QCM : Gouvernance et management stratégique (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le gouvernement d’entreprise selon Gomez et Charreaux ?

Un ensemble de pratiques par lequel les dirigeants rendent compte de leurs choix aux salariés et aux clients de l’entreprise.
Un système de règles internes qui attribue aux actionnaires la totalité du pouvoir de décision sur les activités de l’entreprise.
Un dispositif de gestion qui vise à accroître la rentabilité en séparant les décisions économiques des responsabilités sociales.
Un ensemble de mécanismes organisationnels et de marché qui contrôlent l’exercice du pouvoir au regard de la performance économique et de la responsabilité sociale.

Un ensemble de mécanismes organisationnels et de marché qui contrôlent l’exercice du pouvoir au regard de la performance économique et de la responsabilité sociale.

Explication

Gomez et Charreaux définissent le gouvernement d’entreprise comme des mécanismes organisationnels et de marché encadrant l’exercice du pouvoir en matière de performance économique et de responsabilité sociale. La reddition de comptes aux salariés et aux clients peut relever de la gouvernance, mais ne constitue pas à elle seule cette définition.

2. Pourquoi la théorie des parties prenantes justifie-t-elle la mise en place d’une gouvernance d’entreprise ?

Parce que les parties prenantes ont des objectifs identiques qui doivent être traduits en décisions communes.
Parce que les dirigeants doivent arbitrer entre des objectifs de rentabilité qui proviennent des actionnaires.
Parce que les actionnaires délèguent leur pouvoir de décision aux organismes de contrôle du marché.
Parce que les parties prenantes peuvent avoir des intérêts divergents qu’il faut prendre en considération.

Parce que les parties prenantes peuvent avoir des intérêts divergents qu’il faut prendre en considération.

Explication

Les intérêts divergents des parties prenantes rendent nécessaire une gouvernance permettant de structurer les décisions et les arbitrages. L’idée d’objectifs identiques est erronée, puisque c’est précisément leur divergence qui motive cet enjeu.

3. Une entreprise veut concilier performance économique et responsabilité sociale : que doit notamment organiser sa gouvernance ?

Les relations entre les différentes parties prenantes, sans définir les objectifs ni les mécanismes de contrôle.
Les objectifs de rentabilité des actionnaires, les moyens d’y parvenir et le transfert des contrôles aux dirigeants.
Les priorités sociales de l’entreprise, les moyens de les mettre en œuvre et la suppression des objectifs économiques.
Les objectifs de l’entreprise, les moyens de les atteindre et les mécanismes permettant d’en contrôler la réalisation.

Les objectifs de l’entreprise, les moyens de les atteindre et les mécanismes permettant d’en contrôler la réalisation.

Explication

La gouvernance définit les objectifs, les moyens de les atteindre et les mécanismes de contrôle afin de concilier les deux dimensions. Se limiter aux priorités sociales ne répond pas à cet objectif de conciliation avec la performance économique.

4. Quelle situation caractérise une gouvernance familiale ?

Des managers professionnels dirigent l’entreprise avec un pouvoir important, sans être nécessairement propriétaires.
Une ou plusieurs familles propriétaires gardent la propriété et le management étroitement liés, les dirigeants étant souvent actionnaires principaux.
Des actionnaires renforcent leur influence afin que le management privilégie leurs objectifs dans ses décisions.
Les décisions intègrent les intérêts des salariés, des clients, des citoyens et des autres parties prenantes.

Une ou plusieurs familles propriétaires gardent la propriété et le management étroitement liés, les dirigeants étant souvent actionnaires principaux.

Explication

Dans une gouvernance familiale, une ou plusieurs familles propriétaires exercent le pouvoir et la propriété reste étroitement liée au management. La direction par des professionnels qui ne sont pas nécessairement propriétaires caractérise plutôt la gouvernance managériale.

5. Une entreprise confie sa gestion à des professionnels qui disposent d’un pouvoir important sans détenir nécessairement son capital : quelle forme de gouvernance cela décrit-il ?

La gouvernance partenariale, où les décisions intègrent les intérêts de l’ensemble des parties prenantes.
La gouvernance managériale, où la gestion est confiée à des managers professionnels qui peuvent ne pas être propriétaires.
La gouvernance actionnariale, où les décisions du management s’alignent prioritairement sur les objectifs des actionnaires.
La gouvernance familiale, où les dirigeants sont souvent les principaux actionnaires de l’entreprise.

