QCM : Les Trente Glorieuses et la France (69 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet de la science économique et sur quelles ressources s’appuie-t-elle pour l’étudier ?

Elle étudie les mécanismes économiques à l’aide de théories, de l’histoire et d’outils mathématiques ou statistiques.
Elle décrit les institutions politiques à l’aide de chroniques historiques et de règles juridiques.
Elle met en œuvre des mesures publiques en s’appuyant sur les décisions des gouvernants et les budgets de l’État.
Elle étudie les échanges commerciaux à partir des seuls prix observés et des décisions des entreprises.

Elle étudie les mécanismes économiques à l’aide de théories, de l’histoire et d’outils mathématiques ou statistiques.

Explication

La science économique étudie les mécanismes de l’économie en combinant théories, histoire et outils quantitatifs. L’action publique par des mesures correspond plutôt à la politique économique.

2. Pourquoi la science économique combine-t-elle ses approches logique, historique et quantitative ?

Parce qu’elles se complètent et doivent être confrontées, aucune ne suffisant à elle seule.
Parce que les statistiques valident les théories et rendent inutile l’étude des évolutions passées.
Parce que l’histoire fournit les explications, tandis que la logique et le calcul servent à les illustrer.
Parce que la logique suffit à expliquer les mécanismes, les autres approches servant surtout à les confirmer.

Parce qu’elles se complètent et doivent être confrontées, aucune ne suffisant à elle seule.

Explication

Les approches explicative, historique et mathématique ou statistique sont complémentaires et doivent être confrontées. Une analyse reposant sur les seules statistiques négligerait les autres démarches jugées nécessaires.

3. Quelle différence distingue la science économique de la politique économique ?

La science économique analyse les mécanismes, tandis que la politique économique met en œuvre des mesures publiques.
La science économique applique les décisions des dirigeants, tandis que la politique économique explique les mouvements passés.
La science économique fixe les objectifs de l’État, tandis que la politique économique construit les théories économiques.
La science économique décrit les budgets publics, tandis que la politique économique étudie les mécanismes par l’histoire.

La science économique analyse les mécanismes, tandis que la politique économique met en œuvre des mesures publiques.

Explication

La science économique est une réflexion fondée sur des théories, l’histoire et des outils, tandis que la politique économique consiste à agir par des mesures. Confondre les deux reviendrait à attribuer à l’analyse économique la mise en œuvre des décisions publiques.

4. Comment l’économie politique contribue-t-elle à la décision économique ?

Elle explique les mécanismes économiques et les mouvements passés afin d’éclairer les décisions.
Elle met directement en œuvre les mesures choisies par les gouvernants pour orienter l’économie.
Elle prévoit les décisions des entreprises en étudiant les seules données statistiques présentes.
Elle mesure la richesse nationale en recensant les métaux précieux détenus par l’État.

Elle explique les mécanismes économiques et les mouvements passés afin d’éclairer les décisions.

Explication

L’économie politique analyse et explique les mécanismes économiques, y compris les mouvements passés, afin d’aider à la décision. La mise en œuvre concrète de mesures relève de l’action de politique économique, non de cette fonction explicative.

5. Quelle caractéristique distingue le mercantilisme comme doctrine économique ?

Il constitue une méthode statistique qui mesure les échanges sans proposer de mesures aux gouvernants.
Il constitue une théorie unifiée, développée après 1750, qui vise surtout à expliquer les mécanismes économiques.
Il rassemble des écoles nationales qui cherchent principalement à décrire les lois naturelles de la richesse.
Il rassemble des écoles nationales, développées entre 1500 et 1750, qui cherchent à influencer les mesures des gouvernements.

Il rassemble des écoles nationales, développées entre 1500 et 1750, qui cherchent à influencer les mesures des gouvernements.

Explication

Le mercantilisme regroupe des écoles nationales apparues entre 1500 et 1750, dont les propositions cherchent à influencer les gouvernements. Une démarche visant avant tout à expliquer les mécanismes économiques ne correspond pas à cette orientation.

6. Quel lien les mercantilistes établissent-ils entre la richesse économique et le pouvoir politique ?

Le pouvoir du souverain s’accroît lorsque les échanges commerciaux cessent de faire circuler des métaux.
L’enrichissement de l’État accroît sa puissance politique et renforce le pouvoir du souverain.
L’enrichissement des producteurs réduit la puissance politique et limite le pouvoir du souverain.
La puissance politique dépend de la circulation des richesses entre des classes sociales distinctes.

L’enrichissement de l’État accroît sa puissance politique et renforce le pouvoir du souverain.

Explication

Pour les mercantilistes, l’enrichissement de l’État soutient sa puissance politique et renforce le souverain. L’idée que l’enrichissement affaiblirait le pouvoir politique inverse le lien qu’ils établissent.

7. Quelle association entre école mercantiliste et pays est correcte ?

Les bullionistes sont espagnols, les colbertistes français, les commercialistes anglais et les caméralistes allemands.
Les bullionistes sont allemands, les colbertistes espagnols, les commercialistes français et les caméralistes anglais.
Les bullionistes sont anglais, les colbertistes allemands, les commercialistes espagnols et les caméralistes français.
Les bullionistes sont français, les colbertistes anglais, les commercialistes allemands et les caméralistes espagnols.

Les bullionistes sont espagnols, les colbertistes français, les commercialistes anglais et les caméralistes allemands.

Explication

Les écoles citées associent les bullionistes à l’Espagne, les colbertistes à la France, les commercialistes à l’Angleterre et les caméralistes à l’Allemagne. L’association des bullionistes à la France, par exemple, attribuerait une école au mauvais pays.

8. Un État mercantiliste veut augmenter ses réserves de métaux précieux grâce au commerce extérieur ; quelle stratégie correspond à cet objectif ?

Rechercher un déficit commercial, car les importations apportent des métaux précieux et les exportations en font sortir.
Équilibrer les échanges, car les exportations et les importations augmentent pareillement les réserves nationales.
Rechercher un excédent commercial, car les exportations apportent des métaux précieux et les importations en font sortir.
Réduire les exportations et accroître les importations, afin de conserver davantage de métaux précieux dans le pays.

Rechercher un excédent commercial, car les exportations apportent des métaux précieux et les importations en font sortir.

Explication

Un excédent commercial est recherché parce que les exportations font entrer des métaux précieux, tandis que les importations en font sortir. Le déficit commercial produirait le mouvement inverse et ne servirait donc pas cet objectif.

9. Quel ouvrage associé à Quesnay paraît en 1758 et représente la circulation des richesses par analogie avec la circulation sanguine ?

