QCM : Système d’information et management (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition du système d’information correspond à celle de Robert Reix ?

Un dispositif de communication qui transmet des messages entre les membres d’une organisation sans conserver les données.
Un service informatique chargé de sécuriser les équipements et de fournir une assistance technique aux utilisateurs.
Un ensemble organisé de ressources qui collecte et stocke des données pour les traiter en informations et les échanger ou les partager.
Un réseau de logiciels qui automatise les décisions sans mobiliser de personnel ni de ressources matérielles.

Un ensemble organisé de ressources qui collecte et stocke des données pour les traiter en informations et les échanger ou les partager.

Explication

Robert Reix décrit un ensemble organisé de ressources qui recueille et stocke des données afin de les transformer en informations et de les partager. La proposition centrée sur la seule automatisation des décisions écarte à tort les autres ressources et fonctions du système.

2. Dans une organisation, comment le système d’information peut-il soutenir le travail ?

En transmettant des consignes, en organisant les équipes et en décidant des priorités stratégiques.
En fournissant de l’information, en assistant le travail humain et en automatisant certaines tâches.
En remplaçant les responsables, en supprimant les échanges et en définissant les objectifs collectifs.
En stockant les ressources financières, en recrutant le personnel et en contrôlant les résultats individuels.

En fournissant de l’information, en assistant le travail humain et en automatisant certaines tâches.

Explication

Le système d’information soutient l’activité en fournissant de l’information, en aidant les personnes dans leur travail et en automatisant des tâches. La définition qui lui attribue le recrutement et le contrôle des résultats confond ses fonctions avec celles de la gestion des ressources humaines.

3. Quelles sont les trois dimensions constitutives d’un système d’information ?

Les dimensions financière, commerciale et juridique.
Les dimensions technique, personnelle et organisationnelle.
Les dimensions matérielle, territoriale et institutionnelle.
Les dimensions stratégique, tactique et opérationnelle.

Les dimensions technique, personnelle et organisationnelle.

Explication

Le système d’information associe une dimension technique, une dimension personnelle et une dimension organisationnelle, cette dernière incluant notamment différents processus de gestion de l’information. Les dimensions stratégique, tactique et opérationnelle désignent plutôt des niveaux de prise de décision.

4. Une organisation recueille des données, les conserve de manière organisée, les transforme en informations puis les communique aux acteurs concernés. À quels rôles du système d’information ces actions correspondent-elles ?

À la saisie, à l’archivage, à la supervision et à la coordination des activités.
À la diffusion, à la mémorisation, au recrutement et à l’évaluation des acteurs.
À la collecte, à la sécurisation, à l’automatisation et à la prise de décision.
À la collecte, au stockage, au traitement et à la diffusion de l’information.

À la collecte, au stockage, au traitement et à la diffusion de l’information.

Explication

Les quatre rôles sont la collecte, le stockage organisé, le traitement des données en informations et leur diffusion. La sécurisation est importante dans l’organisation du système, mais elle ne remplace pas l’un des quatre rôles énumérés ici.

5. Quelle situation constitue une action collective ?

Un groupe poursuit un objectif commun partagé, qui répond à des intérêts individuels et à un besoin collectif.
Une personne poursuit un objectif personnel en utilisant les ressources mises à sa disposition par un groupe.
Plusieurs personnes travaillent sur un même sujet, sans partager d’objectif ni satisfaire de besoin collectif.
Un groupe réalise une activité répondant à un besoin collectif, sans que ses membres aient d’intérêts individuels en jeu.

Un groupe poursuit un objectif commun partagé, qui répond à des intérêts individuels et à un besoin collectif.

Explication

L’action collective associe un objectif commun partagé, un besoin collectif et des intérêts individuels satisfaits par l’activité. Travailler sur un même sujet ne suffit pas à établir un objectif commun si les personnes ne le partagent pas.

6. Pourquoi faut-il coordonner les activités pour réaliser une action collective de façon performante ?

Parce que chaque activité collective peut être réalisée indépendamment des autres activités du groupe.
Parce que la réalisation performante dépend de la coordination des différentes activités nécessaires.
Parce que la coordination permet de remplacer les objectifs communs par des objectifs individuels.
Parce que la coordination garantit que les intérêts individuels prennent le pas sur le besoin collectif.

Parce que la réalisation performante dépend de la coordination des différentes activités nécessaires.

Explication

La performance d’une action collective exige que les différentes activités nécessaires à sa réalisation soient coordonnées. L’indépendance complète des activités est une explication erronée, car elle néglige leur articulation au sein de l’action commune.

