QCM : Mesure et causes du chômage (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne est sans emploi, recherche activement un poste et peut commencer dans les 15 jours. Comment est-elle classée au sens du BIT ?

Comme inactive du halo
Comme chômeuse
Comme personne en sous-emploi
Comme active occupée

Comme chômeuse

Explication

Le chômage au sens du BIT exige l’absence d’emploi, une recherche active et une disponibilité dans les 15 jours. L’inactivité du halo omet un critère du BIT, le sous-emploi concerne une personne qui travaille à temps partiel et l’activité occupée suppose un emploi.

2. Une équipe veut comparer les taux de chômage de plusieurs pays européens. Quelle référence doit-elle privilégier pour que les critères soient comparables ?

Les catégories de demandeurs d’emploi de France Travail
Les taux d’emploi publiés par les instituts nationaux
Les inscriptions administratives propres à chaque pays
Les critères du BIT et les indicateurs d’Eurostat

Les critères du BIT et les indicateurs d’Eurostat

Explication

Les critères du BIT permettent de comparer le chômage entre pays, et des indicateurs correspondants sont notamment disponibles sur Eurostat. Les inscriptions administratives et les catégories de France Travail ne reposent pas sur une référence commune à tous les pays.

3. Lina travaille à temps partiel et souhaite augmenter son temps de travail. À quelle situation correspond son cas ?

Au halo du chômage
Au sous-emploi
Au chômage au sens du BIT
À l’inactivité hors du halo

Au sous-emploi

Explication

Le sous-emploi concerne notamment les personnes qui travaillent à temps partiel et souhaiteraient travailler davantage. Le chômage au sens du BIT concerne des personnes sans emploi, tandis que le halo regroupe des personnes sans emploi qui ne remplissent pas tous les critères du BIT.

4. Marc est sans emploi et souhaite travailler, mais il n’est pas disponible pour commencer dans les 15 jours et ne recherche pas activement un poste. Dans quelle catégorie se situe-t-il ?

Dans le sous-emploi
Parmi les actifs occupés
Dans le halo du chômage
Au chômage au sens du BIT

Dans le halo du chômage

Explication

Le halo du chômage comprend des personnes sans emploi qui souhaitent travailler, mais qui ne sont pas disponibles ou ne recherchent pas activement un emploi. Le chômage au sens du BIT requiert notamment disponibilité et recherche active, tandis que le sous-emploi concerne des personnes qui travaillent.

5. Une baisse de l’activité économique liée à un ralentissement de la croissance entraîne des pertes d’emplois : de quel type de chômage s’agit-il ?

Du chômage saisonnier, lié aux variations périodiques d’activité
Du chômage conjoncturel, ou keynésien
Du chômage frictionnel, lié aux transitions entre emplois
Du chômage structurel, lié aux transformations durables de l’économie

Du chômage conjoncturel, ou keynésien

Explication

Le chômage conjoncturel, aussi appelé keynésien, accompagne les fluctuations de la croissance et le ralentissement de l’activité. Le chômage structurel renvoie à des causes durables, le chômage frictionnel aux transitions professionnelles et le chômage saisonnier aux variations périodiques.

6. Selon Keynes, quelle réponse publique peut être justifiée lorsque des salaires trop bas contribuent à une demande insuffisante et au chômage ?

Une baisse des salaires destinée à réduire la demande
Une politique sans intervention des pouvoirs publics
Une politique de relance soutenant la demande
Une politique de restriction freinant la demande

Une politique de relance soutenant la demande

Explication

Pour Keynes, une demande insuffisante, notamment lorsque les salaires sont trop bas, peut provoquer du chômage et justifier une politique publique de relance. La restriction freine la demande, tandis que réduire les salaires contredit le mécanisme évoqué.

7. Dans une économie, la demande évolue et l’on applique le modèle keynésien présenté pour relier la demande au nombre d’emplois. Quelle relation exprime ce modèle ?

N=D1+D2N = D_1 + D_2 et D=f(N)D = f(N)
D=f(N)D = f(N) et N=D1+D2N = D_1 + D_2
N=f(D1)N = f(D_1) et D=D1D = D_1
N=f(D)N = f(D) et D=D1+D2D = D_1 + D_2

$$N = f(D)$$ et $$D = D_1 + D_2$$

Explication

Dans ce modèle, le nombre d’emplois dépend de la demande, soit N=f(D)N = f(D), et la demande se décompose en deux éléments, D=D1+D2D = D_1 + D_2. Inverser la dépendance, identifier l’emploi à la demande ou supprimer une composante modifie ces relations.

8. Une demande effective trop faible conduit une entreprise à réduire sa production, alors que des travailleurs restent disponibles. Quelle conséquence correspond au mécanisme keynésien ?

