QCM : Méthodes de calcul des coûts (38 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une entreprise où le produit A représente 25 % des ventes avec un taux de marge de 0,30, et le produit B 75 % avec un taux de 0,70, quel est le taux de marge global ?

0,50
0,65
0,60
0,62

0,60

Explication

Le taux global est la moyenne pondérée des taux des deux produits : 25 % de 0,30 et 75 % de 0,70 donnent 0,60. Le taux de 0,62 correspond à une autre répartition des ventes, avec 20 % pour A et 80 % pour B.

2. Une organisation atteint ses objectifs de production, mais consomme davantage de ressources que prévu. Quelle dimension décrit le mieux l’atteinte des objectifs ?

La productivité, qui mesure le volume produit par unité de temps
L’efficience, qui rapporte les résultats obtenus aux ressources mobilisées
L’efficacité, qui rapporte les résultats obtenus aux objectifs fixés
La rentabilité, qui rapproche les produits des capitaux investis

L’efficacité, qui rapporte les résultats obtenus aux objectifs fixés

Explication

L’efficacité porte sur le rapport entre les résultats obtenus et les objectifs fixés, indépendamment des ressources consommées. L’efficience concerne précisément le rapport entre les résultats et les ressources mobilisées.

3. Que désigne le subventionnement croisé entre produits dans une méthode de répartition des charges indirectes ?

Une différence de prix entre produits résultant de leurs niveaux de demande respectifs.
Un transfert implicite de coûts dû à une répartition qui ne reflète pas la consommation réelle des produits.
Une hausse des coûts directs provoquée par une augmentation du volume fabriqué.
Un transfert explicite de ressources entre activités décidé par la direction.

Un transfert implicite de coûts dû à une répartition qui ne reflète pas la consommation réelle des produits.

Explication

Le subventionnement croisé apparaît lorsque la répartition des charges indirectes ne correspond pas aux ressources réellement consommées par chaque produit. Une différence de prix liée à la demande ne décrit pas ce mécanisme de calcul des coûts.

4. Pourquoi le taux de marge global d’une entreprise peut-il changer alors que les taux de marge propres à ses produits restent identiques ?

Parce que le chiffre d’affaires total détermine à lui seul le taux de marge global
Parce que les prix de vente changent nécessairement avec le volume vendu
Parce que la part de chaque produit dans les ventes peut évoluer
Parce que les charges fixes modifient directement les taux de marge des produits

Parce que la part de chaque produit dans les ventes peut évoluer

Explication

Le taux global dépend de la composition des ventes : une modification du poids relatif des produits peut donc le faire varier, même si leurs taux respectifs restent stables. Les charges fixes interviennent dans le résultat, mais ne déterminent pas directement la composition des taux de marge sur coûts variables.

5. Une entreprise réalise une activité réelle supérieure à son activité normale. Que signifie alors son coefficient d’imputation rationnelle ?

Il est inférieur à 1 et indique une sous-activité
Il est égal à 1 et indique une activité normale
Il est supérieur à 1 et indique une sous-activité
Il est supérieur à 1 et indique une suractivité

Il est supérieur à 1 et indique une suractivité

Explication

Quand l’activité réelle dépasse l’activité normale, leur rapport est supérieur à 1 et traduit une suractivité. Un coefficient inférieur à 1 correspond au contraire à une activité réelle inférieure à la normale.

6. Que représente le seuil de rentabilité d’une entreprise ?

Le chiffre d’affaires pour lequel le résultat analytique est nul
Le chiffre d’affaires à partir duquel les charges fixes deviennent nulles
Le montant de ventes que l’entreprise peut perdre avant un résultat déficitaire
Le chiffre d’affaires pour lequel la marge sur coûts variables est nulle

Le chiffre d’affaires pour lequel le résultat analytique est nul

Explication

Au seuil de rentabilité, la marge sur coûts variables couvre les charges fixes et le résultat analytique est nul ; ce seuil est aussi appelé point mort ou chiffre d’affaires critique. Le montant que l’entreprise peut perdre avant d’atteindre ce seuil correspond plutôt à la marge de sécurité.

