Fiche de révision : Les Fondements du Chômage et de l'Emploi

📋 Plan du Cours

  1. Définition et mesure du chômage
  2. Taux de chômage, activité et emploi
  3. Approches classiques et keynésiennes du chômage
  4. Chômage structurel : appariements et information
  5. Salaire d’efficience et lutte contre l’aléa moral
  6. Institutions et chômage structurel
  7. Chômage conjoncturel et demande effective
  8. Politiques keynésiennes de relance de la demande
  9. Allégement du coût du travail et emploi
  10. Formation et flexibilisation du marché du travail

📖 1. Définition et mesure du chômage

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chômage : Le chômage désigne une situation où une personne n’a pas d’emploi, est disponible pour travailler rapidement et recherche activement un emploi.
  • Chômeur (définition statistique) : Le chômeur est défini par une combinaison de critères de non-emploi, de disponibilité et de recherche active sur des périodes précises.
  • INSEE : L’INSEE mesure le chômage via des enquêtes d’emploi fondées sur les réponses des individus concernant la semaine précédente.
  • France Travail : France Travail mesure le chômage en comptant les personnes inscrites, ce qui ne couvre pas forcément tous les chômeurs.

📝 Points essentiels

  • Le chômage correspond à l’absence d’emploi sur une semaine donnée, avec disponibilité pour prendre un emploi dans les 2 semaines suivantes et recherche active sur les 4 dernières semaines.
  • L’INSEE mesure le chômage par enquêtes d’emploi en posant des questions sur la semaine précédente de l’individu.
  • France Travail mesure le chômage en comptant le nombre d’inscrits, mais tout le monde n’est pas inscrit.
  • Le taux de chômage est calculé comme le nombre de chômeurs divisé par la population active.
  • Le taux de chômage annoncé est de 7,9% en 2025.
  • Les deux mesures peuvent diverger car elles ne reposent pas sur la même base (enquête vs inscription).

💡 Astuce mémo

Critères en 3 temps : semaine sans emploi + 2 semaines pour être dispo + 4 semaines pour chercher.

📖 2. Taux de chômage, activité et emploi

🔑 Notions clés & Définitions

  • Taux de chômage : Le taux de chômage mesure la part des chômeurs dans la population active.
  • Taux d’activité : Le taux d’activité mesure la part des personnes actives dans la population en âge de travailler.
  • Taux d’emploi : Le taux d’emploi mesure la part des personnes en emploi dans la population en âge de travailler.
  • Population active : La population active regroupe les personnes qui travaillent (occupés) et celles qui sont au chômage.

📝 Points essentiels

  • Le taux de chômage = nombre de chômeurs / population active.
  • Le taux d’activité = nombre d’actifs / population en âge de travailler.
  • Le taux d’emploi = nombre de personnes en emploi / population en âge de travailler.
  • En 2018, la population en âge de travailler est de 40 924 000.
  • En 2018, les inactifs sont de 11 486 et les actifs de 29 438 000 dont 26 745 000 occupés.
  • Le chômage autour de la fin des Trente Glorieuses est présenté comme proche de 3%, et entre 3 et 4% correspond à une situation de plein emploi.

💡 Astuce mémo

Formules à retenir : Chômage = chômeurs/actifs ; Activité = actifs/âge ; Emploi = emploi/âge.

📖 3. Approches classiques et keynésiennes du chômage

🔑 Notions clés & Définitions

  • Approche classique du chômage : L’approche classique explique le chômage par le fonctionnement d’un marché du travail avec offre et demande, où le salaire influence la décision de travailler.
  • Chômage volontaire : Le chômage volontaire correspond à une situation où des personnes choisissent de ne pas travailler au salaire proposé.
  • Approche keynésienne du chômage : L’approche keynésienne relie le chômage à l’insuffisance de la demande effective anticipée par les entreprises.
  • Demande effective : La demande effective est le niveau de demande anticipé par les entreprises qui conditionne production et embauches.

📝 Points essentiels

  • Dans l’approche classique, il existe un marché du travail avec des courbes d’offre et de demande de travail.
  • La demande de travail correspond aux entreprises et l’offre de travail aux salariés, le prix étant le salaire.
  • Dans l’approche classique, chaque travailleur arbitre entre temps de travail et loisir, ce qui conduit à un chômage volontaire.
  • Le salaire est présenté comme le facteur qui incite à aller travailler plutôt que rester sans emploi.
  • Dans l’approche keynésienne, il n’y a pas de marché du travail au sens classique car les entreprises anticipent la demande.
  • Pour Keynes, si la consommation est insuffisante, la production baisse et les embauches aussi, ce qui rend le chômage non volontaire.

💡 Astuce mémo

Classique : salaire → arbitrage → chômage volontaire ; Keynes : demande anticipée → production → embauches → chômage.

