QCM : Principes et opérations comptables (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels principes le Code de commerce retient-il pour que les comptes représentent le patrimoine, la situation financière et le résultat de l’entreprise ?

La continuité d’activité, la régularité et la permanence des méthodes
La permanence des méthodes, la prudence et la comparabilité
La régularité, la sincérité et l’image fidèle
La prudence, la comparabilité et la continuité d’activité

La régularité, la sincérité et l’image fidèle

Explication

Le Code de commerce retient la régularité, la sincérité et l’image fidèle pour représenter les éléments de l’entreprise. La prudence et la comparabilité font partie des principes du PCG, mais ne remplacent pas cette formulation du Code de commerce.

2. Quel est le rôle de l’image fidèle dans la comptabilité d’une entreprise ?

Présenter les opérations selon leur échéance afin de distinguer les actifs des dettes
Représenter la réalité de l’entreprise pour éclairer la prise de décision, en appliquant les autres principes comptables
Garantir que les méthodes comptables restent stables, même lorsque la réalité de l’entreprise évolue
Enregistrer les gains latents afin de rendre compte de toute évolution possible du patrimoine

Représenter la réalité de l’entreprise pour éclairer la prise de décision, en appliquant les autres principes comptables

Explication

L’image fidèle vise à représenter la réalité de l’entreprise afin de permettre la prise de décision, grâce à l’application des autres principes comptables. La stabilité des méthodes relève de la permanence des méthodes, qui ne définit donc pas cet objectif.

3. Une entreprise estime probable une perte latente sur un actif, alors qu’un autre actif présente un gain latent : que prévoit le principe de prudence ?

Comptabiliser le gain latent et attendre la réalisation de la perte latente
Comptabiliser les deux variations pour refléter les valeurs estimées des actifs
Comptabiliser la perte latente probable et ne pas comptabiliser le gain latent
Ne comptabiliser aucune variation avant la réalisation de l’un des deux événements

Comptabiliser la perte latente probable et ne pas comptabiliser le gain latent

Explication

La prudence impose de comptabiliser immédiatement les pertes latentes probables, tandis que les gains latents ne sont pas comptabilisés. L’enregistrement des deux variations confond la prise en compte prudente des pertes avec la reconnaissance anticipée des gains.

4. Une entreprise souhaite présenter différemment ses opérations d’un exercice à l’autre sans changement de méthode justifié : quel principe cette pratique met-elle en cause ?

La continuité d’activité, qui suppose la poursuite de l’exploitation
La comparabilité, qui définit la représentation de la réalité de l’entreprise
La permanence des méthodes, qui favorise un traitement et une présentation stables
La prudence, qui impose de reconnaître les pertes latentes probables

La permanence des méthodes, qui favorise un traitement et une présentation stables

Explication

La permanence des méthodes implique de conserver une même manière de traiter les opérations et une présentation stable du bilan et du compte de résultat. La prudence porte sur la comptabilisation des pertes et des gains latents, et non sur la stabilité des méthodes.

5. Que présente le bilan d’une entreprise ?

La création de richesse sur une période, en distinguant les charges des produits
Son patrimoine à une date donnée, en distinguant l’actif du passif
Les opérations de l’exercice, en distinguant les immobilisations des produits
La variation de trésorerie sur une période, en distinguant les encaissements des décaissements

Son patrimoine à une date donnée, en distinguant l’actif du passif

Explication

Le bilan présente le patrimoine de l’entreprise à une date donnée et distingue l’actif du passif. La création de richesse au cours d’une période est détaillée par le compte de résultat.

6. Une entreprise achète un équipement qu’elle prévoit d’utiliser pendant plusieurs exercices et des fournitures destinées à son activité courante : comment les classe-t-elle ?

Les deux achats parmi les immobilisations, car ils servent à l’activité
L’équipement parmi les immobilisations et les fournitures parmi les actifs courants
Les deux achats parmi les actifs courants, car ils appartiennent au patrimoine
L’équipement parmi les actifs courants et les fournitures parmi les immobilisations

L’équipement parmi les immobilisations et les fournitures parmi les actifs courants

Explication

Les immobilisations sont utilisées pendant plus d’un exercice, tandis que les actifs courants sont utilisés ou remplacés dans le cadre de l’activité. Classer les fournitures comme immobilisations confond leur usage courant avec l’utilisation durable d’un équipement.

7. Une entreprise possède des actifs de 250 000 € et des dettes de 90 000 € ; quelle est la valeur de ses capitaux propres selon l’équation patrimoniale ?

