QCM : Instruments et marchés dérivés (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. La valeur d’un instrument financier varie en fonction du prix d’un actif de référence. Comment cet instrument est-il qualifié ?

Un produit sous-jacent
Un instrument dérivé
Un instrument à revenu fixe
Un actif sous-jacent détenu directement

Un instrument dérivé

Explication

Un instrument dérivé tire sa valeur du prix d’un ou de plusieurs produits sous-jacents. La détention directe confond le dérivé avec le sous-jacent, la valeur fixe ne correspond pas à cette dépendance, et le produit sous-jacent est la référence plutôt que l’instrument dérivé.

2. Une entreprise souhaite couvrir une exposition liée aux émissions de CO₂. Ce risque peut-il servir de sous-jacent à un dérivé ?

Oui, mais uniquement par l’intermédiaire d’un indice boursier
Non, seuls les actifs financiers peuvent servir de sous-jacent
Oui, le CO₂ peut servir de sous-jacent
Non, le CO₂ désigne ici le contrat dérivé lui-même

Oui, le CO₂ peut servir de sous-jacent

Explication

Les sous-jacents possibles comprennent le CO₂ et le risque climatique, en plus des actifs financiers classiques. L’exclusion des éléments non financiers et la restriction aux actifs boursiers limitent à tort cette liste, tandis que le CO₂ est ici un sous-jacent, non le contrat.

3. Un opérateur doit classer un contrat à terme standardisé, un swap et une option parmi les catégories principales de dérivés. Quelle classification respecte ces catégories ?

Swaps, matières premières et floors
Forwards, obligations et options
Futures, actions et caps
Futures, swaps et options

Futures, swaps et options

Explication

Les futures, les swaps et les options figurent tous parmi les catégories principales de dérivés. Les forwards sont bien des dérivés mais ne correspondent pas au contrat standardisé visé, tandis que les obligations, actions et matières premières sont des actifs ou sous-jacents, pas des catégories de contrats dérivés.

4. Une plateforme organisée prépare la négociation de plusieurs dérivés. Lesquels correspondent aux produits échangés sur ce type de marché ?

Futures, options et swaps
Actions, devises et matières premières
Forwards, futures et collars
Forwards, caps et floors

Futures, options et swaps

Explication

Les marchés organisés accueillent les échanges de futures, d’options et de swaps. Les forwards, caps, floors et collars sont présentés dans le cadre des contrats négociés de gré à gré, tandis que les actions, devises et matières premières sont des sous-jacents.

5. Sur un marché organisé, une contrepartie centrale intervient entre les parties à une transaction. Quel rôle remplit-elle ?

Déterminer les prix des sous-jacents et garantir leur évolution future
Centraliser les échanges, faciliter les transactions et la liquidité, et gérer le risque de contrepartie
Négocier bilatéralement les contrats et fixer leur prix entre les deux parties
Exécuter les ordres électroniquement sans intervenir sur les risques

Centraliser les échanges, faciliter les transactions et la liquidité, et gérer le risque de contrepartie

Explication

La chambre de compensation ou CCP centralise les échanges, facilite les transactions et la liquidité, et gère le risque de contrepartie. La négociation bilatérale relève du gré à gré, la CCP ne fixe pas les prix des sous-jacents et son rôle ne se limite pas au trading électronique.

6. Quel volume de contrats à terme et d’options a été négocié sur les marchés organisés en 2025 ?

57,1 milliards de contrats
38,8 milliards de contrats
47,1 milliards de contrats
94 milliards de contrats

94 milliards de contrats

Explication

Le volume des contrats à terme et options négociés sur les marchés organisés atteint 94 milliards de contrats en 2025. Les valeurs en pourcentage décrivent des évolutions, pas le volume annuel, et le chiffre demandé concerne les marchés organisés.

7. Deux entreprises négocient directement les conditions d’un contrat dérivé sans passer par une plateforme centralisée. Quelle organisation décrit le mieux ce marché ?

