Fiche de révision : Gestion stratégique des ressources et activités

📋 Plan du Cours

  1. Organisation et activité de production
  2. Modes de production et logistique
  3. Coordination du travail et performance
  4. Acteurs, communication et écosystème
  5. Système d’information comptable
  6. Structure financière et décision
  7. Offre et politique de prix
  8. Distribution de l’offre
  9. Communication de l’offre
  10. Ressources humaines et qualité de vie
  11. Système d’information de gestion
  12. Réseaux, cloud et blockchain

📖 1. Organisation et activité de production

🔑 Notions clés & Définitions

  • Création de valeur : La création de valeur désigne des flux attendus qui garantissent une rentabilité ou, selon l’organisation, couvrent les coûts ou assurent un équilibre budgétaire.
  • Modèle économique : Le modèle économique décrit comment l’organisation met un produit ou un service à disposition et fixe ses modalités de mise en œuvre, dont le prix.
  • Gestion de la chaîne logistique : La gestion de la chaîne logistique regroupe le pilotage de l’approvisionnement jusqu’à la distribution afin d’optimiser en continu les processus de la chaîne.
  • Contrôle qualité : Le contrôle qualité regroupe des démarches permettant de vérifier et d’améliorer la conformité et la performance d’un bien ou d’un service, comme enjeu concurrentiel.
  • Mécanismes de coordination : Les mécanismes de coordination sont les moyens choisis pour synchroniser le travail entre individus et unités via communication, ordres, règles ou automatisation.

📝 Points essentiels

  • L’organisation choisit sa production en fonction de ses finalités et de sa connaissance des marchés, en s’appuyant sur des informations clients/usagers et concurrents.
  • La création de valeur est incertaine car elle dépend de la capacité à détecter les besoins et à y répondre durablement, avec une mesure parfois difficile dans le secteur public.
  • Le financement des investissements peut mobiliser fonds propres, emprunt, crédit-bail, subventions ou financement participatif/crowdfunding, puis doit couvrir aussi le cycle d’exploitation.
  • La logique d’analyse fonctionnelle du bilan s’appuie sur le fonds de roulement net global, le besoin en fonds de roulement et la trésorerie nette pour apprécier les besoins financiers.
  • Le contrôle des coûts se fait par coûts complets (rattachement des charges via nomenclatures et gammes) ou par coûts spécifiques (imputation des charges directes fixes au produit).
  • La coordination du travail peut relever de quatre logiques : communication informelle, ordres d’un individu, coordination par normes/procédures/qualifications, ou automatisation de procédures.

💡 Astuce mémo

Coordination : Informel → Ordres → Règles → Automate (IORA).

📖 2. Modes de production et logistique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Innovation de procédés : Type d’innovation qui porte sur les méthodes de production afin de rendre l’activité plus flexible et d’améliorer la performance.
  • Logistique et supply chain management : Gestion de l’ensemble de la chaîne logistique, de l’approvisionnement jusqu’à la distribution, avec un pilotage continu des processus.
  • Flux tendus et flux poussés : Deux façons d’organiser la circulation des activités et des stocks selon que l’on produit à la demande (tendus) ou que l’on avance la production (poussés).
  • Flux physiques et flux d’informations : Couple d’échanges qui relie la circulation des biens aux échanges de données nécessaires au pilotage de la production et de la distribution.

📝 Points essentiels

  • Les choix de modes de production couvrent des fabrications à l’unité, en série, en continu ou en discontinu, ainsi que des méthodes spécifiques aux services.
  • En services, la production implique souvent le client, et l’organisation peut utiliser l’automatisation des flux d’informations via des workflows et un mode projet dans certains secteurs.
  • La gestion de la chaîne logistique complète la logistique en ajoutant un pilotage destiné à optimiser en continu les processus d’approvisionnement à la distribution.
  • Les flux se distinguent par leur nature : physiques pour les biens et d’informations pour les données nécessaires au fonctionnement et à la coordination.
  • Le contrôle des coûts peut utiliser le coût complet, qui rattache les charges aux produits via nomenclatures et gammes, ou le coût spécifique, qui impute les charges fixes directes propres à chaque produit.
  • La démarche PLM (Product Lifecycle Management) relie gestion du cycle de vie et arbitrages sur des coûts liés à l’environnement, notamment déchets et fin de vie des produits.

