QCM : Offre demande et limites des marchés (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour analyser le marché d’un service de réparation de vélos, quelle répartition des rôles entre acheteurs et vendeurs définit ce marché ?

Les vendeurs déterminent la demande et les acheteurs l’offre.
Les acheteurs déterminent l’offre et les vendeurs la demande.
Les vendeurs déterminent à la fois l’offre et la demande.
Les acheteurs déterminent la demande et les vendeurs l’offre.

Les acheteurs déterminent la demande et les vendeurs l’offre.

Explication

Un marché regroupe les acheteurs et les vendeurs d’un bien ou d’un service : les acheteurs déterminent la demande et les vendeurs l’offre. Inverser demande et offre confond les rôles, attribuer l’offre aux acheteurs les échange, et faire déterminer les deux par les vendeurs supprime le rôle des acheteurs.

2. Dans un marché local, une seule entreprise vend l’eau potable, tandis qu’un seul organisme achète un service spécialisé. Comment distinguer ces deux structures ?

Les deux relèvent d’un monopole, car chacun est seul de son côté.
Les deux relèvent d’un oligopole, car chacun domine un marché.
L’entreprise relève d’un monopole et l’organisme d’un monopsone.
L’entreprise relève d’un monopsone et l’organisme d’un monopole.

L’entreprise relève d’un monopole et l’organisme d’un monopsone.

Explication

Le monopole se caractérise par un vendeur unique, tandis que le monopsone se caractérise par un acheteur unique. Confondre ces structures échange les rôles, les inverser attribue à chacune la définition de l’autre, et l’oligopole désigne un petit nombre de vendeurs.

3. Sur un marché de légumes, les acheteurs et les vendeurs sont nombreux. Un petit producteur augmente son prix, mais sa production représente une part infime des ventes totales. Quel effet peut-il exercer sur le prix du marché ?

Un impact qui fixe le prix payé par chaque acheteur.
Un impact négligeable sur le prix du marché.
Un impact important en raison de sa seule décision.
Un impact qui détermine le prix de tous les vendeurs.

Un impact négligeable sur le prix du marché.

Explication

Sur un marché concurrentiel comprenant de nombreux acheteurs et vendeurs, chacun a un impact négligeable sur le prix. Un impact important surestime le poids du producteur, tandis que les deux réponses qui lui attribuent la fixation générale du prix confondent son action individuelle avec celle du marché.

4. Un marché compte de nombreux acheteurs et vendeurs, des biens identiques et des décisions indépendantes. Les acteurs peuvent entrer et sortir librement, mais les droits de propriété sont mal définis. Quelle conclusion s’applique aux hypothèses de concurrence parfaite ?

Les six hypothèses sont satisfaites.
Seule l’indépendance des décisions fait défaut.
Seule l’homogénéité des biens fait défaut.
Les hypothèses ne sont pas toutes satisfaites.

Les hypothèses ne sont pas toutes satisfaites.

Explication

Les six hypothèses comprennent des droits de propriété clairement définis ; leur absence signifie que l’ensemble des hypothèses n’est pas satisfait. Dire qu’elles le sont toutes néglige cette condition, tandis que l’homogénéité et l’indépendance sont présentes dans le cas décrit.

5. Dans un marché, le prix payé par les acheteurs reflète l’utilité qu’ils tirent du bien, et le prix reçu par les producteurs couvre les coûts de production ainsi qu’une marge permettant de poursuivre l’activité. Comment qualifier l’allocation des ressources dans le modèle de concurrence parfaite ?

Elle est inefficace, car utilité et coûts sont distincts.
Elle est efficace.
Elle est efficace seulement si le prix égale le coût de production.
Elle est inefficace, car une marge est incluse.

Elle est efficace.

Explication

Dans le modèle, l’allocation est efficace lorsque le prix payé reflète l’utilité des acheteurs et que le prix reçu reflète les coûts ainsi qu’une marge permettant de poursuivre la production. Exiger que le prix égale les seuls coûts oublie la marge, et confondre utilité et coûts méconnaît les deux composantes de l’efficience.

6. Pour qu’une quantité soit considérée comme demandée, quelle condition doit être satisfaite par les acheteurs ?

Ils sont capables d’acheter le bien, même sans le souhaiter.
Ils souhaitent acheter le bien et sont capables de le faire.
Ils souhaitent acheter le bien, qu’ils puissent le payer ou non.
Ils proposent le bien à la vente et peuvent le fournir.