La Richesse des nations, qui mesure la circulation des échanges internationaux.
Le Tableau économique, qui schématise la circulation des richesses.
L’Esprit des lois, qui représente la circulation des institutions juridiques.
Le Contrat social, qui décrit la circulation des décisions politiques.

Le Tableau économique, qui schématise la circulation des richesses.

Explication

Le Tableau économique attribué à Quesnay paraît en 1758 et représente la circulation des richesses en s’inspirant de la circulation sanguine. La Richesse des nations est un autre ouvrage et ne correspond pas à cette attribution.

10. Quelle différence oppose l’objectif des physiocrates à celui des mercantilistes ?

Les physiocrates privilégient les mesures commerciales de l’État, tandis que les mercantilistes analysent les causes naturelles de la richesse.
Les physiocrates étudient les lois naturelles et les causes de la richesse, tandis que les mercantilistes visent la puissance et la richesse du souverain.
Les physiocrates expliquent les mouvements économiques passés, tandis que les mercantilistes cherchent à répartir la société en classes.
Les physiocrates cherchent à enrichir le souverain, tandis que les mercantilistes étudient les lois naturelles de la richesse.

Les physiocrates étudient les lois naturelles et les causes de la richesse, tandis que les mercantilistes visent la puissance et la richesse du souverain.

Explication

Les physiocrates cherchent à comprendre les lois naturelles et les causes de la richesse, alors que les mercantilistes visent d’abord l’enrichissement et la puissance du souverain. Attribuer cet objectif d’enrichissement du souverain aux physiocrates inverse la distinction entre les doctrines.

11. Dans la doctrine physiocratique, pourquoi l’agriculture est-elle considérée comme la seule activité créatrice d’un surplus ?

Parce que l’artisanat produit un surplus en ajoutant de la valeur aux biens agricoles.
Parce que les propriétaires fonciers créent eux-mêmes un surplus par la perception des rentes.
Parce que la terre procure un revenu net, considéré comme un don gratuit de la nature.
Parce que le commerce transforme les échanges en revenu net sans mobiliser la production agricole.

Parce que la terre procure un revenu net, considéré comme un don gratuit de la nature.

Explication

Pour les physiocrates, la terre produit un revenu net, don gratuit de la nature, ce qui fait de l’agriculture la seule activité créatrice d’un surplus. Le commerce et les échanges ne sont pas considérés comme des activités qui créent ce surplus.

12. Une exploitation produit des richesses brutes et engage des dépenses pour réaliser sa production ; comment calcule-t-on sa production nette selon les physiocrates ?

En soustrayant la production brute aux dépenses engagées pendant la production.
En soustrayant les richesses consommées pendant la production à la production brute.
En ajoutant les richesses consommées pendant la production à la production brute.
En divisant la production brute par les dépenses engagées pendant la production.

En soustrayant les richesses consommées pendant la production à la production brute.

Explication

La production nette correspond à la production brute diminuée des richesses consommées au cours du processus, c’est-à-dire des dépenses engagées. Les ajouter à la production brute reviendrait à compter les dépenses comme un surplus.

13. Quel problème économique central l’école classique cherche-t-elle à expliquer dans le contexte de la première révolution industrielle ?

La répartition des colonies entre les puissances et la hausse des recettes fiscales
L’enrichissement des nations et le dynamisme de la société industrielle capitaliste naissante
La disparition des échanges marchands et le retour à une économie essentiellement agricole
La réduction de la population afin de maintenir les salaires au niveau de subsistance

L’enrichissement des nations et le dynamisme de la société industrielle capitaliste naissante

Explication

Les classiques s’intéressent à l’enrichissement des nations et à l’essor de la société industrielle capitaliste naissante. L’évolution démographique est au cœur de l’analyse de Malthus, mais ne définit pas ici la question centrale de l’école classique.

14. Sur quelle conception du monde les classiques fondent-ils l’idée de lois économiques ?

Un ordre politique où les lois économiques changent avec chaque gouvernement
Un ordre marchand où les prix dépendent des décisions des corporations
Un ordre historique où les lois économiques varient selon chaque période
Un ordre naturel où les lois économiques sont réputées certaines et constantes

Un ordre naturel où les lois économiques sont réputées certaines et constantes

Explication

Les classiques postulent un ordre naturel dans lequel les lois économiques sont considérées comme certaines et constantes. L’idée que les règles dépendent des gouvernements relève plutôt d’une conception institutionnelle, et non de cette hypothèse classique.

15. Que désigne la « main invisible » dans la pensée de Smith ?

La spécialisation des travailleurs qui accroît la production d’une fabrique
Le pouvoir de l’État qui répartit les ressources selon les besoins collectifs
Le mécanisme qui oriente les intérêts individuels vers l’intérêt de la société, notamment par la concurrence
La décision des producteurs de fixer ensemble les prix et les quantités vendues

Le mécanisme qui oriente les intérêts individuels vers l’intérêt de la société, notamment par la concurrence

Explication

La main invisible désigne la coordination par laquelle les intérêts individuels peuvent contribuer à l’intérêt collectif, notamment grâce à la concurrence. La spécialisation accroît bien la production chez Smith, mais elle ne correspond pas à la définition de la main invisible.

16. Dans la doctrine classique décrite, quel rôle la concurrence joue-t-elle face à l’intervention de l’État ?

Elle répartit les revenus entre les classes et exige une réglementation des salaires
Elle ralentit la création de richesse et justifie une administration des producteurs
Elle perturbe les marchés et conduit l’État à fixer les prix et les quantités
Elle régule les marchés et favorise la croissance, rendant l’intervention de l’État inutile

Elle régule les marchés et favorise la croissance, rendant l’intervention de l’État inutile

Explication

Dans cette doctrine, la concurrence régule automatiquement les marchés et favorise la création de richesse, ce qui conduit à juger l’intervention étatique inutile. L’idée que la concurrence impose la fixation publique des prix inverse précisément ce rôle de régulateur automatique.

17. Quel ouvrage Adam Smith publie-t-il en 1776, dans lequel il décrit notamment la division du travail dans une fabrique d’aiguilles ?

Les Principes de l’économie politique et de l’impôt
Les Principes d’économie politique
L’Essai sur le principe de la population
La Richesse des nations

La Richesse des nations

Explication

Smith publie La Richesse des nations en 1776 et y décrit notamment la division du travail dans une fabrique d’aiguilles. L’Essai sur le principe de la population est associé à Malthus, et non à Smith.

