QCM : Représentation de l’information en santé — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle évolution historique explique principalement la richesse du vocabulaire médical ?

Il provient surtout de la normalisation récente des termes médicaux dans les langues modernes.
Il s’est formé par l’évolution de la médecine et de plusieurs langues, du grec aux langues modernes.
Il résulte d’une traduction directe de l’arabe vers les langues contemporaines sans étapes intermédiaires.
Il s’est constitué principalement à partir du vocabulaire anatomique développé par la chirurgie moderne.

Il s’est formé par l’évolution de la médecine et de plusieurs langues, du grec aux langues modernes.

Explication

Le vocabulaire médical s’est enrichi au cours de l’histoire de la médecine, de la chirurgie et des langues, avec un passage du grec vers l’arabe, le latin puis les langues modernes. L’idée d’une formation récente ou d’une transmission sans étapes ne rend pas compte de cette évolution progressive.

2. Lequel de ces éléments peut participer à la construction d’un terme médical ?

Un préfixe placé devant un radical, tandis que les suffixes servent à former des phrases médicales.
Un radical, un préfixe, un suffixe, un acronyme ou une abréviation.
Un acronyme construit à partir de plusieurs mots, mais sans combinaison avec des éléments lexicaux.
Un radical associé à une terminaison latine, sans recours aux acronymes ni aux abréviations.

Un radical, un préfixe, un suffixe, un acronyme ou une abréviation.

Explication

Un terme médical peut être composé d’un radical, d’un préfixe ou d’un suffixe, et prendre aussi la forme d’un acronyme ou d’une abréviation. Les autres propositions excluent à tort certaines formes reconnues de construction terminologique.

3. Que signifie le préfixe « an- » dans le terme « anosmie » ?

Une altération douloureuse de la perception des odeurs.
L’absence ou la privation de l’odorat.
Une diminution quantitative de l’odorat.
Une augmentation anormale de la perception des odeurs.

L’absence ou la privation de l’odorat.

Explication

Le préfixe « an- » exprime l’absence ou la privation, comme dans « anosmie », qui désigne l’absence d’odorat. Une quantité faible correspond plutôt à des préfixes comme « olig- » ou « pauci- ».

4. Chez une femme ayant accouché plusieurs fois, quel préfixe numérique correspond à cette situation ?

Primi-, car il indique un premier accouchement.
Multi-, car il indique plusieurs.
Nulli-, car il indique l’absence d’accouchement.
Olig-, car il indique une faible quantité d’accouchements.

Multi-, car il indique plusieurs.

Explication

Le préfixe « multi- » indique plusieurs, comme dans « multipare ». « Nulli- » correspond à zéro et « primi- » à un, tandis que « olig- » n’est pas le préfixe numérique présenté pour plusieurs accouchements.

5. Quelle interprétation permet de distinguer une tachycardie d’une bradycardie ?

La tachycardie traduit un fonctionnement anormal et la bradycardie une activité située sous un organe.
La tachycardie traduit un fonctionnement augmenté en intensité et la bradycardie une absence d’activité.
La tachycardie traduit un fonctionnement lent et la bradycardie un fonctionnement rapide.
La tachycardie traduit un fonctionnement rapide et la bradycardie un fonctionnement lent.

La tachycardie traduit un fonctionnement rapide et la bradycardie un fonctionnement lent.

Explication

« Tachy- » signifie rapide, tandis que « brady- » signifie lent, ce qui permet d’interpréter respectivement tachycardie et bradycardie. Les autres associations confondent ces préfixes avec ceux qui expriment une anomalie, une absence ou une position.

6. Quel suffixe indique une ablation chirurgicale dans un terme médical ?

-algie
-ectasie
-ectomie
-plastie

-ectomie

Explication

Le suffixe « -ectomie » exprime l’ablation d’un organe ou d’un tissu. « -algie » renvoie à la douleur, « -ectasie » à la dilatation et « -plastie » à la réfection.

7. Quelle situation illustre la synonymie dans le vocabulaire médical ?

Plusieurs termes, comme infarctus du myocarde, crise cardiaque et IDM, désignent la même réalité.
Un même terme possède deux sens différents selon qu’il désigne une maladie ou une structure anatomique.
Un mot médical est abrégé pour faciliter sa notation dans un dossier clinique.
Un terme général est remplacé par un préfixe qui précise une augmentation ou une diminution.

Plusieurs termes, comme infarctus du myocarde, crise cardiaque et IDM, désignent la même réalité.

Explication

La synonymie correspond à l’emploi de plusieurs termes pour désigner une même réalité, comme pour infarctus du myocarde, crise cardiaque et IDM. La présence de plusieurs sens pour un même terme relève plutôt de la polysémie.

8. Quelle situation correspond à la polysémie médicale ?

Un terme médical est raccourci en une abréviation utilisée dans les dossiers.
Plusieurs appellations différentes désignent le même infarctus du myocarde.
Le terme « genou » possède plusieurs sens selon le contexte anatomique où il est employé.
Un préfixe modifie le sens d’un radical pour exprimer une position ou une intensité.

