Fiche de révision : Indicateurs RH de l’entreprise

Plan du Cours

  1. Organisation et caractéristiques de l’entreprise
  2. Émergence et politique des ressources humaines
  3. Organisation et niveaux de la fonction RH
  4. Collaboration et représentation du personnel
  5. Systèmes de management et qualité
  6. Culture et responsabilisation du personnel
  7. Responsabilités RH dans la digitalisation
  8. Systèmes et méthodes de prévention
  9. Ergonomie et risques psychosociaux
  10. Fondements de la communication
  11. Planification, crise et sondages
  12. Effectifs, âges et rotation du personnel
  13. Indicateurs de recrutement
  14. Indicateurs de formation
  15. Définition et réussite des projets
  16. Planification et outils du projet
  17. Stratégie de gestion des risques
  18. Méthodes de collecte et d’analyse

1. Organisation et caractéristiques de l’entreprise

Notions clés & Définitions

  • Économie de marché : Un système économique soumis à la loi de l’offre et de la demande, qui détermine notamment la fixation des prix.
  • Gestion d’entreprise : Organiser l’entreprise pour assurer son développement et sa pérennité à long terme, en identifiant les actions stratégiques, en pilotant leur mise en œuvre et en contrôlant les résultats au regard des objectifs.
  • Création de valeur : Les actions nécessaires à la transformation des données d’entrée en produits ou services destinés au client, en précisant les ressources mobilisées et la valeur ajoutée engendrée, selon le modèle développé par Michael Porter.
  • Politique d’entreprise : Un énoncé formel de principes ou de règles à respecter par les membres de l’organisation ; elle harmonise les intérêts des parties prenantes avec les objectifs internes afin de soutenir l’autonomie et la pérennité de l’entreprise.

★ À maîtriser

  • En Suisse, les entreprises se répartissent entre les secteurs primaire (9 %), secondaire (15 %) et tertiaire (76 %), selon les données statistiques de 2018.

  • Les trois piliers fondamentaux de l’entreprise sont :

    • les actionnaires
    • les clients
    • les employés
  • Les parties prenantes sont des partenaires internes ou externes qui ont des attentes, des exigences, des intérêts ou des préoccupations envers l’entreprise.

  • En Suisse, les catégories de taille définies selon le nombre d’employés sont : microentreprise, de 1 à 9 employés ; petite entreprise, de 10 à 49 ; moyenne entreprise, de 50 à 249 ; grande entreprise, à partir de 250 employés.

📌 En Suisse, la Sàrl et la SA sont des sociétés de capitaux, tandis que la raison individuelle et la société en nom collectif sont des sociétés de personnes.

Compléments

  • Dans La Richesse des nations (1776), Adam Smith définit deux objectifs de l’économie politique : procurer aux personnes revenu et subsistance, et fournir à l’État un revenu suffisant pour les services publics.

  • La gestion d’entreprise mobilise la maîtrise des domaines suivants :

    • l’environnement
    • la stratégie
    • l’organisation
    • le marketing
    • la comptabilité
    • les finances
    • la communication
    • l’évolution de l’entreprise
  • Le modèle de St-Gall présente cinq sphères qui influencent l’entreprise : (Johannes Rüegg-Stürm, 2003) :

    • l’entreprise
    • l’économie
    • la technologie
    • la nature
    • la société
  • Le modèle de St-Gall identifie sept groupes d’intérêt autour de l’entreprise :

    • la concurrence
    • les fournisseurs
    • l’État
    • l’opinion publique et les ONG
    • les collaborateurs
    • les clients
    • les bailleurs de fonds
  • Les entreprises se distinguent notamment par leur branche ou secteur d’activité, leur taille, leur implantation, leur âge ou cycle de vie, leurs facteurs de production et leur forme juridique.

  • La couverture géographique distingue les entreprises :

    • locales
    • régionales
    • nationales
    • internationales
    • multinationales
  • Le cycle de vie d’une entreprise comprend trois phases clés :

    • la fondation ou constitution
    • l’exploitation
    • la liquidation ou dissolution

2. Émergence et politique des ressources humaines

Notions clés & Définitions

  • Politique du personnel : La base des mesures concernant les employés et définit les règles applicables aux cadres dirigeants comme aux collaborateurs ; axée sur la stratégie d’entreprise, elle contribue à ses objectifs, à sa rentabilité et à sa capacité concurrentielle.
  • Gestion stratégique des RH : Un processus qui prend en considération les individus comme des ressources lors de l’élaboration de la stratégie d’entreprise.

★ À maîtriser

  • La fonction RH est apparue à mesure que la révolution industrielle, les syndicats, les assurances sociales et les lois du travail ont rendu la gestion du personnel plus complexe ; ses premières activités concernaient l’administration des assurances, auparavant assumée par la comptabilité et les finances.

  • Dans une grande entreprise, la fonction RH peut comprendre une direction RH chargée de la stratégie, une entité de support au management et au personnel, et une entité administrative chargée des prestations de base.

  • La politique du personnel peut décliner ses objectifs en sujets comme le recrutement, la conduite du personnel, la formation continue et les salaires, avec des instruments adaptés à chaque but.

  • La fonction RH est passée d’un rôle principalement administratif au service des dirigeants à celui de partenaire stratégique, notamment parce que l’anticipation des besoins en personnel contribue à la réussite durable dans un environnement qui évolue rapidement.

  • Les missions stratégiques de la fonction RH consistent à assurer les ressources humaines nécessaires aux objectifs en quantité et en qualité, à soutenir la productivité et à favoriser la motivation et la satisfaction des salariés.

Compléments

  • L’évolution de la fonction RH va de la gestion administrative des assurances par la comptabilité et les finances au service du personnel, puis à la fonction ressources humaines spécialisée.

  • Le développement des compétences des employés prend un essor marqué à partir des années 1970, avec le développement du secteur tertiaire au détriment des secteurs primaire et secondaire.

  • Dans les microentreprises et les petites entreprises, les questions de personnel sont souvent prises en charge par le chef d’entreprise ou par la personne responsable de la comptabilité ; les entreprises plus grandes peuvent disposer d’un généraliste RH.

  • La politique du personnel peut rester un texte général sans effet concret ou servir d’instrument de pilotage ; elle repose sur la culture d’entreprise.

  • Pour le recrutement, des directives de présentation des annonces permettent de les rendre immédiatement repérables.

  • Pour la conduite du personnel, des principes définis par la direction et transmis aux supérieurs hiérarchiques visent leur application uniforme.

  • Pour la formation continue, un catalogue et une procédure d’inscription permettent aux collaborateurs de choisir des cours approuvés par le service de formation.

  • Pour les salaires, un système salarial clairement expliqué et une évaluation liée au poste visent à rendre les salaires adaptés à la fonction occupée.

Astuce mémo

Comptabilité et assurances → service du personnel → ressources humaines

3. Organisation et niveaux de la fonction RH

Notions clés & Définitions

  • Administration du personnel : Pour but de traiter les informations concernant le personnel de l’entreprise.

★ À maîtriser

  • L’organisation de la fonction RH doit répondre aux objectifs économiques de l’entreprise et à ses objectifs sociaux envers le personnel.

  • Les trois niveaux de la fonction RH sont :

    • les prestations de base ou administration
    • les activités de support et de collaboration
    • la direction RH chargée de stratégie et de gouvernance
  • Les prestations de base de l’administration RH comprennent le recrutement administratif, la gestion des contrats et dossiers du personnel, des mutations, du système d’information RH, des permis, du temps de travail, des salaires, des annonces aux assurances, des documents, rapports et cours, ainsi que la fin des rapports de travail.