18. Chez Smith, quel enchaînement relie la recherche de l’intérêt personnel à la satisfaction de la demande ?

L’intérêt personnel encourage la thésaurisation, qui réduit les biens offerts et fait disparaître les prix de marché
L’intérêt personnel entraîne la réglementation publique, qui fixe les quantités avant les échanges
L’intérêt personnel stimule la concurrence, qui oriente la production vers les biens demandés aux prix acceptés
L’intérêt personnel réduit la concurrence, qui pousse les producteurs à fabriquer des biens indépendamment de la demande

L’intérêt personnel stimule la concurrence, qui oriente la production vers les biens demandés aux prix acceptés

Explication

Pour Smith, la recherche de l’intérêt personnel suscite la concurrence, qui guide les producteurs vers les biens et les quantités souhaités par la société, à des prix qu’elle accepte. La réglementation publique des quantités ne correspond pas à ce mécanisme de coordination par le marché.

19. Comment les lois du marché orientent-elles les producteurs selon Smith ?

Elles remplacent les coûts de production par des décisions politiques et déterminent les préférences des acheteurs
Elles permettent aux prix de s’éloigner durablement des coûts et guident l’offre vers les choix des producteurs
Elles fixent des prix identiques pour tous les biens et imposent des quantités uniformes aux entreprises
Elles limitent les écarts arbitraires des prix par rapport au coût réel et guident l’offre vers la demande

Elles limitent les écarts arbitraires des prix par rapport au coût réel et guident l’offre vers la demande

Explication

Smith considère que les lois du marché empêchent les biens de s’écarter arbitrairement de leur coût réel et orientent les producteurs vers les biens et quantités demandés. L’idée que les producteurs choisissent l’offre sans tenir compte de la demande contredit cette fonction d’orientation.

20. Quelle conséquence Smith associe-t-il à la division et à la spécialisation du travail ?

Une hausse des coûts qui limite les gains aux travailleurs les plus spécialisés
Une réduction de la production qui améliore surtout les revenus des capitalistes
Un gain de productivité qui accroît l’opulence jusque dans les classes les plus basses
Une baisse de productivité qui concentre l’opulence parmi les propriétaires fonciers

Un gain de productivité qui accroît l’opulence jusque dans les classes les plus basses

Explication

Smith attribue à la division et à la spécialisation du travail un gain de productivité capable d’accroître l’opulence jusque dans les classes les plus basses. La concentration des gains parmi les propriétaires fonciers renvoie plutôt à la répartition des revenus analysée par Ricardo.

21. Quel ouvrage Malthus publie-t-il en 1798 au sujet de la pauvreté et de la croissance démographique ?

L’Essai sur la nature et les causes de la richesse des nations
Les Principes d’économie politique
La Richesse des nations
L’Essai sur le principe de la population

L’Essai sur le principe de la population

Explication

En 1798, Malthus publie l’Essai sur le principe de la population, consacré notamment à la pauvreté et à la croissance démographique. La Richesse des nations est l’ouvrage de Smith publié en 1776.

22. Dans le raisonnement de Malthus, comment évoluent la population et les terres cultivables ?

La population suit une progression géométrique et les terres cultivables une progression arithmétique
La population et les terres cultivables suivent toutes deux une progression arithmétique
La population et les terres cultivables suivent toutes deux une progression géométrique
La population suit une progression arithmétique et les terres cultivables une progression géométrique

La population suit une progression géométrique et les terres cultivables une progression arithmétique

Explication

Malthus oppose la progression géométrique de la population à la progression arithmétique des terres cultivables. Inverser les deux progressions est une confusion plausible, mais ne correspond pas à son raisonnement.

23. Dans l’analyse de Ricardo, quel groupe est considéré comme le principal bénéficiaire de l’organisation sociale ?

Les capitalistes, qui perçoivent des salaires
Les travailleurs, qui perçoivent des profits
Les consommateurs, qui perçoivent des loyers
Les propriétaires fonciers, qui perçoivent des rentes

Les propriétaires fonciers, qui perçoivent des rentes

Explication

Ricardo voit dans l’aristocratie foncière la principale bénéficiaire de l’organisation sociale, car les propriétaires fonciers reçoivent des rentes. Les travailleurs reçoivent des salaires et les capitalistes des profits, et non l’inverse.

24. Quelle distinction entre valeur d’usage et valeur d’échange illustre le paradoxe de l’eau et du diamant chez Smith ?

L’eau peut être très utile mais peu chère, tandis que le diamant peut être peu utile mais cher
L’eau peut être peu utile mais chère, tandis que le diamant peut être très utile mais peu coûteux
L’eau et le diamant ont le même prix naturel, mais leur utilité détermine leur prix marchand
L’eau et le diamant ont une utilité comparable, mais leur prix dépend uniquement de leur rareté

L’eau peut être très utile mais peu chère, tandis que le diamant peut être peu utile mais cher

Explication

Le paradoxe montre que l’utilité, liée à la valeur d’usage, ne détermine pas à elle seule la valeur d’échange : l’eau est utile mais peu chère, tandis que le diamant est peu utile mais cher. L’idée que les deux biens ont une utilité comparable ne rend pas compte de ce contraste.

25. Pour Ricardo, de quoi dépend la valeur d’échange d’une marchandise reproductible ?

De l’utilité que chaque acheteur lui attribue subjectivement, combinée à l’intensité de la demande.
De la rareté du bien et de la demande, même lorsqu’il peut être reproduit en grande quantité.
Du coût des salaires versés lors de sa fabrication, sans tenir compte des intrants ni des équipements usés.
De la quantité de travail direct et indirect nécessaire à sa production, y compris celui incorporé aux matières premières et aux machines usées.

De la quantité de travail direct et indirect nécessaire à sa production, y compris celui incorporé aux matières premières et aux machines usées.

Explication

Ricardo rattache la valeur d’échange des marchandises reproductibles au travail direct et indirect requis pour les produire. L’utilité appréciée subjectivement correspond plutôt à l’approche de Say.

26. Une œuvre d’art rare est échangée sur un marché. Comment Ricardo explique-t-il sa valeur d’échange ?

Par la rareté de l’œuvre et la demande qu’elle suscite, car elle n’est pas reproductible comme une marchandise industrielle.
Par la quantité de travail direct et indirect nécessaire à sa production, comme pour une marchandise industrielle reproductible.
Par le salaire versé à l’artiste, qui constitue le coût de production déterminant de tout bien échangé.
Par l’utilité subjective de l’œuvre, qui constitue le fondement général de la théorie de la valeur-travail.

Par la rareté de l’œuvre et la demande qu’elle suscite, car elle n’est pas reproductible comme une marchandise industrielle.

Explication

Ricardo distingue les biens non reproductibles, dont la valeur dépend de la rareté et de la demande, des marchandises reproductibles soumises à la valeur-travail. Le travail incorporé est donc l’explication associée aux biens reproductibles, non à cette œuvre rare.