Une hausse de la production et de l’emploi, créant une situation de sous-emploi
Une baisse de la production et de l’emploi, révélant un chômage structurel
Une baisse de la production et de l’emploi, révélant un manque de travailleurs
Une baisse de la production et de l’emploi, créant une situation de sous-emploi

Une baisse de la production et de l’emploi, créant une situation de sous-emploi

Explication

Pour Keynes, une demande effective trop faible réduit la production et le niveau d’emploi, ce qui peut conduire au sous-emploi. Le chômage structurel ne désigne pas ce mécanisme conjoncturel, une demande faible ne stimule pas la production, et le sous-emploi correspond à un manque d’emplois par rapport aux travailleurs disponibles.

9. Une entreprise estime que la productivité d’un poste serait inférieure au coût du SMIC. Quelle décision peut contribuer à créer du chômage ?

Accroître ses embauches
Réduire les achats des ménages
Accroître la production sans modifier les embauches
Réduire ses embauches

Réduire ses embauches

Explication

Si l’entreprise estime que la productivité d’un salarié est inférieure au SMIC, elle peut réduire ses embauches, ce qui crée du chômage. Accroître les embauches inverse cette décision, tandis que les achats des ménages ne décrivent pas ce mécanisme du côté de l’entreprise.

10. Après une hausse du SMIC, deux économistes proposent des explications opposées du chômage. Quelle interprétation distingue correctement les libéraux des keynésiens ?

Les libéraux et les keynésiens y voient un revenu soutenant la demande et pouvant réduire le chômage
Les libéraux y voient une hausse du coût du travail pouvant accroître le chômage ; les keynésiens, un revenu soutenant la demande et pouvant le réduire
Les libéraux y voient un revenu soutenant la demande et pouvant réduire le chômage ; les keynésiens, un coût pouvant l’accroître
Les libéraux et les keynésiens y voient un coût du travail pouvant accroître le chômage

Les libéraux y voient une hausse du coût du travail pouvant accroître le chômage ; les keynésiens, un revenu soutenant la demande et pouvant le réduire

Explication

Pour les libéraux, le salaire est un coût pour l’entreprise, et sa hausse peut accroître le chômage. Pour les keynésiens, le salaire est un revenu dont la hausse soutient la demande et peut réduire le chômage ; les réponses qui attribuent à chaque courant le mécanisme de l’autre les confondent.

11. Dans l’approche libérale du marché du travail, que représente le salaire ?

Le prix du travail
Le prix des biens produits
Le revenu du salarié
La quantité de travail offerte

Le prix du travail

Explication

Pour les libéraux, le salaire est le prix du travail sur le marché du travail. Le considérer comme un revenu pour le salarié correspond plutôt à l’approche keynésienne.

12. Une hausse du salaire rend le travail plus attractif pour les salariés. Quelle évolution de l’offre de travail cette relation implique-t-elle ?

Une offre de travail plus élevée
Une offre de travail plus faible
Une demande de travail plus élevée
Une offre de travail inchangée

Une offre de travail plus élevée

Explication

L’offre de travail des salariés est une fonction croissante du salaire : une hausse du salaire s’accompagne donc d’une hausse de l’offre. Une baisse inverse la relation, tandis que la demande concerne les entreprises.

13. Face à une augmentation du salaire, une entreprise envisage de réduire ses embauches. Quelle évolution de la demande de travail cela illustre-t-il ?

Une offre de travail plus faible
Une demande de travail plus élevée
Une demande de travail plus faible
Une demande de travail inchangée

Une demande de travail plus faible

Explication

La demande de travail des entreprises est une fonction décroissante du salaire : lorsque celui-ci augmente, les entreprises demandent moins de travail. Une offre plus faible concerne les salariés, et non la demande des entreprises.

14. Une étude porte sur les règles encadrant l’embauche et le licenciement, y compris le Code du travail, les accords de branche et les décisions de justice. Quel concept désigne cet ensemble de dispositifs ?

La protection de l’emploi
La politique de formation
L’indemnisation du chômage
La négociation salariale

La protection de l’emploi

Explication

La protection de l’emploi regroupe les dispositifs qui encadrent l’embauche et le licenciement, dont le droit du travail, les négociations collectives de branche et la jurisprudence. L’indemnisation du chômage concerne les allocations versées aux personnes sans emploi.

15. Lorsque l’activité d’une entreprise ralentit, des indemnités de chômage et des formalités de licenciement rendent l’ajustement des effectifs plus difficile. Comment les libéraux interprètent-ils ces dispositifs ?

Comme des contraintes limitant l’ajustement de la main-d’œuvre
Comme des facteurs augmentant la demande de main-d’œuvre
Comme des soutiens facilitant l’ajustement de la main-d’œuvre
Comme des mesures stabilisant directement l’activité économique

Comme des contraintes limitant l’ajustement de la main-d’œuvre

Explication

Pour les libéraux, les règles de protection, les indemnités et les formalités de licenciement réduisent la capacité des entreprises à ajuster leur main-d’œuvre lorsque l’activité ralentit. Les présenter comme des dispositifs facilitant cet ajustement inverse leur interprétation.

