QCM : Paie et bulletin de salaire (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle obligation le Code du travail impose-t-il à l’employeur concernant la paie du salarié ?

Établir un relevé annuel des heures travaillées
Remettre un bulletin de paie au salarié
Faire valider chaque versement par le salarié
Transmettre le contrat de travail aux organismes sociaux

Remettre un bulletin de paie au salarié

Explication

Le Code du travail impose à l’employeur de remettre un bulletin de paie au salarié. La transmission du contrat aux organismes sociaux ne correspond pas à cette obligation précisée ici.

2. Quelle partie du bulletin de paie récapitule le net et les éléments financiers ajoutés ou déduits ?

L’entête, qui identifie l’employeur et le salarié
Le bas, qui récapitule le net et les éléments financiers
Le haut, consacré au travail et à la rémunération
Le corps, consacré au calcul des cotisations

Le bas, qui récapitule le net et les éléments financiers

Explication

Le bas du bulletin récapitule le net ainsi que les éléments financiers ajoutés ou déduits. Le corps présente le calcul des cotisations salariales et patronales, et non ce récapitulatif final.

3. Parmi les renseignements suivants, lequel fait partie des mentions relatives au salarié sur le bulletin de paie ?

Le code APE ou NAF de son établissement
La convention collective applicable à son employeur
Le numéro Siret de l’entreprise qui l’emploie
Son emploi et sa position hiérarchique, définie par un niveau ou un coefficient

Son emploi et sa position hiérarchique, définie par un niveau ou un coefficient

Explication

Les mentions du salarié comprennent son emploi et sa position hiérarchique, précisée par un niveau ou un coefficient. Le code APE ou NAF, la convention collective et le numéro Siret relèvent des renseignements concernant l’employeur.

4. Comment définit-on le salaire de base d’un salarié ?

Le montant des heures supplémentaires ajouté à la rémunération mensuelle
Le salaire brut après déduction des cotisations salariales
La somme des primes et indemnités versées pendant le mois
La rémunération contractuelle correspondant à la durée de travail de l’emploi

La rémunération contractuelle correspondant à la durée de travail de l’emploi

Explication

Le salaire de base est la rémunération fixée par le contrat de travail pour la durée correspondant à l’emploi. Le salaire brut peut inclure des primes et des heures supplémentaires, qui ne définissent pas à elles seules le salaire de base.

5. Une entreprise compte les jours hors dimanche comme jours ouvrables, et les jours hors samedi et dimanche comme jours ouvrés. Quelle distinction est correcte ?

Les jours calendaires couvrent six jours, les ouvrables sept jours et les ouvrés cinq jours par semaine
Les jours calendaires couvrent sept jours, les ouvrables six jours et les ouvrés cinq jours par semaine
Les jours calendaires couvrent cinq jours, les ouvrables six jours et les ouvrés sept jours par semaine
Les jours calendaires couvrent sept jours, les ouvrables cinq jours et les ouvrés six jours par semaine

Les jours calendaires couvrent sept jours, les ouvrables six jours et les ouvrés cinq jours par semaine

Explication

Les jours calendaires couvrent toute la semaine, les jours ouvrables excluent le dimanche et les jours ouvrés excluent le samedi et le dimanche. Confondre les jours ouvrables et ouvrés inverse donc leurs périmètres respectifs.

6. Quelle distinction décrit correctement les cotisations salariales et patronales ?

Les cotisations salariales sont précomptées sur le brut et versées par l’employeur, tandis que les patronales sont dues par celui-ci en plus du brut
Les cotisations salariales sont ajoutées au brut par l’employeur, tandis que les patronales sont prélevées sur le salarié
Les deux catégories sont prélevées sur le net à payer, mais versées à des organismes différents
Les cotisations salariales sont dues en plus du brut, tandis que les patronales sont retirées du brut du salarié

Les cotisations salariales sont précomptées sur le brut et versées par l’employeur, tandis que les patronales sont dues par celui-ci en plus du brut

Explication

Les cotisations salariales sont précomptées sur le salaire brut puis versées aux organismes sociaux par l’employeur, alors que les cotisations patronales sont dues par l’employeur en plus du brut. La confusion la plus fréquente consiste à inverser la catégorie prélevée sur le brut et celle due en supplément par l’employeur.

