QCM : Structure sociale et classes sociales (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la structure sociale :

Elle organise la société en groupes distincts, mais leur hiérarchie repose sur des choix individuels.
Elle organise la société en groupes sociaux distincts et hiérarchisés par les inégalités.
Les classes sociales rapprochent des personnes de positions économiques différentes sans communauté d’intérêt.
Les inégalités d’accès à des ressources valorisées contribuent à établir une hiérarchie sociale.
Les classes sociales réunissent des personnes partageant une position économique similaire et des intérêts communs.

Elle organise la société en groupes sociaux distincts et hiérarchisés par les inégalités. · Les inégalités d’accès à des ressources valorisées contribuent à établir une hiérarchie sociale. · Les classes sociales réunissent des personnes partageant une position économique similaire et des intérêts communs.

Explication

La structure sociale désigne une organisation en groupes distincts et hiérarchisés par les inégalités. Les classes sociales associent position économique similaire et communauté d’intérêt ; les inégalités d’accès aux ressources valorisées sont bien une source de hiérarchie. Les choix individuels ne fondent pas la hiérarchie définissant la structure sociale, et les classes sociales ne se caractérisent pas par des positions économiques différentes.

2. Dans une enquête, des personnes partageant des caractéristiques communes se reconnaissent comme appartenant au même groupe. Concernant ces notions, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Leur sentiment d’appartenance contribue à les définir comme groupe social.
Une hiérarchisation des rôles féminins et masculins relève des rapports sociaux de genre.
Les rapports sociaux de genre désignent des inégalités entre classes fondées sur leurs revenus.
Les personnes peuvent être identifiées comme membres d’un groupe en raison de caractéristiques communes.
Un groupe social se définit par une position économique commune et une communauté d’intérêt.

Leur sentiment d’appartenance contribue à les définir comme groupe social. · Une hiérarchisation des rôles féminins et masculins relève des rapports sociaux de genre. · Les personnes peuvent être identifiées comme membres d’un groupe en raison de caractéristiques communes.

Explication

Un groupe social peut être défini par des caractéristiques communes, un sentiment d’appartenance ou une identification commune. Les rapports sociaux de genre hiérarchisent les rôles féminins et masculins. La position économique et la communauté d’intérêt caractérisent les classes sociales, tandis que les rapports de genre ne désignent pas des inégalités entre classes fondées sur les revenus.

3. Une personne choisit une activité associative sans suivre les prescriptions de sa famille ou de son parti. Quelles sont les réponses exactes au sujet des notions concernées ?

L’individualisation désigne des choix de moins en moins dictés par des institutions sociales.
L’identification subjective correspond à l’identification d’une personne par des observateurs extérieurs.
L’individualisation désigne le renforcement des choix dictés par la famille et la religion.
Son choix illustre une autonomie accrue vis-à-vis d’institutions sociales contraignantes.
L’identification subjective désigne le sentiment d’appartenir à un groupe social.

L’individualisation désigne des choix de moins en moins dictés par des institutions sociales. · Son choix illustre une autonomie accrue vis-à-vis d’institutions sociales contraignantes. · L’identification subjective désigne le sentiment d’appartenir à un groupe social.

Explication

L’individualisation correspond à une autonomie accrue et à des choix moins dictés par des institutions comme la famille ou un parti. L’identification subjective est bien le sentiment d’appartenance à un groupe. Elle ne se réduit pas à une identification par des observateurs, et l’individualisation ne renforce pas les choix imposés par les institutions.

4. En 2017, un analyste compare le rapport interdécile et les niveaux de vie annuels en France métropolitaine. Parmi les propositions suivantes concernant ces indicateurs, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le rapport interdécile obtenu avec les niveaux de vie de 2017 était d’environ 4,31.
Le niveau de vie annuel au D8 atteignait 30 270 € dans le champ étudié.
Le niveau de vie annuel médian s’élevait à 20 820 € dans le champ étudié.
Le rapport interdécile se calcule en divisant le niveau de vie au D9 par celui au D1.
Le niveau de vie annuel au D8 atteignait 26 140 € dans le champ étudié.

