QCM : Pouvoir de marché et concurrence (64 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit un modèle en économie ?

Un modèle reproduit tous les détails du réel afin d’en fournir une copie complète.
Un modèle aide à rendre visibles des aspects du réel difficiles à isoler directement.
Un modèle économique constitue une représentation construite pour étudier une situation.
Un modèle représente la réalité de manière simplifiée pour expliquer un problème.
Un modèle sélectionne certains éléments du réel utiles à l’analyse d’un problème.

Un modèle aide à rendre visibles des aspects du réel difficiles à isoler directement. · Un modèle économique constitue une représentation construite pour étudier une situation. · Un modèle représente la réalité de manière simplifiée pour expliquer un problème. · Un modèle sélectionne certains éléments du réel utiles à l’analyse d’un problème.

Explication

Un modèle est une représentation simplifiée qui sélectionne des éléments du réel afin d’expliquer un problème. Il ne vise pas à reproduire la réalité dans tous ses détails.

2. Une carte simplifie un territoire pour montrer ses reliefs, sans prétendre le reproduire dans tous ses détails. À propos de ce modèle :

La simplification peut être utile en sélectionnant les éléments pertinents.
La carte constitue une représentation de certains aspects du territoire réel.
Le faible réalisme de la carte empêche de sélectionner les éléments pertinents.
La carte devient un idéal que les aménageurs doivent chercher à réaliser.
La carte correspond au territoire lui-même dès qu’elle en montre les reliefs.

La simplification peut être utile en sélectionnant les éléments pertinents. · La carte constitue une représentation de certains aspects du territoire réel.

Explication

Un modèle représente certains aspects du réel et peut être utile précisément parce qu’il sélectionne les éléments pertinents. La carte représente certains aspects du territoire, mais elle n’est ni le territoire lui-même ni un idéal que les aménageurs doivent réaliser. Un réalisme limité n’empêche pas la sélection des éléments pertinents.

3. Un économiste recherche un système de prix qui égalise simultanément l’offre et la demande dans plusieurs marchés interdépendants. Quel concept décrit cette démarche ?

L’équilibre général maintient le reste de l’économie sans effet sur un marché.
L’interdépendance des marchés est compatible avec l’équilibre général.
La démarche correspond à l’équilibre partiel d’un marché isolé.
Le système de prix doit équilibrer les marchés considérés simultanément.
Cette démarche porte sur l’équilibre général de l’économie.

L’interdépendance des marchés est compatible avec l’équilibre général. · Le système de prix doit équilibrer les marchés considérés simultanément. · Cette démarche porte sur l’équilibre général de l’économie.

Explication

L’équilibre général désigne un système de prix qui égalise l’offre et la demande sur l’ensemble des marchés interdépendants. L’étude d’un marché isolé en maintenant le reste stable relève plutôt de l’équilibre partiel.

4. Une étude examine le marché du pain en supposant que les autres marchés demeurent stables et sans effet sur lui. Quelle caractérisation convient ?

L’hypothèse de stabilité du reste correspond au raisonnement partiel.
L’étude relève de l’équilibre partiel, qui isole un marché donné.
L’analyse établit simultanément l’équilibre de l’offre et de la demande partout.
L’étude porte sur tous les marchés et leurs prix interdépendants.
L’étude relève de l’équilibre général puisqu’elle porte sur un marché particulier.

L’hypothèse de stabilité du reste correspond au raisonnement partiel. · L’étude relève de l’équilibre partiel, qui isole un marché donné.

Explication

L’équilibre partiel étudie un seul marché en supposant que le reste demeure stable ou n’a pas d’effet sur celui-ci. L’équilibre général porte sur tous les marchés, et non sur ce seul marché isolé.

5. Dans une économie où le prix des machines agricoles change, quelle conséquence correspond à l’interdépendance des marchés décrite par Walras ?

Les marchés sont liés, car un prix peut influencer plusieurs biens.
Le prix des machines agricoles influence seulement le marché des machines.
Le prix d’un bien laisse inchangées l’offre et la demande des autres biens.
Le changement peut modifier les coûts de production des producteurs de blé.
La variation peut affecter l’offre d’un autre bien par ses coûts de production.

Les marchés sont liés, car un prix peut influencer plusieurs biens. · Le changement peut modifier les coûts de production des producteurs de blé. · La variation peut affecter l’offre d’un autre bien par ses coûts de production.

Explication

Selon Walras, le prix d’un bien peut influencer sa propre offre et sa demande ainsi que celles d’autres biens. Le prix des machines agricoles peut notamment modifier les coûts de production du blé, plutôt que de rester sans effet sur les autres marchés.

6. Pour un bien, la quantité demandée est de 75 unités et la quantité offerte de 60 unités. Quel calcul donne la demande excédentaire ?

La demande excédentaire vaut 15 unités dans cette situation.
La demande excédentaire se calcule comme la quantité demandée moins l’offre.
La demande excédentaire vaut 135 unités, par addition des quantités.
La demande excédentaire vaut 60 unités, soit la quantité offerte.
La demande excédentaire se calcule comme l’offre moins la demande.

La demande excédentaire vaut 15 unités dans cette situation. · La demande excédentaire se calcule comme la quantité demandée moins l’offre.

Explication

La demande excédentaire se calcule par Die=Di−OiD_i^e = D_i - O_i. Ici, 75−60=1575 - 60 = 15 unités; l’addition ou l’inversion de la soustraction ne correspond pas à cette définition.

7. Dans un marché, le commissaire-priseur constate des déséquilibres aux prix annoncés. Que prévoit le tâtonnement walrasien ?

Le commissaire-priseur annonce de nouveaux prix lorsque les offres et demandes ne s’équilibrent pas.
Les échanges commencent après la détermination des prix d’équilibre par le tâtonnement.
Le commissaire-priseur ajuste les prix à partir des quantités échangées pendant le tâtonnement.
Les agents échangent les quantités annoncées avant que le commissaire-priseur ne propose d’autres prix.
Les agents déclarent leurs offres et demandes aux prix annoncés avant la fixation des échanges.

Le commissaire-priseur annonce de nouveaux prix lorsque les offres et demandes ne s’équilibrent pas. · Les échanges commencent après la détermination des prix d’équilibre par le tâtonnement. · Les agents déclarent leurs offres et demandes aux prix annoncés avant la fixation des échanges.

Explication

Les agents indiquent les offres et demandes correspondant aux prix annoncés, puis de nouveaux prix sont proposés si nécessaire. Les échanges n’ont lieu qu’après l’obtention de l’équilibre, et non pendant les ajustements.

8. À propos de la stabilisation du tâtonnement walrasien par le commissaire-priseur :

Elle confie aux vendeurs la coordination centralisée de l’ensemble des prix.
Elle obtient la stabilité au prix d’un éloignement de l’économie décentralisée.
Elle assure la stabilité en laissant les prix s’ajuster spontanément sans intervention.
Elle rapproche le marché d’une coordination décentralisée entre agents indépendants.
Elle stabilise le processus au moyen d’une coordination centralisée des prix.

Elle obtient la stabilité au prix d’un éloignement de l’économie décentralisée. · Elle stabilise le processus au moyen d’une coordination centralisée des prix.

Explication

Le commissaire-priseur stabilise le tâtonnement en coordonnant centralement les prix, ce qui s’éloigne d’une économie décentralisée. L’ajustement spontané décentralisé et la coordination confiée aux vendeurs ne décrivent pas ce mécanisme.

9. Dans une économie déséquilibrée, un analyste affirme que l’ajustement par les prix conduira nécessairement à l’équilibre général. Que permet de conclure le théorème de Sonnenschein-Mantel-Debreu ?