Ils souhaitent acheter le bien et sont capables de le faire.

Explication

La quantité demandée correspond à ce que les acheteurs souhaitent et sont capables d’acheter. Le souhait seul néglige leur capacité, la capacité seule néglige leur volonté, et la quantité mise en vente relève de l’offre.

7. Toutes choses égales par ailleurs, le prix d’un produit baisse tandis que ses autres déterminants restent inchangés. Que prévoit la loi de la demande pour sa quantité demandée ?

Elle diminue.
Elle devient égale à la quantité offerte.
Elle reste inchangée.
Elle augmente.

Elle augmente.

Explication

Toutes choses égales par ailleurs, une baisse du prix augmente la quantité demandée. La diminution inverse la loi de la demande, l’absence de changement ignore l’effet du prix et l’égalité avec l’offre confond deux quantités distinctes.

8. Pour le lait, la demande est donnée par Qd=−20p+20Q_d=-20p+20. Quelle demande inverse exprime le prix en fonction de la quantité demandée ?

p=120Qd+1p=\frac{1}{20}Q_d+1
p=−20Qd+20p=-20Q_d+20
p=−120Qd+20p=-\frac{1}{20}Q_d+20
p=−120Qd+1p=-\frac{1}{20}Q_d+1

$$p=-\frac{1}{20}Q_d+1$$

Explication

En isolant le prix dans Qd=−20p+20Q_d=-20p+20, on obtient p=1−120Qdp=1-\frac{1}{20}Q_d. Garder l’équation directe ne donne pas le prix, changer le signe de la pente contredit la relation décroissante, et le terme constant doit être 1.

9. Deux consommateurs demandent respectivement 4 et 7 unités d’un bien au même prix. Quelle quantité représente la demande de marché à ce prix ?

11 unités.
5,5 unités.
7 unités.
La somme des prix individuels.

11 unités.

Explication

La demande de marché est la somme des demandes individuelles : 4+7=114+7=11 unités. Retenir 7 oublie une demande, 5,5 calcule une moyenne et additionner des prix ne mesure pas la quantité demandée.

10. Sur la demande inverse du lait, le prix maximal accepté pour la 18e unité est de 0,10 euro. À quoi correspond ce montant ?

Au coût de production de cette unité.
À la valeur totale de la quantité demandée.
Au prix moyen payé pour toutes les unités.
À la disposition marginale à payer pour cette unité.

À la disposition marginale à payer pour cette unité.

Explication

La disposition marginale à payer est le prix maximal qu’un consommateur accepte de payer pour une unité donnée ; ici, c’est 0,10 euro pour la 18e unité. Le prix moyen, le coût de production et la valeur totale désignent d’autres notions.

11. Le prix du café reste stable, mais une campagne publicitaire incite les consommateurs à acheter davantage de café. Que se passe-t-il sur le graphique de la demande de café ?

La quantité demandée diminue le long de la droite.
La quantité offerte augmente le long de la droite.
La droite de demande se déplace vers la gauche.
La droite de demande se déplace vers la droite.

La droite de demande se déplace vers la droite.

Explication

La publicité est un déterminant autre que le prix : elle déplace donc la droite de demande, ici vers la droite puisque la demande augmente. Un mouvement le long de la droite correspond à une variation du prix du bien; un déplacement vers la gauche représente une baisse de la demande, tandis que la quantité offerte relève de l’offre.

12. Lequel de ces éléments fait partie des déterminants de la demande autres que le prix du bien ?

Les anticipations des consommateurs.
Le prix du bien lui-même.
Le coût de production des vendeurs.
La quantité effectivement vendue.

Les anticipations des consommateurs.

Explication

Les anticipations des consommateurs influencent la demande indépendamment du prix du bien. La quantité vendue est un résultat du marché, le prix du bien est le déterminant distingué des autres, et le coût de production relève de l’offre.

13. Des boissons répondent à des envies similaires, tandis que des céréales sont consommées avec du lait. Comment classer ces deux relations entre biens ?

Les boissons sont complémentaires et les céréales sont substituts du lait.
Les boissons sont indépendantes et les céréales sont substituts du lait.
Les boissons sont substituts et les céréales sont indépendantes du lait.
Les boissons sont substituts et les céréales sont complémentaires du lait.

