QCM : Finance d’entreprise et création de valeur (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quelle condition une entreprise ou un projet crée-t-il de la valeur ?

Lorsque son financement repose principalement sur des fonds propres.
Lorsque ses revenus dépassent ses dépenses comptables.
Lorsque son activité présente un risque inférieur à celui du secteur.
Lorsque sa rentabilité dépasse la rentabilité minimale exigée.

Lorsque sa rentabilité dépasse la rentabilité minimale exigée.

Explication

La création de valeur suppose que la rentabilité obtenue soit supérieure au seuil minimal demandé. Des revenus supérieurs aux dépenses comptables ne suffisent pas à établir cette comparaison avec le seuil de rentabilité attendu.

2. Pourquoi la rentabilité minimale demandée tient-elle compte du risque et des attentes des fournisseurs de capitaux ?

Elle compense les risques liés, entre autres, au secteur et au cycle économique, ainsi que les attentes des apporteurs de capitaux.
Elle sert à remplacer l’analyse des risques par une estimation des revenus futurs du projet.
Elle reflète principalement les dépenses d’exploitation et le niveau de trésorerie disponible pour l’entreprise.
Elle mesure les bénéfices déjà réalisés et garantit un rendement identique aux différents apporteurs de capitaux.

Elle compense les risques liés, entre autres, au secteur et au cycle économique, ainsi que les attentes des apporteurs de capitaux.

Explication

Le seuil demandé prend en compte des risques tels que ceux du secteur, du cycle économique et de la volatilité, ainsi que les attentes des fournisseurs de capitaux. Mesurer les bénéfices déjà réalisés ne permet pas, à lui seul, d’établir ce seuil de rentabilité attendue.

3. Quels outils peuvent être mobilisés pour évaluer un projet d’investissement à partir de flux actualisés ?

Le chiffre d’affaires, la marge brute, le bénéfice net et le niveau des stocks.
Le bilan, le compte de résultat, le budget de trésorerie et le plan de financement.
La VAN, le TRI, le délai de récupération et l’indice de profitabilité.
Le coût du capital, le taux d’endettement, la trésorerie et le besoin en fonds de roulement.

La VAN, le TRI, le délai de récupération et l’indice de profitabilité.

Explication

L’évaluation des projets s’appuie sur les flux actualisés et peut mobiliser la VAN, le TRI, le délai de récupération et l’indice de profitabilité. Les indicateurs comptables comme la marge brute ne constituent pas à eux seuls la liste de ces outils d’évaluation.

4. Une entreprise veut mesurer la création de valeur d’un projet à partir de ses flux économiques. Quelle démarche correspond à cette évaluation ?

Évaluer les flux du projet, les actualiser et utiliser des outils de mesure de création de valeur.
Évaluer les flux du projet, les additionner sans actualisation et comparer leur total au chiffre d’affaires.
Estimer le coût du projet, calculer sa durée et mesurer l’évolution de ses effectifs.
Actualiser le chiffre d’affaires de l’entreprise et le comparer à celui de ses concurrents.

Évaluer les flux du projet, les actualiser et utiliser des outils de mesure de création de valeur.

Explication

L’évaluation consiste à apprécier les flux économiques du projet, à les actualiser et à mobiliser des outils mesurant la création de valeur. Additionner les flux sans actualisation omet une étape essentielle de cette démarche.

5. Un projet affiche une rentabilité supérieure à celle que l’entreprise attend de ses investissements. Quel rôle le coût du capital joue-t-il dans cette comparaison ?

Il mesure le montant des dépenses initiales, que l’entreprise compare aux recettes prévues.
Il détermine la rentabilité minimale attendue, qui sert de seuil de comparaison pour le projet.
Il représente la rentabilité propre du projet, que l’entreprise compare à son rendement passé.
Il indique le délai de récupération attendu, que l’entreprise compare à la durée du projet.

Il détermine la rentabilité minimale attendue, qui sert de seuil de comparaison pour le projet.

Explication

Le coût du capital sert à déterminer la rentabilité minimale attendue pour qu’un projet crée de la valeur. La rentabilité du projet est distincte : c’est elle que l’on compare à ce seuil.

6. Lorsqu’une direction compare plusieurs projets stratégiques, comment la finance d’entreprise peut-elle éclairer sa décision ?

Elle fixe les priorités opérationnelles en fonction des préférences des équipes et de leur expérience du marché.
Elle détermine les décisions de la direction en s’appuyant principalement sur les prévisions de ventes.
Elle aide à évaluer la viabilité des projets, à arbitrer entre options et à repérer les risques et leviers de performance.
Elle remplace l’analyse des choix stratégiques par le suivi des résultats comptables déjà enregistrés.

