QCM : Stratégies et performance de la supply chain (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment définir la stratégie concurrentielle d’une entreprise par rapport à ses concurrents ?

L’ensemble des besoins clients que l’entreprise cherche à satisfaire par ses produits et services
L’ensemble des préférences de l’entreprise concernant ses méthodes de fabrication
L’ensemble des décisions de localisation et d’investissement de l’entreprise
La recherche prioritaire de coûts de production plus bas que ceux des concurrents

L’ensemble des besoins clients que l’entreprise cherche à satisfaire par ses produits et services

Explication

La stratégie concurrentielle correspond aux besoins des clients que l’entreprise vise à satisfaire grâce à ses produits et services, en comparaison avec ses concurrents. La localisation relève de la stratégie de supply chain, la réduction des coûts n’en est qu’une priorité possible et les méthodes de fabrication ne définissent pas cette stratégie.

2. Une clientèle compare des produits similaires et accorde la priorité à leur disponibilité rapide après commande. Quel besoin client l’entreprise doit-elle particulièrement satisfaire pour se différencier ?

Le coût du produit
La qualité du produit
La variété de l’offre
Le délai de livraison

Le délai de livraison

Explication

La disponibilité rapide après commande correspond au délai de livraison, l’une des priorités possibles des clients. Le coût concerne le prix, la variété concerne le choix offert et la qualité concerne les caractéristiques du produit.

3. Une entreprise choisit le site d’une nouvelle usine et décide d’investir dans une infrastructure logistique. À quelle phase de décision ces choix appartiennent-ils ?

À la phase stratégique
À la phase opérationnelle
À la phase d’exécution quotidienne
À la phase tactique

À la phase stratégique

Explication

Le choix de l’emplacement des usines et les investissements en infrastructures définissent la structure globale de la supply chain et relèvent donc de la phase stratégique. L’optimisation des ressources est tactique, tandis que la gestion opérationnelle et l’exécution concernent les activités à court terme.

4. Une entreprise révise ses prévisions de demande et ses politiques de stock de sécurité pour mieux répartir ses ressources. À quelle phase ces décisions appartiennent-elles ?

À la phase stratégique
À la phase d’exécution quotidienne
À la phase tactique
À la phase opérationnelle

À la phase tactique

Explication

Les prévisions de demande et les politiques de stock de sécurité sont des leviers tactiques d’optimisation des ressources. La conception du réseau est stratégique, tandis que le suivi des activités d’entrepôt et les décisions quotidiennes relèvent de l’opérationnel.

5. Un retard de livraison survient et un responsable réorganise immédiatement les itinéraires tout en surveillant le prélèvement des commandes en entrepôt. À quelle phase ces actions correspondent-elles ?

À la phase tactique de planification
À la phase stratégique de conception
À la phase opérationnelle et d’exécution
À la phase tactique d’optimisation des ressources

À la phase opérationnelle et d’exécution

Explication

La planification quotidienne des itinéraires, le suivi des opérations d’entrepôt et le traitement en temps réel des retards relèvent de la phase opérationnelle et d’exécution. La planification des ressources est tactique, alors que la conception de la structure globale est stratégique.

6. Une entreprise distingue un choix de réseau à long terme, une révision de ses plans de production à moyen terme et une réaction à une rupture de stock le jour même. Quelle association entre décisions et horizons est correcte ?

Stratégiques à long terme, tactiques à moyen terme, opérationnelles à court terme ou liées à un événement
Stratégiques à moyen terme, tactiques à long terme, opérationnelles à court terme ou liées à un événement
Stratégiques à long terme, tactiques à court terme ou liées à un événement, opérationnelles à moyen terme
Stratégiques à court terme ou liées à un événement, tactiques à moyen terme, opérationnelles à long terme

Stratégiques à long terme, tactiques à moyen terme, opérationnelles à court terme ou liées à un événement

Explication

Les décisions stratégiques portent sur le long terme, les tactiques sur le moyen terme et les opérationnelles sur le court terme ou sur des événements. Les autres associations déplacent à tort l’horizon moyen terme vers le stratégique, le long terme vers l’opérationnel ou le court terme vers le tactique.

7. Une entreprise veut adapter sa supply chain à son marché. Quelle séquence d’étapes doit-elle suivre pour construire l’ajustement stratégique ?

Comprendre les capacités, réaliser l’ajustement, puis analyser l’incertitude
Réaliser l’ajustement, comprendre l’incertitude, puis évaluer les capacités
Comprendre l’incertitude, comprendre les capacités, puis réaliser l’ajustement
Comprendre l’incertitude, réaliser l’ajustement, puis analyser les capacités

Comprendre l’incertitude, comprendre les capacités, puis réaliser l’ajustement

Explication

L’ajustement stratégique suit trois étapes : comprendre l’incertitude du client et de la supply chain, comprendre les capacités de la supply chain, puis réaliser l’ajustement. Les autres séquences déplacent ou omettent une étape.

