de l’émetteur
Elles fixent seules la notation et la maturité sans intervention de l’émetteur
Elles forment un syndicat et dirigent, garantissent ou placent l’émission

Elles forment un syndicat et dirigent, garantissent ou placent l’émission

Explication

Lors d’une syndication, l’émetteur privé sélectionne des banques qui forment un syndicat chargé de diriger, garantir ou placer l’émission. Ces banques n’imposent pas seules les caractéristiques du contrat et ne transforment pas automatiquement les obligations en actions.

46. Une obligation de valeur nominale de 1 000 € est émise au prix de 950 €. Quelle est sa situation par rapport au pair ?

Elle est émise au-dessus du pair
Elle est émise avec un coupon nul
Elle est émise au pair
Elle est émise en dessous du pair

Elle est émise en dessous du pair

Explication

Comme le prix d’émission vérifie VE<VNVE < VN, l’obligation est émise en dessous du pair. Une émission au pair supposerait VE=VNVE = VN, tandis qu’une émission au-dessus du pair nécessiterait VE>VNVE > VN.

47. Que se passe-t-il généralement pour le prix d’une obligation classique à taux fixe lorsque les taux d’intérêt du marché augmentent ?

Son prix augmente afin de refléter automatiquement la hausse du coupon contractuel
Son prix reste inchangé puisque le taux fixe neutralise les conditions du marché
Son prix devient égal à sa valeur nominale dès que les taux dépassent le coupon
Son prix baisse afin de préserver un rendement comparable pour les nouveaux investisseurs

Son prix baisse afin de préserver un rendement comparable pour les nouveaux investisseurs

Explication

Lorsque les taux du marché augmentent, le prix d’une obligation à taux fixe baisse afin que son rendement devienne comparable à celui des nouvelles obligations. Le coupon contractuel ne change pas, car il reste fixé lors de l’émission.

48. Que peut-il arriver à la valeur de revente d’une obligation à taux fixe lorsque les taux d’intérêt du marché augmentent ?

Elle devient égale au montant des intérêts versés pendant la période
Elle baisse, ce qui peut entraîner une moins-value pour l’acquéreur
Elle reste stable, car son taux fixe neutralise le risque de marché
Elle augmente, ce qui garantit une plus-value pour l’acquéreur

Elle baisse, ce qui peut entraîner une moins-value pour l’acquéreur

Explication

La hausse des taux rend moins attractive une obligation ancienne à taux fixe, ce qui réduit sa valeur de revente et peut provoquer une moins-value. La stabilité de la valeur concerne une confusion fréquente entre le taux contractuel et le prix de marché du titre.

49. Quelle distinction décrit correctement les obligations à taux variable et les obligations à taux révisable ?

Le taux variable repose sur une moyenne annuelle, tandis que le taux révisable suit l’évolution récente des taux
Le taux variable suit le TMO mensuel, tandis que le taux révisable repose sur une moyenne annuelle
Le taux variable dépend de l’inflation, tandis que le taux révisable dépend du cours de l’action
Le taux variable est fixé à l’émission, tandis que le taux révisable dépend des bénéfices de l’émetteur

Le taux variable repose sur une moyenne annuelle, tandis que le taux révisable suit l’évolution récente des taux

Explication

Une obligation à taux variable calcule son intérêt à partir d’une moyenne annuelle des taux du marché, alors qu’une obligation à taux révisable suit leur évolution récente, notamment le TMO mensuel. Inverser ces deux mécanismes constitue précisément la confusion à éviter.

50. Qu’est-ce qui caractérise une obligation indexée ?

Son taux d’intérêt reste fixé sans relation avec une variable économique
Sa valeur de remboursement ou ses intérêts dépendent d’un indice de référence
Son remboursement dépend des bénéfices distribués par l’entreprise émettrice
Ses intérêts sont déterminés par le nombre de droits de vote attachés au titre

Sa valeur de remboursement ou ses intérêts dépendent d’un indice de référence

Explication

Une obligation indexée lie sa valeur de remboursement et/ou ses intérêts à l’évolution d’un indice de référence, comme l’inflation. Un taux fixe non indexé ne dépend pas d’un tel indice, même si sa valeur de marché peut évoluer.

51. Quelle situation distingue correctement l’actionnaire de l’obligataire ?

L’actionnaire détient une créance prioritaire, tandis que l’obligataire participe directement à la propriété
L’actionnaire prête des fonds à l’entreprise, tandis que l’obligataire possède une fraction du capital
L’actionnaire possède une fraction du capital, tandis que l’obligataire est créancier de l’entreprise
L’actionnaire reçoit un intérêt contractuel, tandis que l’obligataire vote sur les décisions sociales

L’actionnaire possède une fraction du capital, tandis que l’obligataire est créancier de l’entreprise

Explication

Une action représente une fraction du capital et fait de son détenteur un copropriétaire de l’entreprise, alors qu’une obligation confère une créance. L’obligataire peut recevoir des intérêts, mais il ne devient pas propriétaire du capital.

