QCM : Mesure et modèles macroéconomiques (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le rôle de la comptabilité nationale dans l’étude d’une économie ?

Comparer les prix des biens et services en recensant les échanges sur un marché donné
Analyser et expliquer les grands phénomènes économiques à grande échelle sans regrouper les opérations des agents
Mesurer et représenter l’activité économique d’un pays sur une période en regroupant les opérations des agents
Décrire les décisions individuelles des ménages et des entreprises sans mesurer l’activité du pays

Mesurer et représenter l’activité économique d’un pays sur une période en regroupant les opérations des agents

Explication

La comptabilité nationale rassemble les opérations des agents afin de mesurer et de représenter l’activité économique d’un pays sur une période donnée. L’analyse et l’explication des grands phénomènes à grande échelle relèvent plutôt de la macroéconomie.

2. Une entreprise relève sa trésorerie au 31 décembre et mesure ses ventes entre le 1er janvier et le 31 décembre : comment classer ces deux grandeurs ?

La trésorerie est un stock et les ventes sont un flux
La trésorerie et les ventes sont des stocks
La trésorerie est un flux et les ventes sont un stock
La trésorerie et les ventes sont des flux

La trésorerie est un stock et les ventes sont un flux

Explication

La trésorerie relevée à une date précise est un stock, tandis que les ventes mesurées sur une période sont un flux. Les ventes ne constituent donc pas un stock, car elles ne sont pas mesurées à un instant donné.

3. Qu’est-ce qui caractérise un agent économique ?

Une personne ou une organisation qui prend des décisions économiques et réalise des opérations comme produire ou épargner
Un groupe de personnes défini par une fonction économique principale et des ressources similaires
Une catégorie de biens et de services disponibles pour satisfaire des besoins
Un lieu réel ou virtuel où se rencontrent des vendeurs et des acheteurs

Une personne ou une organisation qui prend des décisions économiques et réalise des opérations comme produire ou épargner

Explication

Un agent économique est une personne ou une organisation qui prend des décisions et effectue des opérations économiques, par exemple consommer, produire ou investir. Un groupe défini par une fonction et des ressources similaires correspond plutôt à un secteur institutionnel.

4. Sur quels critères les agents sont-ils regroupés en secteurs institutionnels ?

Leur fonction économique principale et la nature de leurs ressources principales
Leur lieu d’activité et le nombre de personnes qu’ils emploient
Leur niveau de consommation et la durée de leurs investissements
Le type de marché où ils vendent et le prix de leurs produits

Leur fonction économique principale et la nature de leurs ressources principales

Explication

Un secteur institutionnel rassemble des agents ayant une fonction économique principale et des ressources principales similaires. Le lieu d’activité ou la taille des effectifs ne constitue pas le critère de définition indiqué.

5. Dans une petite ville, vendeurs et acheteurs se rencontrent sur une plateforme numérique : pourquoi cette plateforme peut-elle être considérée comme un marché ?

Parce qu’un marché désigne le groupe d’agents ayant des ressources principales similaires
Parce qu’un marché correspond à la quantité de biens que les producteurs souhaitent vendre
Parce qu’un marché peut être virtuel et mettre en relation une offre et une demande
Parce qu’un marché doit réunir physiquement les producteurs et les consommateurs

Parce qu’un marché peut être virtuel et mettre en relation une offre et une demande

Explication

Un marché peut être réel ou virtuel dès lors qu’une offre et une demande s’y rencontrent. Le regroupement d’agents aux ressources similaires définit plutôt un secteur institutionnel.

6. Une entreprise produit des biens, puis verse des revenus à ses salariés : comment distinguer ces deux opérations économiques ?

La production relève des opérations sur les biens et services, tandis que le versement des revenus relève des opérations de répartition
La production et le versement des revenus relèvent tous deux des opérations de répartition
La production et le versement des revenus relèvent tous deux des opérations sur les biens et services
La production relève des opérations de répartition, tandis que le versement des revenus relève des opérations sur les biens et services

La production relève des opérations sur les biens et services, tandis que le versement des revenus relève des opérations de répartition

Explication

Les opérations sur les biens et services portent notamment sur leur production ou leur utilisation, tandis que les opérations de répartition distribuent ou redistribuent les revenus. Le versement de revenus aux salariés n’est donc pas une opération portant sur la production d’un bien.

7. Une économie dispose de biens produits localement et de biens achetés à l’étranger : comment ces biens sont-ils classés du point de vue des ressources ?