La gouvernance managériale, où la gestion est confiée à des managers professionnels qui peuvent ne pas être propriétaires.

Explication

La gouvernance managériale confie la gestion à des managers professionnels qui disposent d’un pouvoir important sans être nécessairement propriétaires. La forte association entre propriété et management renvoie plutôt à la gouvernance familiale.

6. Dans la théorie de l’agence, quel problème peut apparaître lorsque les actionnaires confient la gestion de l’entreprise à des dirigeants ?

Les intérêts des dirigeants et des actionnaires sont nécessairement alignés, ce qui rend inutile tout mécanisme de contrôle.
Les parties prenantes extérieures prennent en charge la gestion à la place des actionnaires et des dirigeants.
Les intérêts des dirigeants, agents, peuvent diverger de ceux des actionnaires, principaux, et favoriser des comportements opportunistes.
Les dirigeants deviennent automatiquement propriétaires de l’entreprise et acquièrent les droits des actionnaires.

Les intérêts des dirigeants, agents, peuvent diverger de ceux des actionnaires, principaux, et favoriser des comportements opportunistes.

Explication

La théorie de l’agence porte sur la divergence possible entre les intérêts des principaux et ceux des agents, susceptible d’encourager des comportements opportunistes. L’alignement automatique des intérêts est précisément l’hypothèse erronée que cette théorie invite à remettre en question.

7. Une entreprise élargit sa gouvernance pour prendre en compte les actionnaires, les salariés, les clients et les citoyens : de quelle forme s’agit-il ?

De la gouvernance partenariale, qui intègre un ensemble élargi de parties prenantes de l’entreprise.
De la gouvernance managériale, qui confie la gestion à des professionnels disposant d’un pouvoir important.
De la gouvernance actionnariale, qui donne la priorité aux objectifs des actionnaires dans les décisions du management.
De la gouvernance familiale, qui lie étroitement la propriété et le management au sein d’une ou plusieurs familles.

De la gouvernance partenariale, qui intègre un ensemble élargi de parties prenantes de l’entreprise.

Explication

La gouvernance partenariale élargit la prise en compte des intérêts aux actionnaires, salariés, clients, citoyens et autres parties prenantes. La gouvernance actionnariale met plutôt l’accent sur les objectifs des actionnaires, même lorsque ceux-ci divergent d’autres intérêts.

8. Dans une entreprise à mission, comment les dirigeants doivent-ils orienter leurs décisions ?

En confiant au comité de mission la responsabilité de prendre les décisions de gestion à la place des dirigeants.
En limitant leurs décisions aux engagements dont le respect a déjà été confirmé par un organisme indépendant.
En privilégiant les objectifs de rentabilité des actionnaires dès qu’ils diffèrent des objectifs de mission.
En respectant la raison d’être et les objectifs de mission de l’entreprise, au-delà de la satisfaction des actionnaires.

En respectant la raison d’être et les objectifs de mission de l’entreprise, au-delà de la satisfaction des actionnaires.

Explication

Les dirigeants d’une entreprise à mission doivent respecter sa raison d’être et les objectifs de sa mission, au-delà de la satisfaction des actionnaires. Donner la priorité aux seuls objectifs actionnariaux contredit cette obligation.

9. Quel dispositif légal encadre les engagements d’une entreprise à mission ?

La définition d’une mission par les dirigeants, un comité de clients chargé du suivi et une validation périodique par les actionnaires.
L’inscription d’une raison d’être dans les statuts, un comité de mission chargé du suivi et une vérification périodique par un organisme tiers indépendant.
La publication d’une raison d’être dans un rapport, un comité de salariés chargé du suivi et une vérification ponctuelle par le conseil d’administration.
L’inscription des objectifs de rentabilité dans les statuts, un comité d’actionnaires chargé du suivi et une vérification annuelle par les dirigeants.

L’inscription d’une raison d’être dans les statuts, un comité de mission chargé du suivi et une vérification périodique par un organisme tiers indépendant.

Explication

Le cadre légal prévoit une raison d’être inscrite dans les statuts, un comité de mission chargé du suivi et une vérification périodique par un organisme tiers indépendant. Un rapport ou une validation par les actionnaires ne remplace pas ces éléments.

10. Quelle caractéristique distingue l’entrepreneur dans la mise en œuvre d’un projet économique ?

Il optimise les activités existantes en appliquant les décisions stratégiques.
Il définit les orientations globales d’une organisation déjà établie.
Il concrétise une idée ou un projet en assumant les risques associés.
Il encadre des collaborateurs grâce à une autorité inscrite dans l’organigramme.