Les boissons sont substituts et les céréales sont complémentaires du lait.

Explication

Des biens substituts satisfont des besoins similaires, alors que des biens complémentaires sont consommés conjointement. Inverser ces catégories attribue le mauvais lien aux deux exemples; qualifier les boissons d’indépendantes ou les céréales d’indépendantes ne tient pas compte des relations décrites.

14. Après une baisse de revenu, les achats d’un ménage diminuent pour le bien A mais augmentent pour le bien B. Quelle classification correspond à ces évolutions ?

A et B sont normaux.
A et B sont inférieurs.
A est normal et B est inférieur.
A est inférieur et B est normal.

A est normal et B est inférieur.

Explication

La demande d’un bien normal diminue quand le revenu baisse, tandis que celle d’un bien inférieur augmente dans cette situation. Inverser ces catégories attribuerait à chaque bien la réaction opposée; classer les deux biens dans la même catégorie contredit l’une des évolutions observées.

15. Dans une analyse de marché, que désigne la quantité offerte d’un bien ou d’un service ?

La quantité que les vendeurs souhaitent offrir et peuvent vendre.
La quantité que les vendeurs ont en stock, quelle que soit leur volonté de vente.
La quantité que les acheteurs souhaitent acquérir et peuvent payer.
La quantité que les acheteurs ont effectivement achetée pendant la période.

La quantité que les vendeurs souhaitent offrir et peuvent vendre.

Explication

La quantité offerte correspond à ce que les vendeurs souhaitent offrir et sont capables de vendre. La demande décrit le projet des acheteurs; un stock ne suffit pas à définir l’offre, et les achats réalisés ne désignent pas la quantité que les vendeurs souhaitent proposer.

16. Toutes choses égales par ailleurs, le prix d’un produit augmente. Selon la loi de l’offre, quelle évolution faut-il attendre de sa quantité offerte ?

La demande se déplace vers la droite.
Elle reste inchangée.
Elle diminue.
Elle augmente.

Elle augmente.

Explication

La loi de l’offre établit une relation positive entre le prix et la quantité offerte, toutes choses égales par ailleurs. La diminution correspond à la relation de demande; un déplacement de la demande concerne un autre mécanisme, et l’absence de réaction contredit la loi de l’offre.

17. Pour le lait, l’équation d’offre est Qs=20p−2Q_s=20p-2. Quelle quantité offerte obtient-on pour un prix de p=1p=1 euro ?

20 unités.
18 unités.
21 unités.
0,15 unité.

18 unités.

Explication

En remplaçant pp par 11 dans l’équation, on obtient Qs=20×1−2=18Q_s=20\times1-2=18. Omettre le terme constant donne 20, additionner au lieu de multiplier donne 21, et 0,15 résulte d’une utilisation erronée de l’équation inverse.

18. Une firme examine l’offre inverse pour décider à quel prix minimum vendre une unité supplémentaire. Quel lien économique cette offre inverse exprime-t-elle ?

Le prix minimal correspond au coût moyen de l’ensemble de la production.
Le prix minimal correspond au coût total de toutes les unités produites.
Le prix minimal correspond au coût de production de l’unité supplémentaire.
Le prix minimal correspond au montant maximal que l’acheteur accepte de payer.

Le prix minimal correspond au coût de production de l’unité supplémentaire.

Explication

Le coût marginal est le coût de production de l’unité supplémentaire, et l’offre inverse indique le prix minimal auquel la firme est prête à la vendre. Le coût total porte sur la production entière, la disposition à payer concerne l’acheteur, et le coût moyen n’est pas le coût de l’unité additionnelle.

19. Sur un marché où plusieurs producteurs proposent le même bien, comment obtient-on l’offre de marché ?

En calculant la moyenne des offres individuelles de ce bien
En additionnant les demandes individuelles pour ce bien
En additionnant les offres individuelles de ce bien
En additionnant les prix auxquels les producteurs vendent ce bien

En additionnant les offres individuelles de ce bien

Explication

L’offre de marché correspond à la somme des offres individuelles du bien. La moyenne des offres confond somme et moyenne, l’addition des prix porte sur une autre grandeur, et la demande totale relève du côté des acheteurs.