7. Un salarié reçoit un salaire de base, une prime, une rémunération pour des heures supplémentaires et un avantage en nature. Quels éléments entrent dans son salaire brut ?

Le salaire de base et les indemnités éventuelles, après déduction des cotisations salariales
Le salaire de base, la prime, les heures supplémentaires et l’avantage en nature
Le salaire de base et les cotisations patronales uniquement
La prime et l’avantage en nature uniquement

Le salaire de base, la prime, les heures supplémentaires et l’avantage en nature

Explication

Le salaire brut comprend le salaire de base, les primes, la rémunération des heures supplémentaires et les avantages en nature. Les cotisations salariales sont déduites du brut pour déterminer le net, et ne constituent pas un élément de ce brut.

8. Comment déterminer le salaire net à payer à partir du salaire brut ?

Retirer les cotisations sociales déductibles et ajouter la part patronale des frais de santé
Retirer les cotisations salariales, ajouter les indemnités éventuelles et retrancher les acomptes, oppositions et avantages en nature éventuels
Ajouter les cotisations salariales et retrancher les primes et les heures supplémentaires
Retirer les cotisations patronales et ajouter les acomptes éventuels

Retirer les cotisations salariales, ajouter les indemnités éventuelles et retrancher les acomptes, oppositions et avantages en nature éventuels

Explication

Le net à payer est obtenu en diminuant le brut des cotisations salariales, puis en tenant compte des indemnités éventuelles et des acomptes, oppositions et avantages en nature éventuels. Le calcul du net imposable, qui peut intégrer la part patronale des frais de santé, correspond à une notion différente.

9. Pour calculer le montant d’une cotisation sociale, une entreprise applique un taux à une base. Quelle opération donne le montant de la cotisation ?

Soustraire le taux de la base
Multiplier la base par le taux
Diviser la base par le taux
Additionner la base et le taux

Multiplier la base par le taux

Explication

Le montant d’une cotisation sociale se calcule en multipliant la base par le taux. Diviser la base par le taux n’applique pas la règle de calcul indiquée.

10. À quoi sert le plafond de Sécurité sociale dans le calcul des cotisations ?

À établir le montant minimal de rémunération soumis à l’ensemble des cotisations sociales
À fixer le montant maximal de rémunération pris en compte pour certaines cotisations, selon la périodicité de la paie
À déterminer le salaire net maximal pouvant être versé à un salarié au cours du mois
À limiter le montant des cotisations patronales selon la durée du contrat de travail

À fixer le montant maximal de rémunération pris en compte pour certaines cotisations, selon la périodicité de la paie

Explication

Ce plafond limite la rémunération ou les gains retenus pour calculer certaines cotisations, et sa valeur dépend de la périodicité de la paie. Il ne fixe pas le salaire net maximal versable au salarié.

11. Pour une paie établie en 2025, quel est le plafond mensuel de la Sécurité sociale ?

3 925 € par jour
4 005 €
47 100 € par mois
3 925 €

3 925 €

Explication

Le PMSS pour 2025 est fixé à 3 925 €. Le montant de 47 100 € correspond au plafond annuel de cette même année, et non au plafond mensuel.

12. Une rémunération dépasse un PMSS sans excéder quatre PMSS : quelle tranche de cotisations URSSAF couvre la part située au-dessus d’un PMSS ?

La tranche B
La tranche A
La tranche 2 de l’APEC
La tranche 1 de l’AGIRC-ARRCO

La tranche B

Explication

La tranche B couvre la part de rémunération comprise entre un et quatre PMSS. La tranche A s’arrête à un PMSS et ne couvre donc pas la part excédentaire.