  • Les activités de support RH comprennent la planification et la sélection du personnel, les entretiens et tests de recrutement, le développement et l’évaluation du personnel, l’analyse et la planification des formations, le suivi des collaborateurs à haut potentiel et la gestion de la relève.

  • La mission de collaboration RH vise le bien-être, l’implication et la satisfaction du personnel, ainsi que la résolution des problèmes et des conflits; elle contribue à la rétention interne et à l’attractivité externe de l’entreprise.

  • La direction RH définit et pilote, en accord avec la direction de l’entreprise, les politiques RH, notamment celles de recrutement, de rémunération, de développement et de sécurité.

  • Les processus RH sont alignés sur les politiques RH et mobilisent les niveaux d’administration, de support et de direction dans le cycle de l’employé, de son entrée à sa sortie.

  • Les principaux processus RH sont :

    • la planification des ressources
    • le recrutement et la sélection du personnel
    • le développement du personnel
    • l’évaluation des performances
    • la rémunération
    • la gestion de la santé en entreprise
    • la séparation des employés

Compléments

  • Les fonctions RH courantes comprennent :

    • directeur RH
    • responsable RH
    • spécialiste ou partenaire RH
    • responsable salaires et assurances sociales
    • généraliste RH
    • gestionnaire RH
    • assistant RH
  • Les titres HRSE en ressources humaines comprennent : le certificat de Gestionnaire RH, anciennement Assistant en gestion du personnel, l’examen professionnel de Spécialiste RH avec brevet fédéral, l’examen professionnel supérieur de Directrice ou Directeur des ressources humaines avec diplôme fédéral

  • Les objectifs sociaux cités pour la fonction RH sont la motivation, l’attractivité et la fidélité, tandis que les objectifs économiques sont la rentabilité, la performance et la pérennité.

  • La gestion administrative RH apporte peu de valeur ajoutée et représente une charge de travail considérable; elle doit donc être performante et s’appuie de plus en plus sur des outils informatiques qui automatisent et sécurisent les informations.

  • Les compétences requises pour l’administration RH comprennent la rigueur, l’organisation, la polyvalence, la fiabilité et des connaissances techniques en droit, assurances et comptabilité salariale.

  • Les activités de support RH contribuent à fournir à l’entreprise les ressources adéquates en nombre et en qualité et au développement des compétences du personnel.

  • Les activités de collaboration RH incluent : la communication interne, la participation des travailleurs par l’information et la consultation, les sondages du personnel et les mesures d’amélioration, la gestion de la santé et de la sécurité, l’amélioration des conditions de travail et l’organisation de nouvelles formes de travail, la promotion de l’égalité et de la diversité, le management générationnel, la gestion des conflits et la médiation, ainsi que l’établissement de règlements

Astuce mémo

Administration traite les informations, support développe les ressources, direction pilote la stratégie

4. Collaboration et représentation du personnel

Notions clés & Définitions

  • Intelligence collective : La capacité intellectuelle d’une organisation ou d’une communauté à réaliser des tâches complexes grâce aux interactions entre ses membres et aux synergies qui en résultent.

★ À maîtriser

  • Le partage des tâches RH entre managers et fonction RH devient pertinent dans les entreprises d’une certaine taille, car la gestion des employés demande du temps et la diversité des tâches requiert des compétences spécifiques.

  • Le manager participe aux décisions RH concernant :

    • le choix des employés
    • leur utilisation
    • leur évaluation
    • leur développement
    • leur promotion
    • leur licenciement
  • Dans les entreprises d’une certaine importance, les travailleurs élisent des représentants auprès de la direction, qui forment la commission du personnel.

  • La commission du personnel fait le lien entre la direction et les travailleurs, signe les conventions et le règlement du personnel, reçoit les doléances et peut transmettre les demandes d’amélioration des conditions de travail.

📌 La Loi fédérale sur l’information et la consultation des travailleurs s’applique à toutes les entreprises occupant des travailleurs en Suisse, quelle que soit leur taille.

  • La loi sur la participation prévoit l’information ou la consultation des travailleurs concernant : la sécurité au travail et la protection des travailleurs, le transfert de l’entreprise, les affaires de licenciements collectifs

📌 Le conseil de fondation LPP doit être paritaire, avec autant de représentants de l’employeur que des salariés.

Compléments

  • Dans les microentreprises de 1 à 9 personnes, les décisions RH concernant les employés peuvent relever exclusivement du manager de proximité.

  • Les tâches habituelles du manager comprennent la planification de la charge de travail, la coordination, la répartition des ressources, la décision et la transmission des ordres, le contrôle et l’amélioration de la qualité, la budgétisation et la fixation d’objectifs.

  • La collaboration entre les niveaux hiérarchiques, les trois dimensions de la fonction RH, les activités concernées et les compétences requises contribue à l’efficacité des processus RH.

📌 Les membres de la commission du personnel devraient être renouvelés régulièrement, au maximum tous les trois ou cinq ans, et les membres démissionnaires devraient être remplacés.

  • La commission du personnel doit garder une parfaite confidentialité lorsqu’elle traite des cas très privés de collaborateurs.

  • Le conseil de fondation désigne l’organe de contrôle, veille à l’exécution des paiements, traite avec les autorités de surveillance et détermine notamment les prestations assurées.

  • La commission de gestion paritaire d’une œuvre de prévoyance met en vigueur et exécute le règlement de prévoyance, informe les assurés et décide de l’utilisation des surplus de primes, de bénéfice ou de gain de mutation.

5. Systèmes de management et qualité

Notions clés & Définitions

  • Gouvernance d’entreprise : Ensemble des principes et réglementations qui permettent de gérer, contrôler et surveiller les structures et le comportement de leurs dirigeants.
  • Code de conduite : OCDE - Engagement volontaire d’une société ou d’une organisation à appliquer certains principes et normes de comportement à ses activités ou opérations.
  • Responsabilité sociale des entreprises : SECO, CSR Konzept des SECO, 2009 - Contribution facultative de l’économie privée au développement durable, en prenant en compte les intérêts de ses parties prenantes.
  • Système de management : Ensemble des processus par lesquels un organisme gère les interactions entre ses activités et les moyens mis en œuvre pour atteindre ses objectifs.
  • Système de management de la qualité : Système qui vise à démontrer qu’une entreprise peut garantir à tout moment la qualité voulue de ses produits et services afin de satisfaire sa clientèle et d’obtenir un avantage concurrentiel.
  • Processus : ISO 9001 - Ensemble d’activités corrélées ou interactives qui transforme des éléments d’entrée en éléments de sortie.

★ À maîtriser

📌 Le Code suisse de bonnes pratiques recommande de séparer les directions stratégique et opérationnelle, de renforcer la position des actionnaires et de garantir l’indépendance totale de l’organe de révision prévu par la loi.

  • Les principales normes de systèmes de management couvrent les domaines suivants :

    • ISO 9001 : management de la qualité
    • ISO 14001 : management environnemental
    • ISO 26000 : responsabilité sociétale
    • ISO/IEC 27000 : sécurité de l’information
    • ISO 31000 : management du risque
    • ISO 45001 : santé et sécurité au travail
    • ISO 50001 : management de l’énergie
  • La norme ISO 9001 couvre huit principes :

    • Orientation client
    • Leadership
    • Implication du personnel
    • Approche processus
    • Évaluation des performances
    • Amélioration continue
    • Approche factuelle pour la prise de décision
    • Relations mutuellement bénéfiques avec les fournisseurs
  • Le cycle PDCA d’amélioration continue suit quatre étapes itératives : Planifier, Exécuter, Vérifier et Agir.