20. Le prix de l’acier utilisé par les fabricants de vélos augmente, tandis que les autres conditions restent inchangées. Quel effet cela a-t-il sur l’offre de vélos ?

Elle augmente, car les coûts de production augmentent et la rentabilité progresse
Elle diminue, car les coûts de production augmentent et la rentabilité baisse
Elle reste inchangée, car le prix de l’acier ne modifie pas les coûts
Elle diminue uniquement parce que le prix de vente des vélos a baissé

Elle diminue, car les coûts de production augmentent et la rentabilité baisse

Explication

Un facteur de production plus coûteux augmente les coûts et réduit la rentabilité, ce qui diminue l’offre du bien concerné. La hausse des coûts ne renforce pas la rentabilité, une baisse du prix des vélos n’est pas donnée, et l’acier influe bien sur les coûts.

21. Sur un graphique, que caractérise le point d’équilibre d’un marché ?

Un point où la demande dépasse l’offre et pousse le prix à augmenter
Un point où vendeurs et acheteurs cessent d’échanger le bien
L’intersection de l’offre et de la demande, où les quantités sont égales et sans pression au changement
Un point où l’offre dépasse la demande et pousse le prix à diminuer

L’intersection de l’offre et de la demande, où les quantités sont égales et sans pression au changement

Explication

À l’équilibre, l’offre et la demande se croisent, les quantités offertes et demandées sont égales et aucune force ne pousse au changement. Une demande supérieure correspond à une pénurie, une offre supérieure à un excédent, et l’équilibre n’implique pas l’arrêt des échanges.

22. Au prix courant, les producteurs proposent 140 unités d’un bien et les acheteurs en demandent 110. Quelle situation le marché connaît-il ?

Un excédent, car l’offre dépasse la demande
Un équilibre, car l’offre dépasse la demande
Une pénurie, car l’offre dépasse la demande
Une baisse de l’offre, car l’offre dépasse la demande

Un excédent, car l’offre dépasse la demande

Explication

Lorsque la quantité offerte dépasse la quantité demandée, il y a un excédent. Une pénurie correspond à l’inégalité inverse, l’équilibre à des quantités égales, et une baisse de l’offre désigne un changement de l’offre plutôt que cet écart.

23. Une pénurie de pain apparaît au prix courant. Quel ajustement contribue à rétablir l’égalité entre l’offre et la demande ?

Le prix augmente, ce qui réduit la demande et accroît l’offre
Le prix augmente, ce qui accroît la demande et réduit l’offre
Le prix baisse, ce qui accroît la demande et réduit l’offre
Le prix reste inchangé, ce qui égalise spontanément les quantités

Le prix augmente, ce qui réduit la demande et accroît l’offre

Explication

En cas de pénurie, les acheteurs se disputent les stocks et le prix augmente ; la demande diminue alors que l’offre augmente, jusqu’à leur égalisation. La baisse du prix décrit l’ajustement d’un excédent, tandis que les effets inversés attribués à la hausse du prix contredisent ce mécanisme.

24. Un choc externe touche le marché du pain. Quelle démarche permet d’établir son effet sur l’équilibre ?

Identifier le prix initial, puis supposer que les deux courbes se déplacent ensemble
Identifier la courbe touchée, son sens de déplacement, puis l’effet sur le prix et la quantité
Déterminer le nouvel équilibre, puis déduire sans autre étape la courbe touchée
Repérer le mouvement le long d’une courbe, puis attribuer le choc à l’autre courbe

Identifier la courbe touchée, son sens de déplacement, puis l’effet sur le prix et la quantité

Explication

L’analyse d’un choc consiste à identifier la courbe concernée, à déterminer son sens de déplacement, puis à établir les effets sur le prix et la quantité échangée. Déduire d’emblée le prix, confondre déplacement et mouvement le long d’une courbe, ou omettre l’effet sur l’équilibre correspond à des erreurs distinctes.