Elle aide à évaluer la viabilité des projets, à arbitrer entre options et à repérer les risques et leviers de performance.

Explication

La finance d’entreprise contribue à évaluer la viabilité des projets, à arbitrer entre différentes options et à repérer risques et leviers de performance. Le suivi des résultats passés peut être utile, mais ne remplace pas l’analyse des décisions stratégiques.

7. En quoi la finance d’entreprise facilite-t-elle les échanges dans un milieu professionnel ?

Elle centralise les échanges en confiant à la direction la communication avec les partenaires financiers.
Elle fournit un langage commun pour comprendre le vocabulaire professionnel et communiquer avec les interlocuteurs concernés.
Elle harmonise les objectifs des services en leur donnant des responsabilités financières identiques.
Elle permet aux équipes de remplacer les documents comptables par des synthèses destinées aux partenaires.

Elle fournit un langage commun pour comprendre le vocabulaire professionnel et communiquer avec les interlocuteurs concernés.

Explication

La finance d’entreprise fournit un langage commun qui aide à comprendre le vocabulaire professionnel et à communiquer avec la direction, les financiers et les partenaires. Elle facilite ainsi les échanges sans pour autant confier la communication à un seul interlocuteur.

8. Quelle démarche caractérise le diagnostic financier d’une entreprise ?

Analyser sa rentabilité et son risque, diagnostiquer la création de valeur, puis formuler et justifier des recommandations.
Comparer ses coûts de production, mesurer sa part de marché, puis recommander une politique commerciale.
Étudier ses investissements, prévoir ses ventes, puis fixer des objectifs de croissance.
Évaluer sa trésorerie à court terme, établir un budget, puis définir un plan de financement.

Analyser sa rentabilité et son risque, diagnostiquer la création de valeur, puis formuler et justifier des recommandations.

Explication

Le diagnostic financier mobilise les états financiers pour analyser la rentabilité et le risque, évaluer la création de valeur et étayer des recommandations. Une évaluation limitée à la trésorerie et à un plan de financement ne couvre pas cette démarche complète.

9. Lors de la préparation d’un diagnostic financier, quels éléments peuvent servir de matière première à l’analyse ?

Les budgets prévisionnels et les plans commerciaux.
Les bilans financiers et les soldes de gestion.
Les rapports sectoriels et les études de clientèle.
Les relevés bancaires et les contrats de travail.

Les bilans financiers et les soldes de gestion.

Explication

La préparation peut notamment s’appuyer sur les bilans financiers et les soldes de gestion. Les budgets et plans commerciaux peuvent être utiles à d’autres analyses, mais ne sont pas les éléments indiqués ici comme matière première.

10. Quelle distinction structure l’analyse de la rentabilité d’une entreprise ?

Elle distingue la rentabilité à court terme de la rentabilité à long terme.
Elle distingue la rentabilité commerciale de la rentabilité fiscale.
Elle distingue la rentabilité économique de la rentabilité financière.
Elle distingue la rentabilité des actifs de la liquidité de l’entreprise.

Elle distingue la rentabilité économique de la rentabilité financière.

Explication

L’analyse de la rentabilité sépare la rentabilité économique de la rentabilité financière. La liquidité relève plutôt de l’analyse du risque de défaut et ne constitue pas l’autre terme de cette distinction.

11. Une entreprise cherche à décomposer sa rentabilité économique pour comprendre ses déterminants : quels deux aspects doit-elle examiner ?

Le chiffre d’affaires et les charges fiscales.
La marge et la rotation.
La dette et les capitaux propres.
La liquidité et la solvabilité.

La marge et la rotation.

Explication

La décomposition de la rentabilité économique porte sur la marge et la rotation. La liquidité et la solvabilité concernent plutôt l’analyse du risque de défaut.

12. Pour analyser la rentabilité financière, quel mécanisme l’entreprise doit-elle étudier ?

La décomposition de la rotation des actifs.
La variation de la liquidité à court terme.
La répartition des charges entre activités.
La décomposition de l’effet de levier.

La décomposition de l’effet de levier.

Explication

L’étude de la rentabilité financière comprend la décomposition de l’effet de levier. La rotation des actifs intervient dans l’analyse de la rentabilité économique, et non dans le mécanisme ciblé ici.