7. Quel type de pilotage aide les dirigeants à choisir les objectifs de l’organisation et les politiques de gestion des ressources ?

Le tableau de bord, qui présente des indicateurs de suivi des activités
Le pilotage stratégique, qui oriente les objectifs et les politiques de gestion des ressources
Le contrôle budgétaire, qui compare les dépenses réalisées aux prévisions établies
Le pilotage opérationnel, qui organise l’exécution des tâches spécifiques au quotidien

Le pilotage stratégique, qui oriente les objectifs et les politiques de gestion des ressources

Explication

Le pilotage stratégique soutient les dirigeants dans le choix des objectifs et des politiques de gestion des ressources. Le pilotage opérationnel porte plutôt sur l’exécution des tâches spécifiques par les membres de l’organisation.

8. Une entreprise supporte 120 000 € de charges fixes et son taux de marge sur coûts variables est de 40 %. Quel est son seuil de rentabilité ?

420 000 €
200 000 €
300 000 €
48 000 €

300 000 €

Explication

Le seuil de rentabilité s’obtient en divisant les charges fixes par le taux de marge sur coûts variables : 120 000 € divisés par 0,40 donnent 300 000 €. Multiplier les charges fixes par le taux donnerait 48 000 €, mais cette opération ne calcule pas le chiffre d’affaires nécessaire pour couvrir les charges fixes.

9. Si les coûts variables sont proportionnels au chiffre d’affaires et représentent 40 % de celui-ci, quelle relation exprime le taux de marge sur coûts variables ?

TMCV=1+aTMCV = 1+a, avec a=CV/CAa = CV/CA, donc TMCV=140%TMCV = 140\%
TMCV=aTMCV = a, avec a=CV/CAa = CV/CA, donc TMCV=40%TMCV = 40\%
TMCV=CA/CVTMCV = CA/CV, donc TMCV=250%TMCV = 250\%
TMCV=1−aTMCV = 1-a, avec a=CV/CAa = CV/CA, donc TMCV=60%TMCV = 60\%

$$TMCV = 1-a$$, avec $$a = CV/CA$$, donc $$TMCV = 60\%$$

Explication

Lorsque les coûts variables représentent une proportion aa du chiffre d’affaires, le taux de marge sur coûts variables vaut 1−a1-a ; ici, il est donc de 60 %. Confondre le taux de marge avec aa revient à reprendre la proportion des coûts variables plutôt que celle de la marge.

10. Les charges fixes réelles sont supérieures aux charges fixes imputées : quelle différence d’imputation en résulte ?

Un mali de sous-activité, égal à l’excédent des charges réelles sur les charges imputées
Un boni de sous-activité, égal à l’excédent des charges imputées sur les charges réelles
Un boni de suractivité, égal à l’excédent des charges réelles sur les charges imputées
Un mali de suractivité, égal à l’excédent des charges imputées sur les charges réelles

Un mali de sous-activité, égal à l’excédent des charges réelles sur les charges imputées

Explication

La différence d’imputation est calculée en retranchant les charges imputées des charges réelles ; si les charges réelles sont supérieures, elle constitue un mali de sous-activité. Le boni correspond au cas inverse, lorsque les charges imputées dépassent les charges réelles.

11. Quel est le rôle central du contrôle de gestion dans une organisation ?

Organiser les tâches quotidiennes en répartissant les responsabilités entre les membres des équipes
Contrôler la conformité comptable en rapprochant les dépenses des règles fiscales applicables
Définir les objectifs commerciaux en étudiant les besoins des clients et les offres concurrentes
Aider au pilotage en analysant la performance et l’utilisation des ressources pour mettre en œuvre la stratégie

Aider au pilotage en analysant la performance et l’utilisation des ressources pour mettre en œuvre la stratégie

Explication

Le contrôle de gestion soutient le pilotage en reliant l’analyse de la performance et l’utilisation des ressources à la mise en œuvre de la stratégie. Le contrôle de conformité comptable répond à une autre finalité et ne décrit pas ce rôle central.