Il concrétise une idée ou un projet en assumant les risques associés.

Explication

L’entrepreneur lance une idée ou un projet économique et prend en charge les risques liés à cette activité. L’optimisation des activités existantes correspond plutôt au rôle du manager.

11. Dans une organisation, quelle situation caractérise le rôle d’un manager ?

Il définit la vision globale et les orientations majeures de toute l’organisation.
Il dispose d’une autorité formelle, encadre une équipe et organise les ressources autour d’objectifs.
Il assume les risques de la création d’une nouvelle activité économique.
Il représente les intérêts des parties prenantes sans encadrer de collaborateurs.

Il dispose d’une autorité formelle, encadre une équipe et organise les ressources autour d’objectifs.

Explication

Le manager exerce une autorité formelle, encadre des collaborateurs, fixe des objectifs et organise les ressources. La définition de la vision globale relève plutôt du dirigeant.

12. Une entreprise déjà établie doit appliquer au quotidien une stratégie et améliorer ses activités en cours : à quel rôle cette mission correspond-elle ?

Au manager, qui optimise les activités existantes et met en œuvre les décisions stratégiques.
Au dirigeant, qui prend en charge chaque tâche opérationnelle des équipes.
Au fondateur, qui définit seul les objectifs quotidiens de chaque collaborateur.
À l’entrepreneur, qui crée une nouvelle organisation en assumant les risques du projet.

Au manager, qui optimise les activités existantes et met en œuvre les décisions stratégiques.

Explication

Le manager fait vivre les décisions stratégiques au quotidien et optimise les activités qui existent déjà. La création d’une nouvelle organisation en assumant les risques correspond plutôt à l’entrepreneur.

13. Quelle responsabilité caractérise principalement le dirigeant d’une organisation ?

Organiser les ressources d’une équipe pour atteindre ses objectifs opérationnels.
Lancer un projet économique en assumant les risques liés à sa création.
Optimiser les activités existantes en appliquant les choix stratégiques au quotidien.
Définir les orientations, la vision et les stratégies globales de l’ensemble de l’organisation.

Définir les orientations, la vision et les stratégies globales de l’ensemble de l’organisation.

Explication

Le dirigeant est responsable de l’ensemble de l’organisation et détermine ses orientations, sa vision et ses stratégies globales. L’organisation des ressources d’une équipe pour réaliser des objectifs relève davantage du manager.

14. Que désigne le management dans le fonctionnement d’une organisation ?

La création d’une activité économique par une personne qui en assume les risques.
Les seules décisions à long terme qui déterminent la vision globale de l’organisation.
Les choix et les actions qui pilotent les individus dans le cadre des objectifs de l’organisation.
La mesure des résultats financiers obtenus au cours d’une période donnée.

Les choix et les actions qui pilotent les individus dans le cadre des objectifs de l’organisation.

Explication

Le management regroupe les choix et les actions nécessaires au fonctionnement de l’organisation et au pilotage des individus vers ses objectifs. Les décisions à long terme constituent plus précisément une dimension stratégique du management.

15. Une équipe doit coordonner ses activités, répartir les ressources, communiquer ses objectifs et surveiller les évolutions de son environnement : à quoi ces tâches renvoient-elles ?

Aux missions de production qui excluent la mobilisation des membres.
Aux fonctions du management dans le pilotage de l’organisation.
Aux indicateurs servant à mesurer la performance financière.
Aux responsabilités propres à la création d’une nouvelle entreprise.

Aux fonctions du management dans le pilotage de l’organisation.

Explication

Le management coordonne les activités, organise les ressources, communique les objectifs et surveille l’environnement, tout en mobilisant les membres et en maîtrisant les risques. La mesure de la performance financière concerne des indicateurs de résultats, non cet ensemble de fonctions.

16. Quelle dimension du management met en œuvre les stratégies dans les activités quotidiennes ?

Le management stratégique, qui fixe les orientations et les objectifs à long terme.
Le management financier, qui évalue la création de valeur pour les parties prenantes.
Le management opérationnel, qui traduit les stratégies en actions de tous les jours.
Le management organisationnel, qui structure et optimise l’organisation.

Le management opérationnel, qui traduit les stratégies en actions de tous les jours.

Explication

Le management opérationnel applique les stratégies dans les activités quotidiennes. Le management stratégique définit plutôt les orientations et les objectifs à long terme.