  • Le modèle EFQM organise ses critères selon trois axes — orientation, opérations et résultats — associés aux questions « Pourquoi ? », « Comment ? » et « Quoi ? ».

Compléments

  • Le Code suisse de bonnes pratiques pour le gouvernement d’entreprise, rédigé par economiesuisse, règle les rapports entre les actionnaires, le conseil d’administration chargé de la direction stratégique et la direction chargée de la direction opérationnelle.

  • En Suisse, les entreprises cotées en bourse doivent publier des rapports annuels et semestriels comprenant des informations complètes sur leur patrimoine, leur situation financière, leurs résultats et leur gouvernance d’entreprise.

  • La RSE peut procurer aux entreprises des économies de coûts, une amélioration de la productivité, un accès facilité aux marchés de capitaux et aux marchés publics durables, une meilleure sélection des partenaires commerciaux et une réduction des risques d’atteinte à la réputation.

  • La RSE peut contribuer à résoudre des défis de société comme le chômage, à préserver les ressources naturelles, à améliorer les conditions de vie et à permettre le dialogue entre les parties prenantes et les entreprises.

  • La fonction RH contribue à la RSE en sensibilisant la direction à l’intérêt d’un code de conduite, en participant souvent à sa rédaction, en communiquant ses valeurs, en organisant des formations et en sensibilisant les nouveaux collaborateurs.

Astuce mémo

PDCA : Planifier, Exécuter, Vérifier, Agir

6. Culture et responsabilisation du personnel

Notions clés & Définitions

  • Culture d’entreprise : Culture qui fédère le personnel autour de la stratégie et des objectifs et englobe les comportements professionnels et personnels, les relations interpersonnelles, le travail collectif et la communication.
  • Procédure : Description d’une suite d’activités et de tâches à planifier, ainsi que de l’exécution et du savoir-faire d’une compétence.

★ À maîtriser

  • La fonction RH structure son activité en processus, sous-processus et activités, puis définit les procédures qui décrivent l’organisation du travail.

  • Pour gérer les compétences selon ISO 9001, la fonction RH identifie les compétences ayant un impact sur la conformité, décompose les processus en activités, établit une matrice des compétences requises, recense les compétences disponibles, puis évalue les écarts pour préparer le développement et le maintien des compétences.

📌 La responsabilisation dépend à la fois des individus et des conditions de travail, et suppose des procédures strictes laissant aux employés une marge de manœuvre pour proposer des améliorations.

  • La motivation est renforcée lorsque les employés peuvent évoluer ou progresser, utiliser l’ensemble de leurs compétences, être informés et exercer un travail qui a du sens.

  • La charte d’entreprise comporte trois axes :

    • La mission
    • La vision
    • Les valeurs

📌 La mission exprime la raison d’être de l’entreprise, tandis que la vision décrit sa situation idéale future et les objectifs qui fédèrent les employés, stimulent la créativité et fournissent une feuille de route.

  • Edgar H. Schein a identifié trois niveaux de culture organisationnelle : les artefacts observables, les valeurs mesurables et les hypothèses sous-jacentes tacites et inconscientes.

  • Cameron et Quinn distinguent quatre cultures organisationnelles :

    • La culture du clan
    • La culture adhocratique
    • La culture du marché
    • La culture bureaucratique
  • La culture d’entreprise est influencée par plusieurs facteurs :

    • L’histoire de l’entreprise
    • L’identité de l’entreprise
    • L’ambiance de travail
    • Les objectifs
    • Les conditions de travail
    • L’éthique du business

Compléments

  • La gestion documentaire d’une démarche d’amélioration continue exige de classifier les documents par numérotation, dates de validité et versions successives, et d’assurer l’enregistrement et la traçabilité des résultats des processus RH.

  • Un indicateur RH permet de fixer un objectif, de mesurer les résultats obtenus et d’évaluer un processus selon le cycle PDCA ; la durée d’un recrutement peut être mesurée entre la formulation du besoin et la signature du contrat.

  • Dans un système de management de la qualité, la fonction RH contribue notamment au leadership, à l’évaluation des performances et à l’implication du personnel.

  • Le recensement des compétences disponibles peut s’appuyer sur :

    • Les entretiens annuels d’évaluation
    • Les questionnaires
    • Les observations ou mesures au poste de travail
    • Les diplômes des employés
    • Les qualifications des employés
    • Les certifications individuelles

📌 L’acquisition ou la validation de nouvelles compétences doit faire l’objet d’enregistrements afin d’en assurer la traçabilité, notamment lors des audits de certification ISO 9001.

7. Responsabilités RH dans la digitalisation

Notions clés & Définitions

  • Digitalisation : Procédé qui transforme un outil, un processus ou un métier en algorithmes informatiques afin de le remplacer ou de le rendre plus performant.
  • Intelligence artificielle : Ensemble des théories et des techniques mises en œuvre pour réaliser des machines capables de simuler l’intelligence humaine.
  • Métadonnée : Donnée qui sert à définir ou à décrire une autre donnée, quel que soit son support.

★ À maîtriser

  • Les risques fréquents de la digitalisation comprennent :

    • Les virus et malwares
    • Les e-mails frauduleux
    • Le piratage à des fins de rançon
    • L’espionnage industriel
    • La malversation
    • La fuite d’informations confidentielles
    • Les erreurs de manipulation par les utilisateurs
    • La perte ou le vol de matériel
  • Les compétences humaines comprennent (Dr Karin Vey, 2016) :

    • Les valeurs morales
    • La créativité
    • L’aptitude à gérer les dilemmes
    • L’intuition
    • La capacité à rêver
    • L’imagination
    • L’abstraction
    • L’empathie
    • La vision globale
    • Le sens commun
  • Les compétences digitales comprennent (Dr Karin Vey, 2016) :

    • L’apprentissage approfondi
    • La localisation des connaissances
    • Les mathématiques à grande échelle
    • La vérification des faits
    • L’élimination des préjugés ou biais
    • La capacité illimitée
    • Le rappel complet des détails
  • La digitalisation favorise l’augmentation des connaissances techniques et du savoir-faire grâce à : des interfaces adaptées à la communication humaine dans un but d’« augmentation » de l’intelligence, l’accès à de nombreuses sources d’informations détaillées, une grande vitesse d’accès aux informations, des analyses mathématiques et statistiques qui favorisent la prise de décision

  • Au niveau stratégique, la fonction RH peut influencer la direction pour instaurer une culture digitale conforme aux objectifs de l’entreprise, contribuer au choix d’outils adaptés à ses besoins et à sa taille, puis favoriser un style de management propice à leur déploiement et cohérent avec la culture d’entreprise et les systèmes de management adoptés.

  • La fonction RH sensibilise aux risques de la digitalisation, notamment à ceux qui concernent la protection des données du personnel, veille à leur prise en compte dans les directives au personnel et promeut les bonnes pratiques d’utilisation.

  • La fonction RH veille à ce que les aptitudes digitales des employés répondent aux besoins de l’entreprise lors du recrutement et du développement des compétences.

  • La CFST, créée en vertu de l’article 85 LAA, établit des directives pour appliquer uniformément les prescriptions de sécurité au travail, notamment la prévention des accidents et maladies professionnels, en tenant compte du droit international correspondant.

