QCM : Lean Manufacturing et gestion de production — 46 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quel contexte le Toyota Production System a-t-il été développé par Toyota ?

Après la Seconde Guerre mondiale, sous contrainte de ressources et de concurrence
Après une période d’abondance, afin d’augmenter les stocks de sécurité
Avant la Seconde Guerre mondiale, dans un marché automobile peu concurrentiel
Pendant la Seconde Guerre mondiale, pour répondre à une demande militaire stable

Après la Seconde Guerre mondiale, sous contrainte de ressources et de concurrence

Explication

Le Toyota Production System est né après la Seconde Guerre mondiale pour produire mieux, plus vite, à moindre coût et avec davantage d’agilité malgré les contraintes de ressources et de concurrence. L’idée d’un contexte d’abondance écarte précisément la contrainte qui a favorisé cette approche.

2. Lequel des ensembles correspond aux trois objectifs du Toyota Production System ?

Standardiser les produits, développer la publicité et accroître les marges commerciales
Augmenter les stocks, accélérer les cadences et réduire les échanges avec les clients
Automatiser les postes, centraliser les décisions et produire selon des prévisions annuelles
Réduire les gaspillages, satisfaire le client et préserver la qualité de vie et la sécurité des ouvriers

Réduire les gaspillages, satisfaire le client et préserver la qualité de vie et la sécurité des ouvriers

Explication

Les trois objectifs associent l’élimination des muri, muda et mura, la satisfaction du client ainsi que la qualité de vie et la sécurité des ouvriers. L’augmentation des stocks ne fait pas partie de ces objectifs et peut même favoriser certains gaspillages.

3. Une machine détecte une anomalie et le travail est interrompu afin d’empêcher la fabrication de pièces défectueuses : quel principe est appliqué ?

Le Kanban, qui transmet un signal de réapprovisionnement
Le juste-à-temps, qui synchronise les volumes avec la demande
Le jidoka, qui déclenche l’arrêt dès l’apparition d’un problème
Le heijunka, qui répartit régulièrement la charge de production

Le jidoka, qui déclenche l’arrêt dès l’apparition d’un problème

Explication

Le jidoka repose sur l’autonomation et l’arrêt du travail dès qu’un problème survient afin d’éviter de produire des défauts. Le juste-à-temps concerne plutôt la quantité et le moment de production, tandis que les deux autres notions organisent la charge ou les flux.

4. Une usine fabrique une quantité adaptée à la demande, au lieu de produire en avance pour constituer un excédent : quel principe applique-t-elle ?

Le jidoka, avec un arrêt déclenché par chaque défaut détecté
Le juste-à-temps, avec une production tirée par la demande
Le Poka Yoke, avec un dispositif destiné à prévenir les erreurs
La surproduction, avec une fabrication supérieure au besoin prévu

Le juste-à-temps, avec une production tirée par la demande

Explication

Le juste-à-temps consiste à produire la bonne quantité, au bon endroit et au bon moment, en fonction de la demande et dans des flux tirés. La surproduction correspond au contraire à une fabrication au-delà du besoin.

5. Quel élément du pilier juste-à-temps ajuste la production à la demande en déterminant le rythme nécessaire ?

Le Kanban, qui déclenche les flux tirés entre les postes
Le heijunka, qui répartit et lisse la charge de production
Le SMED, qui réduit la durée des changements de série
Le takt time, qui fixe le rythme de production requis

Le takt time, qui fixe le rythme de production requis

Explication

Dans le pilier juste-à-temps, le takt time ajuste le rythme de production à la demande. Le heijunka lisse la charge, le Kanban pilote les flux tirés et le SMED accélère les changements de série.

6. Dans le pilier jidoka, quelle association décrit correctement le rôle du Poka Yoke et celui de l’Andon ?

Le Poka Yoke mesure la demande et l’Andon répartit la charge entre les postes
Le Poka Yoke lance les réapprovisionnements et l’Andon réduit les changements de série
Le Poka Yoke prévient les erreurs et l’Andon signale l’arrêt au premier défaut
Le Poka Yoke lisse les volumes et l’Andon définit le rythme imposé par le client

Le Poka Yoke prévient les erreurs et l’Andon signale l’arrêt au premier défaut

Explication

Le Poka Yoke prévient ou élimine les causes d’erreur, tandis que l’Andon signale l’arrêt au premier défaut. Les autres associations attribuent à ces outils des fonctions relevant du juste-à-temps ou de la planification des flux.