17. Une organisation atteint les objectifs qu’elle s’était fixés : quelle dimension de sa gestion cela illustre-t-il ?

Sa performance globale, qui intègre les dimensions économiques et sociétales.
Son efficacité, qui correspond à l’atteinte des objectifs fixés.
Sa performance économique, qui traduit sa capacité à produire de façon compétitive.
Son efficience, qui correspond à la meilleure utilisation des ressources.

Son efficacité, qui correspond à l’atteinte des objectifs fixés.

Explication

L’efficacité désigne le fait d’atteindre les objectifs fixés par l’organisation. L’efficience concerne plutôt la manière dont les ressources sont utilisées pour atteindre ces objectifs.

18. Deux équipes atteignent le même objectif, mais l’une mobilise moins de ressources, réduit les coûts et respecte des délais plus courts : quelle notion décrit cet avantage ?

La performance globale, qui intègre les résultats économiques, sociaux et environnementaux.
La performance économique, qui concerne la production compétitive de biens ou de services.
L’efficience, qui évalue la qualité d’utilisation des ressources pour atteindre les objectifs.
L’efficacité, qui indique si les objectifs fixés ont été atteints.

L’efficience, qui évalue la qualité d’utilisation des ressources pour atteindre les objectifs.

Explication

L’efficience porte sur la meilleure utilisation des ressources, au moindre coût et dans les meilleurs délais, pour atteindre les objectifs. L’efficacité indique l’atteinte des objectifs sans mesurer à elle seule l’utilisation des ressources.

19. Pour évaluer sa création de valeur durable pour l’ensemble de ses parties prenantes, une entreprise doit retenir quelle approche de la performance ?

L’efficience, qui compare les ressources utilisées au regard des objectifs poursuivis.
La performance économique, qui mesure la production compétitive de biens ou de services.
La performance financière, qui s’appuie sur des indicateurs de résultats économiques.
La performance globale, qui combine les dimensions économique, financière, sociale, environnementale et sociétale.

La performance globale, qui combine les dimensions économique, financière, sociale, environnementale et sociétale.

Explication

La performance globale rassemble les dimensions économique et financière ainsi que les dimensions sociale, environnementale et sociétale pour apprécier une création de valeur durable. La performance financière ne couvre pas à elle seule ces différentes dimensions.

20. Une entreprise privilégie des gains financiers immédiats, mais ses choix compromettent la préservation des ressources nécessaires à son activité future. Quelle tension managériale cette situation illustre-t-elle ?

L’innovation peut s’opposer à la maîtrise des risques liés aux nouveaux projets.
La réduction des coûts peut s’opposer à la qualité des produits proposés.
La flexibilité de la main-d’œuvre peut s’opposer à la stabilité des équipes.
La rentabilité à court terme peut s’opposer au développement durable à long terme.

La rentabilité à court terme peut s’opposer au développement durable à long terme.

Explication

La recherche de rentabilité immédiate peut entrer en conflit avec la capacité à assurer un développement durable dans la durée. La réduction des coûts et la qualité constituent une autre tension managériale, mais elles ne décrivent pas ici le conflit entre résultats immédiats et avenir de l’activité.

21. Pour diminuer ses dépenses de fabrication, une entreprise choisit des matières premières moins coûteuses et constate une baisse de la qualité de ses produits. Quel arbitrage cette situation met-elle en évidence ?

L’arbitrage entre innovation et risque associé aux nouveaux projets.
L’arbitrage entre rentabilité immédiate et développement durable à long terme.
L’arbitrage entre réduction des coûts et qualité des produits.
L’arbitrage entre flexibilité de la main-d’œuvre et stabilité des équipes.

L’arbitrage entre réduction des coûts et qualité des produits.

Explication

La baisse des dépenses obtenue au prix d’une qualité moindre illustre la tension entre réduction des coûts et qualité des produits. Le conflit entre rentabilité immédiate et durabilité concerne plutôt les effets à long terme des choix financiers.

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Selon Gomez & Charreaux, 1997, qu’est-ce que le gouvernement d’entreprise ?

L’ensemble des mécanismes organisationnels et de marché contrôlant l’exercice du pouvoir.

Selon Gomez & Charreaux, 1997, à quelles finalités le gouvernement d’entreprise rapporte-t-il le contrôle du pouvoir ?

À la performance économique et à la responsabilité sociale.

Pourquoi la théorie des parties prenantes conduit-elle à mettre en place une gouvernance ?

Les parties prenantes peuvent avoir des intérêts divergents.

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