25. Que compare la statique comparative lorsqu’un choc externe modifie le marché d’un bien ?

L’équilibre initial et le nouvel équilibre après le déplacement de l’offre ou de la demande
Le prix avant et après le choc, sans tenir compte des quantités échangées
L’équilibre initial et une situation où le choc n’a pas encore déplacé de courbe
Les courbes d’offre et de demande avant le choc, sans comparer les équilibres

L’équilibre initial et le nouvel équilibre après le déplacement de l’offre ou de la demande

Explication

La statique comparative confronte l’équilibre initial au nouvel équilibre qui résulte d’un choc externe déplaçant l’offre ou la demande. Comparer seulement les courbes ou seulement le prix omet une partie de cette comparaison, tandis qu’une situation sans déplacement ne constitue pas le nouvel équilibre après le choc.

26. Deux personnes échangent un service contre un bien qu’elles ont en surplus. Comment cet échange se définit-il ?

Une redistribution, soit le transfert d’un bien ou d’un service sans contrepartie
Une prestation féodale, soit un service fourni contre le droit d’utiliser une terre
Une vente, soit l’échange d’un bien ou d’un service contre de la monnaie
Un troc, soit l’échange d’un bien ou d’un service contre un autre

Un troc, soit l’échange d’un bien ou d’un service contre un autre

Explication

Le troc consiste à échanger directement un bien ou un service contre un autre, et cet échange suppose l’existence de surplus. La vente implique de la monnaie, la redistribution n’a pas de contrepartie, et la prestation féodale renvoie à un service échangé contre un droit d’usage de la terre.

27. Dans une société féodale, un groupe fournit des services militaires en échange du droit d’utiliser une terre. Quel principe organise cette relation ?

Les achats de terres contre monnaie fondent la hiérarchie et les obligations militaires
La production de surplus agricoles fonde la hiérarchie et détermine les services dus
Les droits d’usage de la terre fondent la hiérarchie et s’échangent contre des services
La possession de métaux précieux fonde la hiérarchie et accorde les droits d’usage

Les droits d’usage de la terre fondent la hiérarchie et s’échangent contre des services

Explication

Dans la société féodale, la propriété ou le droit d’utiliser la terre structurait la hiérarchie, et des services, souvent militaires, pouvaient être fournis en échange de ces droits. Un échange monétaire, la richesse en métaux précieux et les surplus agricoles ne décrivent pas ce principe d’organisation.

28. Une économiste construit un modèle où des ménages choisissent la combinaison de biens qui maximise leur satisfaction, tout en respectant leur budget. Quelle approche décrit le mieux sa démarche ?

L’approche néoclassique, fondée sur la maximisation rationnelle sans contraintes et la modélisation mathématique
L’approche néoclassique, fondée sur la maximisation rationnelle sous contraintes et la modélisation mathématique
L’approche néoclassique, fondée sur des comportements non rationnels sous contraintes et la modélisation mathématique
L’approche néoclassique, fondée sur la maximisation rationnelle sous contraintes et le rejet des modèles mathématiques

L’approche néoclassique, fondée sur la maximisation rationnelle sous contraintes et la modélisation mathématique

Explication

L’approche néoclassique formalise les comportements d’agents rationnels qui maximisent leurs choix sous contraintes, notamment à l’aide de modèles mathématiques. L’absence de contraintes, le rejet des mathématiques et la non-rationalité contredisent ces caractéristiques.

29. Après une crise économique majeure, des chercheurs remettent en cause l’analyse dominante fondée sur l’équilibre général associé à Walras. Quel enchaînement historique correspond à cette remise en question ?

La crise de 1929 remet en question l’équilibre général walrasien et favorise l’approche keynésienne
La crise de 1929 remet en question l’équilibre général walrasien et favorise l’approche néoclassique
La crise de 1929 remet en question l’approche keynésienne et favorise l’équilibre général walrasien
La crise de 2007-2008 remet en question l’équilibre général walrasien et favorise l’approche keynésienne

La crise de 1929 remet en question l’équilibre général walrasien et favorise l’approche keynésienne

Explication

La crise de 1929 a remis en cause l’analyse dominante par l’équilibre général associée à Walras et a favorisé le développement de l’approche keynésienne. L’approche néoclassique n’est pas le courant promu par cet épisode, et la crise des subprimes appartient à une période bien plus tardive.

30. Dans un contrat, une personne mandate une autre pour accomplir une tâche en son nom. Comment appelle-t-on la personne pour laquelle la tâche est accomplie ?