💡 Astuce mémo

Logistique = Chaîne qui pilote : Biens (flux physiques) + Données (flux d’informations) pour décider quand pousser ou produire à la demande.

📖 3. Coordination du travail et performance

🔑 Notions clés & Définitions

  • Contrôle des coûts : Le contrôle des coûts mesure la performance en suivant et en analysant les dépenses liées à l’activité, notamment pour évaluer les résultats économiques.
  • Coûts complets : La méthode des coûts complets rattache les charges aux produits en distinguant les consommations physiques et la main-d’œuvre directe, puis en intégrant la logique des nomenclatures et gammes.
  • Coûts spécifiques : La méthode des coûts spécifiques impute à chaque produit les charges directes fixes qui lui sont propres pour un suivi plus adapté à des contextes instables.
  • Décentralisation : La décentralisation consiste à diffuser le pouvoir de décision dans l’organisation en donnant une autonomie et une responsabilité accrues le long de la ligne hiérarchique.

📝 Points essentiels

  • La performance est évaluée notamment par le contrôle des coûts, avec un calcul (coût complet ou coût spécifique) dépendant du contexte et des objectifs de l’organisation.
  • Dans un cadre simplifié, les charges variables varient proportionnellement à l’activité mesurée par la production, alors que les charges fixes restent indépendantes de l’activité pour une structure donnée.
  • Les coûts complets utilisent des nomenclatures pour les consommations physiques et des gammes pour la main-d’œuvre directe afin de rattacher directement certaines charges aux produits, tandis que les charges indirectes concernent plusieurs produits ou l’ensemble de l’entreprise.
  • Les coûts spécifiques imputent à chaque produit les charges directes fixes qui lui sont propres, méthode développée pour des environnements plus instables orientés vers des coûts opérationnels.
  • Mintzberg distingue quatre modes de coordination : communication informelle entre individus, coordination par un superviseur, coordination par résultats/normes/procédures/qualifications, et coordination par automatisation de procédures.
  • La décentralisation nécessite un système de contrôle (reporting) et n’empêche pas le développement de phénomènes informels.

💡 Astuce mémo

Variable ∝ Production, Fixe = Structure ; Complets = Indirects plus présents, Spécifiques = Fixes directs par produit.

📖 4. Acteurs, communication et écosystème

🔑 Notions clés & Définitions

  • Leadership paternaliste : Un style de leadership où les dirigeants imposent et encadrent fortement les décisions au sein de l’organisation.
  • Cohésion de groupe : Une cohésion qui dépend de la dynamique et des relations internes, plutôt que du simple fait de travailler en groupe.
  • Coopération au travail : Une coopération qui se construit par des processus créant des interdépendances, et non par un décret.
  • Qualité de vie au travail : Un ensemble d’actions sur les conditions de travail et la prévention des risques, utilisé pour améliorer le bien-être et soutenir la performance.
  • Communication globale intégrée : Une stratégie qui harmonise la communication interne et externe pour faire converger les messages vers l’identité et les objectifs de l’organisation.

📝 Points essentiels

  • Travailler en groupe ne garantit ni efficacité ni cohésion : la cohésion dépend des dynamiques, des influences et des décisions collectives.
  • La coopération ne se décrète pas : des processus de travail génèrent naturellement des interdépendances.
  • La mobilisation des ressources humaines vise la performance, mais la motivation ne se décrète pas et dépend de facteurs internes et externes à l’individu.
  • Les dispositifs numériques (plateformes collaboratives, agendas partagés, messagerie interne, intranet/extranet, réseaux d’entreprises, outils de flux) peuvent accompagner la coopération.
  • La communication vise notamment l’adhésion du personnel aux objectifs et le renforcement de l’image, avec des formes ascendantes, descendantes ou horizontales selon les objectifs.
  • La digitalisation renforce la relation client/usager grâce aux traces numériques et à l’analyse des données, et l’administration électronique facilite l’accès aux documents administratifs conformément à la loi de 1978.