7. Quel ensemble présente les six mécanismes de coordination distingués par Henry Mintzberg ?

La supervision indirecte, la communication formelle et les standardisations des tâches, des coûts, des relations et des calendriers.
L’ajustement mutuel, la supervision directe et les standardisations des procédés, des résultats, des normes et des qualifications.
La supervision directe, le contrôle financier et les standardisations des procédés, des objectifs, des postes et des compétences.
L’ajustement mutuel, la délégation hiérarchique et les standardisations des délais, des budgets, des normes et des équipements.

L’ajustement mutuel, la supervision directe et les standardisations des procédés, des résultats, des normes et des qualifications.

Explication

Mintzberg distingue l’ajustement mutuel, la supervision directe et quatre formes de standardisation : procédés, résultats, normes et qualifications. La délégation hiérarchique et la standardisation des budgets ne font pas partie de cette liste.

8. À quels niveaux de décision le système d’information est-il indispensable ?

Aux niveaux local, régional et international.
Aux niveaux individuel, collectif et institutionnel.
Aux niveaux stratégique, tactique et opérationnel.
Aux niveaux financier, commercial et juridique.

Aux niveaux stratégique, tactique et opérationnel.

Explication

Le système d’information est indispensable à la prise de décision stratégique, tactique et opérationnelle. Les catégories financier, commercial et juridique renvoient à des domaines d’activité plutôt qu’aux niveaux de décision visés.

9. Une entreprise doit traiter un volume important de données et transmettre à ses partenaires les informations utiles à leurs échanges. Quelle capacité doit privilégier son système d’information ?

Réduire le nombre de sources en conservant les données destinées aux seuls acteurs internes.
Gérer des flux abondants et faciliter la circulation des informations pertinentes entre acteurs internes et externes.
Stocker les données volumineuses et réserver leur traitement aux décisions stratégiques de l’entreprise.
Faire circuler toutes les données entre les acteurs sans distinguer leur pertinence pour les échanges.

Gérer des flux abondants et faciliter la circulation des informations pertinentes entre acteurs internes et externes.

Explication

Un système d’information performant doit gérer des flux abondants, notamment dans le contexte du big data, et faire circuler les informations pertinentes entre acteurs internes et externes. Faire circuler toutes les données sans égard à leur pertinence ne répond pas à cette exigence.

10. Une organisation subit une panne de son système d’information, puis constate que des employés ne peuvent plus se connecter. À quelle catégorie de risques ces incidents appartiennent-ils ?

Aux risques de confidentialité, qui concernent la transmission d’informations non destinées à être communiquées.
Aux coûts indirects, qui comprennent notamment la formation du personnel à de nouveaux outils.
Aux risques opérationnels, qui comprennent notamment les pannes et le manque de connexion.
Aux risques sociaux, qui concernent les frontières entre travail et vie extérieure ou le harcèlement.

Aux risques opérationnels, qui comprennent notamment les pannes et le manque de connexion.

Explication

Les pannes et le manque de connexion sont des risques opérationnels du système d’information. Les risques sociaux portent plutôt sur les effets du numérique sur les relations et les frontières entre la vie professionnelle et la vie extérieure.

11. Une entreprise s’inquiète d’un piratage, de la divulgation d’informations non destinées à être communiquées, du harcèlement et des coûts liés à son système d’information. Comment caractériser ces préoccupations ?

Elles correspondent aux dimensions technique, personnelle et organisationnelle du système d’information.
Elles concernent le stockage des données et la standardisation des procédés de travail.
Elles couvrent des risques de sécurité, de communication, des risques sociaux, ainsi que des coûts directs et indirects.
Elles relèvent toutes des pannes techniques et du manque de connexion au système d’information.

Elles couvrent des risques de sécurité, de communication, des risques sociaux, ainsi que des coûts directs et indirects.

Explication

Les risques associés au système d’information comprennent le piratage, la transmission inappropriée d’informations, des risques sociaux et des coûts directs ou indirects. Les pannes et les difficultés de connexion constituent des risques opérationnels distincts et ne couvrent pas l’ensemble de ces préoccupations.

12. Pour organiser l’action collective, comment une entreprise répartit-elle les activités indispensables ?

Elle les regroupe dans une seule équipe chargée de toutes les fonctions.
Elle les attribue aux clients, qui coordonnent les opérations entre eux.
Elle les confie à des entités spécialisées, comme la production ou les ventes.
Elle les sous-traite toutes à des partenaires extérieurs à l’entreprise.

Elle les confie à des entités spécialisées, comme la production ou les ventes.

Explication

La spécialisation confie des activités indispensables à des entités distinctes, telles que la logistique ou les ressources humaines. Regrouper toutes les fonctions dans une seule équipe ne correspond pas à cette répartition spécialisée.

13. Pourquoi les entités spécialisées doivent-elles être coordonnées dans une entreprise ?

Parce qu’elles réalisent des tâches indépendantes et doivent éviter les échanges entre elles.
Parce qu’elles sont interdépendantes et que leur coordination favorise les synergies.
Parce que la coordination remplace la spécialisation en supprimant les fonctions distinctes.
Parce qu’elles poursuivent des objectifs séparés et doivent limiter leurs contributions communes.