13. Quelle distinction s’applique à la prise en charge des transports domicile-travail et des frais de carburant ?

La prise en charge des deux types de frais est obligatoire, mais seule celle du carburant est exonérée
La moitié des frais de carburant est obligatoire et exonérée, tandis que l’abonnement aux transports en commun est facultatif
La prise en charge des deux types de frais est facultative, mais celle des transports en commun est exonérée
La moitié de l’abonnement aux transports en commun est obligatoire et exonérée, tandis que la prise en charge du carburant est facultative

La moitié de l’abonnement aux transports en commun est obligatoire et exonérée, tandis que la prise en charge du carburant est facultative

Explication

L’employeur doit prendre en charge 50 % des abonnements aux transports en commun domicile-travail, y compris pour les salariés à temps partiel, et cette prise en charge est exonérée. La participation aux frais de carburant est facultative, et non obligatoire.

14. Un salarié engage des frais professionnels pour son activité, et leur remboursement forfaitaire dépasse le seuil applicable : quel traitement faut-il appliquer à la part excédentaire ?

La considérer comme un avantage en nature, l’ajouter en haut du bulletin puis la reprendre en bas
La traiter comme une cotisation salariale et la retenir sur le salaire net
La déduire du brut sans l’inscrire à nouveau sur le bulletin de paie
La rembourser au réel sans justificatif et l’ajouter uniquement au net à payer

La considérer comme un avantage en nature, l’ajouter en haut du bulletin puis la reprendre en bas

Explication

Les frais professionnels peuvent être remboursés au réel sur justificatifs ou au forfait dans la limite d’un seuil ; la part forfaitaire qui dépasse le plafond URSSAF est traitée comme un avantage en nature. Elle est ajoutée en haut du bulletin puis reprise en bas, et non simplement déduite du brut.

15. Que désigne une saisie sur salaire ?

Une retenue décidée par l’employeur pour compenser des frais professionnels non justifiés
Une demande du salarié visant à recevoir avant la paie une partie du salaire déjà gagné
Une procédure où un créancier demande à l’employeur de retenir une partie de la rémunération pour rembourser une créance
Un versement accordé par l’employeur pour rémunérer un travail qui sera effectué plus tard

Une procédure où un créancier demande à l’employeur de retenir une partie de la rémunération pour rembourser une créance

Explication

La saisie sur salaire permet à un créancier de demander à l’employeur de retenir une partie de la rémunération afin de rembourser la créance. Une demande de versement anticipé du salarié correspond à un acompte, pas à une saisie.

16. Durant la deuxième quinzaine du mois, quel acompte un salarié mensualisé peut-il demander ?

La totalité de son salaire mensuel net, dans la limite du montant prévu pour le mois suivant
Jusqu’à la moitié de son salaire mensuel net, dans la limite de la rémunération acquise pour le travail effectué
La moitié de son salaire mensuel brut, même si le travail correspondant n’a pas encore été effectué
Un montant fixé par l’employeur, sans lien avec la rémunération déjà acquise

Jusqu’à la moitié de son salaire mensuel net, dans la limite de la rémunération acquise pour le travail effectué

Explication

Un salarié mensualisé peut demander durant la deuxième quinzaine un acompte allant jusqu’à la moitié de son salaire mensuel net, dans la limite du salaire déjà acquis. La rémunération correspondant à un travail futur relève de l’avance, et non de l’acompte.

17. Un salarié demande le versement d’une somme au titre d’un travail qu’il n’a pas encore effectué : de quel mécanisme s’agit-il et qui décide de l’accorder ?

D’une avance sur salaire, dont l’octroi et le montant relèvent de la discrétion de l’employeur
D’une saisie sur salaire, dont le montant est fixé à la demande du salarié
D’une retenue salariale, dont le montant dépend de la date habituelle de paie
D’un acompte, dont le versement est déterminé par la rémunération déjà acquise

D’une avance sur salaire, dont l’octroi et le montant relèvent de la discrétion de l’employeur

Explication

Une avance sur salaire porte sur un travail qui n’a pas encore été effectué, et l’employeur peut refuser la demande ou décider de son montant. Un acompte porte au contraire sur une rémunération déjà acquise.