📖 5. Système d’information comptable

🔑 Notions clés & Définitions

  • Système d’information comptable : Le système d’information comptable est l’ensemble des moyens et traitements qui produisent et organisent l’information financière pour alimenter les décisions internes et des obligations externes.
  • Progiciel de gestion intégré : Un progiciel de gestion intégré est un outil qui supporte les processus de gestion et les traitements comptables, en fiabilisant la production de l’information financière.
  • Dématérialisation des documents comptables : La dématérialisation des documents comptables remplace des pièces papier par des documents numériques, ce qui facilite la collecte et l’enregistrement automatisés des données.
  • Sécurité des traitements : La sécurité des traitements regroupe les mesures garantissant la disponibilité, l’intégrité, la confidentialité et la traçabilité des données du système d’information.

📝 Points essentiels

  • La comptabilité fonctionne comme un système d’information qui saisit, classe, enregistre des données chiffrées et produit des états donnant une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat à la clôture.
  • Les technologies numériques transforment le SIC : les PGI deviennent le support courant des procédures, et l’humain se concentre surtout sur le paramétrage, le contrôle, la gestion d’anomalies et la validation.
  • La sécurité du SIC est indispensable pour préserver la disponibilité, l’intégrité, la confidentialité et la traçabilité lors des traitements, transferts et sauvegardes.
  • L’enregistrement en partie double traduit les flux réels, notamment les décalages de paiement qui créent des créances ou des dettes.
  • L’enchaînement des documents comptables s’organise autour des pièces justificatives, journaux, grand livre, balances puis documents de synthèse pour mettre à disposition l’information.
  • Une bonne exploitation du SIC impose d’identifier les impacts des flux sur les comptes (achats, ventes, TVA, clients, fournisseurs, trésorerie) et de répondre aux besoins d’information des acteurs concernés.

💡 Astuce mémo

Pièces → Journaux → Grand livre → Balances → Synthèse : l’info se déroule comme un relais.

📖 6. Structure financière et décision

🔑 Notions clés & Définitions

  • Bilan fonctionnel : Le bilan fonctionnel est un support d’analyse qui relie les cycles d’exploitation, d’investissement et de financement pour juger l’équilibre financier de l’entreprise.
  • Fonds de roulement net global : Le FRNG est une mesure de l’équilibre financier qui compare les ressources stables aux emplois stables pour apprécier la marge de sécurité de l’entreprise.
  • Besoin en fonds de roulement : Le BFR représente le montant de ressources nécessaires pour financer le décalage entre encaissements et décaissements liés à l’exploitation.
  • Effet de levier : L’effet de levier décrit l’influence de l’endettement sur la rentabilité financière en rapprochant la rentabilité économique et celle des capitaux propres.

📝 Points essentiels

  • L’analyse de la structure financière s’appuie sur les cycles d’exploitation, d’investissement et de financement, idéalement via des comparaisons dans le temps et dans l’espace.
  • Le bilan fonctionnel rattache les valeurs mobilières de placement à la trésorerie pour simplifier l’analyse de la liquidité.
  • Le FR, le BFR et la trésorerie nette se lisent comme un enchaînement : une variation du BFR impacte la trésorerie selon le type d’activité.
  • Le rapprochement entre rentabilité économique et rentabilité financière met en évidence un effet de levier sans exiger de calcul de formules.
  • Pour arbitrer les modalités de financement, on tient compte notamment des performances passées et prévues, du niveau d’endettement et des conditions d’emprunt, ainsi que de la possibilité d’obtenir des subventions.
  • Optimiser la trésorerie vise à traiter à la fois les insuffisances récurrentes (risque de défaillance) et les excédents non placés (perte de revenus).

