QCM : Management de la qualité dans le BTP (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel effet économique la démarche qualité vise-t-elle à produire sur les reprises, les pénalités de retard, l’immobilisation des moyens et les litiges ?

Transférer ces coûts des entreprises vers les clients
Remplacer ces coûts par des dépenses de communication
Réduire les coûts liés à ces formes de non-qualité
Accroître les coûts de contrôle des prestations réalisées

Réduire les coûts liés à ces formes de non-qualité

Explication

La démarche qualité cherche à limiter les coûts de non-qualité, dont les reprises, les pénalités de retard, l’immobilisation de moyens et les litiges. Renforcer les contrôles peut entraîner des dépenses, mais ce n’est pas l’effet économique visé sur ces coûts.

2. Dans la règle empirique du 1-10-100, quel coût relatif correspond à une défaillance découverte chez le client ?

Un coût relatif de 1
Un coût relatif de 10
Un coût relatif de 100
Un coût relatif de 50

Un coût relatif de 100

Explication

La règle associe un coût relatif de 100 à une défaillance découverte chez le client, car l’intervention tardive est la plus coûteuse des trois étapes. Le coût relatif de 10 correspond à la détection sur chantier.

3. Lors de la préparation d’une opération, quels documents et référentiels peuvent porter les exigences qualité du dossier marché ?

Le PAQ général et les avis techniques, complétés par les seules factures et les documents de réception
Le CCAP, le CCTP et les plans, complétés par le seul calendrier des réunions et les comptes rendus de chantier
Le CCAP, le CCTP, les plans et la DPGF, les DTU et normes NF, le PAQ général, ainsi que les avis techniques et fiches produits
Les DTU, les normes NF et les fiches produits, complétés par les seuls documents internes de l’entreprise

Le CCAP, le CCTP, les plans et la DPGF, les DTU et normes NF, le PAQ général, ainsi que les avis techniques et fiches produits

Explication

Les exigences qualité peuvent figurer dans l’ensemble des pièces contractuelles et techniques citées, du CCAP et du CCTP aux plans, référentiels et fiches produits. Les seuls documents internes de l’entreprise ne couvrent pas toutes ces sources d’exigences.

4. Si une règle professionnelle apporte une précision pour un cas que le DTU ne traite pas, comment s’inscrit-elle dans la hiérarchie des exigences ?

Elle prime sur le CCTP, le marché et les autres référentiels techniques
Elle remplace le marché et le contrat dès qu’un DTU ne traite pas le cas
Elle a le même rang que le marché et le contrat dans tous les cas
Elle complète les référentiels, tandis que le marché et le contrat restent prioritaires

Elle complète les référentiels, tandis que le marché et le contrat restent prioritaires

Explication

Le marché et le contrat sont prioritaires, suivis du CCTP et des référentiels techniques, tandis que les règles professionnelles peuvent compléter un DTU qui ne couvre pas un cas particulier. L’absence de précision dans un DTU ne donne pas aux règles professionnelles priorité sur le marché.

5. Qu’est-ce qu’un mode opératoire de chantier ?

Un programme qui répartit les tâches entre les entreprises selon le calendrier des travaux
Une méthode de travail utilisable par l’équipe et adaptée aux contraintes réelles du chantier
Un relevé qui consigne les contrôles effectués après l’achèvement de l’ouvrage
Un document qui fixe les exigences contractuelles applicables à l’ensemble du marché

Une méthode de travail utilisable par l’équipe et adaptée aux contraintes réelles du chantier

Explication

Un mode opératoire décrit une méthode que l’équipe peut appliquer en tenant compte des contraintes réelles du chantier. Un document contractuel définit les exigences du marché, mais ne correspond pas à cette méthode de travail adaptée à l’exécution.

6. Dans quel ordre s’enchaînent les étapes du cycle PDCA utilisé pour l’amélioration continue ?

Réaliser, planifier, ajuster, contrôler
Planifier, réaliser, contrôler, ajuster
Contrôler, réaliser, planifier, ajuster
Planifier, contrôler, réaliser, ajuster

Planifier, réaliser, contrôler, ajuster

Explication

Le cycle PDCA commence par la planification, se poursuit par la réalisation et le contrôle, puis conduit à l’ajustement. Inverser la réalisation et le contrôle ferait mesurer les résultats avant l’exécution des procédures.