Le niveau de vie annuel au D8 atteignait 30 270 € dans le champ étudié. · Le niveau de vie annuel médian s’élevait à 20 820 € dans le champ étudié. · Le rapport interdécile se calcule en divisant le niveau de vie au D9 par celui au D1.

Explication

Le rapport interdécile correspond au quotient du niveau de vie au D9 par celui au D1, soit environ 3,41 en 2017, et non 4,31. Le niveau de vie annuel au D8 était de 30 270 €, tandis que 20 820 € était la valeur médiane. La formule du rapport est bien D9 divisé par D1. La valeur de 23 230 € correspondait au D6, pas au D8.

5. Pour comparer la répartition des revenus et les inégalités entre pays, quelles propositions sont exactes ?

La courbe de Lorenz met en relation les parts cumulées des ménages et des revenus perçus.
En 2017, l’indice de Gini des revenus thaïlandais était de 0,37 selon la Banque mondiale.
La courbe de Lorenz peut représenter la part cumulée des ménages selon le patrimoine détenu.
En 2017, l’indice de Gini des revenus thaïlandais était de 0,32 selon la Banque mondiale.
En 2017, l’indice de Gini des revenus français était de 0,32 selon la Banque mondiale.

La courbe de Lorenz met en relation les parts cumulées des ménages et des revenus perçus. · En 2017, l’indice de Gini des revenus thaïlandais était de 0,37 selon la Banque mondiale. · La courbe de Lorenz peut représenter la part cumulée des ménages selon le patrimoine détenu. · En 2017, l’indice de Gini des revenus français était de 0,32 selon la Banque mondiale.

Explication

La courbe de Lorenz représente la part cumulée des ménages en fonction de la part cumulée des revenus ou du patrimoine. En 2017, la Banque mondiale indiquait un indice de Gini de 0,37 pour la Thaïlande et de 0,32 pour la France. La valeur de 0,32 attribuée à la Thaïlande est donc incorrecte.

6. À propos de l’application sur l’espérance de vie à 35 ans par catégorie socioprofessionnelle, quelles propositions sont exactes ?

La question demande d’expliquer l’influence du diplôme sur le chômage.
L’application porte sur la période allant de 2010 à 2014.
Les valeurs de l’application permettent de comparer des catégories socioprofessionnelles.
L’application porte sur la période allant de 2009 à 2013.
La question demande d’identifier l’inégalité mise en évidence par les données.

Les valeurs de l’application permettent de comparer des catégories socioprofessionnelles. · L’application porte sur la période allant de 2009 à 2013. · La question demande d’identifier l’inégalité mise en évidence par les données.

Explication

L’application porte sur 2009-2013 et les valeurs permettent de comparer des catégories socioprofessionnelles. La question demande d’identifier l’inégalité mise en évidence par les données, et non d’expliquer l’influence du diplôme sur le chômage. La période de l’application n’est pas 2010-2014.

7. Une équipe compare les catégories socioprofessionnelles pour l’espérance de vie à 35 ans en 2009-2013. Quelles propositions sont exactes ?

Chez les femmes, les artisanes, commerçantes et cheffes d’entreprise atteignent 51,1 ans.
Chez les hommes, les agriculteurs ont une espérance de vie de 46,2 ans.
Chez les hommes, les employés atteignent 46,7 ans d’espérance de vie.
Chez les femmes, les professions intermédiaires atteignent 51,9 ans.
Chez les hommes inactifs non retraités, l’espérance de vie atteint 44,9 ans.

Chez les hommes, les agriculteurs ont une espérance de vie de 46,2 ans. · Chez les femmes, les professions intermédiaires atteignent 51,9 ans.