💡 Astuce mémo

FR = marge stable ; BFR = creux de cash d’exploitation ; Trésorerie = ce que le FR + BFR permettent réellement d’encaisser.

📖 7. Offre et politique de prix

🔑 Notions clés & Définitions

  • Politiques tarifaires : Les politiques tarifaires regroupent les façons de fixer les prix et les tarifs selon la stratégie de l’organisation et la gestion de ses capacités.
  • Gestion des capacités (yield management) : La gestion des capacités est une approche de tarification qui ajuste les prix pour optimiser l’utilisation des capacités de production ou de vente.
  • Sensibilité-prix : La sensibilité-prix décrit le degré de réaction des consommateurs aux variations de prix, influençant la demande et donc le choix tarifaire.
  • Modèles de gratuité : Les modèles de gratuité sont des dispositifs où l’offre est proposée sans paiement direct, via d’autres mécanismes de valeur comme l’accès, le financement ou la donnée.

📝 Points essentiels

  • La fixation du prix combine des logiques rationnelles liées aux coûts, à la marge et au prix cible, et des logiques irrationnelles comme la gratuité et les services publics.
  • Les politiques tarifaires doivent être cohérentes avec les objectifs stratégiques de l’organisation et avec les autres choix du marketing mix.
  • La politique de prix conditionne directement les revenus de l’organisation, ce qui en fait une décision stratégique.
  • Les modèles de gratuité étudiés incluent le marché tripartite, les subventions croisées directes et indirectes, le freemium, le don et la vente de données.
  • Le yield management consiste à ajuster les tarifs en fonction de l’optimisation des capacités de production et/ou de vente.
  • La diversité des attentes et la volonté de différenciation rendent les prix moins figés et plus adaptatifs aux marchés.

💡 Astuce mémo

Prix = (coûts + marge + prix cible) + (gratuité/service public) : rationnel + irrationnel.

📖 8. Distribution de l’offre

🔑 Notions clés & Définitions

  • Intermédiation : L’intermédiation désigne la mise à disposition d’un produit ou service au client par l’intervention d’un intermédiaire entre producteur et consommateur.
  • Désintermédiation : La désintermédiation décrit le fait de supprimer ou réduire l’intervention d’intermédiaires grâce aux canaux directs, souvent portés par le numérique.
  • Réintermédiation : La réintermédiation correspond au retour d’intermédiaires sous d’autres formes, lorsque de nouveaux acteurs s’insèrent dans la chaîne de valeur.
  • ROPO : Le ROPO désigne un comportement d’achat où le consommateur recherche en ligne puis achète hors ligne, ou l’inverse selon le parcours.

📝 Points essentiels

  • La distribution d’un bien ou d’un service est une composante de l’offre, via des attributs comme proximité, choix, praticité et accueil, qui influencent la valeur perçue.
  • Les choix de distribution résultent d’arbitrages entre objectifs financiers et commerciaux du producteur et ressources disponibles, et le recours aux intermédiaires peut apporter une réelle valeur au produit initial.
  • La relation producteur-distributeur peut être coopérative ou conflictuelle car chacun poursuit ses propres objectifs et l’équilibre de pouvoir influence les modalités de distribution.
  • Le parcours client devient omnicanal et incite à des stratégies cross-canal, avec des formes émergentes de distribution comme le circuit court et des réactions liées à des pratiques abusives.
  • Les technologies numériques transforment la distribution en modifiant la chaîne de valeur par désintermédiation et réintermédiation et en favorisant de nouveaux formats (drive, click and collect, e-commerce, m-commerce).
  • Les stratégies de distribution doivent être analysées avec un regard critique sur l’apport des technologies numériques en matière de facilitation du parcours d’achat.