27. Dans la théorie de Say, quelle association entre service productif et revenu est correcte ?

Le travail reçoit une rente, la terre un profit et le capital un salaire, selon l’offre et la demande.
Le travail reçoit un salaire, la terre un profit et le capital une rente, selon l’offre et la demande.
Le travail reçoit un salaire, la terre une rente et le capital un profit, selon l’offre et la demande.
Le travail reçoit un profit, la terre un salaire et le capital une rente, selon l’offre et la demande.

Le travail reçoit un salaire, la terre une rente et le capital un profit, selon l’offre et la demande.

Explication

Say associe le salaire au travail, la rente à la terre et le profit au capital, les revenus étant déterminés selon l’offre et la demande. Les autres associations intervertissent les rémunérations des facteurs.

28. Que désigne le salaire naturel dans l’analyse classique attribuée à Smith ?

La rémunération déterminée par la productivité marginale du travail, indépendamment du coût des biens nécessaires à la famille.
Le montant des profits prélevé sur le revenu net pour financer la subsistance de l’ouvrier et de sa famille.
Le revenu qui équilibre l’offre et la demande de travail et qui reste identique à long terme comme à court terme.
Le minimum permettant à l’ouvrier de reconstituer ses forces et de faire vivre sa famille, stable à court terme mais variable avec le temps.

Le minimum permettant à l’ouvrier de reconstituer ses forces et de faire vivre sa famille, stable à court terme mais variable avec le temps.

Explication

Le salaire naturel correspond au minimum de subsistance couvrant les biens nécessaires à l’ouvrier et à sa famille; il est stable à court terme, mais peut évoluer avec le temps. L’équilibre de l’offre et de la demande ne définit pas à lui seul ce minimum physiologique.

29. Qu’est-ce qui constitue un mode de production dans l’analyse de Marx ?

L’ensemble des rapports de production, sans les relations techniques de production.
L’ensemble des forces productives, sans les rapports sociaux de production.
L’articulation des forces productives et des rapports de production.
La propriété du capital productif et la répartition des profits entre les classes.

L’articulation des forces productives et des rapports de production.

Explication

Pour Marx, un mode de production associe les forces productives aux rapports de production. Le réduire aux seules forces techniques ou aux seuls rapports sociaux revient à confondre l’ensemble avec l’un de ses éléments.

30. Dans une analyse marxiste, que désignent les forces productives ?

Les rapports sociaux entre les humains, notamment l’appropriation des moyens et des résultats de production.
Les règles de partage du revenu net entre les salaires, les rentes et les profits.
Les relations techniques de production entre les humains et la nature, notamment la force productive du travail.
Les rapports de domination entre capitalistes et salariés qui déterminent la propriété du capital.

Les relations techniques de production entre les humains et la nature, notamment la force productive du travail.

Explication

Les forces productives désignent les relations techniques entre les humains et la nature, dont la force productive du travail. Les rapports sociaux entre les humains relèvent des rapports de production, et non des forces productives.

31. Quelle combinaison caractérise le mode de production capitaliste chez Marx ?

Des forces productives peu développées et des rapports de coopération égalitaire entre les salariés et les propriétaires du capital.
Des forces productives développées par le machinisme et des rapports sociaux qui abolissent l’exploitation des salariés.
Des forces productives fondées sur l’artisanat et des rapports de domination exercés par les salariés sur les capitalistes.
Des forces productives développées, notamment par le machinisme, et des rapports de domination et d’exploitation des salariés par les capitalistes.

Des forces productives développées, notamment par le machinisme, et des rapports de domination et d’exploitation des salariés par les capitalistes.

Explication

Marx caractérise le capitalisme par des forces productives très développées, notamment grâce aux machines, associées à la domination et à l’exploitation des salariés. Le développement technique ne signifie pas, dans cette analyse, que l’exploitation disparaît.

32. À quels biens Marx limite-t-il sa théorie de la valeur ?

Aux biens reproductibles en grande quantité, qu’ils soient vendus sur un marché ou non.
Aux œuvres d’art et aux produits artisanaux, car leur production permet de mesurer le travail incorporé.
Aux marchandises reproductibles en grande quantité et vendues sur un marché, à l’exclusion des œuvres d’art et de l’artisanat.
À tous les biens vendus sur un marché, y compris les œuvres d’art uniques et les produits artisanaux.

Aux marchandises reproductibles en grande quantité et vendues sur un marché, à l’exclusion des œuvres d’art et de l’artisanat.

Explication

Marx limite sa théorie de la valeur aux marchandises reproductibles en grande quantité et vendues sur un marché; il écarte notamment les œuvres d’art et l’artisanat. La reproductibilité seule ne suffit donc pas si le bien n’est pas vendu sur un marché.

33. Un monopoleur constate que son coût marginal est inférieur à sa recette marginale. Que doit-il faire selon la règle de Cournot ?

Réduire sa production, puisque les unités supplémentaires rapportent davantage qu’elles ne coûtent à la marge.
Augmenter son prix sans modifier sa production, car la règle porte sur le coût total plutôt que sur les marges.
Augmenter sa production, puisque les unités supplémentaires rapportent davantage qu’elles ne coûtent à la marge.
Maintenir sa production, car le profit est maximal dès que le coût moyen égale la recette moyenne.

Augmenter sa production, puisque les unités supplémentaires rapportent davantage qu’elles ne coûtent à la marge.

Explication

Selon Cournot, le monopoleur augmente sa production lorsque la recette marginale dépasse le coût marginal, jusqu’à leur égalité. Réduire la production dans cette situation écarterait des unités dont la recette marginale est supérieure au coût marginal.

34. Quels penseurs ont porté indépendamment la révolution marginaliste des années 1870 ?

Stanley Jevons en Angleterre, Carl Menger en Autriche et Léon Walras en France.
Stanley Jevons en Autriche, Carl Menger en France et Léon Walras en Angleterre.
Stanley Jevons en France, Carl Menger en Angleterre et Léon Walras en Autriche.
Stanley Jevons en Angleterre, Carl Menger en France et Léon Walras en Autriche.

Stanley Jevons en Angleterre, Carl Menger en Autriche et Léon Walras en France.

Explication

La révolution marginaliste des années 1870 est portée indépendamment par Jevons en Angleterre, Menger en Autriche et Walras en France. Les autres associations conservent les noms, mais attribuent à chacun un pays différent.

35. Quelle explication de la valeur Jevons formule-t-il à partir de l’utilité marginale ?

Le degré final d’utilité, aujourd’hui appelé utilité marginale, explique la valeur du bien.
La quantité de travail direct et indirect incorporée au bien explique sa valeur d’échange.
Le coût marginal égal à la recette marginale explique la valeur de chaque bien échangé.
La rareté et l’intensité de la demande déterminent seules la valeur, sans référence à l’utilité.