L’instabilité de l’équilibre général a été démontrée dans les années 1970.
Le théorème garantit le passage à l’équilibre si les prix varient assez longtemps.
Le théorème porte sur l’absence de garantie automatique entre déséquilibre et équilibre général.
Les travaux associés au théorème ont été établis dans les années 1970.
Un mécanisme fondé sur les prix ne garantit pas automatiquement le retour à l’équilibre.

L’instabilité de l’équilibre général a été démontrée dans les années 1970. · Le théorème porte sur l’absence de garantie automatique entre déséquilibre et équilibre général. · Les travaux associés au théorème ont été établis dans les années 1970. · Un mécanisme fondé sur les prix ne garantit pas automatiquement le retour à l’équilibre.

Explication

Le théorème, établi dans les années 1970, montre qu’aucun mécanisme fondé sur les prix ne garantit automatiquement le passage du déséquilibre à l’équilibre général. Il ne fournit donc pas la garantie d’un ajustement réussi au fil du temps.

10. Les demandes individuelles diminuent avec les prix, mais la demande agrégée présente une forme complexe. Quelles conclusions sont compatibles avec cette situation ?

La forme de la demande agrégée ne se déduit pas simplement des demandes individuelles décroissantes.
La demande agrégée peut avoir une forme indéterminée malgré des demandes individuelles décroissantes.
La courbe de demande agrégée peut ne pas croiser la courbe d’offre.
Le tâtonnement walrasien garantit automatiquement le passage du déséquilibre à l’équilibre général.
Le caractère décroissant des demandes individuelles garantit un croisement des courbes agrégées.

La forme de la demande agrégée ne se déduit pas simplement des demandes individuelles décroissantes. · La demande agrégée peut avoir une forme indéterminée malgré des demandes individuelles décroissantes. · La courbe de demande agrégée peut ne pas croiser la courbe d’offre.

Explication

Même si les demandes individuelles décroissent avec les prix, la demande agrégée peut avoir une forme indéterminée et ne pas croiser la courbe d’offre. Sa forme ne se déduit donc pas simplement de celle des demandes individuelles, et leur décroissance ne garantit ni une demande agrégée décroissante ni un croisement. Le tâtonnement walrasien ne garantit pas automatiquement le passage du déséquilibre à l’équilibre général.

11. Une allocation a distribué toutes les ressources, mais un individu possède presque tout. Que mesure le critère de Pareto dans ce cas ?

Il conclut qu’une allocation très inégale ne peut être économiquement efficace.
Il permet d’évaluer la distribution des ressources sans mesurer son équité.
Il évalue l’efficacité économique en constatant que toutes les ressources sont distribuées.
Il indique que l’efficacité est évaluée sans jugement sur la répartition obtenue.
Il établit que la répartition des ressources est équitable entre les individus.

Il permet d’évaluer la distribution des ressources sans mesurer son équité. · Il évalue l’efficacité économique en constatant que toutes les ressources sont distribuées. · Il indique que l’efficacité est évaluée sans jugement sur la répartition obtenue.

Explication

Le critère de Pareto mesure l’efficacité en vérifiant que les ressources ont été distribuées, sans évaluer leur répartition. Une allocation inégale peut donc satisfaire ce critère, qui ne conclut pas à son équité.

12. Deux allocations sont des optima de Pareto, mais une décision doit être prise entre elles. Selon Pareto, quelle démarche est nécessaire ?

L’efficacité économique classe à elle seule les optima selon leur justice sociale.
Des critères de justice sociale sont requis pour trancher entre ces situations.
Le critère d’efficacité suffit à établir laquelle est la plus juste socialement.
Des considérations éthiques peuvent aider à départager les allocations optimales.
Des critères politiques peuvent être mobilisés pour choisir entre ces optima.

Des critères de justice sociale sont requis pour trancher entre ces situations. · Des considérations éthiques peuvent aider à départager les allocations optimales. · Des critères politiques peuvent être mobilisés pour choisir entre ces optima.

Explication

Pour Pareto, l’efficacité permet d’identifier des optima, mais ne suffit pas à choisir entre eux. Un choix entre ces allocations suppose des critères politiques, éthiques ou de justice sociale.

13. Le prix d’un bien augmente, tandis que les autres déterminants de son marché restent inchangés. Quelle interprétation distingue correctement les variations observées ?

La quantité demandée varie le long de la courbe de demande en réponse au prix.
La courbe de demande se déplace parce que le prix du bien a changé.
La quantité offerte varie le long de la courbe d’offre lorsque le prix varie.
Un déplacement de la courbe d’offre traduit une variation du prix du bien.
Un déterminant autre que le prix peut déplacer la courbe correspondante.

La quantité demandée varie le long de la courbe de demande en réponse au prix. · La quantité offerte varie le long de la courbe d’offre lorsque le prix varie. · Un déterminant autre que le prix peut déplacer la courbe correspondante.

Explication

Une variation du prix modifie les quantités offertes ou demandées le long d’une courbe. Le déplacement d’une courbe correspond plutôt à une variation d’un déterminant autre que le prix.

14. Un prix plancher est fixé au-dessus du prix d’équilibre. Concernant les effets sur le marché :

Le prix plancher entraîne un excès de demande au-dessus de l’équilibre.
L’offre excède la demande au prix administré retenu.
Seule une partie de l’offre trouve preneur sur le marché.
Une partie de la demande reste insatisfaite au prix plancher.
Le prix plafond produit un excès d’offre lorsqu’il est sous l’équilibre.

L’offre excède la demande au prix administré retenu. · Seule une partie de l’offre trouve preneur sur le marché.

Explication

Au-dessus de l’équilibre, le prix plancher crée un excès d’offre et une partie de l’offre ne trouve pas preneur. L’excès de demande caractérise plutôt un prix plafond situé sous l’équilibre.

15. Un prix plafond est fixé sous le prix d’équilibre : quelles propositions sont exactes ?

Des acheteurs prêts à payer ce prix peuvent rester sans bien.
Le rationnement touche des demandeurs dont l’achat n’est pas satisfait.
Une partie de l’offre ne trouve pas d’acheteur à ce prix.
La demande devient supérieure à l’offre au prix plafonné.
L’offre excède la demande lorsque le plafond est inférieur à l’équilibre.

Des acheteurs prêts à payer ce prix peuvent rester sans bien. · Le rationnement touche des demandeurs dont l’achat n’est pas satisfait. · La demande devient supérieure à l’offre au prix plafonné.

Explication

Un plafond sous l’équilibre rend la demande supérieure à l’offre ; certains acheteurs disposés à payer le prix réglementé ne trouvent donc pas le bien. L’excès d’offre correspond au cas du prix plancher au-dessus de l’équilibre.

16. Une taxe sur les échanges réduit les surplus des participants. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

Les recettes fiscales dépassent le montant de la perte de surplus.
Une partie de la perte de surplus demeure sans compensation fiscale.
La perte de surplus se confond avec les recettes fiscales perçues.
La taxe crée une perte sèche sur le marché concerné.
Les recettes fiscales compensent une partie de la perte de surplus.

Une partie de la perte de surplus demeure sans compensation fiscale. · La taxe crée une perte sèche sur le marché concerné. · Les recettes fiscales compensent une partie de la perte de surplus.

Explication

La perte de surplus dépasse les recettes fiscales : celles-ci n’en compensent qu’une partie. La perte de surplus ne se confond donc pas avec les recettes perçues, et la taxe crée une perte sèche sur le marché concerné.

17. À court terme, une demande faiblement élastique est soumise à une hausse de taxe. Concernant les quantités échangées :

L’effet sur les échanges dépend de l’élasticité-prix de l’offre.
La faible élasticité conduit à une faible modification de la demande.
La demande se modifie fortement à court terme après la taxe.
La quantité demandée réagit peu à la hausse de taxe.
L’effet de la taxe dépend de l’élasticité-prix de la demande.

La faible élasticité conduit à une faible modification de la demande. · La quantité demandée réagit peu à la hausse de taxe. · L’effet de la taxe dépend de l’élasticité-prix de la demande.