📖 9. Communication de l’offre

🔑 Notions clés & Définitions

  • Communication interne : La communication interne regroupe les échanges et supports destinés aux collaborateurs afin de soutenir l’organisation et les activités RH en interne.
  • Communication externe : La communication externe regroupe les actions tournées vers l’extérieur pour informer et attirer les candidats, notamment lors du recrutement.
  • Marque employeur : La marque employeur correspond à l’image construite par une organisation pour être attractive auprès des collaborateurs et futurs collaborateurs.
  • Intranet et outils collaboratifs : Les intranet et outils collaboratifs sont des dispositifs numériques utilisés pour favoriser la coordination, les échanges et la diffusion des valeurs à distance.

📝 Points essentiels

  • Le recrutement mobilise une communication interne et une communication externe, par exemple via des environnements numériques de travail et des publications de l’offre sur internet.
  • La marque employeur repose sur des techniques de marketing pour valoriser l’organisation auprès des collaborateurs et des futurs collaborateurs.
  • Une marque employeur adaptée contribue à la cohésion en véhiculant l’idée qu’il fait bon vivre dans l’organisation.
  • Une marque employeur performante aide aussi à attirer, recruter et fidéliser les meilleurs profils, en facilitant l’intégration des compétences distinctives.
  • Les réseaux sociaux d’entreprise et outils collaboratifs renforcent la cohésion s’ils sont bien maîtrisés, souvent grâce à une formation adaptée.
  • Les outils collaboratifs rapprochent des individus éloignés géographiquement et diffusent la culture et les valeurs de l’organisation auprès de tous les collaborateurs.

💡 Astuce mémo

Recrutement = interne + externe ; Marque employeur = cohésion + performance ; Outils = cohésion si maîtrisés.

📖 10. Ressources humaines et qualité de vie

🔑 Notions clés & Définitions

  • Santé et sécurité au travail : Ensemble des exigences imposées à l’employeur pour prévenir les atteintes physiques et psychiques liées au travail et réduire les risques.
  • Risques psychosociaux : Ensemble des risques liés à l’activité et à l’organisation du travail qui peuvent générer de la souffrance au travail et dégrader la santé.
  • Indicateurs sociaux : Données utilisées par l’organisation pour suivre et interpréter l’évolution sociale, notamment l’absentéisme, les accidents et certaines maladies.
  • Individualisation de la rémunération : Modalité de rémunération qui relie plus directement la paie à la personne (primes individuelles ou avantages), avec des effets possibles sur la motivation.

📝 Points essentiels

  • La qualité de vie au travail peut être compatible avec la performance en améliorant la motivation et en renforçant l’image de l’organisation.
  • L’employeur a l’obligation de prévenir les risques générateurs de souffrance au travail par une démarche de santé et sécurité.
  • L’organisation suit notamment l’absentéisme, la rotation du personnel, les accidents du travail et les maladies professionnelles pour interpréter les évolutions.
  • Les situations de harcèlement au travail doivent être prises en compte dans la prévention et la remédiation.
  • Les régimes complémentaires de santé peuvent servir d’outil d’attractivité en complétant la protection issue de la sécurité sociale.
  • L’intéressement, la participation et l’épargne salariale sont des dispositifs collectifs visant à renforcer la motivation des salariés.

💡 Astuce mémo

QVT = motivation + performance (et marque employeur).

📖 11. Système d’information de gestion

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mémoire active et partagée : La mémoire active et partagée est un patrimoine d’informations et de connaissances constamment mis à jour, accessible grâce aux technologies de l’organisation.
  • Système d’information de gestion : Un système d’information de gestion est l’ensemble cohérent des technologies, ressources humaines et règles de gestion qui supporte les activités de l’organisation et crée de la valeur.
  • Gestion centralisée des données : La gestion centralisée des données est l’organisation des données au sein d’un référentiel partagé pour les mettre à disposition des métiers tout en contrôlant leur qualité.

