QCM : Logistique et Supply Chain (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel objectif la définition de l’Aslog attribue-t-elle à la logistique ?

Réduire les coûts de fabrication en limitant la variété des produits offerts aux clients
Garantir l’approvisionnement des usines en composants, sans prendre en compte le lieu de la demande
Mettre un produit à disposition au moindre coût, avec la qualité requise, au lieu et au moment de la demande
Accélérer le transport des marchandises, même si la qualité requise ou le coût sont modifiés

Mettre un produit à disposition au moindre coût, avec la qualité requise, au lieu et au moment de la demande

Explication

La définition de l’Aslog associe coût maîtrisé, qualité requise et disponibilité au lieu et au moment où la demande existe. Une réduction des coûts de fabrication liée à la variété des produits ne résume pas cet objectif de mise à disposition.

2. Quelle conception Colin, Mathé et Tixier donnent-ils de la logistique ?

Une fonction commerciale qui prévoit la demande et fixe les prix des produits vendus sur les marchés extérieurs
Un système de production chargé de coordonner les flux matériels internes, sans intégrer les échanges d’informations
Un processus stratégique organisant et soutenant l’activité par la gestion des flux matériels et informationnels, internes et externes, amont et aval
Un ensemble de tâches opérationnelles limitées au transport et au stockage des marchandises entre l’usine et le client

Un processus stratégique organisant et soutenant l’activité par la gestion des flux matériels et informationnels, internes et externes, amont et aval

Explication

Pour Colin, Mathé et Tixier, la logistique est un processus stratégique qui gère plusieurs types de flux et soutient l’activité de l’entreprise. La limiter au transport et au stockage écarte notamment les flux informationnels et la portée stratégique.

3. Une entreprise suit à la fois le déplacement de composants et les avis transmis avant leur livraison. Quelle distinction entre ces flux est correcte ?

Les composants et les avis transmis relèvent des flux d’informations, car ils sont suivis par l’entreprise
Les composants relèvent des flux physiques, tandis que les avis transmis relèvent des flux d’informations
Les composants relèvent des flux d’informations, tandis que les avis transmis relèvent des flux physiques
Les composants et les avis transmis relèvent des flux physiques, car ils sont associés à une livraison

Les composants relèvent des flux physiques, tandis que les avis transmis relèvent des flux d’informations

Explication

Les flux physiques acheminent les matières et marchandises, alors que les flux d’informations transmettent les communications associées. Le fait que les avis portent sur une livraison ne transforme pas ces communications en marchandises physiques.

4. Une entreprise doit adapter son organisation à des marchés renouvelés, à des produits dont le cycle de vie raccourcit et à de nouvelles technologies. À quel phénomène cela correspond-il ?

À l’évolution du contexte logistique, marquée notamment par ces transformations des marchés et des technologies
À la logistique d’approvisionnement, qui fournit aux usines les composants nécessaires à la production
À la rétro-logistique, qui traite les produits refusés, les emballages et les déchets industriels
À la logistique de soutien, qui organise la maintenance des systèmes complexes et leur maintien en opération

À l’évolution du contexte logistique, marquée notamment par ces transformations des marchés et des technologies

Explication

La variété et le renouvellement des marchés, le raccourcissement du cycle de vie des produits et les nouvelles technologies font partie des évolutions du contexte logistique. La logistique de soutien concerne plutôt le maintien en opération des systèmes.

5. Quel enjeu la logistique représente-t-elle pour une entreprise confrontée à des demandes et à des conditions de marché changeantes ?

Un enjeu de standardisation des produits et de réduction de la diversité des marchés
Un enjeu de maintenance des équipements et de traitement des produits inutilisables
Un enjeu d’adaptabilité, de flexibilité et de compétitivité
Un enjeu de planification des lignes de production et d’acheminement des composants

Un enjeu d’adaptabilité, de flexibilité et de compétitivité

Explication

La logistique constitue un enjeu d’adaptabilité, de flexibilité et de compétitivité pour l’entreprise. La planification des lignes de production relève d’une activité logistique particulière, et non de la formulation générale de cet enjeu.

