QCM : Management et environnement RH — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise la division horizontale et la division verticale du travail ?

La division horizontale hiérarchise les fonctions, tandis que la division verticale décompose les tâches
La division horizontale contrôle les résultats, tandis que la division verticale mesure les mouvements
La division horizontale décompose les tâches, tandis que la division verticale hiérarchise les fonctions
La division horizontale sépare les salariés, tandis que la division verticale standardise les produits

La division horizontale décompose les tâches, tandis que la division verticale hiérarchise les fonctions

Explication

La division horizontale spécialise et décompose les tâches en gestes élémentaires, alors que la division verticale sépare conception et exécution dans une structure hiérarchique. Confondre ces deux divisions revient à attribuer la hiérarchie à la spécialisation des tâches.

2. Quelle pratique correspond à l’Organisation scientifique du travail de F. W. Taylor ?

Les ingénieurs conçoivent les méthodes et les ouvriers exécutent des tâches partialisées
Les ouvriers conçoivent les méthodes et les ingénieurs contrôlent les résultats collectifs
Les salariés alternent les fonctions afin de réduire la spécialisation des opérations
Les équipes déterminent ensemble les objectifs et répartissent librement les activités

Les ingénieurs conçoivent les méthodes et les ouvriers exécutent des tâches partialisées

Explication

L’OST sépare la conception, confiée aux ingénieurs, de l’exécution, confiée aux ouvriers, tout en étudiant les temps et les mouvements. La conception collective des méthodes relève plutôt d’une logique participative que de l’OST.

3. Quels penseurs et modèles appartiennent à l’école classique de l’organisation entre 1900 et 1930 ?

Taylor, Fayol, Ford et Weber, associés à des approches distinctes de l’organisation
Ford, Mayo, Drucker et Fayol, associés au marketing et à la gestion des équipes
Taylor, Maslow, Ford et Mintzberg, associés à la stratégie et à la motivation
Mayo, Maslow, Herzberg et Weber, associés aux relations humaines et à la motivation

Taylor, Fayol, Ford et Weber, associés à des approches distinctes de l’organisation

Explication

L’école classique regroupe Taylor, Fayol, Ford et Weber, qui représentent respectivement l’OST, l’organisation administrative, le travail à la chaîne et l’organisation bureaucratique. Mayo et Maslow appartiennent à d’autres courants de pensée managériale.

4. Quels éléments combinés définissent le fordisme dans l’industrie automobile ?

Le travail à la chaîne, la standardisation des biens et le salaire de cinq dollars par jour
La production personnalisée, la rotation des postes et une rémunération liée aux compétences
L’autonomie des équipes, la production sur commande et la rémunération collective
La fabrication en petites séries, la polyvalence ouvrière et la réduction des stocks

Le travail à la chaîne, la standardisation des biens et le salaire de cinq dollars par jour

Explication

Le fordisme applique le taylorisme à l’automobile en associant chaîne de production, standardisation et salaire journalier de cinq dollars. Le réduire à la seule chaîne de montage omet deux composantes essentielles du modèle.

5. Quelle appréciation rend compte de manière équilibrée des effets du taylorisme ?

Il a amélioré les conditions humaines, mais a diminué la productivité et limité la consommation
Il a accru la productivité et les salaires, tout en favorisant aussi des tensions humaines et sociales
Il a réduit les salaires et la production, malgré une autonomie accrue dans l’organisation du travail
Il a supprimé les conflits sociaux, tout en maintenant des prix élevés et une qualité irrégulière

Il a accru la productivité et les salaires, tout en favorisant aussi des tensions humaines et sociales

Explication

Le taylorisme a produit des gains de productivité, une hausse des salaires et une baisse des prix, mais aussi de l’absentéisme, des grèves et une mauvaise qualité. Une interprétation exclusivement positive ou négative ne rend donc pas compte de ses effets contrastés.

6. Quel objectif caractérise le toyotisme développé au Japon après la Seconde Guerre mondiale ?

Accroître les stocks pour prévenir les ruptures et stabiliser les cadences de production
Séparer strictement la conception et l’exécution pour déterminer une méthode optimale
Produire en grande quantité des biens standardisés grâce à une chaîne fortement cadencée
Produire peu avec une grande qualité en optimisant les résultats grâce à des moyens limités

Produire peu avec une grande qualité en optimisant les résultats grâce à des moyens limités

Explication

Le toyotisme vise une production limitée mais de grande qualité et cherche à optimiser les résultats avec des moyens restreints. La production standardisée en grande série et la séparation stricte des fonctions renvoient davantage au fordisme ou à l’OST.