📝 Points essentiels

  • Un système d’information de gestion combine des technologies et des processus pour rendre possibles de nouvelles formes de coopération entre acteurs internes et externes.
  • Un système d’information devient structurant car il supporte les activités et accompagne les transformations organisationnelles, pouvant aller jusqu’à créer un avantage concurrentiel.
  • Les caractéristiques d’un SI se décrivent par ses dimensions informationnelle, technologique et organisationnelle, ses ressources, ses objectifs (opérationnels ou stratégiques) et son niveau (organisationnel, inter-organisationnel ou extra-organisationnel).
  • La gestion centralisée des données vise à partager des données variées entre métiers tout en veillant à la qualité, notamment lors de l’acquisition.
  • La sécurité du SI couvre la cybersécurité pour préserver la disponibilité, l’intégrité, la confidentialité et la traçabilité des données, en respectant notamment le RGPD.

💡 Astuce mémo

SI de gestion = Décisions + valeur : collecte/partage pour agir, sécurisé pour durer.

📖 12. Réseaux, cloud et blockchain

🔑 Notions clés & Définitions

  • Informatique en nuage : L’informatique en nuage désigne des services informatiques accessibles à distance, mobilisés pour la mobilité et la coopération.
  • Chaîne de blocs : Une chaîne de blocs est un système distribué utilisé pour stocker et transmettre des informations via des mécanismes de coordination entre nœuds.
  • Architecture centralisée : Une architecture centralisée regroupe ressources et gestion de l’information pour viser l’unicité et l’intégrité des données.
  • Architecture décentralisée : Une architecture décentralisée rapproche les utilisateurs de l’information mais impose des mécanismes de synchronisation pour garantir l’unicité.

📝 Points essentiels

  • Les réseaux informatiques constituent l’infrastructure des systèmes d’information et conditionnent performances et fiabilité des échanges.
  • Le passage à des architectures centralisées vise souvent l’unicité de l’information et l’intégrité des données, mais peut dégrader la disponibilité.
  • La décentralisation offre une proximité avec l’information utile, mais requiert des mécanismes de synchronisation pour conserver l’unicité de la donnée.
  • Les chaînes de blocs, utilisées pour stockage et transmission, posent des questions de contrôle, de sécurité, d’enjeux juridiques et d’évolution des acteurs.
  • Le choix d’un cloud dépend notamment des services proposés, de la législation, du lieu de stockage, de la portabilité des données et de la pérennité du fournisseur.
  • Toute mise en œuvre de ces solutions exige le respect des règles de sécurité et des obligations réglementaires.

💡 Astuce mémo

Centralisé = unicité + intégrité, mais disponibilité fragile ; Décentralisé = proximité, mais synchronisation obligatoire.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
années 1970Normalisation comptable : passage d’un processus exclusivement national à une évolution vers l’international
années 2000Normalisation comptable : processus devenu international
1978Loi sur la liberté d’accès aux documents administratifs (administration électronique)

📊 Tableaux de synthèse

Coûts : coût complet vs coût spécifique

MéthodePrincipe d’affectationContexte
Coût completNomenclatures (consommations physiques) + gammes (main-d’œuvre directe) ; charges indirectes pour plusieurs produits/entrepriseLogique de contrôle des coûts, avec dimension stratégique de maintien de position concurrentielle (en environnement supposé plus stable)
Coût spécifiqueImpute à chaque produit les charges directes fixes qui lui sont propresContrôle des coûts opérationnels en environnement plus instable, suivi orienté coûts opérationnels

Architectures réseau : centralisée vs décentralisée

ArchitectureEffet principalContrepartie
CentraliséeUnicité de l’information et intégrité des donnéesRisque de dégradation de la disponibilité
DécentraliséeProximité avec l’information utileMécanismes de synchronisation nécessaires pour garantir l’unicité