250 000 €250\,000\,€
160 000 €160\,000\,€
340 000 €340\,000\,€
90 000 €90\,000\,€

$$160\,000\,€$$

Explication

L’équation du bilan donne les capitaux propres en retranchant les dettes des actifs : 250 000−90 000=160 000 €250\,000 - 90\,000 = 160\,000\,€. La valeur de 340 000 € résulte d’une addition des dettes aux actifs, contrairement à la relation patrimoniale.

8. À l’ouverture d’un nouvel exercice, une entreprise découvre une charge oubliée de l’exercice précédent : quelle démarche respecte les règles du bilan d’ouverture ?

Reconstituer le bilan d’ouverture en excluant les postes liés à la charge oubliée
Reporter la charge dans le bilan d’ouverture et dans le compte de résultat de l’exercice précédent
Conserver le bilan d’ouverture égal au bilan de clôture précédent et ajouter la charge à l’exercice en cours
Modifier le bilan d’ouverture pour y intégrer la charge et conserver le résultat de l’exercice en cours

Conserver le bilan d’ouverture égal au bilan de clôture précédent et ajouter la charge à l’exercice en cours

Explication

Le bilan d’ouverture est égal au bilan de clôture de l’exercice précédent et ne doit pas être modifié ; les charges ou produits oubliés sont ajoutés à l’exercice en cours. Modifier le bilan d’ouverture pour corriger l’oubli contrevient à cette règle.

9. Quelle information principale le compte de résultat fournit-il ?

Le patrimoine de l’entreprise à une date donnée, réparti entre actifs et passifs
La création de richesse de l’entreprise au cours d’une période, généralement un exercice
La valeur des immobilisations et des actifs courants à la clôture de l’exercice
Les apports des actionnaires et les dettes restant à rembourser à une date donnée

La création de richesse de l’entreprise au cours d’une période, généralement un exercice

Explication

Le compte de résultat détaille la création de richesse au cours d’une période, généralement l’exercice correspondant à l’année civile. La présentation du patrimoine à une date donnée relève du bilan.

10. Comment le résultat net éclaire-t-il l’évolution financière d’une entreprise sur un exercice ?

Il mesure la différence entre les actifs et les dettes à une date donnée
Il indique la valeur des apports des actionnaires au début de l’exercice
Il explique la variation des capitaux propres entre le début et la fin de l’exercice
Il détaille le montant des charges et des produits encore à payer à la clôture

Il explique la variation des capitaux propres entre le début et la fin de l’exercice

Explication

Le résultat net explique la variation des capitaux propres entre le début et la fin de l’exercice. La différence entre actifs et dettes correspond à l’équation patrimoniale, et non à la définition du résultat net.

11. Quelle distinction caractérise les produits et les passifs en comptabilité ?

Les produits sont des emplois irréversibles enregistrés au crédit, tandis que les passifs sont des ressources réversibles
Les produits sont des ressources irréversibles enregistrées au crédit, tandis que les passifs sont des emplois réversibles
Les produits sont des emplois réversibles enregistrés au crédit, tandis que les passifs sont des ressources irréversibles
Les produits sont des ressources réversibles enregistrées au débit, tandis que les passifs sont des emplois irréversibles

Les produits sont des emplois irréversibles enregistrés au crédit, tandis que les passifs sont des ressources réversibles

Explication

Les produits sont des emplois irréversibles et sont toujours enregistrés au crédit, tandis que les passifs sont des ressources réversibles. Les charges, et non les produits, sont également des emplois irréversibles.

12. Quel traitement comptable caractérise l’impôt sur les bénéfices ?

C’est un impôt direct de 25 %, présenté au compte 63 parmi les charges.
C’est un impôt indirect de 25 %, présenté au compte 69 parmi les produits.
C’est un impôt indirect de 20 %, présenté au compte 63 parmi les charges.
C’est un impôt direct de 25 %, présenté au compte 69 parmi les charges.

C’est un impôt direct de 25 %, présenté au compte 69 parmi les charges.

Explication

L’impôt sur les bénéfices est un impôt direct de 25 % inscrit au compte 69, en bas des charges. Le compte 63 concerne notamment la fiscalité locale, et non cet impôt.

13. Une entreprise a payé de la TVA à ses fournisseurs et en a collecté auprès de ses clients ; quel traitement reflète la neutralité de la TVA pour elle ?

Elle reverse la TVA collectée après déduction de la TVA payée aux fournisseurs.
Elle conserve la TVA collectée et comptabilise celle des fournisseurs comme un impôt définitif.
Elle reverse la totalité de la TVA collectée sans tenir compte de celle payée aux fournisseurs.
Elle reverse la TVA payée aux fournisseurs après déduction de la TVA collectée.