Explication

Une demande faiblement élastique varie peu à court terme après une hausse de taxe, et l’effet sur les quantités dépend bien de son élasticité-prix. Une modification importante ou une dépendance à l’élasticité de l’offre ne correspond pas à ce mécanisme.

18. Concernant le marché au cadran de Fontaines-en-Sologne :

Les prix y sont déterminés par le fonctionnement du marché.
Les informations sur les lots y sont communiquées de façon transparente.
Les prix y sont fixés par les vendeurs avant les échanges.
Les fraises commercialisées y sont homogènes quant à leur usage.
Les acheteurs et les vendeurs y connaissent mutuellement leur identité.

Les prix y sont déterminés par le fonctionnement du marché. · Les informations sur les lots y sont communiquées de façon transparente. · Les fraises commercialisées y sont homogènes quant à leur usage.

Explication

Le marché se rapproche de la concurrence parfaite par des prix déterminés par le marché, des fraises homogènes et des informations transparentes sur les lots. Les vendeurs et acheteurs sont anonymes, et les prix ne sont pas fixés à l’avance par les vendeurs.

19. Quelles sont les réponses exactes au sujet de la création et du fonctionnement du marché au cadran ?

Une surveillance vise à empêcher la coordination des acheteurs.
Sa mise en place résulte d’une initiative spontanée des producteurs.
Sa création repose sur une alliance entre un conseiller économique et de gros producteurs.
Son fonctionnement a nécessité un travail de promotion et de conviction.
La coordination des acheteurs est encouragée par les organisateurs.

Une surveillance vise à empêcher la coordination des acheteurs. · Sa création repose sur une alliance entre un conseiller économique et de gros producteurs. · Son fonctionnement a nécessité un travail de promotion et de conviction.

Explication

La création résulte d’une alliance entre un conseiller économique et de gros producteurs, et a nécessité promotion et conviction. Les organisateurs surveillent les acheteurs pour éviter leur coordination ; le marché n’est donc pas apparu spontanément et leur coordination n’est pas encouragée.

20. À Pliboux, les normes informelles de coopération entre commerçants comprennent :

Limiter les chevauchements d’activités entre commerces voisins.
Choisir les activités commerciales sans tenir compte des autres.
Recommander les commerces locaux à la clientèle.
Éviter toute recommandation des autres commerces du village.
Se présenter à ses voisins commerçants lors d’une installation.

Limiter les chevauchements d’activités entre commerces voisins. · Recommander les commerces locaux à la clientèle. · Se présenter à ses voisins commerçants lors d’une installation.

Explication

Les commerçants peuvent se présenter lors d’une installation, recommander les commerces locaux et limiter les chevauchements d’activités. Ces pratiques expriment une coopération informelle, et non l’absence de recommandations ou de prise en compte des autres commerces.

21. Parmi les propositions suivantes concernant les institutions marchandes, lesquelles sont exactes ?

Elles se limitent aux règles formelles définies par les pouvoirs publics.
Elles concernent les échanges sans contribuer à leur encadrement.
Elles rendent les comportements des participants plus prévisibles.
Elles regroupent des règles, des normes et des conventions encadrant les échanges.
Elles réduisent la confiance entre les personnes qui échangent.

Elles rendent les comportements des participants plus prévisibles. · Elles regroupent des règles, des normes et des conventions encadrant les échanges.

Explication

Les institutions marchandes comprennent des règles, normes et conventions formelles ou informelles qui encadrent les échanges et rendent les comportements prévisibles. Elles contribuent à susciter la confiance, plutôt qu’à la réduire.

22. Concernant l’analyse du marché par Karl Polanyi :

L’existence d’un marché rend possibles les échanges intéressés entre individus.
Les institutions établies orientent les comportements économiques individuels.
La somme des échanges intéressés donne naissance aux institutions du marché.
Les comportements individuels s’inscrivent dans des structures institutionnelles préexistantes.
Les échanges intéressés précèdent les institutions qui organisent l’économie.

L’existence d’un marché rend possibles les échanges intéressés entre individus. · Les institutions établies orientent les comportements économiques individuels. · Les comportements individuels s’inscrivent dans des structures institutionnelles préexistantes.

Explication

Polanyi soutient que les institutions orientent les comportements et que l’existence du marché rend possibles les échanges intéressés. Il ne fait pas naître les institutions de la somme de ces échanges.

23. Parmi les propositions suivantes concernant la réciprocité, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle organise la production autour d’une autorité centrale qui redistribue les biens.
Elle suppose que les partenaires occupent des rangs différents dans une hiérarchie.
Elle repose sur des dons destinés à des proches selon une symétrie entre partenaires.
Elle correspond à une forme d’organisation économique fondée sur la symétrie.
Elle désigne la collecte centrale de richesses avant leur distribution au groupe.

Elle repose sur des dons destinés à des proches selon une symétrie entre partenaires. · Elle correspond à une forme d’organisation économique fondée sur la symétrie.

Explication

La réciprocité consiste à produire pour donner à des proches et repose sur la symétrie entre partenaires de même rang. La centralité et la redistribution des richesses caractérisent la redistribution, non la réciprocité.

24. Dans un groupe, une autorité reçoit les richesses produites puis les répartit entre les membres. Quelle(s) proposition(s) décrit (décrivent) correctement cette organisation ?

Cette organisation économique correspond au principe de redistribution.
La centralité de l’autorité distingue cette organisation de la réciprocité.
Une autorité centrale reçoit les richesses avant de les répartir dans le groupe.
Les producteurs donnent directement leurs biens à des proches de même rang.
La symétrie entre partenaires constitue le principe qui organise cette pratique.

Cette organisation économique correspond au principe de redistribution. · La centralité de l’autorité distingue cette organisation de la réciprocité. · Une autorité centrale reçoit les richesses avant de les répartir dans le groupe.

Explication

La redistribution suppose qu’une autorité centrale reçoit les richesses puis les redistribue aux membres du groupe; elle repose donc sur la centralité. Le don direct à des proches de même rang relève de la réciprocité, fondée sur la symétrie.

25. Une réforme transforme trois éléments fondamentaux en marchandises dans une économie. Concernant la grande transformation de Polanyi :

La monnaie est écartée de la transformation au profit des biens produits.
La terre, le travail et la monnaie sont traités comme des marchandises.
La transformation porte sur la terre, la monnaie et les matières premières.
Le travail est réduit à une force de production dans cette marchandisation.
Les éléments concernés sont la terre, le travail et les biens de consommation.

La terre, le travail et la monnaie sont traités comme des marchandises. · Le travail est réduit à une force de production dans cette marchandisation.

Explication

La grande transformation repose sur la marchandisation de la terre, du travail et de la monnaie; le travail est alors réduit à une force de production. Les biens de consommation et les matières premières ne remplacent pas ces trois éléments.

26. Pour comparer deux structures de marché, un économiste relève le nombre de producteurs et la nature des produits. Concernant cette classification :

L’homogénéité des produits sert aussi à caractériser une structure de marché.
Le nombre de demandeurs constitue le critère principal de cette classification.
La classification mobilise le nombre de producteurs et l’homogénéité des produits.
Le nombre de producteurs présents constitue un critère de structure du marché.
Le niveau des salaires versés détermine principalement la structure considérée.

L’homogénéité des produits sert aussi à caractériser une structure de marché. · La classification mobilise le nombre de producteurs et l’homogénéité des produits. · Le nombre de producteurs présents constitue un critère de structure du marché.

Explication

Une structure de marché se caractérise principalement par le nombre de producteurs et l’homogénéité des produits. Le nombre de demandeurs et le niveau des salaires ne sont pas les critères retenus dans cette définition.