Un réseau informel d’agents réalisant des transactions bilatérales sur des contrats négociés
Une plateforme où une contrepartie centrale négocie chaque contrat pour les deux parties
Un réseau d’agents concluant des contrats standardisés par l’intermédiaire d’une chambre de compensation
Un marché centralisé où les ordres sont réunis dans un carnet commun

Un réseau informel d’agents réalisant des transactions bilatérales sur des contrats négociés

Explication

Un marché OTC repose sur un réseau informel d’agents et sur des contrats négociés de gré à gré entre deux parties. La centralisation, la standardisation et l’intervention d’une contrepartie centrale correspondent à d’autres modes d’organisation.

8. Une institution financière vend une protection contre un risque à un gestionnaire de fonds. Quel rôle chaque partie occupe-t-elle dans cette transaction OTC ?

L’institution est vendeuse de protection et le gestionnaire de fonds en est vendeur
L’institution est acheteuse de protection et le gestionnaire de fonds en est vendeur
L’institution est intermédiaire central et le gestionnaire de fonds est vendeur
L’institution est vendeuse de protection et le gestionnaire de fonds en est acheteur

L’institution est vendeuse de protection et le gestionnaire de fonds en est acheteur

Explication

Dans les transactions OTC décrites, les institutions financières figurent notamment parmi les vendeurs de protection, tandis que les gestionnaires de fonds comptent parmi les acheteurs. Inverser ces rôles, intervertir les catégories d’acteurs ou introduire un rôle central ne correspond pas à cette distinction.

9. Pour un contrat dérivé encore non réglé, une analyste cherche la mesure qui détermine les paiements prévus par le contrat. Quelle mesure doit-elle retenir ?

La valeur de marché brute du contrat
Le montant des garanties associées au contrat
Le montant notionnel du contrat
L’exposition de crédit brute du contrat

Le montant notionnel du contrat

Explication

Le montant notionnel correspond à la valeur notionnelle des contrats dérivés non réglés et détermine les paiements contractuels. Le coût de remplacement relève de la valeur de marché brute, tandis que l’exposition de crédit brute intègre la compensation bilatérale avant les garanties.

10. Une banque veut estimer le coût de remplacement de tous ses contrats OTC ouverts aux prix courants, sans compenser les positions positives et négatives. Quelle mesure convient ?

Le montant notionnel, somme des valeurs contractuelles non réglées
La valeur de marché brute, somme des valeurs absolues des contrats ouverts
La valeur nette des contrats, après déduction des positions opposées
L’exposition de crédit brute, après compensation bilatérale applicable

La valeur de marché brute, somme des valeurs absolues des contrats ouverts

Explication

La valeur de marché brute additionne les valeurs absolues des contrats ouverts aux prix courants et représente leur coût de remplacement. Additionner des valeurs signées ou appliquer la compensation bilatérale conduit à d’autres mesures; le notionnel détermine les paiements contractuels.

11. Quelle était la valeur de marché brute du marché OTC en juin 2025 ?

118 billions de dollars américains
21,8 billions de dollars américains
2,18 billions de dollars américains
840 billions de dollars américains

21,8 billions de dollars américains

Explication

En juin 2025, la valeur de marché brute du marché OTC atteignait 21,8 billions de dollars américains. Les 840 billions correspondent à des montants notionnels ouverts, les 118 billions au PIB mondial indiqué, et 2,18 billions décale la valeur d’un facteur dix.

12. Une entreprise utilise un contrat dérivé pour transférer une partie de son exposition à un autre opérateur. Quelle fonction décrit cette opération ?

La mise en commun du risque
La couverture
L’arbitrage
La diversification du risque

La couverture

Explication

La couverture, fonction première des marchés dérivés, transfère le risque entre opérateurs sans le mettre en commun ni le diversifier. La mise en commun et la diversification sont des confusions avec d’autres modes de gestion du risque, tandis que l’arbitrage exploite une anomalie de marché.