Elle reverse la TVA collectée après déduction de la TVA payée aux fournisseurs.

Explication

L’entreprise reverse à l’État la TVA reçue de ses clients, déduction faite de la TVA payée à ses fournisseurs. La TVA n’est donc pas une charge définitive pour l’entreprise, même si le consommateur la supporte.

14. Une vente est conclue et livrée en décembre, mais le client paie en janvier ; quand l’écriture est-elle enregistrée en comptabilité d’engagement ?

En janvier, lorsque l’entreprise peut vérifier le montant effectivement encaissé.
En janvier, au moment où l’entreprise encaisse le règlement du client.
En décembre, lorsque l’entreprise devient partie à l’opération, indépendamment du paiement.
En décembre pour la livraison, puis en janvier pour constater la vente elle-même.

En décembre, lorsque l’entreprise devient partie à l’opération, indépendamment du paiement.

Explication

En comptabilité d’engagement, l’opération est enregistrée lorsque l’entité en devient partie, sans attendre le règlement. Attendre janvier correspondrait à la logique de la comptabilité de caisse.

15. Comment comptabilise-t-on un emprunt lors de sa mise en place ?

Au passif, tandis que les fonds reçus sont nécessairement versés sur un compte bancaire.
Au passif, tandis que les fonds reçus figurent en banque ou financent directement un investissement.
À l’actif, tandis que les fonds reçus sont enregistrés comme un produit d’exploitation.
En charges, tandis que les fonds reçus figurent uniquement dans les immobilisations.

Au passif, tandis que les fonds reçus figurent en banque ou financent directement un investissement.

Explication

L’emprunt est inscrit au passif lors de sa mise en place, et les fonds reçus peuvent apparaître en banque ou servir directement à financer un investissement. Ils ne doivent donc pas nécessairement transiter par le compte bancaire.

16. Lors du paiement d’une annuité d’emprunt, quelle distinction faut-il faire entre intérêts et remboursement du capital ?

Les intérêts sont une charge, tandis que le remboursement du capital constitue un produit financier.
Les intérêts rémunèrent la mise à disposition des fonds et sont une charge, contrairement au remboursement du capital.
Les intérêts remboursent le capital et sont une charge, tandis que le remboursement du capital rémunère le prêteur.
Les intérêts et le remboursement du capital sont tous deux des charges liées au financement.

Les intérêts rémunèrent la mise à disposition des fonds et sont une charge, contrairement au remboursement du capital.

Explication

Les intérêts rémunèrent le prêteur pour la mise à disposition des fonds et constituent une charge, contrairement au remboursement du capital. L’erreur fréquente consiste à comptabiliser aussi le remboursement du capital comme une charge.

17. Dans un emprunt à amortissement constant, que se passe-t-il au fil des échéances ?

Le remboursement du capital intervient à l’échéance et les intérêts sont payés pendant le prêt.
Le montant total des annuités reste constant et le remboursement du capital augmente.
Le remboursement du capital reste constant et les annuités diminuent.
Le remboursement du capital diminue et les annuités restent constantes.

Le remboursement du capital reste constant et les annuités diminuent.

Explication

Avec un amortissement constant, la part remboursée du capital est identique à chaque échéance et les annuités décroissent. Des annuités identiques caractérisent plutôt un emprunt à annuité constante.

18. Une entreprise cède une créance client à un factor avant son échéance ; quelle caractéristique correspond à l’affacturage ?

Le factor fournit de la trésorerie, gère l’encaissement et supporte le risque d’impayé après validation des factures.
Le factor accorde un emprunt garanti par la créance, tandis que l’entreprise conserve l’encaissement et le risque.
Le factor reporte le paiement de la créance et laisse à l’entreprise la gestion de l’encaissement et du risque d’impayé.
Le factor acquiert une créance déjà échue et garantit le paiement avant toute validation des factures.

Le factor fournit de la trésorerie, gère l’encaissement et supporte le risque d’impayé après validation des factures.

Explication

L’affacturage consiste à confier une créance client à un factor afin d’obtenir de la trésorerie avant l’échéance ; celui-ci gère l’encaissement et supporte le risque d’impayé après validation des factures. Un simple emprunt garanti ne transfère pas ces fonctions au factor.

19. Une réduction est accordée parce qu’un produit présente un défaut ; de quelle réduction commerciale s’agit-il ?

D’un rabais, accordé pour compenser un défaut du produit.
D’une ristourne, accordée pour compenser un défaut constaté à la livraison.
D’une ristourne, calculée selon le volume des transactions sur une période.
D’une remise, liée notamment à l’importance de la transaction.