7. Quelle affirmation décrit le management administratif selon Henri Fayol ?

Il améliore principalement les gestes de production, en laissant la direction générale à la hiérarchie
Il concentre l’analyse sur les machines, les cadences et la rémunération à la pièce
Il organise et dirige l’entreprise dans son ensemble, et le management peut s’enseigner
Il remplace les règles formelles par des relations personnelles et une autonomie des services

Il organise et dirige l’entreprise dans son ensemble, et le management peut s’enseigner

Explication

Fayol conçoit le management administratif comme une démarche portant sur l’entreprise entière et affirme qu’il constitue une discipline enseignable. L’étude des gestes, des cadences et de la rémunération à la pièce correspond plutôt à l’OST.

8. Un responsable établit un plan, répartit les activités, donne des directives, harmonise les actions et vérifie les résultats : quelles fonctions de Fayol met-il en œuvre ?

Organiser, recruter, motiver, négocier et sanctionner
Prévoir, produire, vendre, financer et comptabiliser
Commander, innover, communiquer, déléguer et évaluer
Prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler

Prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler

Explication

Les cinq fonctions énoncées par Fayol sont prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler. Contrôler consiste notamment à comparer les résultats au plan, et ne se confond pas avec l’établissement initial de ce plan.

9. Quelle caractéristique appartient à l’organisation rationnelle décrite par Max Weber ?

Une absence de règlements, une polyvalence spontanée et une progression liée aux préférences individuelles
Des règles normalisées, une hiérarchie codifiée et une évolution fondée sur la compétence et l’ancienneté
Des relations personnelles, une hiérarchie flexible et une promotion fondée sur la proximité avec le dirigeant
Une autorité principalement charismatique, des fonctions interchangeables et des décisions informelles

Des règles normalisées, une hiérarchie codifiée et une évolution fondée sur la compétence et l’ancienneté

Explication

Pour Weber, l’organisation rationnelle repose sur des règles normalisées, des relations hiérarchiques codifiées et une carrière fondée sur la compétence et l’ancienneté. Les relations personnelles et les décisions informelles contredisent le caractère impersonnel et réglementé de cette organisation.

10. Quelle évolution explique l’apparition de l’école des relations humaines entre 1930 et 1950 ?

Elle répond aux problèmes de démotivation, de rotation du personnel et de grèves en étudiant les facteurs sociaux et psychologiques.
Elle cherche à renforcer la rationalisation du travail par une mesure plus précise des gestes et des temps.
Elle vise à remplacer les règles de production par une autonomie complète des salariés dans chaque atelier.
Elle analyse principalement la structure financière des entreprises et l’évolution de leurs marchés.

Elle répond aux problèmes de démotivation, de rotation du personnel et de grèves en étudiant les facteurs sociaux et psychologiques.

Explication

L’école des relations humaines s’est développée pour comprendre les difficultés sociales du travail, notamment la démotivation, le turn-over et les grèves. La rationalisation du travail correspond davantage à l’école classique, ce qui rend la deuxième proposition inadéquate.

11. Selon la pyramide de Maslow, quel besoin devient moteur après la satisfaction des besoins physiologiques, de sécurité, d’appartenance et d’estime ?

Le besoin de réalisation de soi
Le besoin de protection physique
Le besoin de stabilité financière
Le besoin de reconnaissance sociale

Le besoin de réalisation de soi

Explication

Dans la hiérarchie proposée par A. Maslow, la réalisation de soi constitue le niveau supérieur, activé lorsque les besoins inférieurs sont satisfaits. La reconnaissance sociale relève plutôt de l’estime, tandis que la protection et la stabilité correspondent à la sécurité.

12. Quelle pratique correspond au management par objectifs associé à Peter Drucker ?

Fixer avec les collaborateurs des objectifs négociés et mesurables
Laisser chaque salarié choisir ses priorités sans critères communs d’évaluation
Prendre les décisions à partir d’informations parfaitement complètes et certaines
Confier toutes les décisions à un supérieur qui contrôle chaque étape

Fixer avec les collaborateurs des objectifs négociés et mesurables

Explication

Le management par objectifs consiste à définir des objectifs négociés et mesurables avec les collaborateurs. La décision fondée sur des informations parfaitement complètes contredit au contraire l’idée de rationalité limitée.