27. Sur un marché, une condition de la concurrence pure et parfaite n’est pas respectée et certains agents peuvent peser sur les prix. Il s’agit de :

Une situation où l’influence sur les prix suppose le respect de toutes les conditions de CPP.
Une situation de concurrence imparfaite, où des agents peuvent influencer les prix.
Une situation de concurrence imparfaite liée au non-respect d’une condition de CPP.
Une situation de concurrence parfaite, où chaque agent subit le prix de marché.
Une situation où le non-respect d’une condition de CPP modifie le pouvoir sur les prix.

Une situation de concurrence imparfaite, où des agents peuvent influencer les prix. · Une situation de concurrence imparfaite liée au non-respect d’une condition de CPP. · Une situation où le non-respect d’une condition de CPP modifie le pouvoir sur les prix.

Explication

La concurrence imparfaite correspond au non-respect d’une condition de la concurrence pure et parfaite, ce qui permet à un ou plusieurs agents d’influencer les prix. Le prix subi par chaque agent caractérise plutôt la concurrence parfaite, et l’influence n’exige pas le respect de toutes ses conditions.

28. Un marché compte un seul offreur face à une multitude de demandeurs. Quelle(s) proposition(s) caractérise(nt) cette structure ?

La présence d’un seul offreur s’oppose à la condition d’atomicité du marché.
Cette structure est un monopole, défini par la présence d’un offreur unique.
Le monopole s’oppose à la libre entrée sur le marché dans cette définition.
Le monopole oppose un offreur unique à une multitude de demandeurs.
Cette configuration correspond à un oligopole, avec plusieurs offreurs en petit nombre.

La présence d’un seul offreur s’oppose à la condition d’atomicité du marché. · Cette structure est un monopole, défini par la présence d’un offreur unique. · Le monopole s’oppose à la libre entrée sur le marché dans cette définition. · Le monopole oppose un offreur unique à une multitude de demandeurs.

Explication

Le monopole met en présence un offreur unique et une multitude de demandeurs; il s’oppose à l’atomicité et à la libre entrée. L’oligopole comporte un petit nombre d’offreurs, et non un seul.

29. Concernant la distinction entre une entreprise price-maker et une entreprise price-taker :

Une entreprise price-maker peut influencer le prix de son produit sur le marché.
Une entreprise price-taker fixe elle-même le prix auquel elle vend son produit.
Le pouvoir d’influencer le prix distingue le price-maker du price-taker.
Une entreprise price-maker peut fixer son prix de vente grâce à son pouvoir de marché.
En concurrence parfaite, une entreprise price-taker subit le prix du marché.

Une entreprise price-maker peut influencer le prix de son produit sur le marché. · Le pouvoir d’influencer le prix distingue le price-maker du price-taker. · Une entreprise price-maker peut fixer son prix de vente grâce à son pouvoir de marché. · En concurrence parfaite, une entreprise price-taker subit le prix du marché.

Explication

Une entreprise price-maker peut influencer le prix grâce à son pouvoir de marché, tandis qu’une entreprise price-taker en concurrence parfaite subit le prix du marché. La fixation autonome du prix correspond au price-maker, pas au price-taker.

30. Concernant les types de monopoles présentés :

Le monopole légal constitue une autre appellation du monopole institutionnel.
Le monopole naturel figure parmi les trois types de monopoles présentés.
Le monopole institutionnel résulte d’une innovation de produit protégée par brevet.
Le monopole naturel repose sur des coûts fixes d’investissement élevés.
Le monopole d’innovation figure parmi les trois types de monopoles présentés.

Le monopole légal constitue une autre appellation du monopole institutionnel. · Le monopole naturel figure parmi les trois types de monopoles présentés. · Le monopole naturel repose sur des coûts fixes d’investissement élevés. · Le monopole d’innovation figure parmi les trois types de monopoles présentés.

Explication

Les trois types retenus sont le monopole naturel, le monopole institutionnel ou légal et le monopole d’innovation. L’innovation de produit relève du monopole d’innovation, et non du monopole institutionnel.

31. Une entreprise de réseau supporte des coûts fixes très élevés et doit servir un grand nombre d’usagers pour maintenir un coût unitaire raisonnable. Quelle analyse convient ?

Cette situation correspond à un monopole légal créé par une décision publique.
La présence de plusieurs entreprises peut compliquer l’amortissement des coûts fixes.
Un faible volume suffit à répartir les coûts fixes sur une production importante.
Un volume de production important aide à maintenir les coûts unitaires raisonnables.
Cette situation correspond à un monopole naturel fondé sur de forts coûts fixes.

La présence de plusieurs entreprises peut compliquer l’amortissement des coûts fixes. · Un volume de production important aide à maintenir les coûts unitaires raisonnables. · Cette situation correspond à un monopole naturel fondé sur de forts coûts fixes.

Explication

De forts coûts fixes et la nécessité d’un volume important caractérisent le monopole naturel; plusieurs entreprises risqueraient de ne pas amortir ces coûts. Un monopole légal provient d’une intervention publique, tandis qu’un faible volume ne répartit pas les coûts fixes sur une production importante.

32. À propos des recettes moyenne et marginale selon la structure du marché :

En concurrence parfaite, la recette moyenne dépasse le coût marginal.
En monopole, le prix est inférieur au prix concurrentiel.
En concurrence parfaite, la recette marginale est égale au prix concurrentiel.
En concurrence parfaite, la recette moyenne est égale au prix concurrentiel.
En monopole, la recette marginale est inférieure à la recette moyenne.

En concurrence parfaite, la recette marginale est égale au prix concurrentiel. · En concurrence parfaite, la recette moyenne est égale au prix concurrentiel. · En monopole, la recette marginale est inférieure à la recette moyenne.

Explication

En concurrence parfaite, la recette marginale et la recette moyenne sont chacune égales au prix concurrentiel ; la recette moyenne ne le dépasse donc pas. En monopole, le prix est plus élevé que celui de la concurrence parfaite, et la recette marginale est inférieure à la recette moyenne.

33. Deux entreprises choisissent leurs prix en anticipant les décisions de leur concurrent, et leurs résultats dépendent des deux choix. Quel cadre analyse cette situation ?

La théorie des jeux suppose que le résultat dépend d’un agent isolé.
Les gains peuvent dépendre de la stratégie adoptée par l’autre entreprise.
La théorie des jeux étudie les choix individuels en interaction stratégique.
Les décisions anticipées du concurrent participent à l’interaction stratégique.
Les comportements stratégiques peuvent être représentés par des choix simples.

Les gains peuvent dépendre de la stratégie adoptée par l’autre entreprise. · La théorie des jeux étudie les choix individuels en interaction stratégique. · Les décisions anticipées du concurrent participent à l’interaction stratégique. · Les comportements stratégiques peuvent être représentés par des choix simples.

Explication

La théorie des jeux analyse des comportements individuels dans un contexte où les décisions d’autrui influencent le résultat. Elle porte donc sur les choix interdépendants, et non sur un agent isolé dont le résultat serait indépendant des autres.

34. Dans une situation stratégique, chaque entreprise estime qu’elle ne gagnerait rien à changer seule de stratégie, compte tenu du choix de l’autre. Cette situation correspond à :

Un équilibre de Nash, où aucun agent n’a intérêt à dévier seul.
Une coordination qui garantit le meilleur résultat collectif possible.
Une situation où les choix des autres agents sont pris en compte.
Une situation où chaque stratégie est optimale compte tenu de l’autre.
Un équilibre qui exige que les agents choisissent la même stratégie.

Un équilibre de Nash, où aucun agent n’a intérêt à dévier seul. · Une situation où les choix des autres agents sont pris en compte. · Une situation où chaque stratégie est optimale compte tenu de l’autre.

Explication

Un équilibre de Nash signifie qu’aucun agent n’a intérêt à modifier seul sa stratégie compte tenu des choix des autres. Cette stabilité ne garantit pas un résultat collectivement optimal et n’exige pas que les agents adoptent la même stratégie.