8. Une entreprise évalue les facteurs susceptibles d’accroître l’incertitude de sa supply chain. Quel ensemble comprend uniquement des facteurs cités ?

Taille des lots, demande prévisible, variété, perturbations de transport, prix et délai de livraison fournisseur
Taille des lots, délai acceptable, variété, perturbations de transport, prix et disponibilité des équipements
Taille des lots, délai acceptable, variété, niveau de service, prix et capacité de stockage
Délai acceptable, disponibilité des équipements, taille du réseau, prix, niveau de service et variété

Taille des lots, délai acceptable, variété, perturbations de transport, prix et disponibilité des équipements

Explication

Les facteurs cités incluent les quantités par lot, le délai acceptable, la variété, les perturbations de transport, le prix et la disponibilité des équipements de production. Les autres ensembles introduisent des notions voisines, comme le niveau de service ou la capacité de stockage, qui ne figurent pas dans cette liste.

9. Quelle définition décrit le mieux la réactivité d’une supply chain ?

Sa capacité à réduire les stocks et les coûts grâce à une production déclenchée par les commandes
Sa capacité à livrer rapidement un volume stable de produits standardisés à bas coût
Sa capacité à prévoir la demande et à maintenir des stocks adaptés aux produits courants
Sa capacité à répondre à des quantités variées, à des délais courts, à une grande variété et à l’incertitude

Sa capacité à répondre à des quantités variées, à des délais courts, à une grande variété et à l’incertitude

Explication

La réactivité recouvre plusieurs capacités : gérer des quantités demandées variées, des délais courts, une grande variété, l’innovation, un service élevé et l’incertitude d’approvisionnement. Les autres réponses la réduisent à la vitesse, à l’efficacité ou à une méthode de gestion des stocks.

10. Une entreprise ajoute des capacités pour traiter davantage de volumes, de variétés et d’incertitudes. Quelle conséquence générale doit-elle anticiper ?

Une efficacité accrue, qui s’accompagne d’une baisse des coûts
Une réactivité réduite, qui s’accompagne d’un coût
Une prévisibilité accrue, sans effet sur les coûts
Une réactivité accrue, qui s’accompagne d’un coût

Une réactivité accrue, qui s’accompagne d’un coût

Explication

Plus une supply chain possède de capacités de réponse, plus elle est réactive, mais cette réactivité a un coût. Les distracteurs associent à tort les capacités à une baisse automatique des coûts, à une réactivité moindre ou à l’absence d’effet.

11. Un fabricant produit selon des prévisions, puis envoie les stocks aux détaillants avant les commandes des clients. Quel système applique-t-il ?

Un système pull, courant en Make-to-Stock
Un système push, courant en Make-to-Stock
Un système pull, courant en Just-in-Time
Un système push, courant en Make-to-Order

Un système push, courant en Make-to-Stock

Explication

Le système push fonde la fabrication sur la demande prévue et pousse les stocks vers les détaillants ou les clients; il est courant en Make-to-Stock. Les autres choix confondent prévisions et demande réelle, ou associent les modèles MTO/JIT au mauvais système.

12. Un fabricant ne lance la production qu’après réception de commandes réelles et ne fait circuler les stocks qu’en cas de besoin. Quel système utilise-t-il ?

Un système push, courant en Make-to-Order ou Just-in-Time
Un système pull, courant en Make-to-Stock
Un système push, courant en Make-to-Stock
Un système pull, courant en Make-to-Order ou Just-in-Time

Un système pull, courant en Make-to-Order ou Just-in-Time

Explication

Le système pull déclenche la fabrication selon la demande réelle et fait circuler les stocks lorsque cela est nécessaire; il est courant en Make-to-Order ou Just-in-Time. Les distracteurs inversent push et pull ou attribuent au pull le modèle Make-to-Stock.

13. Une entreprise doit choisir entre deux stratégies pour répondre à une demande stable : l’une réduit les coûts, l’autre accélère la réponse aux commandes. Quel objectif caractérise une supply chain efficiente ?

Répondre aux commandes le plus rapidement possible
Adapter rapidement les capacités aux variations de demande
Maximiser le niveau de service malgré des coûts élevés
Satisfaire la demande au coût le plus bas

Satisfaire la demande au coût le plus bas

Explication

L’efficience vise à satisfaire la demande au coût le plus bas, alors que la réactivité privilégie la rapidité de réponse. Confondre l’efficience avec la rapidité, la flexibilité ou un service coûteux revient à lui attribuer des priorités propres à la réactivité.

14. Un fabricant lance un produit innovant dont la demande est difficile à prévoir. Quel type de supply chain convient le mieux à ce produit ?

Une supply chain centrée sur la minimisation des coûts
Une supply chain conçue pour une demande stable
Une supply chain réactive
Une supply chain efficiente

Une supply chain réactive

Explication

Les produits innovants ont une demande imprévisible et appellent une supply chain réactive. Les traiter comme des produits fonctionnels ou privilégier la minimisation des coûts néglige l’incertitude qui caractérise leur demande.