Le terme « genou » possède plusieurs sens selon le contexte anatomique où il est employé.

Explication

La polysémie existe lorsqu’un même terme, comme « genou », peut désigner des réalités différentes selon le contexte. Plusieurs termes pour une même réalité décrivent la synonymie, et non la polysémie.

9. Pourquoi faut-il contextualiser le terme « infarctus » lors de son interprétation ?

Parce qu’il désigne une douleur dont l’intensité varie selon le patient.
Parce qu’il peut désigner un infarctus du myocarde ou un infarctus mésentérique.
Parce qu’il possède une définition identique dans toutes les spécialités médicales.
Parce qu’il s’agit d’une abréviation pouvant remplacer plusieurs diagnostics différents.

Parce qu’il peut désigner un infarctus du myocarde ou un infarctus mésentérique.

Explication

Le terme « infarctus » doit être interprété dans son contexte, car il peut désigner notamment une atteinte du myocarde ou du mésentère. Il ne possède donc pas nécessairement une référence unique indépendamment de la spécialité ou de la situation clinique.

10. Quelle capacité caractérise l’interopérabilité sémantique entre deux systèmes d’information de santé ?

Reproduire la forme des données transmises
Interpréter le sens des informations échangées
Uniformiser la taille des champs informatiques
Accélérer la transmission des fichiers cliniques

Interpréter le sens des informations échangées

Explication

L’interopérabilité sémantique permet à un système d’exploiter le sens d’une information, au-delà de sa simple expression. La reproduction de la forme concerne une interopérabilité limitée à l’expression et ne garantit pas la compréhension du contenu.

11. Quelle démarche permet de normaliser les concepts médicaux dans une terminologie ?

Gérer synonymie, polysémie, imprécision et ambiguïté
Conserver chaque formulation sans modification ni rapprochement
Classer les patients selon la date de leur admission
Remplacer les observations cliniques par des valeurs numériques

Gérer synonymie, polysémie, imprécision et ambiguïté

Explication

La normalisation des concepts médicaux traite les variations et incertitudes du langage, notamment la synonymie, la polysémie, l’imprécision et l’ambiguïté. Conserver chaque formulation séparément empêcherait au contraire de rapprocher les expressions désignant une même information.

12. Quel usage des ressources de normalisation facilite directement la coopération entre établissements de santé ?

Remplacer les guides de bonnes pratiques par des formulaires libres
Permettre l’échange de données entre systèmes indépendants
Limiter les données cliniques aux commentaires des soignants
Réserver l’enregistrement des données aux systèmes d’un même fabricant

Permettre l’échange de données entre systèmes indépendants

Explication

Les ressources de normalisation servent notamment à rendre possible l’échange de données entre systèmes indépendants. Les commentaires libres et les formulaires propres à un fabricant ne garantissent pas cette compatibilité sémantique.

13. Quelle distinction décrit correctement les données structurées et non structurées dans un dossier patient ?

Les données structurées contiennent des commentaires, tandis que les non structurées sont organisées en classes
Les données structurées sont narratives, tandis que les non structurées suivent des champs codés
Les données structurées sont codées, tandis que les non structurées relèvent surtout du texte libre
Les données structurées sont dépourvues de codage, tandis que les non structurées utilisent des champs prédéfinis

Les données structurées sont codées, tandis que les non structurées relèvent surtout du texte libre

Explication

Les données structurées sont organisées et codées, alors que les données non structurées se présentent principalement sous forme de texte libre. Les autres propositions inversent ces caractéristiques ou attribuent aux données non structurées une organisation prédéfinie.

14. Comment définir une terminologie en santé ?

Une liste de termes renvoyant aux concepts d’un domaine particulier
Une méthode de classement des établissements selon leurs activités
Un ensemble de dossiers contenant les antécédents de chaque patient
Un formulaire destiné à recueillir des données sans vocabulaire défini

Une liste de termes renvoyant aux concepts d’un domaine particulier

Explication

Une terminologie en santé rassemble des termes qui se réfèrent aux concepts d’un domaine donné. Un dossier patient, une méthode de classement ou un formulaire de collecte ne constituent pas nécessairement une terminologie.

15. Dans une terminologie, qu’est-ce qu’un concept ?

Une suite de caractères choisie pour identifier un dossier patient
Une catégorie administrative servant à regrouper des professionnels
Une unité de connaissance correspondant à une idée formée à propos d’un objet
Une expression linguistique utilisée pour désigner une unité de connaissance

Une unité de connaissance correspondant à une idée formée à propos d’un objet

Explication

Le concept est l’idée ou l’unité de connaissance construite à partir de la présentation d’un objet. Une expression linguistique désigne plutôt le terme qui représente ce concept.