7. Quelle correspondance entre les trois notions japonaises de déséquilibre est correcte ?

Muri désigne la surcharge, muda la non-valeur et mura la variabilité
Muri désigne la non-valeur, muda la variabilité et mura la surcharge
Muri désigne la variabilité, muda la surcharge et mura la non-valeur
Muri désigne la cadence, muda la qualité et mura la demande client

Muri désigne la surcharge, muda la non-valeur et mura la variabilité

Explication

Le muri correspond à la surcharge, le muda aux gaspillages sans valeur ajoutée et le mura à la variabilité ou à l’irrégularité. Les trois autres propositions permutent ces notions ou leur attribuent des concepts différents.

8. Quelle démarche traduit le mieux la culture Lean de l’amélioration continue ?

Centraliser les décisions, limiter les remontées et changer les processus rarement
Créer des standards, relever les écarts et améliorer régulièrement les processus
Supprimer les standards, attendre les incidents et modifier les objectifs ponctuellement
Augmenter les stocks, masquer les défauts et conserver les méthodes existantes

Créer des standards, relever les écarts et améliorer régulièrement les processus

Explication

L’amélioration continue s’appuie sur des standards, l’identification des défauts et des écarts, puis des améliorations régulières, notamment par le Kaizen. Attendre les incidents ou masquer les défauts empêche au contraire l’apprentissage et la progression des processus.

9. Quelle séquence respecte les cinq étapes de définition et de pilotage de la performance client ?

Mesurer d’abord, fixer les stocks, produire, communiquer puis identifier la valeur
Choisir les outils, automatiser, mesurer les volumes, supprimer les échanges puis corriger
Communiquer les résultats, définir les produits, mesurer, vendre puis réduire les coûts
Identifier la valeur, choisir les progrès prioritaires, mesurer, communiquer puis s’améliorer

Identifier la valeur, choisir les progrès prioritaires, mesurer, communiquer puis s’améliorer

Explication

La démarche commence par l’identification de la valeur avec le client, puis définit les priorités, mesure la performance, communique la cible attendue et poursuit l’amélioration. Commencer par mesurer ou par produire sans clarifier la valeur inverse cette logique.

10. Quelles caractéristiques doit présenter un indicateur clé de performance pour piloter un axe de progrès ?

Comparer des produits sans relier la mesure à une priorité de progrès
Présenter un résultat ponctuel sans préciser l’évolution attendue
Mesurer cet axe et être associé à une cible ainsi qu’à des jalons
Décrire une activité et rester indépendant de tout objectif chiffré

Mesurer cet axe et être associé à une cible ainsi qu’à des jalons

Explication

Un KPI mesure un axe de progrès et doit être relié à une cible et à des jalons afin de suivre l’avancement. Une mesure dépourvue d’objectif ou de repères temporels ne permet pas de piloter correctement l’amélioration.

11. Quelle description correspond à un processus selon l’ISO 9001 ?

Un ensemble de documents décrivant les responsabilités de chaque service
Une liste de contrôles vérifiant la conformité finale d’un produit
Un système d’activités transformant des entrées en sorties grâce à des ressources
Une succession de décisions définissant les objectifs annuels d’une entreprise

Un système d’activités transformant des entrées en sorties grâce à des ressources

Explication

Un processus mobilise des ressources pour transformer des éléments d’entrée en éléments de sortie, avec des activités décomposables en tâches et en actions. La description fondée sur des documents de responsabilité concerne plutôt l’organisation ou le système documentaire.

12. Quelle caractéristique distingue les processus d’une entreprise de son organisation hiérarchique ?

Ils décrivent les liens d’autorité entre les responsables et leurs équipes
Ils traversent les services, répondent au client et créent de la valeur
Ils répartissent les budgets entre les fonctions et contrôlent leurs résultats
Ils regroupent les salariés selon leur métier et leurs niveaux de responsabilité

Ils traversent les services, répondent au client et créent de la valeur

Explication

Les processus sont transversaux par rapport à l’organisation, orientés vers le client et créateurs de valeur ajoutée. Une structure hiérarchique décrit plutôt les responsabilités et les relations d’autorité entre fonctions.