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre création de valeur et valeur ajoutée : la création de valeur est un résultat attendu (rentabilité/couverture/équilibre) et peut être difficile à valoriser dans le public.
  2. Croire que les charges fixes varient avec l’activité : dans un cadre simplifié, elles restent indépendantes de l’activité alors que les variables varient proportionnellement à la production.
  3. Inverser les méthodes de coûts : le coût complet rattache via nomenclatures/gammes certaines charges, tandis que le coût spécifique impute des charges directes fixes propres à chaque produit.
  4. Penser que la qualité se limite à un catalogue de normes : le cours insiste sur l’analyse contextualisée et l’enjeu concurrentiel, y compris pour les services publics.
  5. Interpréter la décentralisation comme « absence de contrôle » : elle nécessite un système de contrôle (reporting) et n’empêche pas l’apparition de phénomènes informels.
  6. Confondre intermédiation et désintermédiation : la première passe par un intermédiaire, la seconde supprime/réduit ce rôle via des canaux directs, et la réintermédiation correspond à un retour d’intermédiaires sous d’autres formes.
  7. Réduire le SIC à la tenue comptable : c’est un système (procédures + technologies + ressources humaines) produisant/organisant l’information pour des décisions internes et des obligations externes.

✅ Checklist Examen

  1. Décrire comment l’organisation choisit l’offre (besoins, finalités) et les approches marketing qui structurent la détection des tendances.
  2. Identifier le lien création de valeur / rentabilité / couverture des coûts et expliquer pourquoi cette création est incertaine (détection durable des besoins).
  3. Citer les ressources mobilisées pour produire (tangibles/intangibles) et relier le financement des investissements + le cycle d’exploitation via FRNG/BFR/trésorerie nette.
  4. Justifier le mode de production choisi (unité/série/continu/discontinu, services) et expliquer l’innovation de procédés et ses effets attendus (flexibilité/performance).
  5. Distinguer logistique et supply chain management et préciser les notions de flux tendus vs poussés, ainsi que flux physiques vs flux d’informations.
  6. Expliquer la démarche qualité (enjeu concurrentiel, contextualisation) et distinguer contrôle qualité + amélioration continue.
  7. Choisir et justifier une méthode de contrôle des coûts (coût complet vs coût spécifique) en précisant ce qui est affecté (nomenclatures/gammes vs directes fixes propres).
  8. Expliquer au moins deux transformations numériques en production (dématérialisation/automatisation/workflow, cloud, objets connectés, exploitation de données via SI).
  9. Décrire les mécanismes de coordination (communication informelle, ordres, coordination par normes/procédures/qualifications, automatisation) et relier à la performance et à la décentralisation (reporting).
  10. Identifier les enjeux RH et de QVT (prévention santé-sécurité, risques psychosociaux/harcèlement, indicateurs sociaux, rémunération collective/individualisée) et leurs effets sur motivation/attractivité.
  11. Expliquer le SIC : chaîne documents-pièces/journaux/grand livre/balances/synthèse, partie double (créances/dettes), et pourquoi la sécurité porte sur disponibilité/intégrité/confidentialité/traçabilité.
  12. Justifier une décision de gestion à partir d’une analyse de structure financière (bilan fonctionnel FRNG/BFR/trésorerie nette, effet de levier sans formules) puis d’un arbitrage de financement et d’optimisation de trésorerie.

Testez vos connaissances

Testez vos connaissances sur Gestion stratégique des ressources et activités avec 24 questions à choix multiples avec corrections détaillées.

1. Que désigne principalement la création de valeur dans une organisation ?

2. Quel ensemble correspond aux moyens choisis pour synchroniser le travail entre individus et unités ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Gestion stratégique des ressources et activités avec 24 flashcards interactives.

Création de valeur — définition ?

Flux garantissant rentabilité ou équilibre budgétaire

Modèle économique — rôle ?

Décrit comment l'organisation met un produit à disposition

Gestion chaîne logistique — objectif ?

Optimiser approvisionnement jusqu’à la distribution

Voir les flashcards →

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