📖 4. Chômage structurel : appariements et information

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chômage structurel : Le chômage structurel est un chômage de longue période lié à des déséquilibres persistants dans la structure du marché du travail.
  • Problème d’appariement : Le problème d’appariement désigne les difficultés de rencontre entre l’offre et la demande d’emploi.
  • Asymétries d’information : Les asymétries d’information apparaissent quand les parties d’un contrat n’ont pas les mêmes informations.
  • Sélection adverse : La sélection adverse correspond à un problème avant la signature du contrat où l’information est cachée ou biaisée.
  • Aléa moral : L’aléa moral correspond à un problème après la signature du contrat, quand le comportement du salarié change car il est difficile de contrôler.

📝 Points essentiels

  • Le chômage structurel est un chômage de longue durée causé par des déséquilibres persistants sur le marché du travail.
  • Si du chômage persiste, c’est présenté comme un signe que le marché fonctionne mal, notamment via une mauvaise rencontre entre offre et demande.
  • Le problème d’appariement renvoie à des difficultés de rencontre entre offre et demande sur le marché du travail.
  • Inadéquation spatiale : un individu ne peut pas se déplacer partout pour un emploi (exemple Marseille vs Rochelle).
  • Inadéquation de qualification : les compétences d’un individu ne correspondent pas toujours aux exigences d’un poste.
  • La friction sur le marché du travail vient du temps et du coût de recrutement/prospection, ce qui empêche un marché parfait.

💡 Astuce mémo

Structurel = “ça coince” : appariements (lieu/compétences) + frictions + info inégale.

📖 5. Salaire d’efficience et lutte contre l’aléa moral

🔑 Notions clés & Définitions

  • Salaire d’efficience : Le salaire d’efficience est un salaire volontairement plus élevé que le salaire du marché pour inciter à un bon comportement au travail.
  • Lutte contre l’aléa moral : La lutte contre l’aléa moral regroupe les mécanismes qui réduisent les comportements opportunistes après l’embauche.
  • Tire au flanc : Le modèle du “tire au flanc” décrit un salarié qui, une fois embauché, adopte un comportement qui n’avantage pas l’entreprise.
  • Salaire d’équilibre : Le salaire d’équilibre est le niveau de salaire du marché qui ne garantit pas, à lui seul, une incitation forte à conserver l’emploi.

📝 Points essentiels

  • L’aléa moral apparaît après signature du contrat, car le salarié peut adopter des comportements qui ne profitent pas à l’entreprise.
  • Le licenciement est présenté comme difficile, ce qui renforce l’incitation à “tire au flanc”.
  • Pour lutter contre l’aléa moral, on propose un salaire d’efficience supérieur au salaire du marché.
  • Avec un salaire d’efficience, les salariés veulent conserver leur emploi car le coût de la perte d’emploi devient trop élevé.
  • Si le salaire d’efficience est trop élevé (au-delà du salaire d’équilibre), certains individus (souvent peu qualifiés) peuvent être exclus du recrutement.
  • Le mécanisme vise donc à créer une incitation à un bon comportement tout en évitant un excès de salaire qui réduit l’accès à l’emploi.

💡 Astuce mémo

Efficience = salaire “au-dessus” pour rendre la perte d’emploi trop chère.

📖 6. Institutions et chômage structurel

🔑 Notions clés & Définitions

  • Institutions : Les institutions sont des règles formelles ou des normes informelles qui encadrent les relations sociales et économiques.
  • Règle de protection d’emploi : La règle de protection d’emploi encadre et rend coûteux les licenciements, ce qui modifie les entrées et sorties sur le marché du travail.
  • Salaire minimum : Le salaire minimum fixe un plancher légal de rémunération qui peut influencer l’emploi via l’écart avec le salaire d’équilibre.
  • SMIC : Le SMIC est le salaire minimum en France, présenté ici comme 12€/h, soit environ 1400€ par mois.

📝 Points essentiels

  • Les institutions peuvent être formelles (lois, règles) ou informelles (normes de comportement).
  • Avec une protection d’emploi, le licenciement est encadré et coûteux pour les entreprises (préavis et/ou indemnités).
  • Cette protection crée de la rigidité : les entrées et sorties sur le marché du travail sont limitées, ce qui désincite à embaucher.
  • Un effet positif est aussi mentionné : garder des salariés plus longtemps facilite l’accès à la formation et améliore le capital humain.
  • Le salaire minimum (SMIC) est présenté comme une source de rigidité si le SMIC dépasse le salaire d’équilibre.
  • Le SMIC peut aussi avoir des effets positifs : meilleure implication et nouvelles formes d’organisation pour soutenir la productivité.