12. Comment le modèle coût-volume-profit distingue-t-il une charge variable d’une charge fixe ?

La charge variable reste stable quand les quantités changent, tandis que la charge fixe suit le volume des ventes
La charge variable dépend des objectifs de vente, tandis que la charge fixe varie avec les ressources mobilisées
La charge variable évolue avec les quantités produites et vendues, tandis que la charge fixe est supposée indépendante de l’activité
La charge variable évolue avec le chiffre d’affaires, tandis que la charge fixe est supposée proportionnelle aux ventes

La charge variable évolue avec les quantités produites et vendues, tandis que la charge fixe est supposée indépendante de l’activité

Explication

Dans ce modèle, les charges variables évoluent avec les quantités produites et vendues, tandis que les charges fixes sont supposées indépendantes du niveau d’activité. L’idée qu’une charge fixe soit proportionnelle aux ventes inverse cette distinction.

13. Quelle limite doit prendre en compte une entreprise qui envisage de mettre en place la méthode ABC ?

Elle entraîne des coûts de mise en place élevés, mais résout l’affectation des charges fixes d’administration.
Elle demande peu de ressources, mais rend difficile l’analyse des coûts liés aux activités de production.
Sa mise en place est lourde et coûteuse, et elle ne résout pas l’affectation des charges indirectes fixes d’administration.
Elle est complexe à déployer, mais supprime le besoin de choisir des inducteurs pour les coûts indirects.

Sa mise en place est lourde et coûteuse, et elle ne résout pas l’affectation des charges indirectes fixes d’administration.

Explication

La méthode ABC peut être lourde et coûteuse à mettre en place, sans résoudre l’affectation des charges indirectes fixes d’administration. L’idée qu’elle règle cette difficulté malgré son coût inverse précisément cette limite.

14. Une entreprise réalise un chiffre d’affaires de 80 000 € et supporte 50 000 € de coûts variables. Quelle formule permet de calculer sa marge sur coûts variables ?

MCV=CA−CVMCV = CA - CV
MCV=CA+CVMCV = CA + CV
MCV=CV−CAMCV = CV - CA
MCV=CA−CFMCV = CA - CF

$$MCV = CA - CV$$

Explication

La marge sur coûts variables s’obtient en soustrayant les coûts variables du chiffre d’affaires. Soustraire les charges fixes donnerait une autre grandeur et ne correspond pas à la définition de cette marge.

15. Quelle relation entre produits, activités et ressources caractérise la méthode ABC ?

Les ressources consomment des activités, lesquelles consomment les produits.
Les produits consomment des ressources, lesquelles consomment les activités.
Les produits consomment des activités, lesquelles consomment des ressources.
Les activités consomment des produits, lesquels consomment des ressources.

Les produits consomment des activités, lesquelles consomment des ressources.

Explication

La méthode ABC suit la chaîne de consommation allant des produits aux activités, puis des activités aux ressources. L’inversion entre produits et activités confond les objets qui déclenchent les activités avec les ressources mobilisées par celles-ci.

16. Une entreprise connaît son chiffre d’affaires et ses coûts variables. Quelle opération donne sa marge sur coûts variables ?

Soustraire les coûts variables du chiffre d’affaires
Soustraire le chiffre d’affaires des coûts variables
Ajouter les coûts variables au chiffre d’affaires
Soustraire les charges fixes du chiffre d’affaires

Soustraire les coûts variables du chiffre d’affaires

Explication

La marge sur coûts variables se calcule en diminuant le chiffre d’affaires des coûts variables. Les charges fixes interviennent dans d’autres calculs, mais ne sont pas retranchées pour déterminer cette marge.

17. Une entreprise veut calculer son résultat analytique à partir du chiffre d’affaires, des coûts variables et des charges fixes. Quelle relation doit-elle utiliser ?

RA=CA−CV−CF=MCV−CFRA = CA - CV - CF = MCV - CF
RA=CV−CA−CF=−MCV−CFRA = CV - CA - CF = -MCV - CF
RA=CA+CV−CF=MCV−CFRA = CA + CV - CF = MCV - CF
RA=CA−CV+CF=MCV+CFRA = CA - CV + CF = MCV + CF

$$RA = CA - CV - CF = MCV - CF$$

Explication

Le résultat analytique se calcule en retranchant les coûts variables et les charges fixes du chiffre d’affaires, soit la marge sur coûts variables diminuée des charges fixes. Ajouter les charges fixes au lieu de les déduire ne traduit pas leur rôle dans ce calcul.