Seuls les biens produits localement constituent des ressources, les importations étant des emplois
Seuls les biens importés constituent des ressources, la production locale étant un emploi
Ils constituent des ressources, car celles-ci comprennent la production et les importations
Ils constituent des emplois, car ceux-ci comprennent la production et les importations

Ils constituent des ressources, car celles-ci comprennent la production et les importations

Explication

Les ressources regroupent les biens et services disponibles dans l’économie, issus de la production ou des importations. Les emplois désignent leurs utilisations, et non leur origine.

8. Une boulangerie utilise de la farine qui est incorporée au pain fabriqué : comment comptabiliser cette farine dans le processus de production ?

Comme une consommation intermédiaire, car elle est transformée au cours de la production
Comme une formation brute de capital fixe, car elle participe à la production de biens
Comme une ressource importée, car elle est utilisée pour fabriquer un produit
Comme une consommation finale, car elle répond directement à un besoin individuel

Comme une consommation intermédiaire, car elle est transformée au cours de la production

Explication

La farine incorporée au pain est transformée au cours de la production : elle relève donc de la consommation intermédiaire. La consommation finale concerne plutôt l’acquisition de biens et services destinée à satisfaire directement des besoins.

9. Une association épargne davantage qu’elle n’investit sur une période : que révèle la différence entre ces deux montants ?

Un besoin de financement, puisque l’investissement et l’épargne sont égaux
Une capacité de financement, puisque l’épargne dépasse l’investissement
Un besoin de financement, puisque l’épargne dépasse l’investissement
Une capacité de financement, puisque l’investissement dépasse l’épargne

Une capacité de financement, puisque l’épargne dépasse l’investissement

Explication

Lorsque l’épargne dépasse l’investissement, le solde indique une capacité de financement. Un besoin de financement apparaît dans le cas inverse, lorsque l’épargne est inférieure à l’investissement.

10. Dans l’identité ressources-emplois d’un produit, comment les subventions sur les produits interviennent-elles dans les emplois ?

Elles sont ajoutées à la production.
Elles sont retranchées des importations.
Elles sont ajoutées aux emplois recensés.
Elles sont retranchées des emplois recensés.

Elles sont retranchées des emplois recensés.

Explication

Dans cette identité, les subventions sur les produits sont soustraites, tandis que les autres composantes des emplois sont additionnées. Les impôts sur les produits, contrairement aux subventions, sont ajoutés à l’identité.

11. Une économie calcule son PIB par l’approche de la production. Quelle relation doit-elle utiliser ?

La production totale, augmentée des importations et diminuée des exportations.
La VAB, augmentée des impôts sur les produits et diminuée des subventions sur les produits.
La consommation finale, augmentée des revenus et diminuée des investissements.
La VAB, diminuée des impôts sur les produits et augmentée des subventions sur les produits.

La VAB, augmentée des impôts sur les produits et diminuée des subventions sur les produits.

Explication

L’approche de la production part de la valeur ajoutée brute, ajoute les impôts sur les produits et retranche les subventions sur les produits. L’inversion du traitement des impôts et des subventions donnerait un calcul incorrect.

12. Lors du calcul du PIB par l’approche de la demande, comment faut-il traiter les importations ?

Les ajouter à la consommation, à l’investissement, aux dépenses publiques et aux exportations réunis.
Les ajouter aux dépenses publiques, sans modifier les autres composantes.
Les soustraire des exportations, puis ajouter le résultat aux importations.
Les soustraire de la consommation, de l’investissement, des dépenses publiques et des exportations réunis.

Les soustraire de la consommation, de l’investissement, des dépenses publiques et des exportations réunis.

Explication

L’approche de la demande additionne la consommation finale des ménages, l’investissement, les dépenses publiques et les exportations, puis retranche les importations. Les importations sont donc soustraites, et non ajoutées, dans cette relation.

13. Quelle combinaison de revenus et de prélèvements correspond à l’approche des revenus du PIB ?

Rémunération des salariés, valeur ajoutée brute et exportations nettes des importations.
Rémunération des salariés, investissement et subventions sur la production nettes des importations.
Rémunération des salariés, excédent brut d’exploitation et impôts sur la production et les importations nets des subventions.
Excédent brut d’exploitation, consommation finale et impôts sur les produits nets des exportations.

Rémunération des salariés, excédent brut d’exploitation et impôts sur la production et les importations nets des subventions.

