QCM : Institutions internationales et entreprises (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une institution internationale propose une réponse commune à une crise, mais un État refuse de la suivre. Quelle distinction explique cette situation ?

L’institution peut proposer une coordination, mais son pouvoir d’imposition dépend des compétences que les États lui ont confiées et de leur volonté.
L’institution ne peut proposer de réponse commune que si chaque État accepte d’abandonner sa souveraineté.
L’institution peut imposer sa réponse dès lors qu’elle a recueilli l’accord d’une majorité d’États membres.
L’institution peut rendre sa réponse obligatoire en collectant des informations sur la crise auprès des États.

L’institution peut proposer une coordination, mais son pouvoir d’imposition dépend des compétences que les États lui ont confiées et de leur volonté.

Explication

La capacité de proposer une réponse commune ne confère pas automatiquement le pouvoir de l’imposer : l’action de l’institution dépend des pouvoirs délégués et de la volonté des États. Un accord majoritaire ne suffit pas, à lui seul, à établir un pouvoir d’imposition.

2. Des États partagent des informations afin de rendre leurs échanges économiques plus prévisibles. Quelle conséquence peut-on en tirer ?

Le partage n’influe sur la prévisibilité des échanges que si les États adoptent des réglementations identiques.
Le partage rend les réglementations nationales identiques dès que les échanges deviennent plus prévisibles.
Le partage améliore la prévisibilité en remplaçant les réglementations nationales par une règle internationale commune.
Le partage peut améliorer la prévisibilité des échanges sans harmoniser automatiquement les réglementations nationales.

Le partage peut améliorer la prévisibilité des échanges sans harmoniser automatiquement les réglementations nationales.

Explication

La coopération et le partage d’informations peuvent rendre les échanges plus prévisibles, sans produire automatiquement des réglementations identiques dans tous les pays. L’harmonisation automatique confond une amélioration de la prévisibilité avec l’uniformisation des règles.

3. À l’Assemblée générale de l’ONU, comment le poids de vote d’un petit État se compare-t-il à celui d’une grande puissance ?

Les grandes puissances disposent de plusieurs voix, tandis que les petits États en ont une seule.
Chaque État dispose d’une voix, mais celle d’une grande puissance compte davantage dans le résultat.
Chaque État dispose d’une voix, ce qui leur donne formellement le même poids de vote.
Chaque État dispose d’un poids de vote proportionnel à sa population et à sa contribution financière.

Chaque État dispose d’une voix, ce qui leur donne formellement le même poids de vote.

Explication

À l’Assemblée générale, chaque État dispose d’une voix, de sorte que le poids de vote est formellement le même pour un petit État et une grande puissance. Une pondération selon la population ou la contribution financière ne correspond pas à cette règle.

4. Une entreprise cherche à savoir si une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU constitue directement une règle qui lui est applicable. Quelle caractérisation est la plus juste ?

La résolution équivaut généralement à une décision du Conseil de sécurité, mais ne concerne que les entreprises publiques.
La résolution exprime généralement la position d’un État particulier et n’a pas de portée politique collective.
La résolution exprime généralement une position politique collective, sans avoir la même force concrète qu’une décision du Conseil de sécurité ni constituer nécessairement une règle directement applicable à l’entreprise.
La résolution constitue généralement une règle directement applicable à toute entreprise, avec une force identique à une décision du Conseil de sécurité.

La résolution exprime généralement une position politique collective, sans avoir la même force concrète qu’une décision du Conseil de sécurité ni constituer nécessairement une règle directement applicable à l’entreprise.

Explication

Une résolution de l’Assemblée générale exprime généralement une position politique collective, mais elle n’a ni la même force concrète qu’une décision du Conseil de sécurité ni nécessairement un effet directement applicable à une entreprise. La confondre avec une règle automatiquement applicable aux entreprises surestime sa portée juridique.

5. Que désigne le droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU ?

Le droit de chaque membre du Conseil d’exiger une nouvelle délibération sur une décision
La possibilité pour l’Assemblée générale d’annuler une décision adoptée par le Conseil
Le pouvoir d’un membre élu de suspendre une décision pendant la durée de son mandat
La prérogative d’un membre permanent de bloquer une décision malgré un soutien majoritaire

La prérogative d’un membre permanent de bloquer une décision malgré un soutien majoritaire

Explication

Le droit de veto permet à chacun des cinq membres permanents de bloquer une décision même si une majorité y est favorable. Un membre non permanent élu ne détient pas cette prérogative particulière.