35. Dans un oligopole, des entreprises choisissent chacune un prix avantageux pour elles, mais un accord aurait pu accroître leurs profits communs. Concernant cette situation :

La stratégie individuelle avantageuse assure nécessairement un meilleur résultat collectif.
L’absence de coordination peut conduire à une issue collectivement sous-optimale.
Une entente peut permettre aux entreprises de fixer des prix élevés.
Une entente peut augmenter les profits des entreprises concernées.
Les choix de chaque entreprise peuvent rester avantageux individuellement.

L’absence de coordination peut conduire à une issue collectivement sous-optimale. · Une entente peut permettre aux entreprises de fixer des prix élevés. · Une entente peut augmenter les profits des entreprises concernées. · Les choix de chaque entreprise peuvent rester avantageux individuellement.

Explication

En oligopole, l’absence de coordination peut conduire à une solution individuellement avantageuse mais collectivement sous-optimale. Une entente peut permettre de fixer des prix élevés et d’accroître les profits; l’avantage individuel ne garantit donc pas un meilleur résultat collectif.

36. Une analyse juridique doit associer les articles du TFUE aux pratiques qu’ils encadrent. Quelles associations sont exactes ?

L’article 102 du TFUE vise les abus de position dominante.
L’article 102 du TFUE encadre les aides d’État.
L’article 101 du TFUE condamne les ententes entre entreprises.
L’article 103 du TFUE concerne la surveillance des concentrations.
L’article 107 du TFUE surveille les concentrations d’entreprises.

L’article 102 du TFUE vise les abus de position dominante. · L’article 101 du TFUE condamne les ententes entre entreprises. · L’article 103 du TFUE concerne la surveillance des concentrations.

Explication

L’article 101 condamne les ententes et l’article 102 vise les abus de position dominante; l’article 103 porte sur la surveillance des concentrations. Les aides d’État sont encadrées par l’article 107, et non par l’article 102.

37. Concernant les sanctions contre les comportements anticoncurrentiels :

Elles visent à compenser les concurrents évincés et à contrôler les prix du marché.
Elles visent à punir les entreprises fautives et à dissuader d’autres entreprises.
Elles visent à récompenser les entreprises qui révèlent les ententes et à réduire les prix.
Elles visent à réparer les pertes des consommateurs et à financer les autorités de concurrence.
Elles visent à empêcher les concentrations et à garantir la diversité des produits.

Elles visent à punir les entreprises fautives et à dissuader d’autres entreprises.

Explication

Les sanctions ont deux fonctions : punir les entreprises responsables et dissuader d’autres entreprises d’adopter des pratiques anticoncurrentielles. La réparation des pertes, la récompense des dénonciateurs, le contrôle des concentrations et l’indemnisation des concurrents ne sont pas les deux rôles indiqués.

38. Dans un cartel, une entreprise est la première à le dénoncer aux autorités. Quel traitement peut-elle recevoir au titre de la clémence ?

Elle peut être exonérée totalement ou partiellement de l’amende en dénonçant le cartel.
Elle peut obtenir une réduction partielle, mais l’immunité totale revient à la deuxième entreprise.
Elle peut bénéficier d’une immunité totale en tant que première entreprise à sortir du cartel.
Elle peut obtenir une immunité totale si elle attend que les autorités découvrent l’entente.
Elle peut être exemptée de sanction si elle quitte le marché concerné après l’enquête.

Elle peut être exonérée totalement ou partiellement de l’amende en dénonçant le cartel. · Elle peut bénéficier d’une immunité totale en tant que première entreprise à sortir du cartel.

Explication

Les programmes de clémence peuvent exonérer totalement ou partiellement l’entreprise qui dénonce le cartel, et la première entreprise à en sortir bénéficie d’une immunité totale. L’immunité n’est pas réservée à la deuxième entreprise et ne dépend pas d’une découverte préalable ou d’un retrait du marché.

39. Quelle définition caractérise l’abus de position dominante ?

L’exploitation délibérée d’un pouvoir d’achat par une entreprise pour réduire ses coûts.
L’exploitation délibérée du pouvoir de marché d’une entreprise dominante pour limiter la concurrence.
La coopération de plusieurs entreprises pour augmenter leurs prix et restreindre les choix des consommateurs.
L’acquisition d’un concurrent par une entreprise afin d’accroître sa capacité de production.
La détention d’une part de marché élevée par une entreprise qui concurrence efficacement ses rivales.

L’exploitation délibérée du pouvoir de marché d’une entreprise dominante pour limiter la concurrence.

Explication

L’abus consiste à exploiter délibérément le pouvoir de marché que détient une entreprise dominante pour adopter des pratiques limitant la concurrence. Une part de marché élevée ne suffit pas à le définir ; une entente, un pouvoir d’achat ou une acquisition sont des notions différentes.

40. En 2025, deux entreprises prévoient une fusion de grande dimension dans l’Union européenne. Quelle démarche leur incombe avant l’opération ?

Elles doivent informer préalablement les autorités, qui examineront le projet avant de décider.
Elles doivent obtenir l’accord préalable des consommateurs avant de saisir les autorités.
Elles doivent informer les autorités après la fusion, qui ne peuvent alors que la sanctionner.
Elles doivent notifier le projet avant sa réalisation afin que les autorités l’examinent.
Elles doivent réaliser la fusion, puis demander aux autorités de confirmer sa conformité.

Elles doivent informer préalablement les autorités, qui examineront le projet avant de décider. · Elles doivent notifier le projet avant sa réalisation afin que les autorités l’examinent.

Explication

Depuis 1990, les projets de concentration de grande dimension dans l’Union européenne doivent être signalés aux autorités au préalable, lesquelles décident de leur autorisation après examen. L’examen n’intervient donc pas après la réalisation, et l’accord des consommateurs n’est pas présenté comme une étape requise.

41. Le contrôle des concentrations cherche notamment à prévenir :

Une hausse du surplus des consommateurs liée à une concurrence renforcée.
Une réduction des obligations juridiques imposées aux entreprises fusionnées.
Une augmentation du pouvoir de marché susceptible de nuire aux consommateurs.
Une baisse des coûts de production qui réduit le surplus des producteurs.
Une diminution de l’intensité concurrentielle et le développement d’une position dominante.

Une augmentation du pouvoir de marché susceptible de nuire aux consommateurs. · Une diminution de l’intensité concurrentielle et le développement d’une position dominante.

Explication

Le contrôle vise à prévenir la diminution de l’intensité concurrentielle et le risque de développement d’une position dominante, donc un pouvoir de marché excessif. Une baisse des coûts ou un surplus accru des consommateurs ne constituent pas les risques visés, et les obligations juridiques relèvent d’une autre question.

42. Une fusion projetée pourrait réduire la concurrence et accroître fortement le pouvoir de marché de la nouvelle entreprise. À quel moment les autorités doivent-elles intervenir dans le cadre du contrôle des concentrations ?

Elles interviennent après l’apparition d’une position dominante pour corriger ses effets.
Elles examinent le projet avant sa réalisation afin de prévenir ses effets anticoncurrentiels.
Elles examinent le projet avant sa réalisation afin d’estimer les coûts de production futurs.
Elles évaluent le projet en amont afin d’empêcher une baisse de la concurrence.
Elles attendent la réalisation de la fusion pour mesurer ses conséquences sur le marché.

Elles examinent le projet avant sa réalisation afin de prévenir ses effets anticoncurrentiels. · Elles évaluent le projet en amont afin d’empêcher une baisse de la concurrence.

Explication

Le contrôle des concentrations est préventif : les autorités examinent les projets avant leur réalisation pour empêcher une réduction de la concurrence et un pouvoir de marché excessif. Elles n’attendent donc ni la réalisation de la fusion ni l’apparition d’une position dominante pour intervenir. Leur examen ne consiste pas à fixer les prix futurs ni à estimer les coûts de production futurs.