Le courtier
L’organisme certificateur
Le principal
L’agent

Le principal

Explication

Le principal est la personne pour laquelle une autre personne, appelée agent, accomplit un acte. L’agent réalise la tâche; un certificateur et un courtier sont des rôles distincts.

31. Une entreprise charge un évaluateur de renseigner ses clients sur la qualité d’un produit, mais l’évaluateur peut gagner à présenter cette qualité de façon trompeuse. Quel problème cette situation illustre-t-elle ?

Une erreur de mesure sans incitation à fausser l’information
Une asymétrie d’information sans intérêt de l’agent à induire le principal en erreur
Une relation principal-agent susceptible de perturber le fonctionnement du marché
Un aléa moral lié à une action après la conclusion d’un accord

Une relation principal-agent susceptible de perturber le fonctionnement du marché

Explication

Une relation principal-agent peut perturber le marché lorsque l’agent chargé de fournir une information a intérêt à induire le principal en erreur. Une asymétrie sans incitation ne rend pas compte de ce conflit, tandis que l’aléa moral concerne une action nuisible rendue possible par le fait de ne pas en subir toutes les conséquences.

32. Après avoir souscrit une assurance, une personne adopte un comportement plus risqué, car l’assureur supportera une partie des pertes. Quel mécanisme cette situation illustre-t-elle ?

La relation principal-agent, car l’assuré accomplit une tâche pour le compte de l’assureur
L’aléa moral, car l’acteur peut agir au détriment d’autrui sans supporter toutes les conséquences
La sélection adverse, car une partie possède des informations privées avant l’échange
La désinformation sur la qualité, car l’assureur communique une caractéristique inexacte

L’aléa moral, car l’acteur peut agir au détriment d’autrui sans supporter toutes les conséquences

Explication

L’aléa moral apparaît lorsqu’un acteur mieux informé peut agir au détriment d’un autre sans subir toutes les conséquences de ses actes; la couverture d’assurance peut ainsi modifier son comportement. La sélection adverse concerne plutôt une asymétrie d’information entre parties, et les autres propositions décrivent des mécanismes différents.

33. Lors d’une vente, le vendeur connaît un défaut important du bien que l’acheteur ignore; cette asymétrie risque de produire un mauvais résultat pour le marché. De quel phénomène s’agit-il ?

D’une défaillance de certification
De la sélection adverse
De l’aléa moral
D’une relation principal-agent

De la sélection adverse

Explication

La sélection adverse survient lorsqu’un vendeur ou un acheteur détient une information que l’autre partie ne possède pas, ce qui peut conduire à de mauvais résultats de marché. L’aléa moral porte sur des actes accomplis sans en supporter toutes les conséquences, tandis que les deux autres termes renvoient à des situations distinctes d’information ou de rôle.

34. Une analyste compare plusieurs plans d’action, puis retient le premier qui répond suffisamment à ses besoins au lieu de rechercher le meilleur résultat possible. Quelle notion décrit ce choix ?

La comptabilité mentale des ressources
La recherche systématique de la solution optimale
La mentalité de troupeau
La recherche d’une solution satisfaisante

La recherche d’une solution satisfaisante

Explication

Herbert Simon décrit les individus comme des « satisfisants » : ils peuvent s’arrêter à une solution assez bonne plutôt que poursuivre l’optimum. La recherche systématique de l’optimum correspond à la maximisation, tandis que la comptabilité mentale et la mentalité de troupeau désignent d’autres mécanismes.

35. Une personne dépense rapidement une prime inattendue, mais conserve une partie équivalente de son salaire habituel. Quel mécanisme comportemental cette différence illustre-t-elle ?

La mentalité de troupeau
La recherche d’une solution satisfaisante
L’inconstance temporelle
La comptabilité mentale

La comptabilité mentale

Explication

La comptabilité mentale consiste à traiter différemment l’argent selon sa provenance, même lorsque les sommes ont la même valeur. La mentalité de troupeau relève de l’imitation, et l’inconstance temporelle concerne des choix entre différents moments.

36. Des investisseurs achètent un actif parce qu’ils voient de nombreux autres investisseurs l’acheter, ce qui contribue à faire monter son prix. Quelle notion rend compte de ce comportement ?