15. Une responsable compare le nombre d’unités produites à la proportion de commandes livrées dans les délais, calculée à partir de plusieurs données. Quel classement distingue correctement ces deux éléments ?

Les deux éléments sont des métriques de niveau supérieur
Le nombre d’unités est une métrique et la proportion est une mesure
Le nombre d’unités est une mesure et la proportion est une métrique
Les deux éléments sont des mesures concrètes et unitaires

Le nombre d’unités est une mesure et la proportion est une métrique

Explication

Une mesure est un attribut concret ou objectif, souvent une donnée unique; une métrique est plus abstraite, relative ou composée de plusieurs données. Inverser ces catégories confond la donnée unitaire avec l’indicateur calculé, tandis que classer les deux dans la même catégorie ignore cette distinction.

16. Une entreprise veut construire un tableau de bord couvrant plusieurs domaines de sa supply chain. Quel ensemble rassemble les domaines possibles de ses indicateurs de performance ?

Information, approvisionnement, conception, distribution, service et rentabilité
Installations, stocks, transport, information, approvisionnement et tarification
Transport, ventes, marketing, ressources humaines, qualité et tarification
Installations, stocks, production, qualité, personnel et rentabilité

Installations, stocks, transport, information, approvisionnement et tarification

Explication

Les indicateurs de performance de la supply chain peuvent porter sur les installations, les stocks, le transport, l’information, l’approvisionnement et la tarification. Les autres ensembles substituent à ces domaines des fonctions ou objectifs qui ne figurent pas dans cette liste.

17. Une entreprise constate qu’une hausse de la disponibilité des produits réduit les ventes perdues, mais augmente les coûts de stockage. Quelle relation entre mesures de la chaîne logistique cette situation illustre-t-elle ?

Un alignement entre des mesures qui évoluent dans le même sens
Un arbitrage entre des mesures qui évoluent en sens opposés
Une amélioration simultanée de toutes les mesures de coût et de service
Une indépendance entre des mesures sans effet l’une sur l’autre

Un arbitrage entre des mesures qui évoluent en sens opposés

Explication

Il y a arbitrage lorsque l’amélioration d’une mesure s’accompagne d’une détérioration d’une autre, comme un meilleur service associé à des coûts de stockage accrus. L’alignement désigne des mesures cohérentes, l’indépendance nie leur interaction et l’amélioration simultanée ne correspond pas au compromis décrit.

18. Un distributeur cherche à faire passer son service de très bon à presque parfait. Quelle évolution des coûts d’amélioration doit-il anticiper ?

Les coûts restent à peu près constants à mesure que le service approche de la perfection
Les coûts augmentent plus rapidement à mesure que le service approche de la perfection
Les coûts diminuent à mesure que le service approche de la perfection
Les coûts augmentent moins rapidement à mesure que le service approche de la perfection

Les coûts augmentent plus rapidement à mesure que le service approche de la perfection

Explication

L’amélioration du service coûte généralement de l’argent et les coûts augmentent plus rapidement lorsque le niveau de service se rapproche de 100 %. L’option sur des coûts marginaux décroissants inverse cette accélération, celle sur la stabilité la nie, et celle sur une baisse des coûts inverse leur évolution.

19. Une entreprise réalise un profit brut de 820 000 € et supporte 570 000 € de coûts opérationnels totaux. Quel est son profit opérationnel ?

−320 000 €
250 000 €
Le montant des ventes moins 570 000 €
1 390 000 €

250 000 €

Explication

Le profit opérationnel se calcule en soustrayant les coûts opérationnels totaux du profit brut : 820 000 € − 570 000 € = 250 000 €. L’addition confond charges et produit, la soustraction répétée applique une étape en trop, et l’emploi des ventes remplace incorrectement le profit brut.

20. Une direction complète l’analyse qualitative de sa chaîne logistique par des données financières permettant d’exprimer ses activités en profit et en rendement des actifs. Quel est l’apport de cette démarche ?

Compléter l’analyse qualitative par une évaluation quantitative du profit et du rendement des actifs
Remplacer l’analyse qualitative par une description des processus et des niveaux de service
Définir la stratégie sans mesurer les résultats financiers ni les actifs
Évaluer le niveau de service sans traduire les activités en résultats financiers

Compléter l’analyse qualitative par une évaluation quantitative du profit et du rendement des actifs

Explication

L’évaluation quantitative complète l’analyse qualitative en traduisant les activités de la chaîne logistique en profit et en rendement des actifs. Les autres réponses confondent cet apport avec la définition stratégique, l’analyse du seul service ou le remplacement de l’analyse qualitative.

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Qu’est-ce que la stratégie concurrentielle d’une entreprise ?

L’ensemble des besoins clients qu’elle cherche à satisfaire par ses produits et services par rapport à ses concurrents.

Quels critères les clients peuvent-ils prioriser dans un produit ou service ?

Le coût, le délai de livraison, la variété ou la qualité.

Que détermine la stratégie de supply chain ?

La nature de l’approvisionnement, du transport, de la fabrication ou création du service, et de la distribution.

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