QCM : Développement international de l’entreprise (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition de la stratégie correspond à Alfred Chandler ?

La détermination des buts à long terme et l’adoption des actions et ressources nécessaires pour les atteindre
L’orientation à long terme d’une organisation
La configuration qui se forme dans un flux de décisions organisationnelles
Le choix d’un périmètre distinct et d’une combinaison de valeur unique

La détermination des buts à long terme et l’adoption des actions et ressources nécessaires pour les atteindre

Explication

Pour Chandler, la stratégie associe des objectifs à long terme aux actions et aux allocations de ressources nécessaires pour les réaliser. La configuration de décisions renvoie à Mintzberg, le positionnement distinct à Porter et l’orientation à long terme à une définition plus générale.

2. Une entreprise redéfinit son périmètre d’activité et conçoit une offre qui lui donne une combinaison de valeur distincte de celle de ses rivales. Quelle conception de la stratégie décrit le mieux ce choix ?

La conception d’Alfred Chandler, centrée sur les buts à long terme et les ressources
La conception de Michael Porter, fondée sur une position différente et une combinaison de valeur unique
La définition générale de la stratégie comme orientation à long terme
La conception de Henry Mintzberg, centrée sur une configuration de décisions

La conception de Michael Porter, fondée sur une position différente et une combinaison de valeur unique

Explication

Porter définit la stratégie concurrentielle par le choix d’un périmètre distinct et d’une combinaison de valeur unique. Les buts et ressources caractérisent Chandler, le flux de décisions Mintzberg, tandis que l’orientation à long terme ne précise pas cette différenciation.

3. Une équipe reprend le modèle des forces concurrentielles attribué à Porter dans un ouvrage publié en 1982. Quel élément supplémentaire doit-elle intégrer au modèle des cinq forces pour obtenir la version 5(+1) ?

Le pouvoir de négociation des fournisseurs
Le cycle de vie de l’industrie
Les groupes stratégiques de l’industrie
Le rôle des pouvoirs publics

Le rôle des pouvoirs publics

Explication

La version 5(+1) ajoute le rôle des pouvoirs publics au modèle des cinq forces. Le pouvoir des fournisseurs fait partie des forces concurrentielles, tandis que les groupes stratégiques et le cycle de vie sont d’autres outils d’analyse.

4. Pour comparer deux concurrents, une analyste relève le nombre de segments servis, l’étendue géographique, la qualité des produits et le leadership technologique. Comment ces indicateurs se répartissent-ils ?

Géographie et technologie relèvent du périmètre ; segments et qualité relèvent des ressources
Segments et qualité relèvent du périmètre ; géographie et technologie relèvent des ressources
Segments et réseaux relèvent des ressources ; qualité et technologie relèvent du périmètre
Segments et géographie relèvent du périmètre ; qualité et technologie relèvent des ressources

Segments et géographie relèvent du périmètre ; qualité et technologie relèvent des ressources

Explication

Le périmètre d’activité comprend notamment les segments couverts et l’extension géographique, tandis que l’allocation de ressources comprend la qualité et le leadership technologique. Classer la qualité ou la technologie dans le périmètre confond les deux dimensions; les réseaux de distribution relèvent aussi du périmètre.

5. Que désigne le modèle VRIO dans l’analyse stratégique ?

Une représentation des activités principales et de soutien qui créent de la valeur
Une méthode de cartographie des parties prenantes selon leur pouvoir et leur intérêt
Un cadre d’analyse des capacités stratégiques d’une organisation
Un outil d’analyse des forces et faiblesses internes face aux facteurs externes

Un cadre d’analyse des capacités stratégiques d’une organisation

Explication

Le VRIO est présenté comme un modèle permettant d’analyser les capacités stratégiques d’une organisation. La matrice pouvoir/intérêt sert plutôt à cartographier les parties prenantes.

6. Combien de niveaux de la culture organisationnelle sont abordés dans l’analyse culturelle ?

Quatre niveaux, en complément des cadres de référence et du tissu culturel
Cinq niveaux, correspondant aux principales étapes de la dérive stratégique
Deux niveaux, distinguant la culture interne des influences externes
Trois niveaux, organisés autour des valeurs, des routines et des structures

Quatre niveaux, en complément des cadres de référence et du tissu culturel

Explication

L’analyse culturelle distingue quatre niveaux de la culture organisationnelle et aborde également les cadres de référence culturelle et le tissu culturel. Trois niveaux peuvent sembler plausibles, mais ce chiffre ne correspond pas à celui indiqué pour cette analyse.