13. Quel est l’objectif principal d’une Value Stream Mapping dans une chaîne de valeur ?

Calculer le coût salarial de chaque fonction intervenant dans la production
Mesurer la satisfaction des clients après la livraison du produit
Représenter le flux afin de repérer des améliorations jusqu’au client final
Définir les niveaux hiérarchiques nécessaires au pilotage des opérations

Représenter le flux afin de repérer des améliorations jusqu’au client final

Explication

La Value Stream Mapping représente la chaîne de valeur pour identifier les améliorations possibles jusqu’au client final. Elle ne se limite pas au calcul des coûts salariaux ou à la mesure de satisfaction après livraison.

14. Une tâche est classée comme étant à valeur intermédiaire lorsqu’elle est :

Utile au client parce qu’elle transforme la forme ou la fonction du produit
Responsable d’un défaut qui impose une reprise ou un remplacement du produit
Consommatrice de ressources et supprimable sans effet sur la production
Nécessaire au processus sans modifier la valeur du produit ou du service

Nécessaire au processus sans modifier la valeur du produit ou du service

Explication

Une tâche à valeur intermédiaire est nécessaire au processus, mais elle n’ajoute pas de valeur à la forme ou à la fonction du produit ou du service. Une tâche supprimable sans impact relève de la catégorie sans valeur ajoutée.

15. Comment la méthode SMED réduit-elle la durée d’un changement de série ?

En supprimant les contrôles effectués avant la remise en marche de la machine
En séparant les tâches réalisées pendant l’arrêt de celles préparées hors arrêt
En augmentant la taille des lots pour diminuer le nombre de réglages nécessaires
En affectant chaque changement de série à une équipe spécialisée différente

En séparant les tâches réalisées pendant l’arrêt de celles préparées hors arrêt

Explication

Le SMED distingue les tâches internes, réalisées pendant l’arrêt, des tâches externes, réalisées avant ou après cet arrêt. Augmenter la taille des lots ne constitue pas le principe central de cette méthode.

16. Quelle séquence décrit correctement la mise en œuvre de la méthode SMED ?

Mesurer, identifier les tâches externes, réduire les tâches, puis standardiser
Standardiser, arrêter la machine, augmenter les lots, puis mesurer la durée
Réduire les tâches internes, supprimer les tâches externes, puis lancer la production
Identifier les défauts, former les opérateurs, réduire les stocks, puis régler

Mesurer, identifier les tâches externes, réduire les tâches, puis standardiser

Explication

La démarche SMED commence par la mesure de la durée totale, puis identifie les tâches externes, réduit les tâches internes et externes, et standardise la procédure. La suppression des tâches externes est incorrecte, car elles doivent être réalisées hors arrêt plutôt qu’éliminées.

17. Que se passe-t-il lorsque les postes d’un flux continu ont des temps de travail différents ?

Les encours diminuent et les lots peuvent être réduits sans autre adaptation
Le flux devient plus régulier parce que chaque poste absorbe les écarts de cadence
Le délai de traversée reste stable grâce à l’équilibrage automatique des postes
Des encours se forment et le délai de traversée augmente entre les postes

Des encours se forment et le délai de traversée augmente entre les postes

Explication

Des temps de travail différents entre les postes provoquent l’accumulation d’encours et allongent le délai de traversée. Les temps identiques favorisent au contraire un flux plus continu et des tailles de lot plus faibles.

18. Une ligne fonctionne 420 minutes par jour et doit livrer 140 produits. Quel est son takt time ?

60 minutes par produit60\ \text{minutes par produit}
3 minutes par produit3\ \text{minutes par produit}
560 minutes par produit560\ \text{minutes par produit}
280 minutes par produit280\ \text{minutes par produit}

$$3\ \text{minutes par produit}$$

Explication

Le takt time se calcule par temps d’ouverture/nombre de produits vendus\text{temps d’ouverture} / \text{nombre de produits vendus}, soit 420/140=3 minutes par produit420 / 140 = 3\ \text{minutes par produit}. Le temps de cycle correspond au rythme propre d’un poste et ne se substitue pas à cette cadence déterminée par la demande client.