43. Une fusion accroîtrait le pouvoir de marché, mais une baisse des coûts de production pourrait compenser la perte de surplus des consommateurs. Quelle décision économique peut alors être justifiée ?

L’opération doit être interdite dès que le pouvoir de marché de l’entreprise fusionnée augmente.
L’opération peut être autorisée dès que les coûts diminuent, sans comparaison avec ses autres effets.
L’opération peut être autorisée si la baisse des coûts compense les effets négatifs considérés.
L’opération doit être autorisée lorsque le surplus des consommateurs baisse après la fusion.
L’opération peut être autorisée si les gains d’efficacité compensent le pouvoir de marché accru.

L’opération peut être autorisée si la baisse des coûts compense les effets négatifs considérés. · L’opération peut être autorisée si les gains d’efficacité compensent le pouvoir de marché accru.

Explication

Une concentration peut être autorisée lorsque les gains d’efficacité, comme la baisse des coûts, compensent le pouvoir de marché accru et la perte de surplus des consommateurs. Une hausse du pouvoir de marché n’entraîne donc pas automatiquement une interdiction, mais une baisse des coûts ne suffit pas sans mise en balance.

44. Concernant la taxe pigouvienne :

Elle rapproche l’équilibre de marché de l’optimum social en corrigeant le prix.
Elle vise à intégrer le coût social des nuisances dans le prix de marché.
Elle subventionne les activités polluantes afin de réduire leur coût privé.
Elle fixe directement la quantité produite sans modifier le coût des entreprises.
Elle augmente artificiellement le coût des activités générant des externalités négatives.

Elle rapproche l’équilibre de marché de l’optimum social en corrigeant le prix. · Elle vise à intégrer le coût social des nuisances dans le prix de marché. · Elle augmente artificiellement le coût des activités générant des externalités négatives.

Explication

La taxe augmente le coût des activités à externalités négatives, incorpore leur coût social au prix et rapproche ainsi l’équilibre de l’optimum social. Une subvention aux activités polluantes ou une fixation directe de la production ne correspond pas à cette définition.

45. Une taxe pigouvienne est appliquée à une activité polluante : quelles évolutions sont attendues sur le marché concerné ?

Le prix diminue, ce qui rapproche la production de l’optimum social.
La quantité produite diminue sous l’effet du renchérissement de l’activité.
La quantité produite augmente tandis que le prix de marché baisse.
Le prix augmente et l’allocation se rapproche de l’optimum social.
La production diminue et le prix augmente après l’instauration de la taxe.

La quantité produite diminue sous l’effet du renchérissement de l’activité. · Le prix augmente et l’allocation se rapproche de l’optimum social. · La production diminue et le prix augmente après l’instauration de la taxe.

Explication

La taxe pigouvienne réduit la production et augmente le prix, ce qui rapproche l’allocation des ressources de l’optimum social. Une hausse de la production ou une baisse du prix décrit ici la mauvaise direction.

46. Une usine réduit ses rejets jusqu’à ce que le coût supplémentaire de dépollution dépasse le gain procuré aux riverains. Concernant l’optimum social :

Il peut être atteint même si une dépollution supplémentaire coûterait plus qu’elle ne rapporte.
Il peut inclure une pollution résiduelle lorsque son coût social est intégré au coût marginal.
Il correspond à un arbitrage plutôt qu’à une élimination systématique des nuisances.
Il ne requiert pas nécessairement que les rejets polluants disparaissent totalement.
Il suppose que le coût social de la pollution soit pris en compte dans la production.

Il peut être atteint même si une dépollution supplémentaire coûterait plus qu’elle ne rapporte. · Il peut inclure une pollution résiduelle lorsque son coût social est intégré au coût marginal. · Il correspond à un arbitrage plutôt qu’à une élimination systématique des nuisances. · Il ne requiert pas nécessairement que les rejets polluants disparaissent totalement. · Il suppose que le coût social de la pollution soit pris en compte dans la production.

Explication

L’optimum social intègre le coût social de la pollution au coût marginal de production et ne signifie pas forcément pollution nulle. Il est cohérent de s’arrêter lorsque le coût marginal d’une dépollution supplémentaire dépasse le gain de bien-être qu’elle procure.

47. Pour déterminer le niveau optimal d’une taxe liée à la dépollution, quel critère marginal faut-il appliquer ?

Établir la taxe au point où le gain marginal ne compense plus le coût marginal.
Fixer le niveau lorsque le gain marginal de dépollution devient supérieur à son coût marginal.
Maintenir la dépollution tant que son coût marginal reste supérieur au gain de bien-être.
Retenir le niveau où le coût marginal de dépollution commence à dépasser son gain de bien-être.
Choisir le seuil où le coût marginal de dépollution excède le bénéfice procuré aux riverains.

Établir la taxe au point où le gain marginal ne compense plus le coût marginal. · Retenir le niveau où le coût marginal de dépollution commence à dépasser son gain de bien-être. · Choisir le seuil où le coût marginal de dépollution excède le bénéfice procuré aux riverains.

Explication

La taxe est optimale lorsque le coût marginal de dépollution commence à dépasser le gain de bien-être qu’elle procure aux riverains. Les formulations qui inversent cet arbitrage conduisent à poursuivre la dépollution au-delà du seuil optimal.

48. Une collectivité attribue des droits de propriété sur une rivière polluée. Dans la solution de Coase, que font ensuite les parties ?

Elles négocient le niveau de pollution en comparant coûts et gains marginaux de dépollution.
Elles remplacent la négociation par une interdiction générale des activités polluantes.
Elles laissent l’État fixer une taxe égale au coût moyen de dépollution.
Elles déterminent le niveau de pollution en confrontant gain marginal et coût marginal.
Elles négocient le volume d’émissions selon le prix fixé par une autorité publique.

Elles négocient le niveau de pollution en comparant coûts et gains marginaux de dépollution. · Elles déterminent le niveau de pollution en confrontant gain marginal et coût marginal.

Explication

Après l’attribution des droits, les parties négocient le niveau de pollution en comparant le gain marginal et le coût marginal de dépollution. Une taxe publique, un prix administré des émissions ou une interdiction générale ne décrit pas ce mécanisme de négociation.

49. Un dispositif permet aux entreprises d’échanger des permis d’émission : quelles caractéristiques définissent ce marché des droits à polluer ?

Chaque entreprise reçoit un quota d’émission échangeable portant sur des particules atmosphériques.
Chaque entreprise reçoit un permis d’émettre une quantité déterminée de gaz sans possibilité d’échange.
Chaque entreprise reçoit un permis déterminant la quantité de pollution qu’elle doit dépolluer.
Chaque entreprise reçoit un permis l’autorisant à émettre une quantité déterminée de gaz à effet de serre.
Chaque entreprise reçoit une taxe forfaitaire sans droit d’émettre une quantité déterminée de gaz à effet de serre.

Chaque entreprise reçoit un permis l’autorisant à émettre une quantité déterminée de gaz à effet de serre.

Explication

Le dispositif attribue aux entreprises des permis d’émettre une quantité déterminée de gaz à effet de serre, échangeables entre elles. Il ne s’agit ni d’une taxe forfaitaire, ni d’un permis de dépollution, et les permis peuvent être échangés.

50. Les pouvoirs publics mettent en place un marché de quotas d’émission. Comment son fonctionnement s’organise-t-il ?

Ils attribuent aux entreprises des quotas correspondant à une part des émissions autorisées.
Le prix des quotas résulte de la rencontre de l’offre et de la demande sur le marché.
Les échanges entre entreprises font émerger un prix par l’offre et la demande.
Ils déterminent le volume global d’émissions autorisées avant de répartir les quotas.
Les entreprises fixent d’abord le volume global autorisé, puis l’État distribue les quotas.