📌 Les décisions de la CFST sont obligatoires pour toutes les parties concernées, notamment les cantons, les assureurs, les employeurs et les travailleurs.

  • Le mandat de coordination de la CFST couvre : les prescriptions légales (lois et ordonnances), le contrôle et la surveillance du respect des prescriptions légales, la mise en œuvre et le pilotage de la prévention des accidents et des maladies professionnels

Compléments

  • Dans la gestion électronique des documents, les métadonnées peuvent indiquer : Qui a créé le fichier, Quand il a été créé, Qui et quoi il concerne, Sa validité, Quand il doit être mis à jour, Son adresse de stockage

  • Les mégadonnées, ou big data, sont des flux d’informations souvent redondantes qui augmentent presque de manière exponentielle et posent des défis de récolte, de stockage, de validité, de recherche, de partage et d’analyse.

  • L’analyse qualitative des mégadonnées peut fournir une dimension prédictive, par exemple en repérant une hausse régionale des recherches d’adresses de pharmacies en hiver pour signaler une vague de grippe possible.

8. Systèmes et méthodes de prévention

Notions clés & Définitions

  • MSST : Appel à des médecins et autres spécialistes de la sécurité au travail ainsi qu’élaboration d’un système de sécurité et de prévention dans les entreprises.

★ À maîtriser

📌 L’article 11a, alinéas 1 et 2 OPA impose à l’employeur de faire appel à des spécialistes de la sécurité au travail afin de promouvoir la prévention des accidents et maladies professionnels et la protection de la santé dans l’entreprise.

  • Les quatre catégories de solutions de sécurité sont :

    • les solutions par branche
    • les solutions par groupe d’entreprises
    • les solutions types
    • les solutions individuelles
  • Tout système de sécurité doit comprendre : les principes directeurs et les objectifs du système, l’organisation de la sécurité, la formation, l’instruction et l’information, les règles de sécurité, la détermination des dangers et l’appréciation du risque, la planification et la réalisation des mesures, l’organisation en cas d’urgence, les rôles et la participation des intervenants, les mesures de protection de la santé, le contrôle et l’audit

📌 La directive MSST s’applique aux entreprises exposées à des dangers particuliers comptant au moins dix collaborateurs, à celles exposées à ces dangers comptant moins de dix collaborateurs avec des exigences réduites, et aux entreprises sans dangers particuliers comptant au moins 50 collaborateurs.

  • Les dangers particuliers se répartissent en quatre catégories :

    • conditions particulières au poste de travail
    • risques d’incendie et d’explosion
    • effets chimiques et biologiques
    • effets physiques
  • La méthode STOP ordonne les mesures selon :

    • Substitution
    • Mesure Technique
    • Mesure Organisationnelle
    • mesure relative aux Personnes
  • Les principaux organes d’exécution sont :

    • Secrétariat d’État à l’économie (SECO)
    • inspections cantonales du travail
    • Suva
  • La Suva gère l’assurance-accidents obligatoire sauf dans l’administration fédérale et contrôle les entreprises qu’elle assure.

📌 La VME est la concentration moyenne d’un polluant dans l’air au poste de travail considérée comme sans danger pour la très grande majorité des travailleurs sains exposés, tandis que la VLE est une valeur qui ne doit jamais être dépassée, même brièvement.

📌 Une maladie professionnelle n’est reconnue comme telle que si un lien de causalité est établi avec l’activité professionnelle, sans que ce lien implique nécessairement une substance nocive utilisée dans cette activité.

Compléments

  • Les solutions par branche fournissent aux entreprises un système de sécurité et des listes de contrôle, sont soutenues par les partenaires sociaux de la branche et conviennent particulièrement aux PME qui mutualisent le recours à des spécialistes.

  • Les solutions par groupe d’entreprises s’adressent notamment aux grandes entreprises possédant des filiales en différents lieux.

📌 Une solution type reprend un système de sécurité élaboré par une société de conseil, doit être approuvée par la CFST et doit être adaptée à la situation de l’entreprise.

📌 Une solution individuelle permet à l’entreprise de créer un système adapté à ses besoins, avec des spécialistes externes ou des compétences internes; elle convient notamment aux entreprises d’une certaine taille, aux entreprises déjà dotées d’un système de gestion ou à celles présentant des risques particuliers.

  • La directive MSST fixe les règles de recours aux spécialistes, les bases d’analyse des dangers, la planification des mesures, notamment par listes de contrôle, et les exigences du système de sécurité de l’entreprise.

Astuce mémo

STOP : remplacer, protéger techniquement, organiser, équiper les personnes

9. Ergonomie et risques psychosociaux

Notions clés & Définitions

  • Ergonomie : Étude de l’adaptation de l’environnement de travail à l’être humain afin d’atténuer son impact sur les personnes et les contraintes liées au travail.
  • Risques psychosociaux : Risques pour la santé pouvant résulter d’une ambiance de travail défavorable ou d’une mauvaise organisation du travail.
  • Harcèlement professionnel : Comportement fautif répété, individuel ou collectif, au caractère vexatoire, humiliant ou attentatoire à la dignité, qui perturbe les conditions de travail, altère la santé physique ou mentale de la victime et compromet son avenir professionnel.
  • Discrimination : Caractérisée par des paroles ou des actes visant à rabaisser ou défavoriser une personne en raison de son appartenance sociale.
  • Harcèlement sexuel : Selon l’article 4 de la Loi fédérale sur l’égalité entre femmes et hommes, le harcèlement sexuel comprend tout comportement importun de caractère sexuel ou fondé sur l’appartenance sexuelle qui porte atteinte à la dignité sur le lieu de travail, notamment les menaces, promesses d’avantages, contraintes ou pressions visant à obtenir des faveurs sexuelles.

★ À maîtriser

📌 L’employeur doit aménager les équipements et le déroulement du travail afin d’éviter autant que possible les sollicitations excessives et les risques pour la santé du travailleur.

📌 L’article 24 OLT 3 exige un espace suffisant pour se mouvoir, une posture naturelle aux postes permanents, des sièges confortables et adaptés, la possibilité de travailler assis ou alternativement assis et debout, la protection contre les installations ou dépôts voisins préjudiciables à la santé et, en principe, une vue sur l’extérieur aux postes permanents.

  • Les atteintes à l’intégrité personnelle au travail peuvent prendre la forme de :

    • mobbing
    • discrimination
    • harcèlement sexuel
  • Les facteurs susceptibles d’accentuer les risques psychosociaux comprennent le style et les pratiques de management, l’organisation interne, l’insécurité professionnelle, les conditions et la charge de travail, la charge émotionnelle, l’autonomie, la conciliation entre vie professionnelle et vie privée, les conflits de valeurs, le soutien, les rapports sociaux, la reconnaissance individuelle et la qualité de la communication interne.

  • Les cinq domaines d’agissements constitutifs du mobbing sont :

    • les atteintes à la possibilité de communiquer
    • les atteintes aux relations sociales
    • les atteintes à la réputation
    • les atteintes à la qualité de vie et à la situation professionnelle
    • les atteintes à la santé
  • Les actes de mobbing sont vécus comme hostiles par la personne visée, cherchent à nuire à sa réputation ou à l’exclure ou l’isoler, et la placent en position d’infériorité.

  • L’article 8 de la Constitution fédérale interdit la discrimination fondée notamment sur l’origine, la race, le sexe, l’âge, la langue, la situation sociale, le mode de vie, les convictions religieuses, philosophiques ou politiques, ou une déficience corporelle, mentale ou psychique.