Le degré final d’utilité, aujourd’hui appelé utilité marginale, explique la valeur du bien.

Explication

Jevons formule une théorie de la valeur-utilité et soutient que le degré final d’utilité, aujourd’hui nommé utilité marginale, explique la valeur du bien. Le travail incorporé relève d’une théorie de la valeur-travail, non de son explication marginaliste.

36. Quelle relation Cournot établit-il entre le prix d’un bien et la quantité demandée ?

La quantité demandée suit l’évolution du coût marginal.
La quantité demandée varie en sens inverse du prix.
La quantité demandée varie dans le même sens que le prix.
La quantité demandée reste indépendante du prix.

La quantité demandée varie en sens inverse du prix.

Explication

Cournot introduit une fonction de demande selon laquelle une hausse du prix s’accompagne d’une baisse de la demande. Une relation dans le même sens inverserait la relation qu’il pose.

37. Pour choisir sa production afin de maximiser son profit, quelle condition un monopole doit-il satisfaire selon Cournot ?

Égaliser le prix de vente et le coût moyen.
Égaliser le coût marginal et la recette marginale.
Égaliser la demande et la quantité produite.
Égaliser le coût total et la recette totale.

Égaliser le coût marginal et la recette marginale.

Explication

Le monopole maximise son profit à la quantité pour laquelle le coût marginal est égal à la recette marginale. L’égalité entre coût total et recette totale ne constitue pas la condition de maximisation indiquée par Cournot.

38. Quel développement caractérise les travaux de Jevons, Menger et Walras dans les années 1870 ?

Ils élaborent ensemble une théorie classique de la croissance fondée sur l’accumulation du capital.
Ils défendent séparément une analyse macroéconomique de l’industrialisation et des crises.
Ils proposent successivement une théorie monétaire commune fondée sur la loi des débouchés.
Ils élaborent indépendamment, presque simultanément, un nouveau discours économique associé à la révolution marginaliste.

Ils élaborent indépendamment, presque simultanément, un nouveau discours économique associé à la révolution marginaliste.

Explication

Dans les années 1870, Jevons, Menger et Walras développent indépendamment et presque simultanément un discours économique nouveau, marquant la révolution marginaliste. L’option sur une théorie classique de la croissance ne correspond pas à ce tournant.

39. Quel ensemble de principes l’approche néoclassique partage-t-elle avec la théorie classique ?

L’analyse statique, l’allocation des ressources rares et la croissance du capital.
Le libéralisme économique, la loi des débouchés de Say et la théorie quantitative de la monnaie.
L’étude de la satisfaction individuelle, l’utilité marginale et la productivité marginale.
L’analyse microéconomique, le raisonnement à la marge et la théorie de l’équilibre général.

Le libéralisme économique, la loi des débouchés de Say et la théorie quantitative de la monnaie.

Explication

L’approche néoclassique prolonge la théorie classique et partage avec elle le libéralisme, la loi des débouchés de Say et la théorie quantitative de la monnaie. L’analyse microéconomique et marginaliste caractérise plutôt la rupture néoclassique.

40. Quelle distinction décrit correctement les approches classique et néoclassique ?

L’approche classique est microéconomique et statique, tandis que l’approche néoclassique est macroéconomique et dynamique.
Les deux approches sont macroéconomiques, mais seule l’approche classique est dynamique.
L’approche classique est macroéconomique et dynamique, tandis que l’approche néoclassique est microéconomique et statique.
Les deux approches sont microéconomiques, mais seule l’approche néoclassique est dynamique.

L’approche classique est macroéconomique et dynamique, tandis que l’approche néoclassique est microéconomique et statique.

Explication

L’approche classique est présentée comme macroéconomique et dynamique, alors que l’approche néoclassique est microéconomique et statique. L’option qui inverse ces caractéristiques attribue à chaque approche les propriétés de l’autre.

41. Un économiste compare les questions étudiées par les approches classique et néoclassique : quelle distinction est juste ?

Les néoclassiques étudient la satisfaction individuelle et l’allocation des ressources rares, les classiques la croissance et l’accumulation du capital.
Les néoclassiques étudient la croissance et l’accumulation du capital, les classiques la satisfaction individuelle et l’allocation des ressources rares.
Les deux approches étudient la satisfaction individuelle, mais seule l’approche classique examine l’allocation des ressources.
Les deux approches étudient l’accumulation du capital, mais seule l’approche néoclassique examine la croissance.

Les néoclassiques étudient la satisfaction individuelle et l’allocation des ressources rares, les classiques la croissance et l’accumulation du capital.

Explication

La question néoclassique porte sur la satisfaction des besoins individuels et l’allocation des ressources rares, tandis que la question classique concerne la croissance et l’accumulation du capital. L’option inversée attribue à chaque approche la question de l’autre.

42. Une société dispose de ressources rares pouvant être affectées à plusieurs usages. Quel objectif correspond à la recherche néoclassique ?

Déterminer le niveau général des prix afin de mesurer la satisfaction des individus.
Accroître l’accumulation du capital afin d’expliquer la croissance de l’économie entière.
Maintenir une répartition identique des ressources entre les différents emplois possibles.
Choisir leur allocation entre les emplois possibles afin de maximiser la satisfaction des individus.

Choisir leur allocation entre les emplois possibles afin de maximiser la satisfaction des individus.

Explication

La recherche néoclassique vise la meilleure allocation des ressources rares entre les emplois possibles pour maximiser la satisfaction individuelle. L’accumulation du capital et la croissance de l’économie renvoient plutôt à la question classique.

43. Que mesure l’utilité marginale d’un bien ?

La satisfaction procurée par la consommation d’une unité supplémentaire de ce bien.
La valeur marchande totale des unités disponibles sur le marché.
La quantité produite grâce à une unité supplémentaire de travail.
La satisfaction globale procurée par l’ensemble des unités déjà consommées.

La satisfaction procurée par la consommation d’une unité supplémentaire de ce bien.

Explication

L’utilité marginale correspond à la satisfaction apportée par la consommation d’une unité supplémentaire. La satisfaction globale décrit l’utilité totale, et non l’utilité marginale.

44. Une personne consomme progressivement davantage d’un même bien : que prévoit la loi de l’utilité marginale décroissante ?

La satisfaction globale diminue à chaque unité consommée, même si le besoin persiste.
La satisfaction apportée par chaque unité supplémentaire augmente avec la quantité consommée.
La valeur marchande de chaque unité diminue parce que le coût de production augmente.
La satisfaction apportée par chaque unité supplémentaire diminue à mesure que le besoin s’atténue.