13. Une entreprise veut évaluer son risque de défaut : quels aspects son analyse doit-elle notamment examiner ?

La productivité, les coûts salariaux et les investissements.
La croissance des ventes, les parts de marché et les prix.
La marge, la rotation et l’effet de levier.
La liquidité, la solvabilité et l’endettement.

La liquidité, la solvabilité et l’endettement.

Explication

L’analyse du risque de défaut examine notamment la liquidité, la solvabilité et l’endettement. La marge, la rotation et l’effet de levier renvoient plutôt à l’analyse de la rentabilité.

14. Quelle affirmation distingue correctement l’analyse du risque de défaut de l’analyse de la rentabilité ?

La première mesure la rentabilité, tandis que la seconde porte notamment sur la liquidité et la solvabilité.
Les deux évaluent la rentabilité, mais l’une se concentre sur les actifs et l’autre sur les ventes.
La première porte notamment sur la liquidité, la solvabilité et l’endettement, tandis que la seconde mesure la rentabilité.
Les deux portent sur l’endettement, mais l’une évalue la solvabilité et l’autre la rotation.

La première porte notamment sur la liquidité, la solvabilité et l’endettement, tandis que la seconde mesure la rentabilité.

Explication

L’analyse du risque de défaut porte notamment sur la liquidité, la solvabilité et l’endettement, tandis que l’analyse de la rentabilité mesure la rentabilité. Confondre ces analyses en attribuant la mesure de la rentabilité à l’analyse du risque inverse leurs objets.

15. Quel outil permet d’étudier les flux de trésorerie passés dans le cadre de l’analyse de la politique financière ?

Un compte de résultat prévisionnel
Un budget d’investissement futur
Un tableau de flux de trésorerie
Un plan de financement prévisionnel

Un tableau de flux de trésorerie

Explication

Le tableau de flux sert à analyser les flux de trésorerie passés. Le plan de financement, lui, relève d’une démarche prévisionnelle.

16. Après avoir analysé les flux de trésorerie passés à l’aide d’un tableau de flux, quel outil permet de construire une démarche de financement prévisionnelle ?

Un diagnostic financier limité aux données historiques
Un second tableau de flux consacré aux opérations futures
Un plan de financement prévisionnel établi à partir du tableau de flux
Un compte de résultat récapitulant les flux de trésorerie passés

Un plan de financement prévisionnel établi à partir du tableau de flux

Explication

Le plan de financement prévisionnel s’élabore selon une démarche prévisionnelle à partir du tableau de flux. Un tableau de flux sert à analyser les flux passés, et non à remplacer le plan prévisionnel.

17. Comment le contrôle continu contribue-t-il à la note du module ?

Il représente 40 %, répartis entre un quiz ou QCM de 10 % et une étude de cas en groupe de 30 %
Il représente 40 %, répartis entre un quiz ou QCM de 20 % et une étude de cas en groupe de 20 %
Il représente 30 %, répartis entre un quiz ou QCM de 10 % et une étude de cas en groupe de 20 %
Il représente 60 %, répartis entre un quiz ou QCM de 10 % et une étude de cas en groupe de 50 %

Il représente 40 %, répartis entre un quiz ou QCM de 10 % et une étude de cas en groupe de 30 %

Explication

Le contrôle continu vaut 40 % de la note : le quiz ou QCM en compte 10 % et l’étude de cas en groupe, 30 %. Une répartition égale entre les deux évaluations ne correspond pas à ces pondérations.

18. Quelle compétence l’examen final évalue-t-il dans le cadre de l’analyse financière ?

L’application de la méthodologie à une entreprise, avec calculs, analyse, conclusions et recommandations
La préparation d’un quiz portant sur les outils d’évaluation des projets
La mémorisation des définitions financières, sans étude d’une entreprise ni recommandations
La réalisation en groupe d’un diagnostic financier remis sous forme de fichier Excel

L’application de la méthodologie à une entreprise, avec calculs, analyse, conclusions et recommandations

Explication

L’examen final, qui compte pour 60 % de la note, porte sur l’application de la méthodologie d’analyse financière à une entreprise, notamment les calculs et les recommandations. Le diagnostic en groupe remis sous forme de fichier Excel correspond à l’étude de cas, et non à l’examen final.

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Quand y a-t-il création de valeur pour une entreprise ou un projet ?

Lorsque sa rentabilité dépasse la rentabilité minimale demandée.

Que compense la rentabilité minimale demandée ?

Le risque et les attentes des fournisseurs de capitaux.

Quels facteurs contribuent au risque compensé par la rentabilité minimale ?

Le secteur, le cycle économique et la volatilité.

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