Explication

L’approche des revenus additionne la rémunération des salariés et l’excédent brut d’exploitation aux impôts sur la production et les importations, nets des subventions. La valeur ajoutée brute relève de l’approche de la production, et non de cette combinaison de revenus.

14. Pour une société non financière, quel ratio représente le taux de marge ?

L’excédent brut d’exploitation rapporté à la valeur ajoutée brute.
L’investissement rapporté à la valeur ajoutée brute.
L’épargne brute rapportée au revenu disponible brut.
L’excédent brut d’exploitation rapporté à la formation brute de capital fixe.

L’excédent brut d’exploitation rapporté à la valeur ajoutée brute.

Explication

Le taux de marge des sociétés non financières rapporte l’excédent brut d’exploitation à la valeur ajoutée brute. Le rapport entre investissement et valeur ajoutée brute correspond au taux d’investissement.

15. Une statistique est disponible, mais sa méthode de production et sa comparabilité dans le temps sont incertaines. Quelle démarche convient pour juger sa fiabilité ?

Vérifier principalement si sa valeur est élevée et si elle correspond aux prévisions économiques.
La juger à partir de sa fréquence de publication et de son utilisation dans les médias.
La comparer à un indicateur différent sans examiner sa méthode de production.
Examiner sa source, ses normes de production, son suivi temporel, sa disponibilité et sa comparabilité.

Examiner sa source, ses normes de production, son suivi temporel, sa disponibilité et sa comparabilité.

Explication

La fiabilité s’évalue à partir de plusieurs critères, dont la source, les normes de production, le suivi dans le temps, la disponibilité et la comparabilité. Une valeur conforme aux prévisions ne suffit pas à établir que la statistique est fiable.

16. Quelle réalité le PIB vise-t-il à mesurer pour un pays ?

Le niveau de bien-être de ses habitants et la soutenabilité de leur mode de vie.
Les revenus perçus par ses résidents, y compris ceux provenant de l’étranger, pendant une période.
La valeur de l’ensemble du patrimoine détenu par ses résidents à une date donnée.
La valeur de la production réalisée sur son territoire pendant une période, ainsi que les revenus et dépenses associés.

La valeur de la production réalisée sur son territoire pendant une période, ainsi que les revenus et dépenses associés.

Explication

Le PIB porte sur la production réalisée sur un territoire pendant une période et sur les revenus et dépenses qui lui sont associés. Les revenus reçus par les résidents depuis l’étranger relèvent plutôt du revenu national brut.

17. Pourquoi le travail domestique non rémunéré est-il imparfaitement pris en compte dans le PIB ?

Parce qu’il produit des biens d’équipement plutôt que des services destinés aux ménages.
Parce qu’il s’effectue sans échange monétaire et échappe ainsi en partie à la mesure de la production.
Parce qu’il est comptabilisé comme une dépense publique au lieu d’une production des ménages.
Parce qu’il concerne des activités réalisées hors du territoire national.

Parce qu’il s’effectue sans échange monétaire et échappe ainsi en partie à la mesure de la production.

Explication

Le PIB rend mal compte des activités sans échange monétaire, notamment du travail domestique non rémunéré. Le fait qu’une activité soit réalisée par un ménage ne signifie pas qu’elle se déroule hors du territoire national.

18. Une hausse du PIB suffit-elle à établir que le bien-être et la soutenabilité se sont améliorés ?

Non, car le PIB ne mesure pas correctement le développement, le bien-être ni la soutenabilité et la dégradation du patrimoine naturel.
Oui, car la croissance du PIB intègre les variations du bien-être et des ressources naturelles.
Non, car le PIB mesure les revenus des résidents plutôt que la production sur le territoire.
Oui, si la hausse du PIB s’accompagne d’une augmentation de la consommation des ménages.

Non, car le PIB ne mesure pas correctement le développement, le bien-être ni la soutenabilité et la dégradation du patrimoine naturel.

Explication

Le PIB ne mesure pas correctement le développement, le bien-être, la soutenabilité de la croissance ni la dégradation ou la consommation des ressources naturelles. Une hausse de la production ou de la consommation ne suffit donc pas à établir une amélioration sur ces dimensions.

19. Quelle distinction caractérise la production nominale par rapport à la production réelle ?

La production nominale mesure les quantités produites, tandis que la production réelle mesure les prix courants.
La production nominale utilise les prix d’une année de base, tandis que la production réelle utilise les prix courants.
La production nominale exclut l’évolution des quantités, tandis que la production réelle exclut celle des prix.
La production nominale utilise les prix courants, tandis que la production réelle utilise les prix d’une année de base.