Ils attribuent aux entreprises des quotas correspondant à une part des émissions autorisées. · Le prix des quotas résulte de la rencontre de l’offre et de la demande sur le marché. · Les échanges entre entreprises font émerger un prix par l’offre et la demande. · Ils déterminent le volume global d’émissions autorisées avant de répartir les quotas.

Explication

Les pouvoirs publics fixent d’abord le volume global autorisé et distribuent les quotas aux entreprises. Le prix se forme ensuite sur le marché par la rencontre de l’offre et de la demande, et non par une fixation initiale du volume par les entreprises.

51. Une entreprise envisage un investissement de réduction des émissions à long terme dans un système de quotas. Quelles propriétés du dispositif doit-elle prendre en compte ?

Le prix des quotas peut varier et rendre les investissements de réduction moins prévisibles.
Le volume global des émissions autorisées est connu avec certitude dans le système.
La volatilité du prix peut freiner des investissements de réduction à long terme.
La certitude porte sur la quantité totale autorisée, plutôt que sur le prix des quotas.
Le dispositif garantit un prix stable des quotas, mais laisse incertain le volume d’émissions.

Le prix des quotas peut varier et rendre les investissements de réduction moins prévisibles. · Le volume global des émissions autorisées est connu avec certitude dans le système. · La volatilité du prix peut freiner des investissements de réduction à long terme. · La certitude porte sur la quantité totale autorisée, plutôt que sur le prix des quotas.

Explication

Le marché des quotas apporte une certitude sur le volume global autorisé, mais pas sur le prix, qui peut être volatil. Cette incertitude de prix peut freiner les investissements de réduction à long terme; le système ne garantit donc pas un prix stable.

52. Une activité de prévention procure des bénéfices à des tiers, mais reste sous-produite. Quels moyens l’État peut-il employer pour l’encourager ?

L’État peut verser des subventions publiques financées par l’impôt pour stimuler cette activité.
L’État peut combiner une obligation réglementaire et une aide financière publique.
L’État peut financer une subvention par une taxe prélevée sur les bénéficiaires étrangers à l’activité.
L’État peut favoriser les investissements qui génèrent des externalités positives par des incitations.
L’État peut imposer par règlement la pratique de cette activité aux agents concernés.

L’État peut verser des subventions publiques financées par l’impôt pour stimuler cette activité. · L’État peut combiner une obligation réglementaire et une aide financière publique. · L’État peut favoriser les investissements qui génèrent des externalités positives par des incitations. · L’État peut imposer par règlement la pratique de cette activité aux agents concernés.

Explication

Une obligation réglementaire ou une subvention publique financée par l’impôt peut inciter à produire davantage d’activités à externalités positives. Le financement par une taxe visant les bénéficiaires étrangers à l’activité n’est pas le mécanisme décrit.

53. Une entreprise reçoit une aide pour un investissement qu’elle avait déjà prévu, sans modifier son projet. Que caractérise cette situation ?

L’aide finance une nouvelle activité décidée après l’annonce du soutien public.
L’aide entraîne une hausse des investissements au-delà du projet initial de l’entreprise.
L’aide déclenche un investissement qui n’aurait pas été réalisé sans soutien public.
L’aide compense une obligation réglementaire qui empêche l’entreprise d’investir.
L’aide réduit le coût d’un investissement qui aurait été réalisé sans subvention.

L’aide réduit le coût d’un investissement qui aurait été réalisé sans subvention.

Explication

Il s’agit d’un effet d’aubaine : l’investissement aurait eu lieu sans aide, qui en réduit simplement le coût. Un investissement déclenché ou augmenté par la subvention ne correspond pas à cette définition.

54. À propos de la non-rivalité dans la consommation d’un bien :

L’absence d’encombrement permet à plusieurs agents de consommer le bien sans se gêner.
La non-rivalité signifie qu’il est impossible de réserver l’accès aux seuls payeurs.
Une route sans embouteillage peut être non rivale pour ses utilisateurs.
La non-rivalité décrit la facilité avec laquelle un fournisseur peut exclure un usager.
La consommation d’un agent ne réduit pas la capacité des autres à consommer le bien.

L’absence d’encombrement permet à plusieurs agents de consommer le bien sans se gêner. · Une route sans embouteillage peut être non rivale pour ses utilisateurs. · La consommation d’un agent ne réduit pas la capacité des autres à consommer le bien.

Explication

La non-rivalité concerne l’effet de la consommation d’un agent sur la capacité de consommation des autres, en l’absence d’encombrement. L’impossibilité d’exclure les non-payeurs relève de la non-exclusion, et la facilité d’exclusion est un autre critère.

55. Selon Mancur Olson, pourquoi un individu rationnel peut-il hésiter à participer à une action collective ?

Il supporte un coût privé incertain tandis que le bénéfice collectif est garanti et individuel.
Il reçoit un bénéfice certain alors que les coûts de mobilisation sont assumés par autrui.
Il supporte un coût partagé alors que le bénéfice collectif est réservé aux participants.
Il engage un coût collectif certain pour obtenir un bénéfice privé proportionnel à son effort.
Il supporte un coût certain tandis que le bénéfice est incertain et partagé avec tous.

Il supporte un coût certain tandis que le bénéfice est incertain et partagé avec tous.

Explication

Olson souligne que la participation impose des coûts privés certains, alors que le bénéfice de l’action est hypothétique et partagé. Les autres formulations inversent la certitude des coûts ou du bénéfice, ou attribuent le bénéfice aux seuls participants.

56. Une personne ne contribue pas à une mobilisation, mais espère profiter de son succès grâce aux efforts des autres. Comment la qualifier ?

Elle adopte le comportement de contributeur, puisqu’elle prend en charge le coût collectif.
Elle est exclue du bénéfice collectif parce qu’elle n’a pas participé à l’action.
Elle adopte le comportement de passager clandestin décrit par Mancur Olson.
Elle évite le coût de l’action tout en espérant bénéficier de son résultat.
Elle compte sur la mobilisation d’autrui pour obtenir un bénéfice sans contribuer.

Elle adopte le comportement de passager clandestin décrit par Mancur Olson. · Elle évite le coût de l’action tout en espérant bénéficier de son résultat. · Elle compte sur la mobilisation d’autrui pour obtenir un bénéfice sans contribuer.

Explication

Le passager clandestin évite le coût de l’action collective tout en espérant bénéficier de son résultat grâce à la mobilisation des autres. Le contributeur prend en charge un coût, et la personne décrite n’est pas exclue du bénéfice collectif.

57. Pour financer un bien collectif pur, chaque consommateur attend que les autres paient afin d’en bénéficier gratuitement. Quelle difficulté en résulte pour le marché ?

Les consommateurs déclarent leur consentement à payer en profitant gratuitement du bien.
Le marché déduit le consentement à payer de la consommation gratuite du bien.
L’attente d’un financement par autrui empêche le marché de révéler le consentement à payer.
Le financement volontaire est assuré dès lors que les bénéficiaires peuvent attendre les autres.
Le marché révèle clairement le consentement à payer puisque chacun annonce sa contribution.

L’attente d’un financement par autrui empêche le marché de révéler le consentement à payer.

Explication

Pour un bien collectif pur, les consommateurs peuvent attendre que les autres financent la production et espérer en bénéficier gratuitement; le marché ne révèle alors pas leur consentement à payer. La consommation gratuite ne constitue pas une déclaration fiable de consentement à payer.

58. Pour une unité supplémentaire d’un bien collectif, les consentements individuels à payer totalisent 120 euros et le coût marginal de production est de 100 euros. Selon la condition de Bowen-Lindahl-Samuelson :

La production est recommandée lorsque le coût marginal de production dépasse 120 euros.
La production est déconseillée, car le coût marginal est inférieur aux consentements cumulés.
La production est recommandée lorsque la somme des consentements à payer dépasse le coût marginal.
La production de l’unité supplémentaire est recommandée, car 120 euros dépassent 100 euros.
La production est déconseillée lorsque la somme des consentements à payer dépasse 110 euros.