6. Selon Noumen, quelle démarche logistique contribue à satisfaire les commandes des clients ?

Anticiper les besoins, puis concentrer la distribution sur les biens en laissant de côté les services et les informations
Procurer les facteurs de production en quantité suffisante, puis affecter les réseaux de distribution à la seule planification de la production
Attendre les commandes fermes, puis se procurer les facteurs de production disponibles et privilégier les réseaux de transport de marchandises
Anticiper leurs besoins, procurer les facteurs de production adéquats et utiliser optimalement les réseaux de distribution de biens, de services et d’informations

Anticiper leurs besoins, procurer les facteurs de production adéquats et utiliser optimalement les réseaux de distribution de biens, de services et d’informations

Explication

La démarche décrite par Noumen relie l’anticipation des besoins, la disponibilité de facteurs de production adéquats et l’utilisation optimale des réseaux de distribution afin de satisfaire les commandes. Se concentrer sur les seuls biens omet les services et les informations.

7. Quelles catégories la typologie de la logistique d’entreprise distingue-t-elle ?

L’approvisionnement, la production, la distribution, le soutien et la rétro-logistique
La production, le transport, le stockage, la maintenance et la gestion des ressources humaines
L’approvisionnement, la vente, le marketing, la comptabilité et la rétro-logistique
La distribution, la finance, les achats, le service après-vente et la planification stratégique

L’approvisionnement, la production, la distribution, le soutien et la rétro-logistique

Explication

La typologie comprend les logistiques d’approvisionnement, de production, de distribution et de soutien, ainsi que la rétro-logistique. Le transport et le stockage sont des activités logistiques, mais ne remplacent pas ces catégories dans la typologie.

8. Une entreprise de services achète les produits requis pour exercer son activité. À quelle catégorie logistique cette opération correspond-elle ?

À la rétro-logistique, qui reprend les produits refusés ou à réparer et traite les déchets
À la logistique de distribution, qui achemine les produits vers les consommateurs finals ou leur domicile
À la logistique de production, qui apporte les composants aux lignes de production et planifie leur activité
À la logistique d’approvisionnement, qui fournit aux entreprises de services les produits nécessaires à leur activité

À la logistique d’approvisionnement, qui fournit aux entreprises de services les produits nécessaires à leur activité

Explication

La logistique d’approvisionnement fournit aux entreprises de services et aux administrations les produits requis pour leur activité. La logistique de distribution concerne plutôt l’acheminement des produits vers le consommateur final.

9. Dans une usine, une équipe apporte des matériaux aux lignes et organise le calendrier de fabrication. De quelle logistique s’agit-il ?

De la logistique de production, qui alimente les lignes en matériaux et composants et planifie la production
De la logistique de distribution, qui livre au consommateur final les produits dont il a besoin
De la logistique de soutien, qui organise les moyens nécessaires au maintien en opération d’un système
De la logistique d’approvisionnement, qui amène aux usines les produits de base et les composants nécessaires

De la logistique de production, qui alimente les lignes en matériaux et composants et planifie la production

Explication

La logistique de production, aussi appelée logistique interne, fournit aux lignes les matériaux et composants requis et planifie la production. L’approvisionnement amène les produits nécessaires à l’usine, mais ne désigne pas la planification de la fabrication.

10. Un commerçant livre à domicile les articles commandés à distance par ses clients. Quelle catégorie logistique prend en charge cet acheminement ?

La logistique d’approvisionnement, qui fournit à l’entreprise les produits nécessaires à son activité
La rétro-logistique, qui reprend les produits refusés ou à réparer et traite les déchets
La logistique de distribution, qui apporte au consommateur final les produits dont il a besoin
La logistique de production, qui alimente les lignes en composants et planifie la fabrication

La logistique de distribution, qui apporte au consommateur final les produits dont il a besoin

Explication

La logistique de distribution, ou logistique aval, achemine les produits vers le consommateur final, notamment à domicile dans le cadre de la vente à distance. La logistique d’approvisionnement concerne les produits destinés à l’entreprise, plutôt qu’à ses clients.

11. Quel périmètre la logistique de distribution prend-elle en charge ?

Les produits finis depuis la chaîne de fabrication jusqu’à leur mise en stock chez le fabricant
Les commandes clients de l’entrepôt du fournisseur jusqu’au lieu de livraison convenu, dernier kilomètre compris
Les approvisionnements de matières premières jusqu’à leur réception sur le site de production
Les commandes des magasins entre leurs réserves et les rayons destinés aux consommateurs

Les commandes clients de l’entrepôt du fournisseur jusqu’au lieu de livraison convenu, dernier kilomètre compris

Explication

La logistique de distribution suit les commandes clients jusqu’au lieu de livraison convenu et inclut le dernier kilomètre. L’approvisionnement des matières premières relève d’un autre périmètre logistique.