D’un rabais, accordé pour compenser un défaut du produit.

Explication

Le rabais réduit le prix pour tenir compte d’un défaut. Une remise dépend plutôt de l’importance de la transaction, tandis qu’une ristourne récompense le volume des opérations sur une période.

20. Lorsqu’une entreprise vendeuse accorde une réduction commerciale sur une facture d’avoir, quel compte utilise-t-elle ?

Le compte 609, au débit, pour les réductions accordées sur ventes.
Le compte 709, au crédit, pour les réductions obtenues sur achats.
Le compte 609, au crédit, pour les réductions accordées sur ventes.
Le compte 709, au débit, pour les réductions accordées sur ventes.

Le compte 709, au débit, pour les réductions accordées sur ventes.

Explication

Une réduction accordée sur ventes et figurant sur une facture d’avoir est comptabilisée au débit du compte 709. Le compte 609 concerne les réductions obtenues sur achats, et non celles accordées aux clients.

21. Quelle distinction fondamentale sépare les actions des obligations ?

Les actions financent le contrôle d’une entreprise, tandis que les obligations financent des plus-values à long terme.
Les actions sont des placements de trésorerie, tandis que les obligations sont des titres de participation.
Les actions représentent des capitaux propres, tandis que les obligations constituent des dettes portant intérêt.
Les actions constituent des dettes portant intérêt, tandis que les obligations représentent des capitaux propres.

Les actions représentent des capitaux propres, tandis que les obligations constituent des dettes portant intérêt.

Explication

Une action est un instrument de capitaux propres, alors qu’une obligation est une dette émise qui donne lieu au versement d’intérêts. Confondre les obligations avec des capitaux propres inverse la nature de ces deux titres.

22. Une entreprise achète des actions avec l’intention de les revendre dans quelques mois afin de placer temporairement sa trésorerie : dans quelle catégorie les classe-t-elle ?

Dans les TIAP de classe 27, car l’entreprise recherche un rendement.
Dans les valeurs mobilières de placement de classe 5.
Dans les titres de participation de classe 26, car les actions confèrent des droits.
Dans les immobilisations financières, car il s’agit d’actions.

Dans les valeurs mobilières de placement de classe 5.

Explication

Des actions détenues à court terme pour être revendues ou pour placer la trésorerie relèvent des valeurs mobilières de placement de classe 5. Leur nature d’actions ne suffit pas à les classer en immobilisations, qui concernent ici les titres conservés plus d’un an.

23. Une société acquiert des actions d’une autre entreprise afin d’en obtenir le contrôle : à quelle catégorie ces titres appartiennent-ils ?

Aux titres de participation de classe 26.
Aux TIAP de classe 27, destinés à produire des plus-values à long terme.
Aux autres titres immobilisés, qui excluent les titres de participation et les TIAP.
Aux valeurs mobilières de placement de classe 5, détenues pour placer la trésorerie.

Aux titres de participation de classe 26.

Explication

Les titres de participation de classe 26 correspondent aux actions détenues dans le but de contrôler une entreprise. Les TIAP se distinguent par la recherche de plus-values à long terme, souvent dans le cadre d’un partenariat durable.

24. Lors de l’acquisition de titres, l’entreprise choisit de comptabiliser les frais d’acquisition en charges plutôt que de les ajouter au coût d’achat hors taxes : quelle conséquence s’applique à ce choix ?

Les frais doivent être ajoutés au coût d’achat hors taxes lors de la revente.
Le choix est définitif et irrévocable.
Le choix dépend du fait que les titres soient des actions ou des obligations.
Le choix peut être modifié à chaque clôture selon la stratégie financière.

Le choix est définitif et irrévocable.

Explication

Les frais d’acquisition peuvent être ajoutés au coût d’achat hors taxes des titres ou comptabilisés en charges, mais la méthode retenue est définitive et irrévocable. La nature du titre ne permet donc pas de modifier ce choix ultérieurement.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 55 flashcards sur Principes et opérations comptables.

Quelles qualités le Code de commerce exige-t-il des comptes ?

La régularité, la sincérité et l’image fidèle.

Quelles qualités des comptes le PCG retient-il notamment ?

L’image fidèle, la comparabilité, la continuité d’activité, la régularité, la sincérité, la prudence et la permanence des méthodes.

Quel est l’objectif de l’image fidèle en comptabilité ?

Représenter la réalité de l’entreprise pour permettre la prise de décision.

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Approfondir avec la fiche

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