La production nominale utilise les prix courants, tandis que la production réelle utilise les prix d’une année de base.

Explication

La production nominale valorise les quantités aux prix courants, alors que la production réelle neutralise l’évolution des prix grâce aux prix d’une année de base. L’inversion des prix courants et des prix de base confond les deux mesures.

20. Si la production nominale vaut 240 et la production réelle vaut 200, quel est le prix implicite de la production ?

40
440
200
1,2

1,2

Explication

Le prix implicite s’obtient en divisant la production nominale par la production réelle, soit 240 divisé par 200. La différence de 40 entre les deux productions ne correspond pas à leur rapport.

21. Une économie affiche une production nominale de 150 et une production réelle de 125 : quel est l’indice implicite des prix de la production ?

1,2
120
275
25

120

Explication

L’indice est le rapport entre la production nominale et la production réelle, multiplié par 100, ce qui donne 120. Le rapport 1,2 est le prix implicite, mais il manque le facteur 100 pour obtenir l’indice.

22. À quoi sert principalement un modèle macroéconomique ?

À remplacer les hypothèses économiques par des observations sans relations entre variables.
À fixer les valeurs réelles de toutes les variables sans tenir compte des changements possibles.
À simplifier la réalité pour mettre en évidence les mécanismes essentiels et prévoir les effets de changements.
À reproduire tous les détails de l’économie afin de décrire chaque décision individuelle.

À simplifier la réalité pour mettre en évidence les mécanismes essentiels et prévoir les effets de changements.

Explication

Un modèle macroéconomique simplifie la réalité, souvent au moyen d’équations, afin d’éclairer les mécanismes et d’anticiper les effets de changements. Une description exhaustive de chaque décision individuelle ne correspond pas à cette fonction de simplification.

23. Dans un modèle, une variable est fixée en dehors de celui-ci, tandis qu’une autre est déterminée par ses relations : comment les classer ?

Les deux sont endogènes dès lors qu’elles influencent les résultats.
La première est endogène et la seconde est exogène.
La première est exogène et la seconde est endogène.
Les deux sont exogènes puisqu’elles figurent dans le modèle.

La première est exogène et la seconde est endogène.

Explication

Une variable exogène est déterminée à l’extérieur du modèle, alors qu’une variable endogène y est expliquée ou déterminée. Le fait qu’une variable apparaisse dans le modèle ne la rend pas automatiquement endogène.

24. Que désigne l’équilibre d’un modèle macroéconomique ?

Les valeurs des variables observées avant que les relations du modèle soient appliquées.
Les valeurs des variables qui satisfont les relations du modèle compte tenu de ses hypothèses.
Les valeurs des variables qui maximisent la production, quelles que soient les hypothèses.
Les valeurs des variables fixées à l’extérieur du modèle pour toutes les périodes.

Les valeurs des variables qui satisfont les relations du modèle compte tenu de ses hypothèses.

Explication

L’équilibre regroupe les valeurs des variables pour lesquelles les relations du modèle sont respectées, compte tenu des hypothèses retenues. Il ne désigne pas nécessairement un niveau maximal de production.

25. À long terme, comment l’ajustement des salaires nominaux contribue-t-il à l’évolution de l’économie ?

Les prix et les salaires nominaux restent rigides, tandis que l’équilibre dépend d’une variation immédiate des quantités.
Les quantités retrouvent leur équilibre sans variation des salaires nominaux ni des prix.
Les salaires nominaux restent rigides, tandis que les prix s’ajustent immédiatement et que les quantités demeurent fixes.
Les salaires nominaux finissent par s’ajuster, tandis que les prix et les quantités peuvent évoluer progressivement vers un équilibre.

Les salaires nominaux finissent par s’ajuster, tandis que les prix et les quantités peuvent évoluer progressivement vers un équilibre.

Explication

À long terme, les salaires nominaux finissent par s’ajuster et les prix comme les quantités peuvent s’adapter progressivement pour permettre le retour à l’équilibre. La rigidité durable des salaires décrit plutôt une situation possible à court ou moyen terme.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 61 flashcards sur Mesure et modèles macroéconomiques.

Que mesure et représente la comptabilité nationale ?

L’activité économique d’un pays.

Qu’est-ce que la comptabilité nationale regroupe ?

Les opérations des agents.

À quel moment mesure-t-on un stock ?

À un instant donné.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Mesure et modèles macroéconomiques.

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