📌 L’article 3 de la Loi fédérale sur l’égalité entre femmes et hommes du 24 mars 1995 interdit la discrimination directe ou indirecte fondée sur le sexe, notamment en raison de l’état civil, de la situation familiale ou, pour les femmes, de la grossesse.

📌 Le harcèlement sexuel constitue une violation des limites personnelles et ne se confond pas avec un flirt ou un climat de travail désinvolte.

Compléments

  • L’ergonomie des postes de travail porte notamment sur : l’environnement de travail (lumière, atmosphère, bruit, etc.), les machines, les outils et les installations, les horaires, la durée du travail et les pauses, les processus de travail et le contenu du travail

  • Les contraintes environnementales à considérer comprennent :

    • l’espace disponible
    • la lumière
    • les couleurs
    • l’air et le climat ambiant
    • le bruit

10. Fondements de la communication

★ À maîtriser

📌 Le premier niveau de communication porte sur le contenu formel et visible du message, tandis que le deuxième niveau concerne la relation et les sentiments perçus, qui constituent la part la plus importante de la communication.

📌 L’écoute empathique est le niveau d’écoute le plus élevé : elle comprend les plans rationnel et émotionnel et implique de se mettre à la place de l’interlocuteur.

  • L’écoute active consiste à : laisser parler l’interlocuteur sans l’interrompre, se taire pour le laisser poursuivre, poser des questions ouvertes, montrer son attention par le langage corporel, ne pas juger ses déclarations, reformuler ses déclarations, verbaliser les sentiments perçus

  • 🔄 Un feed-back visant une amélioration s’organise ainsi :

    1. Énoncer les faits observés
    2. Décrire leurs effets
    3. Expliquer l’émotion ressentie
    4. Formuler une demande claire d’amélioration
    5. Réfléchir à un plan d’action et suivre sa mise en place

📌 Une question ouverte permet à l’interlocuteur de répondre librement avec ses propres mots, tandis qu’une question fermée limite sa réponse à « oui » ou « non » ; la question alternative propose le choix entre plusieurs solutions.

  • Les moyens généraux d’information interne comprennent :
    • le tableau d’affichage
    • les circulaires papier
    • les courriers nominatifs
    • le journal d’entreprise
    • l’intranet
    • les e-mails
    • les réunions de collaborateurs

📌 Le règlement d’entreprise est obligatoire pour les entreprises industrielles, tandis que le règlement des frais est facultatif ; s’il prévoit des frais forfaitaires, il doit être approuvé par les autorités fiscales cantonales.

  • Le règlement d’entreprise doit traiter de : la protection de la santé et de la prévention des accidents, l’ordre intérieur et du comportement exigé si l’activité le requiert, des conséquences des violations des règles

  • Le manuel du collaborateur est remis à chaque collaborateur et fournit des renseignements pratiques tels que les horaires, les absences, les frais, les assurances, les outils informatiques, l’organigramme et l’historique de l’entreprise.

Compléments

  • La communication non verbale peut être volontaire ou spontanée et émotionnelle ; elle comprend notamment la gestuelle et la mimique.

  • Les attitudes à bannir d’une conversation constructive comprennent :

    • le ton condescendant
    • le ton autoritaire
    • les menaces
    • les conseils non sollicités
    • les réponses vagues ou hors sujet
    • les « phrases qui tuent »

📌 Le canal direct transmet un message d’individu(s) à individu(s) sans intermédiaire, comme lors d’une réunion ou d’un entretien, tandis que le canal indirect transmet un message d’un individu à un ou plusieurs groupes avec intermédiaire, comme une note d’information.

  • Les échanges peuvent être :

    • humain à humain
    • humain à machine
    • machine à machine
  • Les perturbations du processus de communication peuvent être :

    • techniques
    • sémantiques
    • psychologiques
  • Pour analyser ou optimiser la communication, il faut considérer :

    • les émetteurs et récepteurs
    • le canal
    • le contenu des messages
    • la forme de communication
    • le moyen utilisé
    • la durée et la fréquence

📌 Les réunions de collaborateurs permettent une communication bidirectionnelle grâce aux échanges avec les participants, contrairement aux communications unidirectionnelles comme les circulaires papier.

Astuce mémo

L’iceberg : le contenu visible repose sur une relation largement invisible.

11. Planification, crise et sondages

Notions clés & Définitions

  • Indicateurs RH : Outils de mesure qui donnent une vision synthétique de différents aspects de la gestion du personnel.
  • Absences professionnelles : Office fédéral de la statistique (OFS) - Temps pendant lequel une personne n’est pas à son lieu de travail alors qu’elle aurait normalement dû y être, notamment pour maladie, accident, congé maternité, service militaire ou civil, protection civile, réduction de l’horaire de travail, conflit de travail, raisons personnelles ou familiales, ou mauvais temps.
  • Business continuity management : Le Business continuity management (BCM), ou Business continuity plan (BCP), désigne l’anticipation des crises par des plans d’action établis à partir d’une analyse des risques propres à l’entreprise.

★ À maîtriser

  • 🔄 La construction d’un plan de communication consiste à :

    1. Définir le contexte du projet, sa stratégie et ses objectifs.
    2. Analyser les groupes cibles.
    3. Déterminer les objectifs de communication par groupe cible.
    4. Définir les messages pour chaque groupe cible.
    5. Établir le plan d’action avec les dates, la fréquence, les canaux et les contenus.
    6. Suivre les actions et éventuellement les adapter.
    7. Évaluer et débriefer.
  • La communication de crise doit être cohérente et rapide afin de préserver la confiance et l’image de l’entreprise et d’éviter les bruits de couloir ; elle s’adresse au personnel et aux publics externes, notamment aux clients, fournisseurs et à l’opinion publique.

  • Dans le NPS, les détracteurs donnent une réponse de 0 à 60 %, les passifs de 70 à 80 % et les promoteurs de 90 à 100 %.

📐 Formule - Le score NPS est calculé ainsi : Score=nombre de promoteursnombre total de reˊponses−nombre de deˊtracteursnombre total de reˊponses\text{Score} = \frac{\text{nombre de promoteurs}}{\text{nombre total de réponses}} - \frac{\text{nombre de détracteurs}}{\text{nombre total de réponses}}.

📌 Les résultats d’un sondage de satisfaction du personnel doivent être communiqués au personnel et donner lieu à des plans d’action visant à améliorer les scores lors du prochain sondage, sans quoi la démarche perd de sa crédibilité.

  • Les thèmes fréquents des sondages sont :

    • L’image de la société et de ses produits ou services
    • Les relations entre collègues et avec les supérieurs
    • Les moyens à disposition pour réaliser le travail
    • Les politiques RH de l’entreprise
    • La qualité de la communication
    • Les valeurs vécues au sein de l’entreprise
  • Les indicateurs RH servent à :

    • Aider à la prise de décision
    • Évaluer l’efficacité des actions
    • Déterminer des évolutions prévisibles
  • En Suisse, le taux d’absentéisme global était estimé à environ 4 % du temps de travail en 2019, soit 9,3 jours d’absence par collaborateur. - OFS

📐 Formule - Le taux d’absentéisme est égal à dureˊes des absencesheures aˋ faire\frac{\text{durées des absences}}{\text{heures à faire}}.

📌 L’absentéisme compressible correspond aux absences de courte durée que l’employeur peut chercher à réduire, tandis que l’absentéisme incompressible correspond aux absences de plus longue durée, comme les maladies ou les accidents graves, sur lesquelles l’employeur n’a pas de moyens directs d’action.