52. Comment se distinguent le dividende d’une action et l’intérêt d’une obligation ?

Le dividende dépend des bénéfices et d’une décision de l’assemblée, tandis que l’intérêt est contractuel
Le dividende est calculé selon le TMO, tandis que l’intérêt dépend de la participation aux bénéfices
Le dividende est versé avant toute décision sociale, tandis que l’intérêt varie de l’action
Le dividende est contractuellement obligatoire, tandis que l’intérêt dépend d’un vote de l’assemblée

Le dividende dépend des bénéfices et d’une décision de l’assemblée, tandis que l’intérêt est contractuel

Explication

Le dividende dépend des résultats de l’entreprise et d’une décision de l’assemblée générale, tandis que l’intérêt obligataire est prévu contractuellement et doit être versé selon les conditions de l’emprunt. Assimiler le dividende à un paiement obligatoire méconnaît sa nature facultative.

53. Dans quelle situation une entreprise émet-elle principalement de nouvelles actions ?

Pour indexer ses obligations sur l’inflation et modifier leur valeur de remboursement
Pour remplacer les décisions de l’assemblée générale par celles des créanciers
Pour obtenir un prêt bancaire dont le remboursement est garanti par un intérêt fixe
Pour réaliser une introduction en bourse, une augmentation de capital ou une privatisation

Pour réaliser une introduction en bourse, une augmentation de capital ou une privatisation

Explication

L’émission d’actions sert notamment à introduire l’entreprise en bourse, à augmenter son capital ou à réaliser une privatisation. Un emprunt à intérêt fixe relève de l’émission obligataire et non de la création d’actions.

54. Quelle différence oppose généralement les actions ordinaires aux actions de préférence ?

Les actions ordinaires donnent généralement un vote par action, tandis que les actions de préférence offrent des droits particuliers
Les actions ordinaires garantissent un dividende prioritaire, tandis que les actions de préférence donnent un vote par action
Les actions ordinaires sont des créances, tandis que les actions de préférence représentent une fraction des dettes
Les actions ordinaires sont réservées aux coopératives, tandis que les actions de préférence sont réservées aux États

Les actions ordinaires donnent généralement un vote par action, tandis que les actions de préférence offrent des droits particuliers

Explication

Les actions ordinaires confèrent généralement un droit de vote par action, alors que les actions de préférence peuvent accorder un dividende supérieur, un double droit de vote ou une priorité de paiement. Un dividende prioritaire constitue donc un attribut possible des actions de préférence, pas une caractéristique générale des actions ordinaires.

55. Quelle différence caractérise la gestion directe et la gestion pour compte de tiers ?

En gestion directe, l’épargne est regroupée dans un fonds, tandis que le client conserve un portefeuille isolé
En gestion directe, les décisions suivent un mandat civil, tandis que le client choisit lui-même chaque titre
En gestion directe, une société agréée choisit les placements, tandis que le client exécute les ordres
En gestion directe, l’investisseur décide lui-même, tandis qu’une société agréée décide pour le compte du client

En gestion directe, l’investisseur décide lui-même, tandis qu’une société agréée décide pour le compte du client

Explication

La gestion directe laisse l’investisseur prendre ses propres décisions, tandis que la gestion pour compte de tiers délègue ces décisions à une société de gestion de portefeuille agréée par l’AMF. Le mandat civil décrit la gestion sous mandat, qui est une forme particulière de gestion confiée.

56. Qu’est-ce qui caractérise la gestion sous mandat ?

Elle individualise la gestion d’un portefeuille confié à un gestionnaire par procuration contractuelle
Elle transforme le client en copropriétaire d’une entreprise mutualiste ou coopérative
Elle regroupe l’épargne de plusieurs investisseurs dans un fonds commun diversifié
Elle impose à l’investisseur de choisir lui-même chaque instrument financier détenu

Elle individualise la gestion d’un portefeuille confié à un gestionnaire par procuration contractuelle

Explication

La gestion sous mandat est individualisée : le client donne procuration à un gestionnaire pour constituer et gérer son portefeuille dans le cadre d’un contrat de droit civil. Le regroupement de l’épargne dans un fonds correspond à la gestion collective, et non à la gestion sous mandat.