13. Dans un marché dérivé à somme nulle, comment le risque évolue-t-il entre les opérateurs ?

Il est réparti en plusieurs parts puis réalloué entre opérateurs
Il demeure attaché à l’opérateur qui l’a initialement pris
Il est réduit globalement par la compensation des positions
Il est regroupé dans une exposition commune aux opérateurs

Il est réparti en plusieurs parts puis réalloué entre opérateurs

Explication

Dans ces marchés à somme nulle, le risque est divisé en plusieurs parts et réalloué entre opérateurs, plutôt que supprimé. La réduction globale confond transfert et diminution du risque, la mise en commun déforme le mécanisme, et l’exposition ne reste pas nécessairement chez l’opérateur initial.

14. Un opérateur achète un contrat dérivé parce qu’il anticipe une hausse du sous-jacent et accepte explicitement le risque pour tenter de réaliser un profit. Quelle activité exerce-t-il ?

La spéculation
L’arbitrage
La couverture
La découverte des prix

La spéculation

Explication

La spéculation cherche un profit en prenant explicitement un risque fondé sur une anticipation, et elle permet la couverture. L’arbitrage vise plutôt une anomalie avec peu ou pas de risque, la couverture transfère une exposition, et la découverte des prix révèle des informations sur les prix futurs.

15. Un opérateur repère un écart anormal entre un marché physique et un marché papier, puis réalise des opérations coordonnées avec une prise de risque très faible. Quelle activité mène-t-il ?

La découverte des prix
L’arbitrage
La couverture
La spéculation

L’arbitrage

Explication

L’arbitrage exploite une anomalie de marché avec une prise de risque nulle ou très faible et contribue à la convergence entre marchés physiques et papier. La spéculation prend un risque fondé sur une anticipation, la couverture transfère une exposition, et la découverte des prix concerne les informations révélées sur les prix futurs.

16. Que désigne la découverte des prix par les marchés à terme ?

La révélation d’informations sur les prix au comptant observés aujourd’hui
La révélation d’informations sur la volatilité future des options
La fixation certaine des prix au comptant à une date future
La révélation d’informations sur les prix au comptant attendus à l’avenir

La révélation d’informations sur les prix au comptant attendus à l’avenir

Explication

La découverte des prix est le processus par lequel les marchés à terme révèlent des informations sur les prix au comptant attendus à l’avenir. Les prix actuels ne sont pas la cible de cette définition, le prix futur n’est pas fixé avec certitude, et la volatilité attendue relève de la volatilité implicite.

17. À la date tt, un analyste estime le prix au comptant attendu à la date de livraison TT. Quelle relation exprime le prix à terme correspondant ?

S(T)=ET[F(t,T)]S(T)=E_T[F(t,T)]
F(t,T)=E[S(T)]F(t,T)=E[S(T)]
F(t,T)=S(t)F(t,T)=S(t)
F(t,T)=Et[S(T)]F(t,T)=E_t[S(T)]

$$F(t,T)=E_t[S(T)]$$

Explication

Le prix à terme à la date tt pour livraison à TT correspond à l’espérance, conditionnelle à l’information disponible en tt, du prix au comptant à TT. L’inversion change la grandeur estimée, S(t)S(t) désigne le prix actuel, et E[S(T)]E[S(T)] omet la condition d’information à la date tt.

18. Sur un marché d’options actif, un analyste cherche une mesure qui égalise le prix de marché d’une option et son prix théorique, tout en renseignant sur la volatilité future attendue. Laquelle convient ?

La volatilité implicite
Le prix à terme
La volatilité historique
La découverte des prix

La volatilité implicite

Explication

La volatilité implicite, observable en présence de marchés d’options actifs, égalise le prix de marché de l’option et son prix théorique et renseigne sur la volatilité future attendue. La volatilité historique porte sur le passé, la découverte des prix concerne les prix au comptant futurs, et le prix à terme est une autre grandeur de marché.

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Qu’est-ce qu’un instrument dérivé ?

Un actif financier dont la valeur dépend du prix d’un ou de plusieurs produits sous-jacents.

Quels sous-jacents figurent parmi les exemples de dérivés ?

Les devises.

Quels indices de volatilité sont cités comme sous-jacents des dérivés ?

Le VIX.

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