12. Une entreprise redessine ses circuits de livraison, organise les transports et ajuste les stocks dans son réseau : quels domaines de la logistique de distribution mobilise-t-elle ?

La détermination des réseaux, la gestion des transports et la gestion des stocks
La sélection des clients, la fixation des prix et la gestion des campagnes commerciales
La conception des produits, la planification de la production et le contrôle qualité
Le recrutement des livreurs, la maintenance des bâtiments et la comptabilité des ventes

La détermination des réseaux, la gestion des transports et la gestion des stocks

Explication

Les domaines dominants de la logistique de distribution sont le réseau, les flux de transport et les stocks sur l’ensemble de celui-ci. La planification de la production concerne une autre partie de la chaîne.

13. Avant d’organiser une livraison de marchandises fragiles vers une région isolée, quelles contraintes faut-il prendre en compte ?

La cadence des équipes de production, les méthodes de recrutement, les budgets publicitaires et les prix de vente
La saisonnalité des ventes, les préférences des détaillants, la conception des produits et les conditions de paiement
La notoriété de la marque, le profil des consommateurs, les tarifs concurrents et les objectifs commerciaux
La nature des marchandises, les règles et documents requis, la géographie, le climat et les limites des équipements

La nature des marchandises, les règles et documents requis, la géographie, le climat et les limites des équipements

Explication

Les contraintes de distribution comprennent les caractéristiques des marchandises, les exigences réglementaires et documentaires, la géographie, le climat et les capacités techniques. Les préférences des détaillants ne remplacent pas ces contraintes opérationnelles.

14. Une livraison doit respecter les quantités, la qualité et le délai convenus avec le client : quels enjeux de distribution l’entreprise doit-elle également gérer ?

La conception des produits et des campagnes commerciales, ainsi que la fixation des prix et des remises
La programmation des machines et des équipes, ainsi que la sélection des matières premières de fabrication
La coordination des acteurs et des flux, ainsi que le choix des emballages, unités intermodales et moyens de manutention
La négociation des contrats de vente, ainsi que la gestion des paiements et du service après-vente

La coordination des acteurs et des flux, ainsi que le choix des emballages, unités intermodales et moyens de manutention

Explication

Les enjeux incluent la coordination des intervenants et des flux d’information et de marchandises, les choix d’emballage et de manutention, ainsi que le respect des engagements clients. La programmation des machines concerne d’abord les opérations de production.

15. Quelle définition de la Supply Chain correspond à celle du Supply Chain Council ?

La succession des étapes de production et de distribution, des fournisseurs des fournisseurs jusqu’aux clients des clients
L’ensemble des opérations internes d’un producteur, depuis l’achat des matières jusqu’à l’expédition des produits
La coordination des ventes et des services après-vente entre un fabricant et ses clients directs
Le réseau des transporteurs qui acheminent les produits finis entre les entrepôts et les points de vente

La succession des étapes de production et de distribution, des fournisseurs des fournisseurs jusqu’aux clients des clients

Explication

Le Supply Chain Council définit la Supply Chain comme les étapes de production et de distribution qui s’étendent des fournisseurs des fournisseurs aux clients des clients. La limiter aux opérations internes du producteur exclut les acteurs en amont et en aval.

16. Dans une chaîne B2B, quelle relation décrit la catégorie des entreprises utilisatrices ?

Des entreprises reçoivent le produit pour l’utiliser dans la fabrication d’autres biens ou le consommer
Des détaillants présentent le produit en magasin, tandis que seuls les consommateurs en assurent l’usage
Des fournisseurs livrent des matières premières à un fabricant, sans utiliser les produits qu’il commercialise
Des consommateurs reçoivent le produit pour leur usage personnel, sans rôle d’entreprise utilisatrice

Des entreprises reçoivent le produit pour l’utiliser dans la fabrication d’autres biens ou le consommer

Explication

En B2B, le produit est fourni à des entreprises qui l’utilisent pour produire d’autres biens ou le consommer. La relation avec des consommateurs correspond au B2C, non au B2B.