Explication

Les hommes agriculteurs sont à 46,2 ans et les femmes des professions intermédiaires à 51,9 ans. Les hommes employés sont à 44,9 ans, les femmes artisanes, commerçantes et cheffes d’entreprise à 51,4 ans, et les hommes inactifs non retraités à 33,1 ans.

8. Concernant les inégalités territoriales en Seine-Saint-Denis, quelles propositions sont exactes ?

Les élus dénoncent des moyens financiers suffisants pour accompagner la croissance démographique rapide.
Le recours de cinq maires contre l’État pour rupture d’égalité a été déposé le 7 septembre 2019.
Les maires dénoncent des services publics qui se retirent ou sont sous-dotés dans leurs villes.
Le délai d’audience au tribunal d’Aubervilliers est de deux mois, contre douze mois à Paris.
Le recours contre l’État a été déposé par cinq maires le 7 septembre 2018.

Le recours de cinq maires contre l’État pour rupture d’égalité a été déposé le 7 septembre 2019. · Les maires dénoncent des services publics qui se retirent ou sont sous-dotés dans leurs villes.

Explication

Les maires dénoncent le retrait ou le sous-dimensionnement des services publics et l’insuffisance des moyens face à la croissance démographique ; leur recours a été déposé le 7 septembre 2019. Le délai est de douze mois à Aubervilliers contre deux à Paris, et la date n’est pas 2018.

9. Dans la fonction publique d’État, quelle(s) proposition(s) décrit (décrivent) correctement la répartition des femmes ?

Les femmes occupent 51,7 % des emplois de direction dans la fonction publique d’État.
La part des femmes dans les emplois de direction est inférieure à leur part dans l’effectif total.
Les femmes constituent 51,7 % des effectifs de la fonction publique d’État.
Les femmes constituent 20,3 % de l’effectif total de la fonction publique d’État.
Les femmes représentent 20,3 % des emplois de direction de la fonction publique d’État.

La part des femmes dans les emplois de direction est inférieure à leur part dans l’effectif total. · Les femmes constituent 51,7 % des effectifs de la fonction publique d’État. · Les femmes représentent 20,3 % des emplois de direction de la fonction publique d’État.

Explication

Les femmes représentent 51,7 % des effectifs, mais 20,3 % des emplois de direction. La part des femmes dirigeantes est donc inférieure à leur part dans l’effectif total ; les deux propositions qui permutent ces pourcentages sont inexactes.

10. Concernant la salarisation depuis les années 1950 :

Après les années 1970, les emplois d’encadrement et les emplois publics se sont développés.
Après les années 1970, les emplois ouvriers ont remplacé les emplois publics dans cette évolution.
En 2017, près de 80 % des emplois relevaient du travail indépendant.
Le développement de l’emploi salarié a d’abord concerné les emplois ouvriers jusqu’aux années 1970.
En 2017, près de 80 % des emplois étaient salariés.

Après les années 1970, les emplois d’encadrement et les emplois publics se sont développés. · Le développement de l’emploi salarié a d’abord concerné les emplois ouvriers jusqu’aux années 1970. · En 2017, près de 80 % des emplois étaient salariés.

Explication

La salarisation s’est d’abord développée dans les emplois ouvriers, puis dans l’encadrement et les emplois publics. En 2017, près de 80 % des emplois étaient salariés ; le travail indépendant ne représentait donc pas cette proportion.

11. Une enquête compare la structure de la population active à celle décrite pour 2015 ; quelles valeurs et caractéristiques sont cohérentes ?

Les cadres et professions intermédiaires représentent aujourd’hui près de la moitié des actifs.
La part des femmes dans la population active augmente depuis le début des années 1960.
En 2017, près de 70 % des emplois sont salariés.
La part des femmes dans la population active atteint 48 % en 2015.
La féminisation de l’emploi est liée au développement du secteur secondaire.