Compléments

  • Le Net Promoter Score (NPS) mesure la part des clients considérés comme promoteurs à partir d’une question sur la probabilité qu’ils recommandent un produit à un proche.

  • Avec 25 détracteurs, 40 passifs et 35 promoteurs sur 100 réponses, le NPS vaut 35/100 − 25/100, soit 10/100 ou 0,1.

  • L’eNPS applique la méthode NPS aux employés en leur demandant s’ils recommanderaient leur entreprise à un ami ou à une connaissance.

12. Effectifs, âges et rotation du personnel

Notions clés & Définitions

  • Équivalent plein-temps : Mesure le travail fourni par les employés et vaut 1 pour un employé à plein-temps.
  • Pyramide des âges : Représente la répartition des collaboratrices et collaborateurs par sexe et par âge à un instant donné, au moyen de deux histogrammes.
  • Taux de rotation : Mesure les départs ou le renouvellement des employés selon la formule retenue par l’entreprise.
  • Ancienneté moyenne : Indicateur du climat de l’entreprise et peut signaler un risque de perte de savoir-faire et de coûts de recrutement lorsque les départs sont fréquents.

★ À maîtriser

  • Pour calculer les EPT, on additionne les heures de travail des salariés à plein-temps et à temps partiel, puis on divise le total par le nombre d’heures correspondant à un emploi à plein-temps.

  • Pour calculer le taux de rotation usuel, on calcule d’abord l’effectif moyen en faisant la moyenne des effectifs totaux au 1er janvier et au 31 décembre, puis on rapporte le nombre de départs à cet effectif moyen et on multiplie par 100.

📐 Formule - Le taux de rotation du personnel est égal à nombre de deˊparts×100effectif moyen\frac{\text{nombre de départs} \times 100}{\text{effectif moyen}}.

Compléments

  • Le calcul des effectifs sert à identifier les ressources par secteur de l’entreprise ou par catégorie de personnel, et peut être réalisé selon différentes périodes en fonction des besoins de planification.

  • Dans l’exemple d’une entreprise travaillant 2 080 heures annuelles à plein-temps, trois employés à plein-temps et une employée à 50 % représentent 3,5 EPT.

  • En Suisse, le taux d’occupation moyen était de 70 % en 2022, soit 66 % pour les femmes et 77 % pour les hommes.

  • En Suisse, environ 47 % des personnes travaillaient à plein-temps en 2022, soit 40 % des femmes et 58 % des hommes.

  • Une pyramide des âges en forme de champignon peut signaler le vieillissement de la population de l’entreprise, avec un risque de perte d’expérience lorsque les seniors partiront à moyen terme.

  • Une pyramide des âges en forme de poire peut caractériser une entreprise jeune ou une entreprise où le personnel jeune reste peu de temps.

📐 Formule - L’effectif moyen est égal à effectif total au 01.01+effectif total au 31.122\frac{\text{effectif total au 01.01} + \text{effectif total au 31.12}}{2}.

📌 Le taux brut englobe tous les changements de postes et tous les départs, tandis que le taux net ne retient que les départs de l’entreprise en excluant les départs à la retraite et les décès.

  • Pour interpréter un taux de rotation élevé, l’entreprise peut le comparer à celui de ses concurrents, examiner s’il est lié à un changement de stratégie et analyser ses conséquences négatives.

13. Indicateurs de recrutement

Notions clés & Définitions

  • Mobilité professionnelle : Changements d’emploi ou de statut sur le marché du travail.
  • Taux de rétention des candidats : Mesure la proportion de candidats qui maintiennent leur candidature après un premier contact.

★ À maîtriser

  • Un taux de rotation peut apporter de la flexibilité à l’entreprise et l’arrivée de nouveaux collaborateurs peut favoriser de nouvelles idées et pratiques.

  • Un taux de rotation élevé peut entraîner des pertes de savoir-faire, des coûts de recrutement élevés et une ambiance tendue.

  • Pour rechercher les causes d’un dysfonctionnement du personnel, les RH peuvent utiliser des enquêtes de satisfaction, des questions ciblées en entretien annuel, des entretiens structurés au départ, un mandat à un cabinet spécialisé, un forum de collaborateurs modéré par le DRH, un dialogue avec la commission du personnel et une fonction de personne de confiance en entreprise (PCE).

  • En Suisse, 18,9 % des personnes actives en 2019 ont quitté leur poste en l’espace d’un an : 12,3 % ont changé d’emploi et 6,5 % ont perdu leur emploi ou quitté le marché du travail. - OFS

📌 Les indicateurs descriptifs de recrutement portent sur les quantités, comme les sources, les dossiers reçus et les entretiens, tandis que les indicateurs qualitatifs portent sur l’efficacité, comme la durée, le succès et le maintien en poste après 12 mois.

  • Le nombre moyen de dossiers requis par recrutement se calcule ainsi : dossiers rec¸us/recrutements\text{dossiers reçus} / \text{recrutements}.

  • La durée du recrutement se mesure entre l’identification du besoin et la finalisation du recrutement par la signature du contrat de travail.

Compléments

📌 La formation contribue au maintien du savoir-faire lorsque des employés expérimentés quittent l’entreprise.

  • La capacité de l’entreprise à innover et à gérer le changement l’aide à tirer profit d’un taux de rotation plus élevé.

  • Les taux de mobilité professionnelle sont de 8,9 % dans la restauration et la construction, de 3,5 % dans l’agriculture et de 5,3 % dans l’administration publique. - OFS

  • Avec 200 dossiers reçus et 8 recrutements, il faut en moyenne 25 dossiers par recrutement.

  • Le nombre de dossiers reçus après publication d’une annonce peut servir à mesurer l’attractivité de l’entreprise, appelée aussi marque employeur.

  • Un processus de recrutement trop long peut pousser des candidats à retirer leur candidature lorsqu’ils ont plusieurs propositions d’employeurs.

  • L’entreprise peut comparer les canaux de recrutement, leurs coûts et leurs résultats pour orienter sa politique de recrutement vers les canaux les plus performants.

14. Indicateurs de formation

Notions clés & Définitions

  • Indicateurs de performance de la formation : Mesurent les écarts entre l’objectif initial d’une action de formation et son résultat réel, ainsi que l’impact de la formation sur le travail.

★ À maîtriser

  • 🔄 L’analyse des besoins en formation permet de :

    1. Élaborer un plan de formation
    2. Octroyer un budget dédié à la formation
    3. Organiser les formations
  • Les indicateurs de formation se répartissent en trois catégories :

    • Indicateurs descriptifs
    • Indicateurs de performance
    • Indicateurs liés au domaine de l’e-learning
  • Le taux d’employés formés se calcule ainsi : employeˊs ayant suivi une formation/effectif total\text{employés ayant suivi une formation} / \text{effectif total}.

  • Le modèle Kirkpatrick évalue la formation en quatre niveaux successifs : réaction, apprentissage, comportement et résultats. - Donald Kirkpatrick, 1959

Compléments

📌 La formation continue en entreprise concerne généralement l’acquisition de compétences spécifiques au travail, à distinguer de la formation des apprentis et des formations supérieures certifiantes.

  • La durée moyenne d’une formation se calcule ainsi : total des heures de formation/nombre de formations suivies\text{total des heures de formation} / \text{nombre de formations suivies}.

  • Le nombre d’heures de formation par employé se calcule ainsi : total des heures de formation/effectif total\text{total des heures de formation} / \text{effectif total}.