13. Quels sont les cinq piliers de l’entreprise libérée ?

La spécialisation, la centralisation, la conformité, la compétition et la surveillance
La confiance, l’autonomie, la responsabilité, la transparence et le sens
La hiérarchie, le contrôle, la standardisation, la sanction et la rentabilité
La planification, l’autorité, la confidentialité, la productivité et la stabilité

La confiance, l’autonomie, la responsabilité, la transparence et le sens

Explication

L’entreprise libérée repose sur la confiance, l’autonomie, la responsabilité, la transparence et le sens. La présence simultanée de l’autonomie et de la responsabilité montre que la liberté accordée aux collaborateurs ne supprime pas leur obligation d’assumer leurs décisions.

14. Dans une entreprise libérée, comment le rôle du manager évolue-t-il principalement ?

Il conserve une autorité de contrôle renforcée tout en limitant les échanges avec les équipes.
Il se concentre sur les procédures techniques sans intervenir dans le sens donné au travail.
Il devient facilitateur, coach et animateur du collectif plutôt que donneur d’ordres et contrôleur.
Il transfère toutes ses responsabilités aux collaborateurs et se retire du fonctionnement collectif.

Il devient facilitateur, coach et animateur du collectif plutôt que donneur d’ordres et contrôleur.

Explication

Le manager libéré accompagne les équipes, facilite leur action, anime le collectif et contribue à donner du sens. Il ne disparaît pas de l’organisation : la proposition qui le présente comme retiré du fonctionnement collectif confond autonomie et absence d’accompagnement.

15. Quelle limite peut accompagner la mise en place d’une entreprise libérée ?

Elle garantit une amélioration uniforme des résultats dès lors que les salariés disposent d’une autonomie accrue.
Elle réduit l’attractivité des ressources humaines en remplaçant la coopération par un contrôle plus fréquent.
Elle peut favoriser l’engagement et l’innovation tout en exigeant une confiance réelle et en exposant à un risque d’épuisement.
Elle supprime les rapports d’influence internes puisque les responsables formels cessent d’exister.

Elle peut favoriser l’engagement et l’innovation tout en exigeant une confiance réelle et en exposant à un risque d’épuisement.

Explication

L’entreprise libérée peut améliorer l’engagement, l’innovation et l’attractivité, mais elle demande une confiance réelle et peut aussi entraîner un épuisement. Elle ne supprime pas les leaders informels, contrairement à l’idée selon laquelle les rapports d’influence disparaîtraient.

16. Quelle différence distingue une structure hiérarchique d’une structure fonctionnelle ?

La structure hiérarchique repose sur une autorité unique, tandis que la structure fonctionnelle répartit les ordres entre plusieurs supérieurs spécialisés.
La structure hiérarchique répartit les ordres entre plusieurs spécialistes, tandis que la structure fonctionnelle dépend d’un supérieur unique.
La structure hiérarchique organise les équipes par projets, tandis que la structure fonctionnelle les répartit principalement par zones géographiques.
La structure hiérarchique donne les décisions au staff, tandis que la structure fonctionnelle les confie aux conseillers de la direction.

La structure hiérarchique repose sur une autorité unique, tandis que la structure fonctionnelle répartit les ordres entre plusieurs supérieurs spécialisés.

Explication

La structure hiérarchique suit une chaîne d’autorité simple, alors que la structure fonctionnelle permet à un subordonné de recevoir des ordres de plusieurs supérieurs spécialisés. La deuxième proposition inverse donc les caractéristiques essentielles des deux structures.

17. Pourquoi une structure matricielle est-elle particulièrement adaptée à une organisation travaillant par projets ?

Elle croise plusieurs responsables et favorise la communication entre services ainsi que la flexibilité des projets.
Elle concentre toutes les décisions auprès d’un supérieur unique afin de réduire les échanges entre services.
Elle confie les décisions opérationnelles aux conseillers du staff, qui les transmettent ensuite aux équipes.
Elle sépare les produits dans des divisions autonomes qui peuvent être supprimées sans modifier l’ensemble.

Elle croise plusieurs responsables et favorise la communication entre services ainsi que la flexibilité des projets.

Explication

La structure matricielle associe plusieurs responsables et facilite les échanges interservices, ce qui soutient la flexibilité liée aux projets. La concentration autour d’un supérieur unique caractérise plutôt une structure hiérarchique.