18. Quel apport de la méthode ABC améliore l’affectation des charges indirectes ?

Elle répartit les charges indirectes en fonction du volume total produit, sans examiner leurs causes.
Elle relie les coûts à leurs causes et affine leur affectation au moyen d’inducteurs choisis.
Elle affecte les charges indirectes selon les seules dépenses d’administration de l’entreprise.
Elle transforme les charges indirectes en charges directes grâce à leur classement par fonction.

Elle relie les coûts à leurs causes et affine leur affectation au moyen d’inducteurs choisis.

Explication

En reliant les coûts aux causes et en utilisant des inducteurs choisis, la méthode ABC permet une affectation plus précise des charges indirectes. Une répartition fondée sur le seul volume produit ne tient pas compte de cette recherche des causes.

19. Que représente l’activité normale dans l’évaluation d’une capacité de production ?

Un niveau de référence égal à la capacité théorique diminuée de la déperdition jugée normale
Le volume de production correspondant à une utilisation sans aucune déperdition
La moyenne des activités réelles observées lors des périodes précédentes
Le niveau maximal effectivement atteint par l’atelier pendant une période donnée

Un niveau de référence égal à la capacité théorique diminuée de la déperdition jugée normale

Explication

L’activité normale est un niveau de référence qui tient compte de la déperdition considérée comme normale en la retranchant de la capacité théorique. Elle ne désigne donc pas nécessairement le maximum observé ni une activité sans pertes.

20. Pour deux produits A et B, quelle expression donne le résultat analytique prévisionnel à partir de leurs marges sur coûts variables et des charges fixes ?

RAp=MCVA−MCVB−CFRA_p = MCV_A - MCV_B - CF
RAp=MCVA+MCVB+CFRA_p = MCV_A + MCV_B + CF
RAp=CF−MCVA−MCVBRA_p = CF - MCV_A - MCV_B
RAp=MCVA+MCVB−CFRA_p = MCV_A + MCV_B - CF

$$RA_p = MCV_A + MCV_B - CF$$

Explication

Le résultat analytique prévisionnel correspond à la somme des marges sur coûts variables de A et de B, diminuée des charges fixes. Ajouter les charges fixes au lieu de les retrancher inverserait leur effet sur le résultat.

21. Quel est le principe de l’imputation rationnelle des charges fixes ?

Ajuster les charges fixes imputées aux coûts selon le rapport entre activité réelle et activité normale
Remplacer les charges fixes par une estimation fondée sur la capacité théorique
Répartir les charges fixes entre les produits selon leur marge sur coûts variables
Imputer aux coûts les charges fixes réelles sans tenir compte du niveau d’activité

Ajuster les charges fixes imputées aux coûts selon le rapport entre activité réelle et activité normale

Explication

L’imputation rationnelle ajuste l’imputation des charges fixes aux coûts en fonction du rapport entre activité réelle et activité normale. Une répartition selon les marges répond à un autre critère et ne définit pas cette méthode.

22. Lorsque le taux de marge sur coûts variables, les charges fixes et les prix restent stables, comment calcule-t-on le résultat analytique prévisionnel ?

En multipliant les charges fixes par le chiffre d’affaires prévisionnel, puis en retranchant le taux de marge sur coûts variables
En multipliant le chiffre d’affaires prévisionnel par le taux de marge sur coûts variables, puis en retranchant les charges fixes
En retranchant les charges fixes du chiffre d’affaires prévisionnel, puis en divisant par le taux de marge sur coûts variables
En divisant les charges fixes par le taux de marge sur coûts variables, puis en ajoutant le chiffre d’affaires prévisionnel

En multipliant le chiffre d’affaires prévisionnel par le taux de marge sur coûts variables, puis en retranchant les charges fixes

Explication

Avec des conditions d’exploitation stables, le chiffre d’affaires prévisionnel génère une marge sur coûts variables calculée au taux prévu, dont on déduit les charges fixes. Diviser les charges fixes par ce taux sert à déterminer le seuil de rentabilité, et non le résultat prévisionnel.