Les cadres et professions intermédiaires représentent aujourd’hui près de la moitié des actifs. · La part des femmes dans la population active augmente depuis le début des années 1960. · La part des femmes dans la population active atteint 48 % en 2015.

Explication

La part des femmes dans la population active augmente depuis le début des années 1960 et atteint 48 % en 2015. Les cadres et professions intermédiaires représentent près de la moitié des actifs. En 2017, près de 80 % des emplois sont salariés, et la féminisation de l’emploi est liée au développement du secteur tertiaire.

12. La féminisation de l’emploi est également liée à l’expansion de quels secteurs et métiers ?

Le développement du secteur tertiaire participe à la féminisation de l’emploi.
L’expansion des métiers industriels lourds explique principalement cette féminisation.
Les métiers des soins aux personnes font partie des secteurs professionnels en expansion.
Les services commerciaux sont exclus des professions concernées par cette expansion.
Les métiers de la culture et de l’information connaissent un recul associé à cette évolution.

Le développement du secteur tertiaire participe à la féminisation de l’emploi. · Les métiers des soins aux personnes font partie des secteurs professionnels en expansion.

Explication

La féminisation de l’emploi est liée au développement du secteur tertiaire et à l’expansion des métiers des soins aux personnes. Elle accompagne aussi la croissance des métiers de la culture, de l’information et des services commerciaux, contrairement aux affirmations de recul ou d’exclusion.

13. Concernant la moyennisation de la société française :

La moyennisation élargit les écarts de niveau de vie entre les ménages.
Henri Mendras choisit une représentation pyramidale pour figurer cette société.
La représentation en toupie traduit une hausse des distances entre classes.
Henri Mendras représente la société française sous la forme d’une toupie.
La moyennisation réduit les distances entre les classes sociales.

Henri Mendras représente la société française sous la forme d’une toupie. · La moyennisation réduit les distances entre les classes sociales.

Explication

Henri Mendras représente la société française sous la forme d’une toupie, et la moyennisation réduit les distances entre les classes sociales. La représentation pyramidale est associée à une analyse traditionnelle de la société, tandis que la toupie ne traduit pas une hausse des distances entre classes. La moyennisation n’élargit pas les écarts de niveau de vie entre les ménages.

14. À propos du document de l’Insee sur le taux d’équipement des ménages, quelles propositions sont exactes ?

Le document de l’Insee porte sur la période allant de 1980 à 2012.
Les données chiffrées du document sont reproduites dans la zone présentée.
Le document mentionne la télévision pour l’année 2010.
Le document mentionne le taux d’équipement en télévision en 2012.
La période étudiée par le document s’étend de 1990 à 2012.

Le document de l’Insee porte sur la période allant de 1980 à 2012. · Le document mentionne le taux d’équipement en télévision en 2012.

Explication

Le document couvre bien 1980-2012 et mentionne la télévision en 2012. La période ne commence pas en 1990, l’année indiquée pour la télévision n’est pas 2010, et les données chiffrées ne sont pas reproduites dans la zone.

15. Concernant les formes de capitaux mobilisées par Bourdieu, quelles propositions sont exactes ?

Le capital économique permet d’analyser les ressources inégalement détenues par les individus.
Le capital social désigne le réseau de relations d’un individu.
Le capital culturel contribue à la hiérarchie sociale et constitue un enjeu majeur des luttes.
Le capital culturel désigne le niveau de diplôme détenu par un individu.
Le capital économique correspond aux ressources détenues de façon égale par les individus.

Le capital économique permet d’analyser les ressources inégalement détenues par les individus. · Le capital social désigne le réseau de relations d’un individu. · Le capital culturel contribue à la hiérarchie sociale et constitue un enjeu majeur des luttes.

Explication

Le capital économique permet d’analyser des ressources inégalement détenues par les individus. Le capital social désigne le réseau de relations d’un individu. Le capital culturel contribue à la hiérarchie sociale et constitue un enjeu majeur des luttes de domination ; il ne désigne pas le réseau de relations ni le niveau de diplôme détenu par un individu. Les ressources économiques ne sont pas détenues de façon égale.