  • Selon une enquête de l’OFS datant de 2015, la formation continue dans les entreprises suisses représentait 0,8 % du temps de travail, soit environ 12 heures par année.

  • Les domaines de formation cités sont :

    • Informatique
    • Management et RH
    • Vente et marketing
    • Administration et finances
    • Sécurité
  • La part d’un domaine dans les heures de formation se calcule en divisant les heures de formation de ce domaine par le total des heures de formation ; diviser le nombre de formations du domaine par le nombre total de formations suivies mesure la part du domaine dans le nombre de formations, et non dans les heures de formation.

  • Les types de formation cités sont :

    • Formation en présentiel
    • Formation à distance
    • Formation mixte en présentiel et à distance
    • Formation à la place de travail
    • E-learning
  • L’investissement en formation par employé se calcule ainsi : deˊpenses de formation/effectif total\text{dépenses de formation} / \text{effectif total}.

  • Le taux d’investissement en formation se calcule ainsi : deˊpenses de formation/masse salariale\text{dépenses de formation} / \text{masse salariale}.

  • Selon l’enquête de l’OFS de 2015, les coûts de formation des entreprises suisses représentaient 0,8 % de la masse salariale.

  • Le coût horaire de la formation se calcule en divisant les dépenses de formation par le total des heures de formation.

Astuce mémo

Réaction → apprentissage → comportement → résultats (modèle Kirkpatrick).

15. Définition et réussite des projets

Notions clés & Définitions

  • Médiane : Valeur qui sépare la moitié inférieure de la moitié supérieure d’un ensemble.
  • Ratio : Rapport, sous forme de nombre ou de pourcentage, entre deux éléments obtenu par leur division.
  • Projet : Project Management Institute (PMI) - Activité réalisée une seule fois, dotée d’un début et d’une fin déterminés, qui vise à créer un produit ou un savoir unique.
  • Gestion de projet : Mise en application d’outils, de techniques et d’un savoir-faire pour faire réussir un projet et atteindre ou dépasser les attentes et exigences des parties concernées.

★ À maîtriser

  • Selon les entreprises, la masse salariale peut atteindre 80 % des dépenses.

  • Les indicateurs de rémunération visent à :

    • Maîtriser les coûts salariaux et l’équilibre financier de l’entreprise
    • Garantir la compétitivité de l’entreprise par la maîtrise des coûts
    • Fournir aux employés des prestations optimales
    • Être attractif sur le marché de l’emploi
    • Gérer et planifier les budgets
    • Fixer des objectifs sur l’évolution de la masse salariale

📌 Un graphique de type camembert convient à la répartition d’une population ou d’un ensemble à un moment donné, tandis que des bâtonnets ou une ligne conviennent à l’évolution d’une mesure sur plusieurs périodes.

📌 Un projet n’est en principe pas destiné à être répété et possède une date de fin prévue, tandis qu’un processus est destiné à durer et n’a généralement pas de date de fin prévue.

  • Les six caractéristiques de réussite présentées sont :

    • des critères pertinents de priorisation
    • des objectifs clairs et précis
    • un plan de projet bien construit
    • une communication régulière et réussie
    • le soutien des parties prenantes
    • un périmètre délimité et maîtrisé
  • Le découpage de base comprend : l’étude préliminaire, le lancement, la réalisation, la clôture avec rapport final et diffusion des résultats, le bilan post-projet, qui n’est pas toujours effectué

  • 🔄 L’étude préliminaire :

    1. recueille les informations sur le projet
    2. analyse la situation
    3. formule les objectifs
    4. évalue les coûts
    5. étudie la faisabilité
  • Le lancement organise le projet, nomme un chef de projet, compose l’équipe, répartit les responsabilités, établit la planification, prépare les moyens et fixe les critères d’évaluation avant la réunion de coup d’envoi qui officialise le début du projet.

  • Pendant la réalisation, les tâches et délais sont suivis, des contrôles ou tests valident l’avancement et les produits intermédiaires, et les changements importants de planification, d’objectifs ou de budget sont soumis aux instances de décision.

Compléments

  • La masse salariale peut comprendre :

    • Rémunération directe (salaire, 13e salaire et heures supplémentaires)
    • Primes, bonus, indemnités et participations (actions)
    • Charges sociales
    • Provisions sur les heures supplémentaires et les vacances non prises
    • Prestations accessoires
    • Formation
  • Le salaire moyen se calcule en divisant le total des salaires par le nombre d’employés.

  • Le suivi de la masse salariale peut s’effectuer :

    • Sur plusieurs années
    • Par personne
    • Par secteur de l’entreprise
    • Par le total
    • Par la moyenne
    • Par la médiane

Astuce mémo

Projet ponctuel, processus durable

16. Planification et outils du projet

Notions clés & Définitions

  • Mandat de projet : Document qui atteste l’accord des instances de décision et autorise le gestionnaire à mener le projet et à y consacrer les ressources nécessaires.
  • Planification des opérations : La planification des opérations consiste à fractionner le projet et à déterminer la répartition et la durée des tâches nécessaires à son déroulement.
  • Jalon : Moment où une étape principale ou une partie significative du projet est finalisée.

★ À maîtriser

  • Un plan de projet devrait inclure :

    • le mandat de projet
    • la planification des opérations
    • le calendrier des tâches
    • la matrice des responsabilités
    • le budget
    • les jalons
    • la stratégie de gestion des risques
    • le plan de communication
  • Le calendrier des tâches identifie :

    • les tâches
    • leurs dates de début et de fin
    • leur durée
    • leurs chevauchements éventuels
    • les dates de début et de fin du projet
  • La matrice des responsabilités attribue chaque activité principale à une personne et précise les rôles des membres de l’équipe; elle est aussi appelée RAM ou matrice RACI.

Compléments

📌 Le niveau de précision du plan de projet doit être adapté aux besoins, à la taille et à la complexité du projet; le plan peut donc être bref ou très détaillé.

  • Le mandat de projet contient au minimum le nom et le but du projet, le nom du chef de projet et une déclaration de soutien des responsables; il est signé par la direction des entités participantes et diffusé aux parties concernées.

  • Les tâches doivent être définies assez clairement pour permettre leur suivi et leur évaluation, sans excès de détail; il n’est généralement pas nécessaire de détailler les tâches qui demandent moins d’une demi-journée de travail dans l’ensemble du projet.

  • Chaque tâche doit commencer par un verbe, être attribuée à une ou plusieurs personnes, avoir une durée estimée et une échéance, et être suivie jusqu’à l’approbation du travail effectué.

  • Des tâches parallèles peuvent progresser simultanément, tandis que des tâches séquentielles ne peuvent commencer qu’après la réalisation préalable d’autres tâches.

  • Le diagramme de Gantt sert à préparer et visualiser le calendrier, tandis que le diagramme PERT permet aussi d’analyser les interdépendances entre les tâches dans les projets très importants.

  • Le temps consacré aux activités de gestion de projet est souvent estimé à 10 % du temps global du projet.

📌 Lorsqu’une tâche supplémentaire est ajoutée au planning, le chef de projet en évalue la faisabilité et les incidences sur les ressources humaines, les finances et les délais, puis soumet le plan révisé aux instances de décision.