💡 Astuce mémo

Institutions = règles qui changent les flux (embauches/licenciements) et donc l’appariement.

📖 7. Chômage conjoncturel et demande effective

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chômage conjoncturel : Le chômage conjoncturel est un chômage de court terme lié au ralentissement de l’activité économique.
  • Conjoncture : La conjoncture correspond au niveau de l’activité économique à court terme, mesuré notamment par le chômage et l’inflation.
  • Demande effective (Keynes) : La demande effective est le niveau de demande anticipée par les entreprises qui détermine production et embauches.
  • Demande globale : La demande globale regroupe la demande de tous les agents économiques : ménages, entreprises et administrations.

📝 Points essentiels

  • Le chômage conjoncturel est un chômage de court terme lié au ralentissement de l’activité économique.
  • Il devient particulièrement important lors des crises économiques.
  • La conjoncture est décrite comme le niveau d’activité économique à court terme, mesuré par le chômage et l’inflation.
  • Pour Keynes, il n’y a pas de marché du travail qui “s’ajuste” : le chômage vient d’une insuffisance de demande effective.
  • Si les entreprises anticipent une consommation plus faible, elles produisent moins et embauchent moins, voire licencient.
  • Les personnes non embauchées consomment moins, ce qui entretient un cercle vicieux d’anticipations des entreprises.

💡 Astuce mémo

Conjoncturel = “cycle” : demande anticipée ↓ → production ↓ → embauches ↓ → consommation ↓.

📖 8. Politiques keynésiennes de relance de la demande

🔑 Notions clés & Définitions

  • Politique macroéconomique de relance : Une politique de relance vise à soutenir la demande globale pour relancer production et emploi.
  • Politique budgétaire de relance : La politique budgétaire de relance combine plus de dépenses publiques et moins de prélèvements obligatoires.
  • Politique monétaire de la BCE : La politique monétaire de la BCE vise à maîtriser l’inflation autour de 2% et soutient ainsi la demande globale.
  • Demande globale : La demande globale est la somme des demandes des ménages, des entreprises et des administrations.

📝 Points essentiels

  • Le chômage est présenté comme fortement lié à l’activité économique, donc il varie selon les pays.
  • Le chômage n’est jamais égal à 0% même avec une relance.
  • Une politique macroéconomique de soutien consiste à soutenir la demande car demande et offre sont liées.
  • L’État cherche à rassurer et soutient via des politiques budgétaires de relance : dépenses publiques ↑ et prélèvements obligatoires ↓.
  • La BCE mène une politique monétaire unique pour la zone euro visant une inflation autour de 2%.
  • La relance est décrite comme temporaire : elle dure le temps de gérer la crise puis s’arrête.

💡 Astuce mémo

Relance keynésienne = demande ↑ (budget + monnaie) pour relancer production et emploi.

📖 9. Allégement du coût du travail et emploi

🔑 Notions clés & Définitions

  • Coût du travail : Le coût du travail regroupe l’ensemble des dépenses liées au facteur travail, notamment salaires bruts et cotisations sociales patronales.
  • Cotisations sociales patronales : Les cotisations sociales patronales sont des charges payées par l’employeur qui augmentent le coût total du travail.
  • Exonération de cotisations : L’exonération correspond à une baisse des cotisations patronales pour réduire le coût du travail sans baisser le salaire net.
  • Facteur travail : Le facteur travail désigne l’emploi de la main-d’œuvre, dont le coût influence directement l’embauche.

📝 Points essentiels

  • Le coût du travail correspond à toutes les dépenses liées au travail : salaires bruts + cotisations sociales patronales.
  • Quand le coût du travail est élevé, les employeurs sont moins incités à embaucher.
  • Pour baisser le coût du travail, on baisse les cotisations sociales patronales via des exonérations.
  • Le salaire net n’est pas baissé dans le mécanisme décrit.
  • L’effet est présenté comme surtout efficace pour les bas salaires.
  • Des inconvénients sont mentionnés : manque à gagner et risque de faible progression pour les salariés car le SMIC limite l’espace de baisse des cotisations.

💡 Astuce mémo

Coût du travail ↓ via cotisations ↓, salaire net inchangé ; surtout utile en bas salaires.

📖 10. Formation et flexibilisation du marché du travail

🔑 Notions clés & Définitions

  • Formation initiale : La formation initiale correspond au parcours scolaire jusqu’au bac, incluant le socle commun.
  • Formation continue et professionnelle : La formation continue et professionnelle regroupe les formations acquises après le parcours initial, souvent avec aides de l’État.
  • Capital humain : Le capital humain désigne les compétences accumulées par les individus, qui améliorent leur employabilité.
  • Flexibilité qualitative : La flexibilité qualitative consiste à développer la polyvalence des salariés pour s’adapter à la demande de l’entreprise.
  • Flexibilité quantitative : La flexibilité quantitative vise à ajuster le volume de travail et/ou le nombre de salariés selon la demande.