18. À quelle date le prélèvement à la source a-t-il été mis en place comme mode de recouvrement de l’impôt sur le salaire ?

Le 1er janvier 2019
Le 1er septembre 2019
Le 1er janvier 2018
Le 1er janvier 2020

Le 1er janvier 2019

Explication

Le prélèvement à la source est entré en vigueur le 1er janvier 2019, avec une retenue sur le bulletin de salaire reversée à l’administration fiscale. L’année 2018 précède sa mise en place effective.

19. Pour calculer l’assiette du prélèvement à la source, quel montant faut-il retenir ?

Le salaire net imposable, obtenu à partir du brut après déduction des cotisations salariales et ajout de certains éléments
Le salaire net payé, après déduction des cotisations salariales et de l’ensemble des contributions sociales
Le salaire brut, diminué des cotisations patronales et augmenté de la totalité des frais de santé
Le salaire net imposable, obtenu en retranchant la CSG non déductible et la part patronale des frais de santé

Le salaire net imposable, obtenu à partir du brut après déduction des cotisations salariales et ajout de certains éléments

Explication

L’assiette est le salaire net imposable : on part du salaire brut, on retire les cotisations salariales, puis on ajoute la CSG non déductible et la part patronale des frais de santé. Le salaire net payé ne correspond pas à cette base de calcul.

20. Quelle répartition des rôles distingue les taux personnalisé, neutre et individualisé du prélèvement à la source ?

L’employeur calcule le taux personnalisé, l’administration établit le taux neutre à partir du salaire et d’un barème, et le taux individualisé répartit l’impôt selon les revenus propres des conjoints
L’administration calcule le taux personnalisé, l’employeur établit le taux neutre à partir du salaire et d’un barème, et le taux individualisé répartit l’impôt selon les revenus propres des conjoints
L’administration établit le taux personnalisé à partir du salaire, l’employeur calcule le taux neutre selon les revenus du couple, et le taux individualisé répartit l’impôt à parts égales
L’administration calcule le taux personnalisé, l’employeur établit le taux neutre à partir du salaire et d’un barème, et le taux individualisé fixe le montant total dû par le couple

L’administration calcule le taux personnalisé, l’employeur établit le taux neutre à partir du salaire et d’un barème, et le taux individualisé répartit l’impôt selon les revenus propres des conjoints

Explication

Le taux personnalisé est calculé par l’administration fiscale et transmis à l’employeur, tandis que l’employeur détermine le taux neutre selon le salaire et un barème fiscal. Le taux individualisé sert à répartir l’impôt entre les membres du couple en fonction de leurs revenus propres.

21. Un couple marié ne choisit pas de taux différent : que change pour lui l’application par défaut du taux individualisé à partir de septembre 2025 ?

La répartition du prélèvement entre les conjoints change, mais le montant total de l’impôt du couple reste inchangé
Le montant total de l’impôt du couple reste inchangé, mais le taux personnalisé est remplacé par un taux neutre
La répartition du prélèvement entre les conjoints change et le montant total de l’impôt du couple augmente
Le montant total de l’impôt du couple change, tandis que la répartition entre les conjoints reste identique

La répartition du prélèvement entre les conjoints change, mais le montant total de l’impôt du couple reste inchangé

Explication

À partir de septembre 2025, le taux individualisé s’applique par défaut aux couples mariés ou pacsés, sauf option contraire, et modifie la répartition entre conjoints sans changer l’impôt total du couple. La confusion fréquente consiste à croire que cette nouvelle répartition modifie aussi le montant total dû.

Révisez avec les flashcards

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Que doit remettre l’employeur au salarié selon le Code du travail ?

Un bulletin de paie.

Quelles sont les quatre parties du bulletin de paie ?

L’entête, le haut, le corps et le bas.

Quelles coordonnées personnelles figurent parmi les mentions du salarié ?

Ses nom, prénom et adresse.

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