19. Quel est l’objectif principal de l’Heijunka en matière d’ordonnancement ?

Augmenter la taille des lots fabriqués à chaque lancement
Lisser la production afin d’apporter de la stabilité
Accélérer le déplacement des produits entre les postes
Réduire la durée des changements de série

Lisser la production afin d’apporter de la stabilité

Explication

L’Heijunka répartit la production dans le temps pour rendre le fonctionnement plus stable. La réduction de la durée des changements de série relève du SMED, et non de l’Heijunka.

20. Comment une Heijunka Box organise-t-elle la représentation du programme de production ?

Une colonne par journée et une ligne par heure ou tranche de temps
Une colonne par poste et une ligne pour chaque opérateur affecté
Une ligne par lot et une colonne indiquant la durée du changement
Une ligne par journée et une colonne pour chaque référence fabriquée

Une colonne par journée et une ligne par heure ou tranche de temps

Explication

L’Heijunka Box associe chaque colonne à une journée de travail et chaque ligne à une heure ou à une autre tranche de temps. Les autres organisations proposées ne correspondent pas à sa structure décrite.

21. Dans quel but l’Heijunka est-elle utilisée comme technique d’ordonnancement ?

Pour lisser la production et apporter davantage de stabilité
Pour réduire le temps nécessaire à un changement de série
Pour remplacer les conteneurs par des lots de grande taille
Pour déclencher la fabrication à partir d’une demande aval

Pour lisser la production et apporter davantage de stabilité

Explication

L’Heijunka vise à lisser la production afin d’obtenir un fonctionnement plus stable. Le déclenchement par la demande aval appartient au flux tiré, tandis que la réduction des changements de série relève du SMED.

22. Dans une Heijunka Box, que représente une ligne ?

Un poste chargé de produire la commande
Une journée complète de travail
Une heure ou une autre tranche de temps
Une référence de pièce à fabriquer

Une heure ou une autre tranche de temps

Explication

Chaque ligne de l’Heijunka Box correspond à une heure ou à une autre tranche de temps. La journée de travail est représentée par une colonne, et non par une ligne.

23. Dans un système en flux tirés, qu’est-ce qui déclenche l’activité d’un poste de travail ?

L’arrivée d’un nouveau lot de produits
Un ordre de fabrication planifié
La demande du poste aval
La disponibilité d’une capacité machine

La demande du poste aval

Explication

En flux tirés, le poste aval déclenche l’activité du poste amont par sa demande. Un ordre de fabrication ou l’arrivée de produits correspond plutôt à une logique de lancement indépendante de la consommation aval.

24. Que matérialise un kanban dans un système de production en flux tirés ?

La demande aval, la référence et la quantité à fournir
La liste des opérateurs, leurs horaires et leurs compétences
Le niveau de qualité, le taux de rebut et la cadence prévue
La durée de production, le coût et la capacité du poste

La demande aval, la référence et la quantité à fournir

Explication

Le kanban est une carte qui matérialise la demande du poste aval et précise la référence ainsi que la quantité de pièces à fournir. Les autres informations peuvent être utiles au pilotage, mais ne définissent pas le contenu essentiel du kanban décrit ici.

25. Quelle séquence décrit correctement le fonctionnement d’une boucle Kanban ?

Le poste aval fabrique les pièces, puis l’amont collecte le conteneur consommé
Le poste amont produit un conteneur, puis l’aval crée un kanban après réception
Le poste aval entame un conteneur, renvoie le kanban, puis l’amont produit et expédie
Le poste amont reçoit un ordre, produit en avance, puis l’aval stocke les pièces

Le poste aval entame un conteneur, renvoie le kanban, puis l’amont produit et expédie

Explication

La boucle commence lorsque le poste aval entame un conteneur et renvoie le kanban au poste amont, qui produit puis expédie les pièces demandées. Les autres séquences inversent le déclenchement par la consommation ou décrivent une logique de production poussée.

26. Une boucle Kanban présente un délai de production et de transfert de 2 heures, un besoin de 40 pièces par heure et des conteneurs de 30 pièces. Combien de kanbans faut-il prévoir après arrondi ?

4 kanbans
6 kanbans
3 kanbans
2 kanbans

3 kanbans

Explication

La formule donne n=2×4030=2,66n=\frac{2\times40}{30}=2{,}66, ce qui conduit à prévoir 3 kanbans après arrondi. Deux kanbans ne couvriraient pas le résultat calculé, tandis que les valeurs supérieures ne correspondent pas à l’arrondi demandé.