Parce qu’elles sont interdépendantes et que leur coordination favorise les synergies.

Explication

Les entités spécialisées dépendent les unes des autres pour réaliser l’action collective, et leur coordination permet de créer des synergies. L’idée qu’elles doivent éviter les échanges contredit précisément cette interdépendance.

14. Une entreprise veut faciliter les liens et la communication entre ses services : quel apport peut offrir un progiciel de gestion intégré ?

Il remplace les services spécialisés par une équipe opérationnelle unique.
Il concentre les échanges sur la direction et réduit les liens entre services.
Il facilite l’intégration et la communication entre les différentes entités.
Il confie la coordination des services à des prestataires extérieurs.

Il facilite l’intégration et la communication entre les différentes entités.

Explication

Un progiciel de gestion intégré facilite l’intégration, les liens et la communication entre les services de l’entreprise. Il ne supprime pas les entités spécialisées, contrairement à l’idée d’une équipe unique.

15. Après avoir identifié les processus, quelle étape de la démarche de reengineering vient ensuite ?

Lancer la nouvelle organisation et suivre les résultats.
Établir un plan d’action et projeter l’organisation.
Analyser les processus et rechercher des solutions.
Projeter l’organisation et lancer sa mise en œuvre.

Analyser les processus et rechercher des solutions.

Explication

La démarche prévoit d’abord l’identification des processus, puis leur analyse et la recherche de solutions. Le lancement et le suivi interviennent plus tard, après la projection de l’organisation et le plan d’action.

16. Comment Michel Crozier explique-t-il que des parties prenantes internes résistent au changement ?

Elles réagissent principalement à l’évolution des conditions économiques du marché.
Elles poursuivent des intérêts divergents et cherchent à préserver leurs zones de pouvoir.
Elles manquent nécessairement des compétences techniques requises par les nouveaux outils.
Elles refusent le changement parce que les règles formelles de l’organisation disparaissent.

Elles poursuivent des intérêts divergents et cherchent à préserver leurs zones de pouvoir.

Explication

Crozier relie les résistances aux intérêts divergents des acteurs internes et à leur volonté de maintenir leurs zones de pouvoir. L’explication par un manque de compétences techniques n’est pas le mécanisme présenté ici.

17. Une entreprise lance une transformation sans accompagner les comportements liés aux intérêts individuels : quel risque peut en découler ?

La transformation peut rendre les équipes indépendantes les unes des autres.
Le projet peut progresser plus vite grâce à la diversité des intérêts.
Le changement peut prendre du retard, voire échouer.
Le changement peut supprimer les intérêts individuels dans l’organisation.

Le changement peut prendre du retard, voire échouer.

Explication

Les comportements liés aux intérêts individuels peuvent freiner le changement et entraîner un retard ou un échec s’il est mal accompagné. La diversité des intérêts ne garantit donc pas une accélération du projet.

18. Quelle dynamique d’évolution des organisations Larry Greiner met-il en évidence ?

Une alternance de phases de développement relativement stables et de phases de crise.
Une stabilité permanente suivie d’une transformation unique à la fin de sa croissance.
Une croissance continue sans crise, interrompue par des périodes de recul durable.
Une succession de crises indépendantes qui ne modifient pas le développement de l’organisation.

Une alternance de phases de développement relativement stables et de phases de crise.

Explication

Greiner décrit le développement des organisations comme une succession de périodes alternant stabilité relative et crise. Une croissance continue sans crise ne rend pas compte de cette alternance.

19. Dans un environnement complexe et instable, quel rôle le système d’information peut-il jouer pour l’entreprise ?

Il peut assurer sa croissance en supprimant les phases de crise organisationnelle.
Il peut réduire les besoins d’information en limitant les échanges avec le marché.
Il peut soutenir sa capacité d’évolution et constituer un avantage concurrentiel.
Il peut remplacer l’adaptation de l’entreprise en stabilisant son environnement.

Il peut soutenir sa capacité d’évolution et constituer un avantage concurrentiel.

Explication

Le système d’information contribue à la capacité d’évolution de l’entreprise dans un environnement complexe et instable, et peut devenir un avantage concurrentiel. Il ne supprime pas les crises organisationnelles, qui ne sont pas le rôle décrit pour cet outil.

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Selon Robert Reix, 1934-2006, qu’est-ce qu’un système d’information ?

Un ensemble organisé de ressources qui collecte et stocke des données, les traite en informations et les échange ou partage.

Comment le système d’information soutient-il le travail dans l’organisation ?

En fournissant de l’information, en assistant le travail humain et en automatisant le travail.

Quelles sont les trois dimensions du système d’information ?

Les dimensions technique, personnelle et organisationnelle.

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