23. Deux entreprises ont des activités comparables, mais l’une atteint son seuil de rentabilité plus tôt dans l’année et présente un indice de sécurité plus élevé. Que peut-on en déduire sur son risque d’exploitation ?

Son risque d’exploitation est identique, car seul le chiffre d’affaires compte
Son levier d’exploitation est nécessairement plus élevé
Son risque d’exploitation est plus élevé
Son risque d’exploitation est plus faible

Son risque d’exploitation est plus faible

Explication

Un seuil atteint plus tôt dans l’année et un indice de sécurité plus élevé indiquent une meilleure capacité à absorber une baisse d’activité, donc un risque d’exploitation plus faible. Un levier d’exploitation élevé signale au contraire un risque plus important.

24. Une entreprise dispose d’un seul facteur de production limité et peut vendre les quantités produites. Quelle démarche permet de déterminer son programme optimal ?

Produire d’abord le produit qui consomme le plus de facteur, puis répartir le reste selon les coûts fixes
Classer les produits selon leur prix de vente, puis privilégier celui dont la demande est la plus faible
Classer les produits selon leur marge par unité du facteur, puis satisfaire d’abord la demande du plus rentable
Classer les produits selon leur marge totale, puis répartir la capacité également entre eux

Classer les produits selon leur marge par unité du facteur, puis satisfaire d’abord la demande du plus rentable

Explication

Le classement doit se faire selon la marge sur coûts variables rapportée à une unité du facteur rare, puis la capacité est affectée au produit le plus rentable dans la limite de sa demande. Une marge totale plus élevée ne suffit pas à déterminer la priorité si les produits consomment des quantités différentes du facteur.

25. Une équipe doit réaliser les tâches spécifiques prévues dans son activité. Quel type de pilotage répond directement à ce besoin ?

Le pilotage opérationnel, qui aide les membres à exécuter leurs tâches spécifiques
Le pilotage stratégique, qui aide les dirigeants à fixer les objectifs de l’organisation
Le contrôle de gestion, qui analyse la performance et l’utilisation des ressources
Le pilotage des ressources, qui détermine les politiques générales de leur allocation

Le pilotage opérationnel, qui aide les membres à exécuter leurs tâches spécifiques

Explication

Le pilotage opérationnel aide les membres de l’organisation à exécuter leurs tâches spécifiques. Le pilotage stratégique concerne la définition des objectifs et des politiques de gestion des ressources.

26. Une entreprise répartit ses charges indirectes selon le nombre d’heures de main-d’œuvre directe, alors que certains coûts varient avec le nombre de commandes. Quelle limite cette situation illustre-t-elle ?

Un critère de commande mesure directement le volume de main-d’œuvre consommé par chaque produit.
Un critère volumique peut mal représenter les activités déclenchées par des facteurs non volumiques comme les commandes.
Une répartition fondée sur le volume prend déjà en compte la taille des lots et le nombre de commandes.
Un critère volumique rend les coûts indirects indépendants des activités de soutien de l’entreprise.

Un critère volumique peut mal représenter les activités déclenchées par des facteurs non volumiques comme les commandes.

Explication

Les heures de main-d’œuvre sont un critère volumique et ne représentent pas nécessairement les activités déclenchées par le nombre de commandes. Le nombre de commandes est un facteur non volumique, et non une mesure directe du volume de main-d’œuvre.

27. Quelle caractéristique distingue la méthode des coûts complets des méthodes qui excluent les charges fixes ?

Elle intègre toutes les charges, mais l’imputation des charges fixes est subjective et le coût unitaire varie avec l’activité
Elle répartit les charges fixes selon leur lien direct avec chaque produit et maintient un coût unitaire constant
Elle intègre les charges variables, mais écarte les charges fixes afin de stabiliser le coût unitaire
Elle calcule les coûts à partir des seuls décaissements et laisse les charges indirectes hors du calcul

Elle intègre toutes les charges, mais l’imputation des charges fixes est subjective et le coût unitaire varie avec l’activité

Explication

Les coûts complets prennent en compte toutes les charges, mais l’imputation des charges fixes peut être subjective et le coût unitaire varie avec le niveau d’activité. Les méthodes des coûts variables ou spécifiques excluent les charges fixes, contrairement à cette méthode.