16. Une comparaison observe à la fois une protection de l’emploi élevée et un chômage élevé dans certains pays, mais des exceptions apparaissent, notamment entre la Grèce et la Suède. Quelle conclusion est la plus rigoureuse ?

Aucune corrélation n’est observée entre les deux phénomènes
La relation est systématique dans tous les pays comparés
La protection de l’emploi est démontrée comme cause du chômage
La corrélation existe, mais la relation n’est pas systématique

La corrélation existe, mais la relation n’est pas systématique

Explication

Une corrélation entre protection élevée de l’emploi et chômage élevé est observée, mais les exceptions montrent que le lien n’est pas systématique. La corrélation ne suffit pas non plus à démontrer que la protection cause le chômage.

17. Lors d’un échange, un vendeur connaît l’état réel d’un produit, mais l’acheteur ne le connaît pas. Comment caractériser cette situation ?

Une asymétrie d’information entre les agents
Une incertitude commune aux deux agents
Une différence de pouvoir de négociation
Un aléa moral après la signature

Une asymétrie d’information entre les agents

Explication

Il y a asymétrie d’information lorsque certains agents disposent d’informations que les autres n’ont pas. L’incertitude commune ne suppose pas d’écart d’information, le pouvoir de négociation est une autre différence, et l’aléa moral concerne un comportement après contrat.

18. Une entreprise hésite à embaucher parce qu’elle ne sait pas, après la signature, si la personne recrutée fournira l’effort promis. De quel problème s’agit-il ?

D’un aléa moral après la signature
D’une sélection adverse avant la signature
D’une inadéquation de qualification
D’une asymétrie liée à la localisation

D’un aléa moral après la signature

Explication

L’aléa moral porte sur le comportement du salarié après la signature, notamment sur l’effort que l’employeur ne peut pas observer. La sélection adverse intervient avant le contrat; l’inadéquation de qualification et celle liée à la localisation concernent l’appariement.

19. Pour attirer des candidats particulièrement productifs et encourager les salariés recrutés à accroître leur productivité, une entreprise fixe une rémunération au-dessus du salaire d’équilibre. Comment cette rémunération est-elle appelée ?

Un salaire d’efficience
Un salaire d’équilibre
Une rémunération à la performance
Un salaire inférieur au niveau d’équilibre

Un salaire d’efficience

Explication

Le salaire d’efficience est supérieur au salaire d’équilibre et sert à attirer les candidats les plus productifs ainsi qu’à inciter les salariés à l’être davantage. Le salaire d’équilibre n’est pas supérieur à lui-même; une prime de performance désigne un autre mode de rémunération, et un salaire inférieur va dans le sens opposé.

20. Dans un pays, le chômage reste relativement élevé alors que de nombreux postes restent vacants au même moment. Que révèle cette coexistence ?

Des difficultés d’ajustement entre l’offre et la demande de travail
Un chômage temporaire lié aux changements d’emploi
Une pénurie générale de travailleurs malgré le chômage
Une inadéquation de qualification dans tous les cas

Des difficultés d’ajustement entre l’offre et la demande de travail

Explication

La coexistence d’un chômage relativement élevé et de postes vacants forme le paradoxe des emplois non pourvus et signale des difficultés d’ajustement entre l’offre et la demande de travail. Elle ne prouve pas une pénurie générale, ne désigne pas à elle seule le chômage frictionnel et ne permet pas de conclure que le problème est toujours lié aux qualifications.

21. Une entreprise cherche des travailleurs possédant une compétence spécialisée, mais les personnes au chômage situées à proximité ne la possèdent pas. De quel type d’inadéquation s’agit-il ?

Une inadéquation spatiale
Une polarisation des emplois
Un chômage frictionnel
Une inadéquation de qualification

Une inadéquation de qualification

Explication

L’inadéquation de qualification concerne les compétences exigées par les emplois et celles des travailleurs. L’inadéquation spatiale porte sur la localisation; le chômage frictionnel correspond au temps de transition entre emplois ou secteurs, et la polarisation désigne l’évolution de la structure des emplois.

22. Après avoir quitté un emploi dans un secteur, une travailleuse prend temporairement le temps de rechercher un poste dans un autre secteur. Comment qualifier ce chômage de transition ?

Du chômage structurel lié aux postes vacants
Du chômage frictionnel
De l’inadéquation spatiale
De l’inadéquation de qualification

Du chômage frictionnel

Explication

Le chômage frictionnel est temporaire et correspond notamment au temps nécessaire pour changer d’emploi ou de secteur d’activité. Une inadéquation de qualification porte sur les compétences, une inadéquation spatiale sur la localisation, tandis que les postes vacants et le chômage structurel relèvent d’un problème d’ajustement plus général.

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Quels critères définissent le chômage au sens du BIT ?

Être sans emploi, disponible dans les 15 jours et rechercher activement un emploi.

Quels critères faut-il utiliser pour comparer le chômage entre pays ?

Les critères du BIT.

Quelles personnes sont concernées par le sous-emploi ?

Les personnes travaillant à temps partiel qui souhaiteraient travailler davantage.

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