7. Quel est le rôle du contrôle interne pendant l’exécution des travaux ?

Vérifier la conformité des travaux dans le cadre de la maîtrise qualité de l’entreprise
Obtenir la validation d’un tiers avant de poursuivre aux points d’arrêt
Définir les objectifs qualité et les procédures avant le démarrage du chantier
Constituer le dossier des ouvrages exécutés après la levée des réserves

Vérifier la conformité des travaux dans le cadre de la maîtrise qualité de l’entreprise

Explication

Le contrôle interne contribue à maîtriser la qualité pendant l’exécution en vérifiant les travaux au sein de l’entreprise. La validation d’un tiers avant poursuite correspond plutôt au contrôle externe aux points d’arrêt.

8. En quoi la gestion d’un écart se distingue-t-elle d’une simple décision de correction immédiate ?

Elle comprend aussi la qualification du fait, la protection de l’ouvrage, la vérification du résultat et la traçabilité de la clôture.
Elle consiste à suspendre les travaux jusqu’à l’approbation d’un tiers, sans documenter les étapes suivantes.
Elle se limite à consigner l’observation et à transmettre le dossier au conducteur de travaux.
Elle vise à comparer les coûts de prévention, de détection et de défaillance avant de choisir une action.

Elle comprend aussi la qualification du fait, la protection de l’ouvrage, la vérification du résultat et la traçabilité de la clôture.

Explication

La gestion d’un écart suit une démarche complète, de l’observation et de la preuve jusqu’à la vérification de l’action et à la traçabilité de la clôture. Une correction immédiate ne garantit pas, à elle seule, la qualification de l’écart ni la vérification documentée de son résultat.

9. Quelle conséquence entraîne la classification d’un point comme point d’arrêt pendant les travaux ?

Le chantier se poursuit après vérification selon le PAQ.
Le contrôle est consigné par l’entreprise sans suspendre les travaux.
Les travaux sont suspendus jusqu’à la validation d’un tiers.
Un contrôle renforcé est réalisé sans intervention d’un tiers.

Les travaux sont suspendus jusqu’à la validation d’un tiers.

Explication

Le point d’arrêt empêche la poursuite des travaux tant qu’un tiers n’a pas donné sa validation. À l’inverse, un point de contrôle relève de la vérification de l’entreprise selon le PAQ et n’exige pas de validation externe préalable.

10. Une entreprise doit organiser l’intervention de plusieurs équipes sur un chantier. Comment doit-elle appliquer les exigences du PPSPS avant le début de ses travaux ?

L’entreprise principale rédige un PPSPS commun après le début des travaux et le transmet aux sous-traitants concernés.
Chaque entreprise rédige un PPSPS limité aux risques propres à ses salariés et le remet au maître d’ouvrage après son intervention.
Le coordonnateur SPS rédige un PPSPS unique pour toutes les entreprises et le transmet aux équipes au démarrage du chantier.
Chaque entreprise intervenante, y compris les sous-traitants concernés, rédige son PPSPS en intégrant les risques de ses travaux et la coactivité, puis le transmet au coordonnateur SPS.

Chaque entreprise intervenante, y compris les sous-traitants concernés, rédige son PPSPS en intégrant les risques de ses travaux et la coactivité, puis le transmet au coordonnateur SPS.

Explication

Le PPSPS est établi par chaque entreprise intervenante, sous-traitants concernés compris, et prend en compte les risques de ses travaux ainsi que la coactivité; il est transmis au coordonnateur SPS avant l’intervention. Le coordonnateur SPS ne rédige donc pas un document unique à la place des entreprises.

11. Quels types d’impacts environnementaux le PRE vise-t-il à limiter sur un chantier ?

Les retards, les réserves, les litiges et les coûts de reprise
Les déchets, les nuisances, les pollutions et la consommation de ressources
Les risques de coactivité, les accidents, les blessures et les maladies professionnelles
Les écarts de conformité, les défauts d’exécution, les contrôles et les essais

Les déchets, les nuisances, les pollutions et la consommation de ressources

Explication

Le PRE décrit les dispositions de l’entreprise pour limiter les impacts du chantier, notamment ceux liés aux déchets, aux nuisances, aux pollutions et aux ressources. Les risques de coactivité et les mesures de prévention relèvent plutôt du PPSPS.

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Quels coûts de non-qualité la démarche qualité réduit-elle ?

Les reprises, les pénalités de retard, l’immobilisation de moyens et les litiges.

Quels enjeux la qualité comporte-t-elle pour l’entreprise ?

Des enjeux économiques, contractuels, juridiques, commerciaux et liés à son image.

Où se trouvent les exigences qualité du dossier marché ?

Dans le CCAP, le CCTP, les plans, la DPGF, les DTU, les normes NF, le PAQ général, les avis techniques et les fiches produits.

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