28. Une entreprise réalise un chiffre d’affaires de 500 000 € et dispose d’une marge de sécurité de 100 000 €. Quel est son indice de sécurité ?

100 000 €
5 %
80 %
20 %

20 %

Explication

L’indice de sécurité rapporte la marge de sécurité au chiffre d’affaires : 100 000 € divisés par 500 000 € correspondent à 20 %. La valeur de 100 000 € est la marge de sécurité exprimée en montant, et non l’indice exprimé en pourcentage.

29. L’entreprise LDEG prévoit un chiffre d’affaires de 110 000 €, avec un taux de marge sur coûts variables de 30 % et des charges fixes de 15 000 €. Quel résultat analytique prévisionnel obtient-elle si ses conditions d’exploitation restent inchangées ?

18 000 €
19 000 €
17 000 €
20 000 €

18 000 €

Explication

La marge sur coûts variables prévisionnelle est de 30 % de 110 000 €, soit 33 000 € ; après déduction des 15 000 € de charges fixes, le résultat atteint 18 000 €. Le résultat de 15 000 € correspondrait à un chiffre d’affaires initial de 100 000 €, pas au montant prévu ici.

30. Comment obtient-on la marge sur coût spécifique à partir de la marge sur coûts variables ?

On y ajoute les charges fixes directes
On en déduit les charges variables
On y ajoute les charges variables
On en déduit les charges fixes directes

On en déduit les charges fixes directes

Explication

La marge sur coût spécifique correspond à la marge sur coûts variables diminuée des charges fixes directes. La marge sur coûts variables, elle, ne déduit pas ces charges fixes.

31. Comment définit-on un facteur rare dans un programme de production ?

Un facteur de production inutilisé en période de sous-activité
Un facteur de production dont la capacité peut être augmentée sans délai
Un facteur de production limité en quantité et donc contraint
Un facteur de production dont le coût unitaire varie avec les ventes

Un facteur de production limité en quantité et donc contraint

Explication

Un facteur rare est une ressource de production disponible en quantité limitée, ce qui en fait un facteur contraint. Une variation de coût peut influencer le choix de production, mais ne définit pas à elle seule la rareté.

32. Dans la logique ABC, qu’est-ce qu’un processus ?

Une unité comptable qui rassemble les charges indirectes d’un centre auxiliaire.
Un ensemble d’activités qui s’enchaînent pour fournir un bien ou un service à des clients internes ou externes.
Un indicateur utilisé pour mesurer le volume des ressources affectées à une activité.
Un regroupement de ressources qui sont consommées directement par les produits fabriqués.

Un ensemble d’activités qui s’enchaînent pour fournir un bien ou un service à des clients internes ou externes.

Explication

Un processus regroupe des activités qui s’enchaînent afin de fournir un bien ou un service à des clients, internes ou externes. Un indicateur de consommation peut servir à mesurer une activité, mais il ne constitue pas un processus.

33. Avant de construire une cartographie des processus selon la méthode ABC, de quoi l’entreprise a-t-elle besoin ?

D’un inventaire des prix de vente et d’une prévision de la demande par produit.
D’une séparation préalable des centres auxiliaires et d’un choix de critères volumiques.
D’une bonne connaissance de son fonctionnement et d’une cartographie de ses processus.
D’une classification des produits selon leur marge et d’un relevé de leurs coûts directs.

D’une bonne connaissance de son fonctionnement et d’une cartographie de ses processus.

Explication

La démarche ABC suppose de bien connaître le fonctionnement de l’entreprise et de cartographier ses processus. Une prévision de la demande peut être utile à d’autres décisions, mais elle ne remplace pas cette connaissance organisationnelle.

34. Une activité dispose de ressources coûtant 24 000 euros et son inducteur présente un volume de 600 unités. Quel est le coût unitaire de cet inducteur ?