La satisfaction apportée par chaque unité supplémentaire diminue à mesure que le besoin s’atténue.

Explication

Selon cette loi, l’utilité marginale diminue lorsque la quantité consommée augmente, car l’intensité du besoin décroît. La loi porte sur la satisfaction de chaque unité supplémentaire, pas sur une baisse nécessaire de la satisfaction globale.

45. Pourquoi le diamant peut-il avoir un prix élevé par rapport à l’eau dans l’exemple classique de la valeur ?

Sa rareté lui donne une utilité totale élevée, tandis que l’abondance de l’eau rend son utilité totale insignifiante.
Sa rareté s’accompagne d’une forte utilité marginale, tandis que l’abondance de l’eau s’accompagne d’une utilité marginale faible.
Son prix élevé démontre que sa valeur subjective dépasse nécessairement toute valeur marchande de l’eau.
Son utilité marginale est faible, tandis que celle de l’eau est forte en raison de son abondance.

Sa rareté s’accompagne d’une forte utilité marginale, tandis que l’abondance de l’eau s’accompagne d’une utilité marginale faible.

Explication

Le diamant rare présente une forte utilité marginale et un prix élevé, tandis que l’eau abondante présente une utilité marginale faible et un prix inférieur à celui du diamant. L’option portant sur l’utilité totale inverse les caractéristiques de l’exemple.

46. Une entreprise augmente son effectif d’une unité tout en maintenant le capital constant. Quelle grandeur mesure l’effet sur la production ?

L’utilité marginale du travail.
La valeur marchande du capital.
La productivité marginale du capital.
La productivité marginale du travail.

La productivité marginale du travail.

Explication

La productivité marginale du travail mesure l’augmentation de production imputable à une unité de travail supplémentaire, le capital restant constant. La productivité marginale du capital concerne plutôt un ajout de capital avec le travail maintenu constant.

47. Quelle distinction caractérise l’approche néoclassique entre phénomènes réels et phénomènes monétaires ?

Les phénomènes réels déterminent l’équilibre réel, tandis que les phénomènes monétaires ne le modifient pas.
Les phénomènes réels et monétaires déterminent ensemble l’équilibre réel de manière équivalente.
Les phénomènes monétaires modifient l’équilibre réel, tandis que les phénomènes réels déterminent le niveau des prix.
Les phénomènes monétaires déterminent l’équilibre réel, tandis que les phénomènes réels ne modifient pas la monnaie.

Les phénomènes réels déterminent l’équilibre réel, tandis que les phénomènes monétaires ne le modifient pas.

Explication

Cette approche est dite dichotomique parce qu’elle distingue la détermination de l’équilibre réel des phénomènes monétaires, qui ne le modifient pas. L’idée selon laquelle la monnaie modifie l’équilibre réel correspond à une conception différente.

48. Quels sont les trois marchés réels fondamentaux du modèle néoclassique ?

Le marché du capital, le marché des changes et le marché de la monnaie.
Le marché du travail, le marché des obligations et le marché des changes.
Le marché du travail, le marché de la monnaie et le marché des biens et services.
Le marché du travail, le marché du capital et le marché des biens et services.

Le marché du travail, le marché du capital et le marché des biens et services.

Explication

Le modèle néoclassique retient le travail, le capital et les biens et services parmi ses marchés réels fondamentaux. La monnaie fait partie des autres marchés proposés comme distracteurs, et non de cette liste de trois marchés réels.

49. Si le salaire réel augmente, que prédit le modèle néoclassique pour l’offre et la demande de travail ?

L’offre de travail augmente et la demande de travail diminue.
L’offre de travail diminue et la demande de travail augmente.
L’offre et la demande de travail augmentent toutes deux.
L’offre et la demande de travail diminuent toutes deux.

L’offre de travail augmente et la demande de travail diminue.

Explication

Les salariés offrent davantage de travail lorsque le salaire réel augmente, alors que les entreprises en demandent moins. L’option où les deux évoluent dans le même sens confond les réactions distinctes de l’offre et de la demande.

50. Lorsque le taux d’intérêt réel augmente, comment évoluent l’offre et la demande de capital dans le modèle néoclassique ?

L’offre de capital, issue de l’épargne, augmente, tandis que la demande de capital, liée à l’investissement, diminue.
L’offre et la demande de capital augmentent, car l’épargne et l’investissement réagissent dans le même sens.
L’offre de capital, issue de l’épargne, diminue, tandis que la demande de capital, liée à l’investissement, augmente.
L’offre de capital, liée à l’investissement, diminue, tandis que la demande de capital, issue de l’épargne, augmente.

L’offre de capital, issue de l’épargne, augmente, tandis que la demande de capital, liée à l’investissement, diminue.

Explication

L’épargne des ménages constitue l’offre de capital et augmente avec le taux d’intérêt réel, tandis que l’investissement des entreprises constitue la demande et diminue. L’option qui inverse les rôles de l’épargne et de l’investissement attribue à chaque côté la mauvaise composante.

51. Quelle conséquence la loi des débouchés attribuée à Jean-Baptiste Say tire-t-elle du fait que la production crée ses propres débouchés ?

Une surproduction générale est inévitable, puisque la production dépasse la demande des ménages.
Une surproduction générale est exclue, puisque la production engendre une demande correspondante.
Une hausse des prix est nécessaire pour que chaque production trouve un débouché.
Un équilibre de sous-emploi est la conséquence normale d’une demande insuffisante.

Une surproduction générale est exclue, puisque la production engendre une demande correspondante.

Explication

La loi de Say affirme que la production crée ses propres débouchés et en conclut que la surproduction générale est impossible. L’équilibre de sous-emploi est associé à l’analyse keynésienne, qui conteste cette conclusion.

52. À quelle condition l’équilibre monétaire est-il atteint dans la présentation monétariste ?

Lorsque l’offre de monnaie est égale à la demande de monnaie.
Lorsque la production réelle égale le niveau général des prix.
Lorsque la demande de monnaie dépasse l’offre de monnaie.
Lorsque l’offre de monnaie dépasse la demande de monnaie.

Lorsque l’offre de monnaie est égale à la demande de monnaie.

Explication

L’équilibre monétaire correspond à l’égalité entre la quantité de monnaie offerte et la quantité demandée. Un excès de l’offre sur la demande constitue au contraire un déséquilibre associé à une hausse des prix dans cette présentation.

53. Dans la conception monétariste, quel effet produit une offre de monnaie supérieure à la demande de monnaie ?

Elle fait baisser les prix et entraîne une diminution de l’inflation.
Elle augmente l’épargne et réduit le taux d’intérêt réel.
Elle exerce une pression à la hausse sur les prix et favorise l’inflation.
Elle diminue la production réelle sans exercer de pression sur les prix.