16. Deux individus ont un volume global de capitaux comparable, mais des compositions différentes. Concernant la hiérarchie sociale chez Bourdieu, quelles propositions sont exactes ?

La composition différente de leurs capitaux peut différencier leurs positions sociales.
Les individus fortement dotés en capitaux composent les classes dominantes.
Les rapports de domination supposent que le conflit entre classes soit nécessaire.
Le volume global des capitaux détermine les positions sociales indépendamment de leur composition.
Les luttes pour le contrôle du capital culturel sont absentes des rapports sociaux.

La composition différente de leurs capitaux peut différencier leurs positions sociales. · Les individus fortement dotés en capitaux composent les classes dominantes.

Explication

Chez Bourdieu, la composition différente de capitaux peut différencier les positions sociales, même lorsque leur volume global est comparable. Les individus fortement dotés en capitaux composent les classes dominantes. Le volume global ne détermine pas les positions indépendamment de la composition. Le conflit entre classes n’est pas nécessaire, et des luttes pour le contrôle du capital culturel existent dans les rapports sociaux.

17. Parmi les propositions suivantes concernant l’articulation entre classe sociale et rapports de sexe, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Les filles des catégories populaires réussissent nettement mieux à l’école que les garçons des catégories supérieures.
L’analyse des inégalités gagne à croiser rapports de classe et rapports de sexe.
Les jeunes filles des catégories populaires réussissent mieux leur insertion que les jeunes filles favorisées.
La réussite scolaire des filles est identique dans toutes les catégories sociales.
Les jeunes filles favorisées s’insèrent professionnellement mieux que celles des catégories populaires.

L’analyse des inégalités gagne à croiser rapports de classe et rapports de sexe. · Les jeunes filles favorisées s’insèrent professionnellement mieux que celles des catégories populaires.

Explication

Croiser classe et sexe permet de rendre compte de situations féminines qui varient selon la catégorie sociale. Les filles des catégories ouvrières ou employées sont à peine mieux loties que leurs homologues masculins et moins bien que les garçons favorisés ; l’insertion professionnelle est, elle, plus réussie chez les jeunes filles favorisées.

18. Dans une comparaison des contraintes domestiques de femmes de catégories sociales différentes, quelles propositions sont exactes ?

Les femmes ouvrières disposent généralement de ressources plus abondantes pour déléguer les tâches domestiques.
Les femmes cadres recourent fréquemment à des services marchands pour certaines tâches domestiques.
Les femmes ouvrières ou employées connaissent des tensions domestiques accrues par le temps et les ressources limités.
Une analyse de genre demeure complète lorsqu’elle écarte les clivages de classe.
Une analyse limitée aux rapports de classe peut négliger d’autres rapports sociaux structurants.

Les femmes cadres recourent fréquemment à des services marchands pour certaines tâches domestiques. · Les femmes ouvrières ou employées connaissent des tensions domestiques accrues par le temps et les ressources limités. · Une analyse limitée aux rapports de classe peut négliger d’autres rapports sociaux structurants.

Explication

Les femmes cadres peuvent faire appel à une femme de ménage, une assistante maternelle ou d’autres services marchands. Les femmes ouvrières ou employées affrontent des tensions plus fortes avec un temps plus compté et des ressources plus serrées ; négliger les rapports sociaux ou les clivages de classe limite l’analyse.

19. Un enquêteur étudie la concentration des grandes familles et des hauts revenus dans le XVIe arrondissement de Paris. Quelles propositions sont exactes ?

Le patrimoine moyen des foyers assujettis à cet impôt y atteint 4 M€.
Le XVIe arrondissement est recherché par les grandes familles et les ménages à hauts revenus.
Un foyer sur dix y est assujetti à l’impôt de solidarité sur la fortune.
Le XVIe arrondissement est principalement recherché par les ménages aux revenus modestes.
Un foyer sur dix y possède un patrimoine moyen de 4 M€, indépendamment de son statut fiscal.