La production est recommandée lorsque la somme des consentements à payer dépasse le coût marginal. · La production de l’unité supplémentaire est recommandée, car 120 euros dépassent 100 euros.

Explication

La somme des consentements individuels à payer est de 120 euros, supérieure au coût marginal de 100 euros : la production de l’unité est donc recommandée. La production n’est pas recommandée lorsque le coût marginal dépasse la somme des consentements. Un seuil de 110 euros ne change pas le fait que les consentements cumulés dépassent le coût marginal de production dans cette situation.

59. Un pâturage est librement accessible à plusieurs éleveurs, qui agrandissent chacun leur troupeau sans prendre en charge le coût collectif de l’herbe consommée. Quelle dynamique décrit la tragédie des biens communs ?

La ressource se raréfie parce que les éleveurs réduisent leurs troupeaux face aux coûts privés.
Les éleveurs financent collectivement l’herbe consommée, ce qui stabilise les troupeaux.
Le coût collectif de l’herbe n’est pas supporté par chaque éleveur à titre individuel.
Chaque éleveur a intérêt à accroître son troupeau, ce qui contribue à épuiser la ressource.
La poursuite de l’agrandissement des troupeaux peut conduire à la disparition de la ressource.

Le coût collectif de l’herbe n’est pas supporté par chaque éleveur à titre individuel. · Chaque éleveur a intérêt à accroître son troupeau, ce qui contribue à épuiser la ressource. · La poursuite de l’agrandissement des troupeaux peut conduire à la disparition de la ressource.

Explication

La tragédie décrite par Hardin résulte de l’intérêt individuel à accroître le troupeau alors que le coût de l’herbe est collectif. Cette dynamique peut mener à l’épuisement du pâturage ; les éleveurs ne financent pas collectivement cette consommation et ne réduisent pas leurs troupeaux dans le mécanisme décrit.

60. Pour gérer durablement une population renouvelable menacée, quelle orientation permet de concilier usage et préservation ?

Accroître les prélèvements jusqu’à ce que la population passe sous son seuil critique.
Interdire toute utilisation de la ressource afin de garantir sa préservation.
Préserver la ressource en renonçant à toute utilisation qui apporte du bien-être.
Maintenir la population au-dessous du seuil qui menace son renouvellement.
Maintenir la population au-dessus du seuil à partir duquel elle serait menacée.

Maintenir la population au-dessus du seuil à partir duquel elle serait menacée.

Explication

La gestion durable concilie utilisation et préservation en maintenant la population au-dessus du seuil qui la menace. Une interdiction totale supprime l’utilisation plutôt que de la concilier avec la préservation ; passer sous le seuil critique va à l’encontre de l’objectif de maintien de la ressource.

61. Une communauté d’usagers établit des règles pour gérer une ressource, alors que l’exclusion des non-membres est possible. Comment distinguer cette situation de l’accès libre ?

Une ressource gérée par une communauté relève de la propriété commune, et non de l’accès libre.
La propriété commune permet à une communauté d’utilisateurs d’établir des règles de gestion.
L’accès libre désigne une ressource dont l’accès est réservé aux membres d’une communauté.
La propriété commune correspond à une ressource dont la gestion est confiée au marché privé.
La difficulté ou l’impossibilité d’exclure caractérise l’accès libre.

Une ressource gérée par une communauté relève de la propriété commune, et non de l’accès libre. · La propriété commune permet à une communauté d’utilisateurs d’établir des règles de gestion. · La difficulté ou l’impossibilité d’exclure caractérise l’accès libre.

Explication

Pour Ostrom, la propriété commune permet à une communauté d’usagers d’établir des règles, tandis que l’accès libre se caractérise par une exclusion difficile ou impossible. Une gestion communautaire relève donc de la propriété commune ; elle ne se définit ni par l’accès réservé propre à l’accès libre ni par une gestion confiée au marché privé.

62. Concernant l’asymétrie d’information dans une relation de marché, quelles propositions sont exactes ?

Une asymétrie d’information suppose que les deux parties disposent d’informations identiques.
Une asymétrie d’information garantit le fonctionnement efficace du marché.
Une partie à une relation peut disposer de davantage d’informations que l’autre partie.
L’inégalité d’information peut favoriser des comportements stratégiques entre partenaires.
L’information inégalement répartie concerne les caractéristiques des produits échangés après la conclusion du contrat.

Une partie à une relation peut disposer de davantage d’informations que l’autre partie. · L’inégalité d’information peut favoriser des comportements stratégiques entre partenaires.

Explication

Une asymétrie d’information existe lorsqu’une partie dispose de plus d’informations que l’autre. Elle peut favoriser des comportements stratégiques et compromettre le fonctionnement efficace du marché. Elle ne suppose donc ni des informations identiques ni une garantie d’efficacité. L’information peut être cachée avant la conclusion du contrat, notamment au sujet des caractéristiques du produit, ou après celle-ci, au sujet du comportement d’un partenaire.

63. Sur un marché d’occasion, les acheteurs ignorent la qualité des véhicules et offrent un prix tenant compte du risque d’acheter une voiture de mauvaise qualité. Quelle évolution peut suivre ?

La baisse de la qualité moyenne peut conduire les acheteurs à exiger de nouvelles baisses de prix.
Les vendeurs de voitures de qualité peuvent se retirer face au prix proposé par les acheteurs.
Le retrait des vendeurs de véhicules de qualité contribue à réduire la qualité moyenne offerte.
Les acheteurs proposent un prix fondé sur la certitude que chaque véhicule est de bonne qualité.
Le retrait des vendeurs de qualité entraîne une hausse de la qualité moyenne des véhicules restants.

La baisse de la qualité moyenne peut conduire les acheteurs à exiger de nouvelles baisses de prix. · Les vendeurs de voitures de qualité peuvent se retirer face au prix proposé par les acheteurs. · Le retrait des vendeurs de véhicules de qualité contribue à réduire la qualité moyenne offerte.

Explication

Dans le mécanisme décrit par Akerlof, les acheteurs tiennent compte du risque, ce qui peut pousser les vendeurs de voitures de qualité à se retirer. La qualité moyenne baisse alors et les acheteurs peuvent demander de nouvelles réductions de prix ; ils ne connaissent pas avec certitude la qualité des véhicules.

64. Un assureur automobile veut inciter ses clients à limiter les comportements risqués. Quelles modalités peuvent contribuer à cette incitation ?

Différencier les offres selon les assurés afin d’encourager la prudence au volant.
Proposer un tarif identique à tous les assurés, sans tenir compte de leur comportement.
Supprimer les franchises afin de couvrir intégralement chaque sinistre déclaré.
Remplacer le bonus-malus par une prime fixe indépendante des risques routiers.
Uniformiser les contrats en supprimant toute modulation liée aux comportements risqués.

Différencier les offres selon les assurés afin d’encourager la prudence au volant.

Explication

La différenciation des offres, les franchises et le bonus-malus peuvent inciter les assurés à limiter les comportements risqués. Une tarification uniforme, la suppression des franchises ou l’abandon du bonus-malus ne correspondent pas aux dispositifs cités pour produire cette incitation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 97 flashcards sur Pouvoir de marché et concurrence.

Dans le langage courant, que peut désigner le marché ?

Un lieu d’échange, une relation d’engagement réciproque ou l’ensemble des personnes intéressées par l’achat ou la vente d’un type de biens.

Qu’est-ce qu’un modèle ?

Une représentation simplifiée de la réalité qui sélectionne certains éléments pour expliquer un problème.

Quel ouvrage et quelle année F. Knight associe-t-il aux conditions de la concurrence pure et parfaite ?

Uncertainty and profit, 1921.

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Consultez la fiche de révision complète sur Pouvoir de marché et concurrence.

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