La mentalité de troupeau
Le comportement de satisfaisant
L’aversion aux pertes
La comptabilité mentale

La mentalité de troupeau

Explication

La mentalité de troupeau conduit des individus à aligner leurs décisions sur celles d’un groupe et peut contribuer à une bulle de prix. Le comportement de satisfaisant concerne le choix d’une solution assez bonne, la comptabilité mentale la provenance de l’argent et l’aversion aux pertes l’évaluation des gains et des pertes.

37. Lorsqu’une personne évalue des gains et des pertes de même ampleur, quelle tendance est associée aux travaux de Kahneman et Tversky ?

Les gains sont généralement associés à davantage d’émotions que les pertes
Les émotions dépendent généralement du choix effectué par le groupe
Les gains et les pertes sont généralement associés à des émotions équivalentes
Les pertes sont généralement associées à davantage d’émotions que les gains

Les pertes sont généralement associées à davantage d’émotions que les gains

Explication

Kahneman et Tversky soulignent que les individus n’évaluent pas les gains et les pertes de la même manière et associent généralement davantage d’émotions aux pertes. L’égalité émotionnelle confond ces évaluations, tandis que la provenance des fonds et l’imitation du groupe sont d’autres mécanismes.

38. Après une alerte d’entreprise, certains analystes expliquent une chute du cours par une baisse de la demande d’actions, tandis que d’autres insistent sur le fait que les investisseurs imitent leurs pairs. Quelle distinction oppose ces explications ?

La première invoque une hausse de la demande, la seconde une baisse des actifs
La première invoque l’imitation des investisseurs, la seconde une baisse de la demande
La première invoque une baisse de la demande, la seconde l’imitation des investisseurs
La première invoque une variation des actifs, la seconde une variation des effectifs

La première invoque une baisse de la demande, la seconde l’imitation des investisseurs

Explication

L’explication standard attribue la chute à une baisse de la demande d’actions, alors que l’explication par la mentalité de troupeau met l’accent sur l’imitation des autres investisseurs. Inverser ces mécanismes confond les deux notions; les actifs et les effectifs ne constituent pas cette distinction.

39. Entre le vendredi 14 décembre et le lundi 17 décembre 2018, le cours d’ASOS chute fortement, mais ses actifs et ses effectifs ne changent pas de façon spectaculaire. Quelle conclusion les économistes de la complexité en tirent-ils ?

La stabilité des actifs implique que le cours n’a pas réellement varié
Le changement de prix d’équilibre ne suffit pas à expliquer complètement la chute
Le changement de prix d’équilibre explique complètement la chute
La stabilité des effectifs démontre que la demande d’actions a augmenté

Le changement de prix d’équilibre ne suffit pas à expliquer complètement la chute

Explication

La stabilité relative des actifs et des effectifs rend insuffisante une explication réduite au passage vers un nouvel équilibre de marché. Présenter cet équilibre comme une explication complète néglige précisément l’écart entre la faible évolution de l’entreprise et la forte variation de son cours.

40. Sur un marché, la demande est Qd=32−3pQ_d=32-3p et l’offre est Qs=20+4pQ_s=20+4p. Quel prix et quelle quantité caractérisent l’équilibre ?

p∗=127p^*=\frac{12}{7} euro et Q∗=1887Q^*=\frac{188}{7}
p∗=127p^*=\frac{12}{7} euro et Q∗=327Q^*=\frac{32}{7}
p∗=712p^*=\frac{7}{12} euro et Q∗=1887Q^*=\frac{188}{7}
p∗=527p^*=\frac{52}{7} euro et Q∗=687Q^*=\frac{68}{7}

$$p^*=\frac{12}{7}$$ euro et $$Q^*=\frac{188}{7}$$

Explication

À l’équilibre, Qs=QdQ_s=Q_d : résoudre 32−3p=20+4p32-3p=20+4p donne p∗=127p^*=\frac{12}{7}, puis le remplacement dans l’une des courbes donne Q∗=1887Q^*=\frac{188}{7}. La valeur 527\frac{52}{7} euro provient d’une mauvaise isolation du prix, 327\frac{32}{7} oublie le terme constant de l’offre, et 712\frac{7}{12} inverse le rapport obtenu.

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Qu’est-ce qu’un marché ?

Un groupe d’acheteurs et de vendeurs d’un bien ou d’un service.

Qui détermine la demande sur un marché ?

Les acheteurs.

Combien de vendeurs comporte un monopole ?

Un seul vendeur.

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