57. Quel avantage caractérise la gestion collective par rapport à une gestion individuelle ?

Elle garantit à chaque investisseur un portefeuille conçu sans intervention d’un professionnel
Elle supprime l’exposition aux fluctuations de marché grâce à la réglementation applicable
Elle réserve les placements aux instruments les plus liquides et les moins risqués
Elle permet une gestion professionnelle et une diversification immédiate avec des coûts mutualisés

Elle permet une gestion professionnelle et une diversification immédiate avec des coûts mutualisés

Explication

La gestion collective offre notamment une gestion professionnelle, une diversification immédiate, des économies d’échelle et une liquidité généralement élevée dans un cadre réglementé. Elle ne supprime cependant pas le risque de marché, même si la diversification peut contribuer à le répartir.

58. Quelle association entre MiFID et PRIIPs est correcte ?

MiFID uniformise le DICI, tandis que PRIIPs organise l’agrément des sociétés de gestion par l’AMF
MiFID fixe les règles de diversification des fonds, tandis que PRIIPs garantit les rendements annoncés
MiFID réglemente les dividendes, tandis que PRIIPs détermine les droits de vote des investisseurs
MiFID renforce la transparence et la protection, tandis que PRIIPs uniformise l’information précontractuelle

MiFID renforce la transparence et la protection, tandis que PRIIPs uniformise l’information précontractuelle

Explication

La directive MiFID renforce la transparence des opérations financières et la protection des investisseurs, tandis que le règlement PRIIPs harmonise l’information précontractuelle destinée aux investisseurs non professionnels au moyen du DICI. Le DICI relève donc de PRIIPs plutôt que de MiFID.

59. Quel est le rôle économique principal d’un organisme de placement collectif (OPC) ?

Financer directement les dépenses courantes de la société de gestion
Garantir à chaque souscripteur un portefeuille personnalisé
Gérer séparément les titres détenus par chaque investisseur
Collecter l’épargne pour constituer un portefeuille géré collectivement

Collecter l’épargne pour constituer un portefeuille géré collectivement

Explication

Un OPC rassemble les fonds du public afin de constituer un portefeuille commun de valeurs mobilières selon une politique d’investissement partagée. Il ne correspond donc pas à une gestion individuelle de titres pour chaque investisseur.

60. Quelle distinction décrit correctement les responsabilités de la société de gestion de portefeuille et du dépositaire ?

La SGP encaisse les fonds, tandis que le dépositaire assure la gestion commerciale du fonds
La SGP gère les actifs, tandis que le dépositaire les conserve et contrôle les opérations
La SGP contrôle les inventaires, tandis que le dépositaire agrée les dirigeants du fonds
La SGP conserve les actifs, tandis que le dépositaire définit la politique d’investissement

La SGP gère les actifs, tandis que le dépositaire les conserve et contrôle les opérations

Explication

La SGP prend les décisions de gestion, alors que le dépositaire conserve les actifs et vérifie la régularité des opérations. Le dépositaire n’élabore donc pas la politique d’investissement du fonds.

61. Quelle opération relève du dépositaire d’un OPC ?

Fixer les objectifs commerciaux de la société de gestion
Centraliser les souscriptions et les rachats puis contrôler leur régularité
Déterminer le niveau de risque accepté par chaque investisseur
Choisir les titres à acheter selon la stratégie d’investissement du fonds

Centraliser les souscriptions et les rachats puis contrôler leur régularité

Explication

Le dépositaire centralise les souscriptions et rachats, conserve les actifs et contrôle la régularité des opérations. Le choix des titres appartient au gérant dans le cadre de la politique d’investissement.

62. Un OPC possède un actif total de 12 millions d’euros, 600 000 parts en circulation et 1 million d’euros d’emprunts. Quelle est sa valeur liquidative par part ?

21,67 euros
18,33 euros
2 euros
20 euros

20 euros

Explication

La valeur liquidative se calcule en divisant l’actif total par le nombre de parts, soit VL=12 000 000600 000=20VL = \frac{12\,000\,000}{600\,000} = 20 euros. Les emprunts interviennent dans le calcul du passif total, pas dans cette division.

63. Quelle différence juridique distingue une SICAV d’un FCP ?

La SICAV possède une personnalité morale, tandis que le FCP en est dépourvu
La SICAV est une copropriété, tandis que le FCP est une société anonyme
La SICAV ne détient pas de valeurs mobilières, tandis que le FCP en détient
La SICAV a un capital fixe, tandis que le FCP varie avec les retraits

La SICAV possède une personnalité morale, tandis que le FCP en est dépourvu

Explication

La SICAV est une société anonyme dotée de la personnalité morale, alors que le FCP est une copropriété de valeurs mobilières sans personnalité morale. La variation du capital accompagne les apports et retraits dans la SICAV.