  • RACI désigne :

    • Responsible, la personne qui exécute le travail
    • Accountable, l’autorité responsable
    • Consulted, la personne consultée
    • Informed, la personne informée
  • Les principaux coûts d’un projet sont généralement :

    • les salaires
    • le matériel et les fournitures
    • les frais généraux

17. Stratégie de gestion des risques

Notions clés & Définitions

  • Jalon : Moment de finalisation d’une étape principale ou d’une partie significative du projet, généralement associé à un produit livrable important et souvent à un bilan intermédiaire.
  • Risque : Événement incertain qui, lorsqu’il survient, affecte les coûts, les délais, les résultats ou l’atteinte des objectifs d’un projet.

★ À maîtriser

  • Le plan de projet communiqué aux parties prenantes doit préciser les étapes importantes, leurs dates cibles et le résultat attendu à chaque jalon.

  • Pour prévenir les retards, les responsables approuvent par écrit le plan et s’engagent à respecter les échéances, l’équipe examine régulièrement le calendrier et la matrice des responsabilités, les responsables reçoivent l’autorité et les ressources nécessaires, le temps de formation est prévu, des rencontres individuelles clarifient les tâches et difficultés, et les succès sont mis en avant.

  • La stratégie de gestion des risques distingue quatre éléments :

    • la définition du risque
    • l’identification des risques
    • l’analyse des risques
    • le plan de réponse aux risques
  • Les catégories fréquentes de risques sont : les problèmes techniques ou l’absence de technologie adaptée, les problèmes de répartition des ressources humaines, les problèmes organisationnels, les risques externes liés à la qualité ou aux délais des produits et prestations attendus

  • L’analyse de criticité hiérarchise les risques selon la gravité de leurs conséquences et la probabilité de leur survenance.

  • Les stratégies de réponse aux risques sont :

    • l’évitement
    • le transfert
    • l’atténuation ou réduction
    • l’acceptation passive ou active

Compléments

  • Le respect des délais permet d’éviter le gaspillage des ressources, de maintenir la dynamique du projet et de renforcer sa crédibilité auprès des instances dirigeantes et des partenaires internes ou externes.

  • Les parties prenantes identifient les risques en examinant le plan de projet, le calendrier et le budget, en mobilisant leur expérience, et en consultant au besoin des ressources documentaires.

  • Les niveaux de gravité peuvent être évalués selon le coût ou selon une appréciation globale intégrant le coût, la durée et l’image, et une échelle de quatre niveaux est souvent suffisante.

  • Les quatre niveaux de probabilité proposés sont :

    • très peu probable
    • peu probable
    • possible
    • risque fréquent à forte probabilité
  • L’évitement modifie le plan pour éliminer un risque ou ses conséquences, le transfert le confie à une entité extérieure généralement contre paiement, et l’atténuation réduit sa probabilité ou sa gravité à un niveau acceptable.

📌 L’acceptation passive ne prévoit aucune action avant la concrétisation du risque, tandis que l’acceptation active prévoit un plan d’urgence et un suivi serré.

  • 🔄 L’analyse périodique d’un nouveau risque suit ces étapes :
    1. identifier le risque
    2. examiner ses conséquences possibles
    3. estimer sa gravité et sa probabilité
    4. choisir une stratégie de réponse

18. Méthodes de collecte et d’analyse

Notions clés & Définitions

  • CQQCOQP : Méthode de résolution de problèmes fondée sur la collecte d’informations et correspondant à Qui, Quoi, Où, Quand, Comment, Combien et Pourquoi.
  • Objectif SMART : Objectif formulé selon cinq critères : spécifique, mesurable, ambitieux ou accepté, réaliste et temporellement défini.
  • Diagramme de Gantt : Inventé par Henry Gantt en 1910, représente les tâches par des barres horizontales dont la position et la longueur indiquent les dates de début et de fin ainsi que la durée.
  • Diagramme PERT : Outil visuel d’ordonnancement et de planification qui représente les tâches sous forme de réseau afin de montrer leurs connexions, durées et interdépendances.

Points essentiels

  • Le planning du projet doit prévoir au minimum : la fréquence des réunions, le mode de communication entre responsables et participants, le calendrier des rapports intermédiaires

  • Pour un projet de grande envergure, le plan de communication peut préciser les objectifs, les destinataires et moments de diffusion, les réunions, les rapports, les méthodes de transmission et de conservation, le calendrier de diffusion et les principes de rédaction.

📌 Le plan de projet doit être officiellement approuvé par les instances de décision et adapté en cas de désaccord jusqu’à ce qu’il remplisse les critères nécessaires à son approbation.

  • Après son approbation, le plan est diffusé aux parties concernées pour permettre le passage à la réalisation, puis peut être modifié et soumis de nouveau à approbation en cas de besoin ou d’imprévu.

  • Les outils de collecte d’informations et d’idées comprennent :

    • le brainstorming
    • le mind map
    • la méthode CQQCOQP
  • Le brainstorming, développé par Alex Osborn, est une séance créative de recherche de solutions à un problème connu, menée efficacement avec 5 à 10 participants aux points de vue contrastés.

  • Le principe de Pareto affirme que la majorité des résultats ou des impacts provient d’une minorité des causes, selon la règle 20/80 ou 80/20.

  • L’analyse ABC répartit généralement les causes en A, qui représentent 80 % des effets et 20 % des causes, B, qui représentent 15 % des effets et 30 % des causes, et C, qui représentent 5 % des effets et 50 % des causes.

  • Les cinq catégories du diagramme d’Ishikawa sont (Kaoru Ishikawa) :

    • Milieu
    • Méthodes
    • Moyens
    • Main-d’œuvre
    • Matières

📌 Dans le modèle SWOT ou FFOM, les forces et faiblesses sont des facteurs internes, tandis que les opportunités et menaces sont des facteurs externes.

  • La matrice d’Eisenhower classe les tâches selon leur urgence et leur importance, répartissant les tâches en A, importantes et urgentes, B, importantes mais non urgentes, C, urgentes mais peu importantes, et D, ni importantes ni urgentes. - Dwight D. Eisenhower

  • 🔄 La construction d’une matrice de priorités suit ces étapes :

    1. lister les tâches
    2. choisir les critères de priorité
    3. définir les échelles de chaque critère
    4. évaluer les tâches selon chaque critère
    5. classer les tâches puis les mettre en œuvre

Tableaux de synthèse

Modèles de culture organisationnelle

ModèleEnvironnementManagementValeurs
ClanAgréable et chaleureuxFamilial ou mentorEngagement, communication, développement humain
BureaucratiqueStructuré et formaliséOrganisateurEfficience, uniformité, rapidité
AdhocratiqueDynamique et créatifEntrepreneur et visionnaireTransformation, agilité, innovation, mode projet
MarchéOrienté résultatsCompétiteurExigence, résultats concrets, atteinte des objectifs

Matrice d’Eisenhower

CatégorieUrgenceImportance
AUrgenteImportante
BNon urgenteImportante
CUrgentePeu importante
DNon urgentePeu importante

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1. Dans un marché où la demande pour un produit augmente alors que son offre reste inchangée, quel mécanisme contribue à déterminer son prix ?

2. Une entreprise suisse appartient au secteur tertiaire. Quelle part des entreprises ce secteur représentait-il en 2018 ?

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Révisez avec les flashcards

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Qu’est-ce qu’une économie de marché ?

Un système économique soumis à la loi de l’offre et de la demande, qui détermine notamment les prix.

Quelle est la répartition des entreprises suisses entre les trois secteurs, selon les statistiques de 2018 ?

9 % dans le primaire, 15 % dans le secondaire et 76 % dans le tertiaire.

Quel est l’objectif à long terme de la gestion d’entreprise ?

Assurer le développement et la pérennité de l’entreprise.

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