6. Parmi les fonctions suivantes, laquelle une opération de maintien de la paix peut-elle remplir ?

Garantir la reconstruction de toutes les infrastructures après le conflit
Administrer durablement le territoire à la place des autorités locales
Surveiller l’application d’un cessez-le-feu entre les parties
Supprimer à elle seule les causes politiques et économiques du conflit

Surveiller l’application d’un cessez-le-feu entre les parties

Explication

La surveillance d’un cessez-le-feu fait partie des tâches possibles d’une opération de maintien de la paix. Contrairement à une administration internationale, une mission de ce type ne résout pas seule les causes du conflit.

7. Quel objectif une réforme institutionnelle de l’ONU doit-elle chercher à concilier ?

L’égalité souveraine, l’efficacité, la représentativité et la légitimité
La centralisation des décisions, l’uniformité juridique et la souveraineté nationale
La croissance économique, l’intégration commerciale et la stabilité monétaire
La défense collective, le désarmement et la gestion des frontières

L’égalité souveraine, l’efficacité, la représentativité et la légitimité

Explication

Une réforme institutionnelle doit arbitrer entre l’égalité souveraine, l’efficacité, la représentativité et la légitimité. La centralisation des décisions et l’uniformité juridique ne sont pas présentées comme les critères de cet arbitrage.

8. Quels sont les trois piliers des principes directeurs internationaux relatifs aux entreprises et aux droits humains ?

Le devoir des entreprises de respecter, la responsabilité des fournisseurs de protéger et l’accès à des voies d’indemnisation
Le devoir des États de contrôler, la responsabilité des entreprises de réparer et l’accès à des voies de négociation
Le devoir des entreprises de protéger, la responsabilité des États de respecter et l’accès à des voies de consultation
Le devoir des États de protéger, la responsabilité des entreprises de respecter et l’accès à des voies de recours

Le devoir des États de protéger, la responsabilité des entreprises de respecter et l’accès à des voies de recours

Explication

Ces principes reposent sur la protection des droits humains par les États, leur respect par les entreprises et l’accès à des voies de recours. La responsabilité des entreprises ne remplace pas le devoir de protection des États, contrairement à une inversion des rôles.

9. Quelle comparaison distingue correctement le rôle du Fonds monétaire international de celui de la Banque mondiale ?

Le FMI soutient la stabilité des taux de change, tandis que la Banque mondiale contrôle les budgets nationaux.
Le FMI intervient face aux difficultés de paiement, tandis que la Banque mondiale finance le développement.
Le FMI organise la reconstruction institutionnelle, tandis que la Banque mondiale fixe les règles du commerce.
Le FMI finance des projets de développement, tandis que la Banque mondiale répond aux difficultés de paiement.

Le FMI intervient face aux difficultés de paiement, tandis que la Banque mondiale finance le développement.

Explication

Le FMI intervient notamment lorsqu’un pays rencontre des difficultés de paiement ou de financement, alors que la Banque mondiale finance des projets et des politiques de développement. L’option qui attribue le financement des projets au FMI inverse les rôles décrits pour les deux institutions.

10. Une entreprise qui importe des marchandises rencontre des retards de paiement parce que son pays manque de devises. Pourquoi un financement international ne garantit-il pas le règlement de ses transactions privées ?

Son effet dépend du programme, de sa mise en œuvre et du contexte économique.
Il remplace les devises nationales par une monnaie commune pour les échanges.
Il est destiné à financer les projets de développement plutôt que les paiements commerciaux.
Il est accordé directement aux entreprises importatrices pour couvrir leurs factures.

Son effet dépend du programme, de sa mise en œuvre et du contexte économique.

Explication

Un financement international peut améliorer la situation générale d’un pays, mais son impact sur les paiements dépend du programme, de son exécution et du contexte économique. Le financement de projets de développement relève notamment de la Banque mondiale et ne décrit pas, à lui seul, l’effet possible d’un financement sur les paiements privés.

11. Pourquoi les pandémies et les perturbations commerciales ne peuvent-elles pas être gérées entièrement par un seul État ?

Parce que les institutions internationales remplacent les gouvernements dans la gestion des crises.
Parce que leurs effets et leurs causes dépassent les frontières nationales.
Parce que les entreprises contrôlent les décisions de coopération entre les pays.
Parce que les règles nationales empêchent les États de partager des informations.

Parce que leurs effets et leurs causes dépassent les frontières nationales.

Explication

Ces enjeux traversent les frontières, ce qui limite la capacité d’un État à les gérer seul et rend la coopération internationale utile. Les institutions internationales peuvent organiser une réponse commune, mais elles ne remplacent pas les gouvernements dans la gestion des crises.

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Pourquoi les pandémies et les échanges internationaux nécessitent-ils une gestion dépassant l’échelle d’un État ?

Ils dépassent les frontières et ne peuvent être gérés entièrement par un seul État.

Combien de voix chaque État possède-t-il à l’Assemblée générale de l’ONU ?

Une voix.

Que désigne l’égalité juridique souveraine à l’Assemblée générale ?

Le même poids de vote formel pour chaque État.

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