27. Quel est le rôle principal d’un dispositif Andon dans un processus de production ?

Maintenir durablement l’ordre et la propreté d’un poste de travail
Signaler un défaut afin de permettre sa correction et d’éviter sa réapparition
Empêcher mécaniquement une erreur d’assemblage avant qu’elle ne survienne
Définir une méthode commune pour réaliser une opération de fabrication

Signaler un défaut afin de permettre sa correction et d’éviter sa réapparition

Explication

L’Andon alerte l’opérateur lorsqu’un défaut, une panne ou un défaut produit est détecté, afin de faciliter sa correction. Le détrompage mécanique relève du Poka Yoke, qui agit avant la commission de l’erreur.

28. Une pièce ne peut être branchée dans le mauvais sens grâce à un dispositif mécanique : de quel type de dispositif s’agit-il ?

D’un indicateur de Pareto qui classe les défauts observés
D’un standard évolutif qui décrit la méthode de travail
D’un Andon qui signale l’erreur après sa détection
D’un Poka Yoke qui empêche l’erreur de branchement

D’un Poka Yoke qui empêche l’erreur de branchement

Explication

Un Poka Yoke est un détrompeur conçu pour empêcher une erreur d’assemblage, de montage ou de branchement. Un Andon intervient comme système de signalement d’un problème, et non comme barrière mécanique préalable.

29. Quelle pratique correspond à une standardisation correctement conçue dans un atelier ?

Rédiger une consigne, éviter les modifications et contrôler uniquement le résultat final
Définir le résultat, formaliser la méthode, rendre le standard visible et l’améliorer
Observer le résultat, supprimer les méthodes et confier chaque opération à l’opérateur
Définir une méthode fixe, dissimuler les consignes et conserver le résultat initial

Définir le résultat, formaliser la méthode, rendre le standard visible et l’améliorer

Explication

La standardisation associe le résultat attendu, la méthode, la matérialisation du standard et son évolution par les améliorations. Un standard évolutif n’est donc pas une méthode figée qui resterait inchangée.

30. Dans quel ordre les actions de la méthode 5S sont-elles généralement menées ?

Trier, ranger, nettoyer, standardiser, puis pérenniser les pratiques
Ranger, trier, standardiser, nettoyer, puis pérenniser les pratiques
Nettoyer, pérenniser, trier, ranger, puis standardiser les pratiques
Standardiser, nettoyer, ranger, pérenniser, puis trier les pratiques

Trier, ranger, nettoyer, standardiser, puis pérenniser les pratiques

Explication

La méthode 5S suit les étapes trier, ranger, nettoyer, standardiser et pérenniser pour créer un poste durablement organisé. Standardiser rend les règles claires, tandis que pérenniser vise leur maintien dans le temps.

31. Après avoir corrigé un problème récurrent, quelle démarche relève de l’amélioration continue ?

Vérifier le fonctionnement standard, suivre les indicateurs, améliorer puis pérenniser
Réparer l’équipement, arrêter la surveillance et conserver la méthode initiale
Contrôler le produit final, remplacer la consigne et reporter la prévention
Modifier le poste, supprimer les indicateurs et laisser chaque équipe décider

Vérifier le fonctionnement standard, suivre les indicateurs, améliorer puis pérenniser

Explication

L’amélioration continue combine la garantie du standard, la surveillance des indicateurs et des machines, la correction des problèmes, l’amélioration du standard et la pérennisation. Se limiter à une réparation sans suivi ni évolution ne traite pas durablement le fonctionnement.

32. Quel est l’objectif de la méthode des 5 pourquoi lors de l’analyse d’un problème ?

Remonter progressivement jusqu’aux causes racines du problème
Remplacer rapidement la pièce qui semble responsable de la panne
Classer les défauts selon leur fréquence et leur importance relative
Décrire les circonstances du problème à l’aide de sept questions

Remonter progressivement jusqu’aux causes racines du problème

Explication

La méthode des 5 pourquoi consiste à questionner systématiquement un problème pour atteindre ses causes racines. Le remplacement d’une pièce peut corriger une cause immédiate sans expliquer l’origine profonde de la défaillance.