7. Quelle fonction remplit la matrice produits-marchés d’Ansoff dans le choix stratégique d’une entreprise ?

Elle aide à choisir une orientation en croisant produits existants ou nouveaux et marchés existants ou nouveaux.
Elle aide à définir le rôle des filiales et les modalités d’entrée sur les marchés étrangers.
Elle sert à comparer les activités d’un portefeuille selon leur part de marché et leur croissance sectorielle.
Elle permet d’évaluer l’avantage national en examinant les déterminants de la compétitivité d’un pays.

Elle aide à choisir une orientation en croisant produits existants ou nouveaux et marchés existants ou nouveaux.

Explication

La matrice d’Ansoff sert à orienter les choix stratégiques en examinant les combinaisons de produits et de marchés. Les matrices de portefeuille, comme la BCG, ont plutôt pour fonction d’analyser les activités d’une entreprise.

8. En quelle année Abernathy et Utterback ont-ils publié leur modèle dynamique de l’innovation de produit et de procédé ?

En 1975
En 1985
En 1991
En 2003

En 1975

Explication

Abernathy et Utterback ont publié leur modèle dynamique de l’innovation de produit et de procédé en 1975. L’année 1985 est associée à un article de Mintzberg et Waters sur les stratégies délibérées et émergentes, et non à ce modèle d’innovation.

9. Quelle différence distingue les stratégies délibérées des stratégies émergentes dans l’élaboration stratégique ?

Les stratégies délibérées résultent des routines organisationnelles, tandis que les stratégies émergentes reposent sur l’analyse de rentabilité.
Les stratégies délibérées concernent les structures divisionnelles, tandis que les stratégies émergentes concernent les structures fonctionnelles.
Les stratégies délibérées sont planifiées, tandis que les stratégies émergentes se forment au fil des décisions et des actions.
Les stratégies délibérées évaluent les écarts, tandis que les stratégies émergentes analysent les configurations organisationnelles.

Les stratégies délibérées sont planifiées, tandis que les stratégies émergentes se forment au fil des décisions et des actions.

Explication

Cette distinction oppose une stratégie voulue et planifiée à une stratégie qui prend forme au cours de l’action. L’analyse d’écart et l’évaluation de rentabilité sont des outils d’évaluation stratégique, et non les critères qui différencient ces deux types de stratégie.

10. À qui est attribué le modèle des 7S utilisé pour analyser l’organisation et la mise en œuvre stratégique ?

À Paul Haspeslagh et David Jemison
À Henry Mintzberg et James Waters
À Christopher Bartlett et Sumantra Ghoshal
À Robert Waterman, Thomas Peters et Julien Philips

À Robert Waterman, Thomas Peters et Julien Philips

Explication

Le modèle des 7S est associé à Robert Waterman, Thomas Peters et Julien Philips, auteurs de l’article « Structure is not organization ». Mintzberg et Waters sont plutôt associés à la distinction entre stratégies délibérées et émergentes.

11. Quelle conséquence découle de la conception de Mintzberg selon laquelle la stratégie forme une configuration dans un flux de décisions ?

La stratégie résulte nécessairement d’un plan fixé avant toute décision.
La stratégie correspond à l’allocation des ressources aux objectifs à long terme.
La stratégie peut se dégager progressivement de décisions prises au fil du temps.
La stratégie consiste à proposer une valeur différente sur un périmètre distinct.

La stratégie peut se dégager progressivement de décisions prises au fil du temps.

Explication

En décrivant la stratégie comme une configuration dans un flux de décisions, Mintzberg met l’accent sur le motif qui se forme au fil des décisions. La conception d’un plan fixé à l’avance renvoie plutôt à une stratégie délibérée, et non à cette définition.

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Comment Alfred Chandler définit-il la stratégie dans son ouvrage de 1972 ?

La détermination des objectifs à long terme et des actions et ressources nécessaires pour les atteindre.

Quels thèmes l’analyse de l’environnement du cours couvre-t-elle ?

Les strates de l’environnement, l’environnement politique, la construction de scénarios et les forces concurrentielles.

Quelle référence attribue le modèle des cinq forces et quel ajout caractérise sa variante ?

M.E. Porter, *Choix stratégiques et concurrence*, publié en 1982 ; la variante ajoute le rôle des pouvoirs publics.

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