Elle exerce une pression à la hausse sur les prix et favorise l’inflation.

Explication

Une offre de monnaie supérieure à la demande pousse les prix à la hausse et entraîne de l’inflation dans cette conception. Une baisse des prix correspond à la direction opposée à celle prévue en cas d’excès d’offre monétaire.

54. Quel ouvrage Keynes a-t-il publié en 1936 ?

La Richesse des nations, consacrée à la division du travail et aux marchés.
Le Capital, consacré aux rapports de production et à l’accumulation.
Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie.
Principes d’économie politique, consacré à la production et à la répartition.

Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie.

Explication

Keynes publie en 1936 la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, son ouvrage fondamental. Les autres titres proposés sont associés à d’autres économistes et ne sont pas l’ouvrage keynésien de cette année.

55. Face au chômage massif qui suit la crise de 1929, quelle politique Keynes juge-t-il nécessaire ?

Une réduction de la demande publique afin de laisser les marchés s’ajuster.
Une abstention de l’État, en comptant sur l’autorégulation des marchés.
Un contrôle des prix destiné à remplacer les politiques de soutien à l’activité.
Une intervention de l’État pour réduire le chômage et relancer la croissance.

Une intervention de l’État pour réduire le chômage et relancer la croissance.

Explication

Keynes estime que l’autorégulation des marchés ne suffit pas et que l’État doit intervenir pour réduire le chômage et soutenir la croissance. Compter sur l’ajustement spontané des marchés reprend la position classique et néoclassique qu’il remet en cause.

56. Quelle approche Keynes privilégie-t-il pour analyser l’économie ?

Une approche microéconomique centrée sur les choix individuels des consommateurs et des entreprises.
Une approche macroéconomique centrée sur l’économie dans son ensemble et les grandeurs globales.
Une approche sectorielle centrée sur les comportements d’une entreprise représentative.
Une approche monétaire centrée sur les décisions isolées des banques et des épargnants.

Une approche macroéconomique centrée sur l’économie dans son ensemble et les grandeurs globales.

Explication

Keynes privilégie l’étude de l’économie dans son ensemble, des grandeurs globales et de leurs relations. L’analyse des décisions individuelles relève plutôt de l’approche microéconomique.

57. Pourquoi la monnaie n’est-elle pas neutre dans l’analyse keynésienne ?

Parce qu’elle sert à mesurer les prix, tandis que le taux d’intérêt reste sans effet sur l’activité.
Parce qu’elle détermine directement les quantités produites sans passer par le taux d’intérêt.
Parce qu’elle intervient dans les échanges, mais ne peut modifier les décisions économiques.
Parce qu’elle joue un rôle économique fondamental, notamment par l’influence du taux d’intérêt.

Parce qu’elle joue un rôle économique fondamental, notamment par l’influence du taux d’intérêt.

Explication

Pour Keynes, la monnaie influence l’économie, notamment par l’intermédiaire du taux d’intérêt, et n’est donc pas neutre. La considérer comme une simple unité de mesure sans effet sur l’activité nie ce rôle économique.

58. Que détermine l’équilibre keynésien concernant l’emploi ?

Il détermine l’emploi effectif, qui peut correspondre à une situation de sous-emploi.
Il garantit un retour rapide au plein emploi par l’ajustement des prix.
Il fixe nécessairement l’emploi au niveau du plein emploi.
Il détermine le niveau des salaires sans préciser le volume d’emploi.

Il détermine l’emploi effectif, qui peut correspondre à une situation de sous-emploi.

Explication

L’équilibre keynésien détermine l’emploi effectif, mais cet emploi peut rester inférieur au niveau de plein emploi. L’idée qu’un équilibre implique nécessairement le plein emploi confond l’équilibre avec une situation de plein emploi.

59. Dans l’analyse keynésienne de courte période, quel statut est attribué au stock de capital ?

Il dépend principalement des variations courantes de la consommation des ménages.
Il s’ajuste immédiatement aux variations de la demande globale.
Il est déterminé par le niveau d’emploi atteint à la fin de chaque période.
Il est considéré comme une donnée, et non comme une variable ajustée dans l’analyse de courte période.

Il est considéré comme une donnée, et non comme une variable ajustée dans l’analyse de courte période.

Explication

Dans cette analyse de courte période, l’équipement en capital, c’est-à-dire le stock des moyens de production, est pris comme donné. L’idée qu’il s’ajuste immédiatement à la demande décrit un mécanisme qui n’est pas retenu dans ce cadre.

60. Si l’emploi augmente, comment évoluent le revenu global et la consommation dans le mécanisme keynésien ?

Le revenu global et la consommation augmentent, mais la consommation progresse moins que le revenu.
Le revenu global augmente, tandis que la consommation reste inchangée.
La consommation augmente davantage que le revenu, car la propension à consommer dépasse un.
Le revenu global et la consommation diminuent à mesure que l’emploi progresse.

Le revenu global et la consommation augmentent, mais la consommation progresse moins que le revenu.

Explication

Une hausse de l’emploi accroît le revenu global et la consommation, mais la consommation augmente dans une proportion moindre puisque la propension à consommer est inférieure à un. Une hausse de la consommation supérieure à celle du revenu supposerait une propension à consommer supérieure à un.

61. Dans la croissance keynésienne, quelle variable exogène déclenche la création d’emplois et de revenus qui alimentent ensuite la consommation ?

Le stock de capital, qui varie en réponse à la demande de consommation.
L’emploi effectif, qui détermine directement les dépenses d’investissement prévues.
L’investissement anticipé, dont les dépenses créent des emplois et des revenus.
La consommation induite, qui est fixée indépendamment des revenus.

L’investissement anticipé, dont les dépenses créent des emplois et des revenus.

Explication

L’investissement anticipé est la variable exogène fondamentale : ses dépenses créent des emplois et des revenus, qui soutiennent ensuite la consommation. La consommation est ici induite par le revenu, et non une variable exogène déterminée indépendamment de lui.

62. Quelle ambition caractérise le néo-keynésianisme et quelle proximité théorique lui est généralement attribuée ?

Il cherche à synthétiser les idées néoclassiques et keynésiennes, tout en étant généralement plus proche des néoclassiques.
Il remplace l’analyse keynésienne par une théorie de l’équilibre fondée sur l’information parfaite.
Il rejette les idées néoclassiques et reprend les thèses keynésiennes sans chercher à les combiner.
Il unifie les approches autrichienne et monétariste, tout en restant proche des institutionnalistes.