33. Selon le principe de Pareto, quels problèmes faut-il traiter en priorité ?

Les causes les plus faciles à corriger, même si leur effet reste limité
Les défauts les plus récents, indépendamment de leur contribution totale
Les « trivial many », qui regroupent de nombreux éléments mineurs
Les « vital few », qui regroupent quelques éléments essentiels

Les « vital few », qui regroupent quelques éléments essentiels

Explication

Le diagramme de Pareto invite à concentrer les efforts sur les « vital few », c’est-à-dire les rares éléments qui expliquent une part importante des effets. Les « trivial many » sont nombreux mais représentent chacun une contribution plus limitée.

34. Dans l’exemple étudié, quelle part des pannes est représentée par les défauts capteur, les problèmes d’alimentation et les blocages machine réunis ?

50 % des pannes
95 % des pannes
67 % des pannes
83 % des pannes

83 % des pannes

Explication

Ces trois catégories de pannes représentent ensemble 83 % des pannes dans l’exemple. Cette concentration permet de cibler en priorité les familles de défauts qui contribuent le plus au problème global.

35. Quel outil représente graphiquement les causes qui aboutissent à un problème ou à un effet observé ?

Le diagramme cause-effet, aussi appelé diagramme d’Ishikawa
Le tableau de suivi des indicateurs de performance
La matrice de priorisation des actions correctives
La roue de Deming décrivant les étapes d’amélioration

Le diagramme cause-effet, aussi appelé diagramme d’Ishikawa

Explication

Le diagramme cause-effet met en relation les causes avec l’effet qui correspond au problème résultant. La matrice de priorisation sert plutôt à classer les actions à retenir.

36. Dans la méthode 5M, quelle catégorie correspond à l’environnement dans lequel le processus se déroule ?

Les Méthodes
Le Milieu
Les Machines ou le matériel
La Main-d’œuvre

Le Milieu

Explication

Le Milieu regroupe les facteurs liés à l’environnement du processus. La Main-d’œuvre concerne les interventions humaines, tandis que les autres catégories portent sur les pratiques ou les équipements.

37. Quelle affirmation décrit correctement la méthode A3 ?

Elle désigne un support papier dont le format suffit à résoudre un problème
Elle vérifie l’efficacité d’actions avant de modifier les standards de travail
Elle applique les étapes Définir, Mesurer, Analyser, Améliorer et Contrôler
Elle combine les outils 8D, 5M et QQOQCCP dans une démarche structurée

Elle combine les outils 8D, 5M et QQOQCCP dans une démarche structurée

Explication

La méthode A3 utilise conjointement les outils 8D, 5M et QQOQCCP, avec une présentation possible sur papier ou en numérique. Le format A3 désigne le support, mais ne définit pas à lui seul la méthode.

38. Dans la roue de Deming, quelle étape consiste à vérifier ou à étudier l’efficacité de la solution mise en œuvre ?

Act ou ajuster
Plan ou préparer
Check ou Study
Do ou réaliser

Check ou Study

Explication

L’étape Check, appelée Study dans la variante PDSA, évalue les résultats obtenus après la mise en œuvre. L’étape Do réalise la solution, tandis qu’Act sert à ajuster ou à agir selon les résultats.

39. Dans la méthode DMAIC, quelle étape intervient après l’analyse des causes racines ?

Mesurer l’état actuel du processus étudié
Améliorer en générant et en mettant en œuvre des solutions
Définir le problème et les objectifs recherchés
Contrôler la pérennité et standardiser les nouvelles pratiques

Améliorer en générant et en mettant en œuvre des solutions

Explication

Après l’analyse des causes racines, DMAIC prévoit l’amélioration par la génération et l’implémentation de solutions. Le contrôle et la standardisation viennent ensuite pour maintenir les résultats.

40. Quelle activité appartient à la phase finale de la méthode 8D ?

Mesurer l’efficacité des actions avant de définir les causes profondes
Décrire le problème avant de rechercher ses causes profondes
Féliciter le groupe de travail après la standardisation des améliorations
Appliquer une correction immédiate pour contenir l’écart constaté

Féliciter le groupe de travail après la standardisation des améliorations

Explication

La méthode 8D se termine notamment par la standardisation des améliorations et la félicitation du groupe de travail. La description du problème, la correction immédiate et l’analyse des causes interviennent plus tôt dans la démarche.