18. Quel est l’objectif central de la gouvernance d’entreprise ?

Appliquer la stratégie globale, soutenir la performance et créer de la valeur
Renforcer la marque employeur, améliorer le recrutement et faciliter la mobilité
Organiser la formation, gérer les carrières et développer les compétences
Évaluer les salariés, conduire le changement et coordonner les relations sociales

Appliquer la stratégie globale, soutenir la performance et créer de la valeur

Explication

La gouvernance d’entreprise sert à mettre en œuvre la stratégie globale, à garantir la performance et à générer de la valeur. Les autres propositions décrivent principalement des missions ou des dispositifs de la politique RH.

19. Quelle activité relève directement de la politique RH ?

La conception des produits commerciaux
La mobilité interne des collaborateurs
La négociation avec les fournisseurs
La fixation des prix de vente

La mobilité interne des collaborateurs

Explication

La politique RH comprend notamment la mobilité interne, avec le recrutement, la formation, la rémunération et les relations sociales. La fixation des prix, la conception des produits et les achats fournisseurs relèvent d’autres fonctions de l’entreprise.

20. Une entreprise souhaite recruter, former ses salariés, évaluer leur performance et accompagner une réorganisation : quelles missions de la GRH mobilise-t-elle ?

La mobilité, la rémunération, la marque employeur et les relations sociales
La gouvernance, la stratégie commerciale, la production et la gestion financière
La communication externe, la recherche, les achats et la conception des produits
Le recrutement, la formation, l’évaluation et l’accompagnement du changement

Le recrutement, la formation, l’évaluation et l’accompagnement du changement

Explication

La GRH couvre bien le recrutement, la formation, l’évaluation de la performance et l’accompagnement du changement. Les autres regroupements mélangent des activités RH différentes ou des fonctions qui ne relèvent pas directement de la GRH.

21. Quelle distinction caractérise le mieux le management 1.0 et le management 2.0 ?

Le management 1.0 repose sur la participation collective, tandis que le management 2.0 confie l’information à un chef unique
Le management 1.0 partage l’information, tandis que le management 2.0 concentre les décisions et renforce les sanctions
Le management 1.0 commande et contrôle, tandis que le management 2.0 partage davantage l’information tout en gardant un décideur central
Le management 1.0 développe l’autonomie complète, tandis que le management 2.0 supprime la participation des collaborateurs

Le management 1.0 commande et contrôle, tandis que le management 2.0 partage davantage l’information tout en gardant un décideur central

Explication

Le management 1.0 repose sur le commandement, le contrôle et la centralisation de l’information, alors que le management 2.0 implique davantage les collaborateurs. Le management 2.0 conserve toutefois un décideur central et ne constitue donc pas un modèle pleinement participatif.

22. Selon l’étude Gallup de 2021, quelle répartition décrit le mieux l’engagement des salariés ?

69 % sont désengagés, 25 % engagés et 6 % activement désengagés
69 % sont désengagés, 25 % activement désengagés et 6 % engagés
69 % sont engagés, 25 % désengagés et 6 % activement désengagés
69 % sont activement désengagés, 25 % engagés et 6 % désengagés

69 % sont désengagés, 25 % engagés et 6 % activement désengagés

Explication

L’étude Gallup de 2021 estime que 69 % des salariés sont désengagés, 25 % engagés et 6 % activement désengagés. La confusion la plus probable consiste à inverser les proportions des salariés désengagés et engagés.

23. Lequel de ces éléments fait partie des critères de l’engagement des salariés recensés par Gallup ?

Le niveau de chiffre d’affaires de l’entreprise
La clarté des attentes au travail
La part de marché détenue par l’organisation
Le nombre de fournisseurs de l’établissement

La clarté des attentes au travail

Explication

La clarté des attentes figure parmi les critères de l’engagement, avec la reconnaissance, le développement, le sens du travail et l’apprentissage. Le chiffre d’affaires, la part de marché et le nombre de fournisseurs sont des indicateurs organisationnels qui ne constituent pas ces critères.

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Quels penseurs regroupe l'école classique entre 1900 et 1930 ?

F.W. Taylor, H. Fayol, Henry Ford et M. Weber.

Que fait la division horizontale du travail ?

Elle spécialise les tâches et les décompose en gestes élémentaires.

Que fait la division verticale du travail ?

Elle hiérarchise les fonctions et sépare conception et exécution.

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