Le patrimoine moyen des foyers assujettis à cet impôt y atteint 4 M€. · Le XVIe arrondissement est recherché par les grandes familles et les ménages à hauts revenus. · Un foyer sur dix y est assujetti à l’impôt de solidarité sur la fortune.

Explication

Le XVIe arrondissement est un espace privilégié par les grandes familles et les hauts revenus, qui cherchent à préserver leur entre-soi. Un foyer sur dix y est assujetti à l’ISF et le patrimoine moyen indiqué pour ces foyers est de 4 M€ ; ce chiffre ne concerne pas indistinctement tous les foyers.

20. À propos des grilles de lecture de la crise des Gilets jaunes et de la formation d'intérêts communs :

Les grands centres urbains rassemblent les riches, tandis que les campagnes regroupent les pauvres.
La conscience d'intérêts communs s'est construite dans des espaces collectifs de travail.
Les campagnes comptent aussi des situations sociales qui ne se réduisent pas à la pauvreté.
Les transformations de l'emploi ont renforcé ces espaces collectifs et leur capacité d'organisation.
L'opposition entre centre et périphérie ne suffit pas à expliquer la crise sociale.

La conscience d'intérêts communs s'est construite dans des espaces collectifs de travail. · Les campagnes comptent aussi des situations sociales qui ne se réduisent pas à la pauvreté. · L'opposition entre centre et périphérie ne suffit pas à expliquer la crise sociale.

Explication

Camille Peugny juge insuffisante l'opposition entre centre et périphérie : les centres urbains ne regroupent pas que des riches et les campagnes pas que des pauvres. La conscience d'intérêts communs se construisait dans les espaces collectifs de travail, progressivement détruits par les transformations de l'emploi.

21. L'individualisation du travail est présentée comme un processus ayant pour effet :

de réduire les inégalités tout en développant la communauté d'intérêts.
de substituer à la classe pour soi une organisation collective plus solide.
de faire reculer la classe pour soi au sein des groupes sociaux concernés.
de renforcer la classe pour soi en consolidant les intérêts collectifs des salariés.
de faire progresser la classe pour soi par une conscience commune accrue.

de faire reculer la classe pour soi au sein des groupes sociaux concernés.

Explication

L'individualisation du travail est présentée comme un processus qui fait reculer la classe pour soi. Les propositions qui lui attribuent un renforcement de la conscience ou de l'organisation collective inversent cet effet.

22. Dans l'examen de l'individualisation du travail, quels thèmes sont explicitement proposés à la discussion ?

L'entretien individuel annuel d'évaluation est présenté comme un thème à expliquer.
Les effets de la polyvalence sur les salariés sont déjà précisés dans le passage.
Les effets de l'entretien annuel sur la classe pour soi sont déjà établis dans le passage.
La polyvalence est proposée comme un thème à discuter dans le travail individualisé.
L'individualisation des horaires de travail figure parmi les thèmes à examiner.

L'entretien individuel annuel d'évaluation est présenté comme un thème à expliquer. · La polyvalence est proposée comme un thème à discuter dans le travail individualisé. · L'individualisation des horaires de travail figure parmi les thèmes à examiner.

Explication

Les thèmes proposés comprennent l'individualisation des horaires, la polyvalence et l'entretien individuel annuel d'évaluation. Le passage les donne comme questions à examiner, sans préciser leurs effets.

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Qu’est-ce que la structure sociale ?

L’organisation hiérarchisée de la société en groupes sociaux distincts en raison des inégalités.

Qu’est-ce qui caractérise les classes sociales au sens large ?

Une position sociale similaire dans l’ordre économique et une communauté d’intérêt.

Quelles ressources les inégalités concernent-elles ?

Des ressources rares et socialement valorisées.

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