41. Pourquoi un plan d’action hiérarchise-t-il les actions issues de la résolution de problèmes ?

Parce que les ressources limitées imposent de sélectionner les actions à traiter
Parce que chaque action envisagée doit être réalisée avant toute analyse complémentaire
Parce que la hiérarchisation remplace la vérification des résultats obtenus
Parce que la résolution de problèmes ne permet pas d’identifier les actions possibles

Parce que les ressources limitées imposent de sélectionner les actions à traiter

Explication

Le plan d’action classe les actions possibles afin de retenir celles qui sont compatibles avec les ressources disponibles. La résolution de problèmes identifie les actions envisageables, mais ne garantit pas qu’elles pourront toutes être réalisées.

42. Dans le cycle du plan d’action, à quel moment les standards sont-ils modifiés ?

Avant la résolution du problème afin de définir la situation initiale
Après la réalisation et la vérification des actions
Dès la détection d’un problème ou d’une possibilité d’amélioration
Au moment du choix des actions à traiter selon les ressources disponibles

Après la réalisation et la vérification des actions

Explication

Le cycle prévoit la modification des standards après la réalisation et la vérification des actions. La détection d’un écart déclenche la démarche, mais elle ne constitue pas l’étape de mise à jour des standards.

43. Quel élément doit figurer dans la description d’une action d’un plan d’action ?

La répartition détaillée des tâches de tous les services
Le livrable attendu ainsi que le gain espéré
La liste complète des problèmes historiques de l’entreprise
La préférence personnelle du responsable chargé de l’action

Le livrable attendu ainsi que le gain espéré

Explication

La description d’une action précise notamment le livrable et le gain espéré, en plus de son origine, de son objectif, des indicateurs concernés et du délai. Une préférence personnelle ne caractérise pas suffisamment l’action à piloter.

44. Quelle condition justifie qu’une action soit retenue dans un plan d’action ?

Elle doit provenir d’une démarche d’amélioration continue formalisée
Elle doit avoir un impact sur les indicateurs de performance
Elle doit nécessiter un investissement supérieur aux autres actions
Elle doit modifier les standards avant que son efficacité soit vérifiée

Elle doit avoir un impact sur les indicateurs de performance

Explication

Une action retenue doit influencer les indicateurs de performance, car cet impact apporte la preuve de son intérêt pour l’entreprise. Une démarche formalisée peut aider à identifier une action, mais elle ne suffit pas à démontrer sa valeur.

45. Sur quels critères la matrice gain/effort hiérarchise-t-elle des actions comparables ?

Le gain attendu et l’effort nécessaire
Le nombre d’acteurs et le risque juridique
La popularité de l’action et sa visibilité
Le coût financier et le délai d’exécution

Le gain attendu et l’effort nécessaire

Explication

La matrice compare les actions selon le gain qu’elles devraient produire et l’effort requis pour les réaliser. Le coût, le délai ou la visibilité peuvent intervenir dans d’autres analyses, mais ne constituent pas les deux critères définis ici.

46. Comment positionner des actions non comparables dans une matrice gain/effort ?

Évaluer chaque action avec une échelle indépendante sans point de comparaison
Classer les actions par ordre alphabétique avant de les répartir dans la matrice
Commencer par l’action demandant le plus d’effort, puis ajouter les suivantes
Placer une action de référence au centre, puis situer les autres par comparaison

Placer une action de référence au centre, puis situer les autres par comparaison

Explication

Lorsque les actions ne sont pas directement comparables, une action est d’abord placée au milieu de la matrice, puis les autres sont positionnées relativement à elle selon leur gain et leur effort. Une évaluation sans référence commune ne respecte pas cette démarche comparative.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 58 flashcards sur Lean Manufacturing et gestion de production.

Qu'est-ce que le Toyota Production System ?

Une approche de production développée par Toyota après la Seconde Guerre mondiale.

Quels sont les trois objectifs du Toyota Production System ?

Éliminer les gaspillages muri, muda et mura, satisfaire le client, stabiliser la qualité de vie et la sécurité des ouvriers.

Que signifie le jidoka dans le Toyota Production System ?

Séparer l’homme et la machine grâce à l’autonomation.

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