Il cherche à synthétiser les idées néoclassiques et keynésiennes, tout en étant généralement plus proche des néoclassiques.

Explication

Le néo-keynésianisme vise une synthèse entre les idées néoclassiques et celles de Keynes, et ses tenants sont généralement plus proches des néoclassiques. Le présenter comme un rejet des idées néoclassiques inverse cette orientation de synthèse.

63. Quel rôle est attribué à John Hicks dans la modélisation de la pensée keynésienne ?

Il est présenté comme le théoricien ayant établi l’hypothèse d’information parfaite des nouveaux keynésiens.
Il est présenté comme le premier à la modéliser dans un environnement classique avec le programme IS-LM.
Il est présenté comme le fondateur de l’équilibre général avec rationnement dans les années 1970.
Il est présenté comme le premier à élaborer la théorie des marchés contestables pour les industries de réseau.

Il est présenté comme le premier à la modéliser dans un environnement classique avec le programme IS-LM.

Explication

John Hicks est associé à la première modélisation de la pensée keynésienne dans un environnement classique au moyen du programme IS-LM, qui étudie notamment l’impact des politiques budgétaires de la demande sur le PIB. La théorie des marchés contestables est associée à Baumol, Baines et Stigler, et non à ce rôle de Hicks.

64. Pourquoi les industries de réseau et de transport peuvent-elles être exposées à des barrières à l’entrée dans l’analyse des marchés contestables ?

Leurs coûts variables faibles empêchent les entreprises en place de réaliser des économies d’échelle.
Leur forte concurrence élimine les coûts fixes et conduit à des monopoles naturels.
Leurs coûts fixes élevés peuvent constituer des barrières à l’entrée et favoriser des situations monopolistiques.
Leurs prix flexibles rendent l’entrée impossible dès que la demande augmente.

Leurs coûts fixes élevés peuvent constituer des barrières à l’entrée et favoriser des situations monopolistiques.

Explication

La théorie des marchés contestables souligne que les coûts fixes élevés de certaines industries de réseau et de transport peuvent créer des barrières à l’entrée et favoriser des situations monopolistiques. L’idée que la concurrence élimine les coûts fixes inverse le mécanisme décrit.

65. Quel type d’écart l’équilibre général avec rationnement cherche-t-il à analyser ?

L’écart entre les choix des consommateurs et les préférences supposées par les entreprises.
L’écart entre les offres et demandes prévues et celles qui sont effectivement réalisées.
L’écart entre les prix affichés et les coûts de production observés sur chaque marché.
L’écart entre les résultats de court terme et les prévisions de croissance à long terme.

L’écart entre les offres et demandes prévues et celles qui sont effectivement réalisées.

Explication

L’équilibre général avec rationnement analyse les économies où les offres et demandes réalisées diffèrent de celles qui étaient prévues. La comparaison des prix affichés aux coûts de production ne définit pas l’objet de cette approche.

66. Quelle distinction Clower et Leijonhufvud établissent-ils entre les offres et demandes effectuées et les offres et demandes réalisées ?

Les premières sont prévues à long terme, tandis que les secondes désignent les prix de court terme.
Les premières sont observées sur les marchés, tandis que les secondes expriment les intentions des agents.
Les premières concernent les biens, tandis que les secondes concernent les revenus des ménages.
Les premières expriment ce que les agents souhaitent réaliser, tandis que les secondes sont effectivement observées.

Les premières expriment ce que les agents souhaitent réaliser, tandis que les secondes sont effectivement observées.

Explication

Les offres et demandes effectuées correspondent aux intentions des agents, alors que les offres et demandes réalisées sont celles qui sont effectivement observées; leur différence caractérise le déséquilibre. Inverser intentions et réalisations revient à confondre les deux notions.

67. Quelle combinaison de positions caractérise la nouvelle économie keynésienne à l’égard de l’équilibre général et de l’information ?

Elle conserve la référence à l’équilibre général, mais abandonne l’hypothèse d’information parfaite.
Elle abandonne l’équilibre général, mais conserve l’hypothèse d’information parfaite.
Elle rejette à la fois l’équilibre général et l’analyse de l’information.
Elle conserve à la fois l’équilibre général et l’hypothèse d’information parfaite.

Elle conserve la référence à l’équilibre général, mais abandonne l’hypothèse d’information parfaite.

Explication

La nouvelle économie keynésienne conserve la référence à l’équilibre général tout en rejetant l’hypothèse d’information parfaite. L’affirmation selon laquelle elle conserve également cette hypothèse contredit précisément cette distinction.

68. Comment les nouveaux keynésiens expliquent-ils la rigidité des salaires face à une hausse du chômage ?

Les salaires augmentent avec le chômage afin de soutenir le pouvoir d’achat des ménages.
Les salaires sont visqueux et ne diminuent pas lorsque le nombre de chômeurs augmente.
Les salaires suivent les prix à la hausse, mais restent indépendants du chômage.
Les salaires sont flexibles et baissent immédiatement avec chaque hausse du chômage.

Les salaires sont visqueux et ne diminuent pas lorsque le nombre de chômeurs augmente.

Explication

Pour les nouveaux keynésiens, les prix et les salaires sont visqueux; notamment, les salaires ne diminuent pas lorsque le nombre de chômeurs augmente. L’idée d’une baisse immédiate des salaires décrit au contraire une flexibilité qui n’est pas retenue ici.

69. Quel ensemble d’idées fonde l’école autrichienne en économie ?

L’information parfaite, l’équilibre général et la stabilité des prix comme fondements de l’action publique.
La demande agrégée, la dépense publique et la gestion du chômage comme principes de coordination sociale.
L’individualisme méthodologique, la valeur subjective et le marché comme révélateur des préférences et régulateur social.
L’analyse des classes sociales, la valeur objective et la planification comme mécanisme de régulation économique.

L’individualisme méthodologique, la valeur subjective et le marché comme révélateur des préférences et régulateur social.

Explication

L’école autrichienne s’appuie sur l’individualisme méthodologique et la valeur subjective, et accorde au marché un rôle de révélateur des préférences et de régulateur de la société. La planification comme mécanisme de régulation remplace le rôle central attribué au marché dans cette définition.

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Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Les Trente Glorieuses et la France.

Que fait la science économique ?

Elle étudie et décrit les mécanismes de l’économie à l’aide de théories, de l’histoire et d’outils mathématiques ou statistiques.

Quelles sont les trois approches de la science économique ?

La logique explicative, l’étude historique et la mathématisation par la statistique et le calcul.

Qu’est-ce qui distingue la science économique de la politique économique ?

La science économique analyse les mécanismes, tandis que la politique économique désigne l’action de l’État ou de ses dirigeants par des mesures proposées aux gouvernants.

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