17. Une entreprise renforce plusieurs maillons de sa chaîne logistique, mais laisse un partenaire très vulnérable : quelle conséquence est la plus probable ?

La résistance globale augmente au niveau des maillons renforcés, indépendamment de la fragilité du partenaire
La résistance globale reste limitée par le maillon le plus faible, ce qui rend la solidarité entre participants importante
La fragilité du partenaire est compensée par les stocks détenus par les autres entreprises de la chaîne
La performance dépend surtout du maillon le plus proche du client, et les autres participants ont un rôle secondaire

La résistance globale reste limitée par le maillon le plus faible, ce qui rend la solidarité entre participants importante

Explication

La résistance de la chaîne dépend généralement de celle de son maillon le plus faible, d’où l’importance de la solidarité entre entreprises et services. Renforcer d’autres maillons ne supprime pas automatiquement la vulnérabilité du partenaire fragile.

18. Une entreprise met en place un pilotage informatique des flux, des stocks et de l’information afin de réduire stocks et délais à coût minimum : à quoi correspond cette démarche ?

À la logistique de distribution, qui se concentre sur l’acheminement des commandes vers les lieux de livraison
À la planification de la production, qui règle les capacités et les calendriers des ateliers de fabrication
Au Supply Chain Management, qui mobilise des outils et méthodes pour améliorer et automatiser l’approvisionnement
À la gestion des achats, qui sélectionne les fournisseurs et négocie les conditions d’approvisionnement

Au Supply Chain Management, qui mobilise des outils et méthodes pour améliorer et automatiser l’approvisionnement

Explication

Le Supply Chain Management utilise des outils et méthodes, notamment informatiques, pour piloter les flux, les stocks et l’information et améliorer l’approvisionnement. La logistique de distribution porte sur l’acheminement des commandes et ne couvre pas à elle seule ce pilotage de la chaîne.

19. Pourquoi le passage à la vente en ligne peut-il compliquer la préparation des commandes et la livraison finale ?

Les commandes B2C sont regroupées en lots importants, tandis que les commandes B2B sont préparées à l’unité
Les ventes en ligne réduisent le nombre de commandes, mais allongent les trajets entre les entrepôts régionaux
Les commandes en magasin deviennent atomisées, tandis que les commandes numériques sont préparées en lots massifiés
Les commandes B2C deviennent nombreuses et atomisées à l’unité, contrairement aux commandes B2B massifiées

Les commandes B2C deviennent nombreuses et atomisées à l’unité, contrairement aux commandes B2B massifiées

Explication

Le commerce électronique transforme des commandes B2B massifiées en nombreuses commandes B2C à l’unité, ce qui rend plus complexes le picking de détail et le dernier kilomètre. L’idée que les commandes B2C sont regroupées en lots inverse la distinction entre les deux formats.

20. Un détaillant veut relier ses canaux physiques et numériques afin de permettre le retrait en magasin et les retours entre canaux : quel changement met-il en œuvre ?

Une centralisation numérique qui supprime les stocks des magasins et concentre les livraisons dans un entrepôt
Une spécialisation des magasins qui limite le retrait des commandes aux produits achetés sur place
Une séparation des canaux qui réserve les achats en ligne aux entrepôts et les retours aux magasins
Une intégration omnicanale qui réduit les silos grâce au Click & Collect, au Ship-from-Store et au retour omnicanal

Une intégration omnicanale qui réduit les silos grâce au Click & Collect, au Ship-from-Store et au retour omnicanal

Explication

L’intégration omnicanale supprime les silos entre réseaux physique et digital, notamment par le Click & Collect, le Ship-from-Store et les retours omnicanaux. Réserver les flux en ligne aux entrepôts et les retours aux magasins maintiendrait une séparation des canaux.

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Quelles années l’Aslog cite-t-elle pour sa définition de la logistique d’entreprise ?

1972 et 2005.

Quel objectif de coût et de qualité l’Aslog assigne-t-elle à la logistique d’entreprise ?

Mettre le produit à disposition au moindre coût et avec la qualité requise.

Quels auteurs, ouvrage et année définissent la logistique stratégique ?

Colin, Mathé et Tixier, *La logistique au service de l’entreprise*, 1981.

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