64. Quel statut possède généralement le souscripteur d’une SICAV par rapport à celui d’un FCP ?

Il est actionnaire avec un droit de vote dans la SICAV, mais porteur de parts sans droit de vote dans le FCP
Il est porteur de parts votant dans la SICAV, mais salarié du fonds dans le FCP
Il est prêteur du dépositaire dans la SICAV, mais copropriétaire de la SGP dans le FCP
Il est créancier sans droit de vote dans la SICAV, mais actionnaire votant dans le FCP

Il est actionnaire avec un droit de vote dans la SICAV, mais porteur de parts sans droit de vote dans le FCP

Explication

Dans une SICAV, le souscripteur détient des actions et dispose d’un droit de vote. Dans un FCP, il est porteur de parts ou créancier et ne possède pas ce droit de vote.

65. Que se produit-il lors d’une souscription et d’un rachat dans un OPC ?

La souscription détruit des parts, tandis que le rachat en crée à une valeur différente
La souscription crée des parts, tandis que le rachat les détruit et rembourse l’investisseur
La souscription bloque les parts, tandis que le rachat transfère leur propriété au dépositaire
La souscription augmente les emprunts, tandis que le rachat modifie la politique de gestion

La souscription crée des parts, tandis que le rachat les détruit et rembourse l’investisseur

Explication

Une souscription entraîne la création de parts au cours d’exécution de l’ordre. Un rachat détruit les parts correspondantes et verse à l’investisseur le montant fondé sur la valeur liquidative applicable.

66. Quel horizon d’investissement est généralement recommandé pour un fonds actions ?

Un horizon presque nul
D’un à trois ans
De quelques semaines à trois mois
De trois à cinq ans

De trois à cinq ans

Explication

L’horizon recommandé pour les fonds actions se situe entre trois et cinq ans, afin de laisser davantage de temps aux fluctuations des marchés de se résorber. Un horizon d’un à trois ans correspond plutôt aux fonds obligataires.

67. Quelle répartition réglementaire des placements collectifs s’applique depuis l’entrée en vigueur de la directive AIFM ?

Les fonds français relevant d’UCITS, les fonds européens relevant de l’AMF et les FIA hors marché
Les SICAV relevant d’AIFM, les FCP relevant d’UCITS et les fonds garantis relevant de l’AMF
Les OPCVM relevant d’AIFM, les FIA relevant d’UCITS et les fonds monétaires non réglementés
Les OPCVM relevant d’UCITS, les FIA relevant d’AIFM et les autres placements collectifs

Les OPCVM relevant d’UCITS, les FIA relevant d’AIFM et les autres placements collectifs

Explication

Depuis le 22 juillet 2013, les placements collectifs sont répartis entre les OPCVM soumis à UCITS, les FIA soumis à AIFM et les autres placements ne relevant d’aucune de ces directives. La directive AIFM concerne donc les gestionnaires de fonds alternatifs, et non les OPCVM coordonnés.

68. Quel avantage caractérise un OPCVM coordonné après l’agrément de son régulateur local ?

Il est réservé aux investisseurs professionnels dans les États membres participants
Il peut échapper aux règles harmonisées lorsqu’il est distribué hors de son pays d’origine
Il peut être commercialisé librement dans l’Espace économique européen grâce au passeport européen
Il relève automatiquement de la directive AIFM dès sa commercialisation transfrontalière

Il peut être commercialisé librement dans l’Espace économique européen grâce au passeport européen

Explication

Un OPCVM coordonné applique des règles d’investissement harmonisées et bénéficie d’un passeport européen après l’agrément de son régulateur local. Il peut ainsi être commercialisé dans l’Espace économique européen sans relever pour autant de la directive AIFM.

69. Quelle règle d’exposition s’applique à un OPCVM actions ?

Il doit être exposé à au moins 75 % aux marchés d’actions de sa catégorie
Il doit conserver au moins 75 % de ses actifs sous forme de liquidités
Il doit placer entre 0 % et 0,5 % de ses actifs sur le marché monétaire
Il doit limiter son exposition aux actions à une fourchette de 0 % à 0,5 %

Il doit être exposé à au moins 75 % aux marchés d’actions de sa catégorie

Explication

Un OPCVM actions doit maintenir une exposition minimale de 75 % aux marchés d’actions correspondant à sa catégorie. La fourchette de sensibilité comprise entre 0 et 0,5 concerne les OPCVM monétaires, et non les fonds actions.

70. À quels investisseurs les OPCVM à vocation générale peuvent-ils être ouverts ?

Ils sont destinés aux seuls investisseurs institutionnels agréés
Ils sont réservés aux dirigeants des sociétés de gestion participantes
Ils peuvent être ouverts à des investisseurs non professionnels
Ils s’adressent aux seuls investisseurs capables de gérer eux-mêmes un portefeuille

Ils peuvent être ouverts à des investisseurs non professionnels

Explication

Les OPCVM à vocation générale sont régulés par l’AMF, peuvent prendre la forme d’un FCP ou d’une SICAV et sont accessibles aux investisseurs non professionnels. Leur ouverture au public les distingue des véhicules réservés à une clientèle spécialisée.

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