📝 Points essentiels

  • La formation initiale correspond au parcours scolaire jusqu’au bac, avec le socle commun.
  • La formation continue et professionnelle regroupe les formations acquises pendant la vie active, nécessaires pour suivre le progrès technique.
  • Plus les individus sont formés, moins les problèmes d’appariement sont susceptibles de se produire.
  • Une meilleure formation augmente l’employabilité car davantage de postes peuvent correspondre au profil.
  • La massification scolaire est associée à une hausse de la demande de formation continue, bénéficiant davantage à ceux qui ont déjà une forte formation initiale.
  • La flexibilisation du marché du travail vise à rendre le travail moins rigide : flexibilité qualitative (polyvalence) et quantitative (heures annualisées, intérim/CDD, sous-traitance).

💡 Astuce mémo

Formation = employabilité ↑ ; Flexibilité = adaptation (qualitative polyvalence, quantitative heures/ effectifs).

📊 Tableaux de synthèse

Classique vs keynésien du chômage

ApprocheMécanisme centralType de chômage
ClassiqueMarché du travail avec offre/demande et salaireChômage volontaire (arbitrage travail-loisir)
KeynésienneDemande effective anticipée par les entreprisesChômage non volontaire (insuffisance de consommation)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre les mesures : INSEE (enquête sur la semaine précédente) et France Travail (inscrits) ne donnent pas forcément le même chômage.
  2. Mélanger taux d’activité et taux d’emploi : l’un rapporte aux actifs, l’autre aux personnes en âge de travailler.
  3. Croire que Keynes explique le chômage par un “mauvais ajustement” du marché du travail : ici la cause est l’insuffisance de demande effective.
  4. Confondre sélection adverse et aléa moral : la première se situe avant le contrat, le second après.
  5. Penser que le salaire d’efficience doit toujours être très élevé : le cours précise qu’au-delà du salaire d’équilibre il peut exclure des individus.
  6. Oublier que la relance keynésienne est décrite comme temporaire : elle s’arrête après la gestion de la crise.

✅ Checklist Examen

  1. Savoir définir le chômage avec les 3 critères temporels (semaine sans emploi, disponibilité sous 2 semaines, recherche sur 4 semaines).
  2. Savoir distinguer INSEE (enquête) et France Travail (inscrits) et expliquer pourquoi les mesures peuvent diverger.
  3. Savoir écrire et interpréter les 3 taux : chômage = chômeurs/actifs, activité = actifs/âge, emploi = emploi/âge.
  4. Connaître les idées clés de l’approche classique : marché du travail, salaire comme incitation, arbitrage travail-loisir et chômage volontaire.
  5. Connaître les idées clés de l’approche keynésienne : anticipation des entreprises, demande effective, consommation insuffisante et chômage non volontaire.
  6. Savoir définir le chômage structurel et citer au moins deux sources : appariements (spatial/qualification) et/ou frictions et/ou asymétries d’information.
  7. Savoir distinguer sélection adverse (avant contrat) et aléa moral (après contrat) et relier l’aléa moral au “tire au flanc”.
  8. Savoir expliquer le salaire d’efficience : salaire au-dessus du marché pour inciter à garder l’emploi, et le risque si trop élevé.
  9. Savoir décrire deux effets institutionnels sur le chômage structurel : protection d’emploi (rigidité + effet formation) et salaire minimum/SMIC (rigidité si au-dessus équilibre + effets positifs).
  10. Savoir définir le chômage conjoncturel et le relier à la demande effective et au cercle vicieux d’anticipations.
  11. Savoir présenter une politique keynésienne de relance : soutien de la demande via budget (dépenses ↑, prélèvements ↓) et monnaie (BCE inflation ~2%), avec caractère temporaire.
  12. Savoir définir le coût du travail et le mécanisme d’allégement : baisse des cotisations patronales (exonérations) surtout pour bas salaires, avec inconvénients (manque à gagner, progression limitée).
  13. Savoir relier formation et chômage structurel : formation initiale/continue, capital humain, réduction des problèmes d’appariement et employabilité.
  14. Savoir distinguer flexibilité qualitative (polyvalence) et quantitative (heures annualisées, ajustement des effectifs, sous-traitance).

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1. Dans ce modèle, quel est le rôle de l’aléa moral ?

2. Qu’appelle-t-on chômage structurel ?

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Chômage — définition ?

Personne sans emploi, disponible, cherche activement.

Chômeur statistique — critères ?

Non-emploi, disponibilité, recherche sur 4 semaines.

INSEE — mesure ?

Enquêtes d’emploi, basé sur réponses individuelles.

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