40 euros par unité d’inducteur, soit le coût des ressources divisé par le volume de l’inducteur.
25 euros par unité d’inducteur, soit le volume de l’inducteur divisé par le coût des ressources.
600 euros par unité d’inducteur, soit le coût des ressources diminué du volume de l’inducteur.
14 400 000 euros par unité d’inducteur, soit le coût des ressources multiplié par le volume.

40 euros par unité d’inducteur, soit le coût des ressources divisé par le volume de l’inducteur.

Explication

Le coût unitaire s’obtient en divisant le coût des ressources attribuées par le volume de l’inducteur : 24 000 divisé par 600 donne 40 euros. La division inversée ne donne pas un coût par unité d’inducteur.

35. Comment calcule-t-on les charges fixes imputées en imputation rationnelle ?

CFimputeˊes=CFreˊelles×CIRCF_{imputées} = CF_{réelles} \times CIR
CFimputeˊes=CFreˊelles/CIRCF_{imputées} = CF_{réelles} / CIR
CFimputeˊes=CIR−CFreˊellesCF_{imputées} = CIR - CF_{réelles}
CFimputeˊes=CFreˊelles+CIRCF_{imputées} = CF_{réelles} + CIR

$$CF_{imputées} = CF_{réelles} \times CIR$$

Explication

Les charges fixes imputées s’obtiennent en multipliant les charges fixes réelles par le coefficient d’imputation rationnelle. Les diviser par ce coefficient ne correspond pas à la règle de calcul.

36. Dans une analyse ABC, quel rôle joue un inducteur ?

C’est un événement qui déclenche une activité et, par conséquent, la consommation de ressources.
C’est une ressource qui produit directement un bien ou un service pour un client.
C’est un centre qui rassemble les activités sans lien avec un événement déclencheur.
C’est un résultat qui mesure le coût total supporté par un produit fini.

C’est un événement qui déclenche une activité et, par conséquent, la consommation de ressources.

Explication

Un inducteur correspond à un événement déclencheur de l’activité et de la consommation de ressources qui en découle. Une ressource est mobilisée par l’activité, mais elle n’est pas l’événement qui la déclenche.

37. Un atelier a une capacité théorique de 100 000 heures et une déperdition normale de 16 %. Quelle est son activité normale ?

16 000 heures
100 000 heures
116 000 heures
84 000 heures

84 000 heures

Explication

L’activité normale se calcule en multipliant la capacité théorique par la part restante après déperdition : 100 000×(1−0,16)=84 000100\,000 \times (1 - 0{,}16) = 84\,000 heures. Les 16 000 heures représentent la déperdition, et non l’activité normale.

38. Après avoir identifié les activités et leur affecté les ressources, quelle séquence décrit la suite de la démarche ABC jusqu’à l’imputation aux produits ?

Choisir les inducteurs, regrouper les activités ayant le même inducteur, calculer leur coût unitaire, puis imputer les coûts selon la consommation d’inducteurs.
Regrouper les activités par produit, choisir les centres auxiliaires, puis imputer les coûts selon les heures de main-d’œuvre.
Calculer les coûts unitaires des produits, regrouper les ressources par produit, puis répartir les activités selon les ventes.
Choisir les inducteurs, imputer immédiatement les coûts aux produits, puis calculer le coût unitaire des ressources.

Choisir les inducteurs, regrouper les activités ayant le même inducteur, calculer leur coût unitaire, puis imputer les coûts selon la consommation d’inducteurs.

Explication

Après l’affectation des ressources, la méthode choisit les inducteurs, regroupe les activités partageant un inducteur, en calcule le coût unitaire et impute les coûts selon la consommation des inducteurs par produit. L’imputation immédiate avant le calcul du coût unitaire omet une étape essentielle.

Révisez avec les flashcards

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Qu’est-ce que le contrôle de gestion ?

Un processus d’aide au pilotage fondé sur l’analyse de la performance et l’utilisation des ressources pour mettre en œuvre la stratégie.

Que mesure l’efficacité ?

Le résultat obtenu par rapport aux objectifs.

Que mesure l’efficience ?

Le résultat obtenu par rapport aux ressources utilisées.

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