16. Dans le triangle d’Ogden-Richards, quelle relation relie correctement le terme, le concept et l’objet ?

Le terme représente le concept, qui se rapporte à l’objet
L’objet représente le terme, qui se rapporte au concept
Le terme se rapporte à l’objet, qui représente le concept
Le concept représente le terme, qui se rapporte à l’objet

Le terme représente le concept, qui se rapporte à l’objet

Explication

Dans ce triangle, le terme est l’expression qui représente le concept, tandis que le concept renvoie à l’objet. Les autres relations inversent au moins une des fonctions de ces trois éléments.

17. Quelle caractéristique doit posséder le code attribué à chaque concept dans un système terminologique ?

Un libellé variable selon le contexte clinique
Un numéro reprenant la hiérarchie complète du concept
Une abréviation descriptive et facilement interprétable
Un identifiant unique et non signifiant

Un identifiant unique et non signifiant

Explication

Un système terminologique doit attribuer à chaque concept un code unique qui ne porte pas lui-même de signification. Un code descriptif ou dépendant de la hiérarchie pourrait devenir ambigu ou perdre sa stabilité lorsque le système évolue.

18. Quelle propriété distingue un vocabulaire contrôlé d’un thésaurus ?

Il rassemble des termes définis sans organisation logique entre eux
Il compose des concepts complexes selon des règles prédéfinies
Il répartit les concepts en classes et sous-classes hiérarchisées
Il relie les termes par des relations destinées à faciliter la recherche

Il rassemble des termes définis sans organisation logique entre eux

Explication

Un vocabulaire contrôlé est un ensemble de termes accompagnés de définitions, sans organisation logique entre ces termes. Le thésaurus établit au contraire des relations entre concepts pour soutenir l’indexation et la recherche.

19. À quoi sert principalement un thésaurus tel que le thésaurus MeSH dans MEDLINE ?

Fournir une liste de termes définis sans relations entre eux
Indexer des documents grâce à des termes reliés entre eux
Composer des concepts complexes par combinaison de plusieurs éléments
Répartir les concepts en classes mutuellement exclusives

Indexer des documents grâce à des termes reliés entre eux

Explication

Un thésaurus structure des termes reliés entre eux afin d’indexer les documents et d’en faciliter la recherche. La répartition en classes correspond à une classification, tandis qu’une liste sans relations correspond à un vocabulaire contrôlé.

20. Comment une classification organise-t-elle les concepts d’un domaine ?

En termes reliés par des associations destinées à rechercher des documents
En classes et sous-classes hiérarchisées, mutuellement exclusives
En termes définis mais dépourvus d’organisation logique entre eux
En expressions combinées selon des règles de composition préétablies

En classes et sous-classes hiérarchisées, mutuellement exclusives

Explication

Une classification répartit les concepts en classes et sous-classes hiérarchisées, généralement du plus générique au plus spécifique, avec des catégories mutuellement exclusives. Les relations documentaires et les règles de composition caractérisent plutôt d’autres types de systèmes terminologiques.

21. Quelle fonction caractérise une nomenclature dans le domaine de la santé ?

Répartir des concepts en classes et sous-classes mutuellement exclusives
Composer des concepts complexes selon des règles de composition préétablies
Relier des termes pour indexer des documents et faciliter leur recherche
Présenter des termes définis sans organisation logique entre eux

Composer des concepts complexes selon des règles de composition préétablies

Explication

Une nomenclature applique des règles de composition préétablies pour recenser un domaine et construire des concepts complexes à partir de plusieurs concepts. L’indexation relationnelle relève du thésaurus, tandis que les classes hiérarchisées relèvent de la classification.

22. Quels sont les quatre besoins principaux auxquels répondent les terminologies en santé ?

Collecter les images, mesurer les constantes, organiser les équipes et transmettre les courriers
Archiver les dossiers, gérer les horaires, facturer les actes et sécuriser les bâtiments
Coder l’information, indexer les documents, soutenir le raisonnement et fournir une interface logicielle
Diagnostiquer les patients, prescrire les traitements, former les soignants et publier les résultats

Coder l’information, indexer les documents, soutenir le raisonnement et fournir une interface logicielle

Explication

Les terminologies de santé servent notamment au codage, à l’indexation, au raisonnement dans les systèmes d’aide à la décision et à l’interface des logiciels médicaux. La gestion des horaires et la sécurisation des bâtiments relèvent d’autres fonctions informatiques.

23. Quelle association entre une terminologie et son usage de codage est correcte ?

La CIM-10 code la biologie, LOINC les actes et la CCAM les diagnostics
La CIM-10 code les médicaments, LOINC les diagnostics et la CCAM les événements indésirables
La CIM-10 code les diagnostics, LOINC la biologie et la CCAM les actes
La CIM-10 code les actes, LOINC les maladies rares et la CCAM les médicaments

La CIM-10 code les diagnostics, LOINC la biologie et la CCAM les actes

Explication

La CIM-10 est utilisée pour les diagnostics, LOINC pour les résultats et examens de biologie, et la CCAM pour les actes. Les autres associations inversent les domaines attribués à ces terminologies.

24. Quelle organisation a créé et maintient la Classification Internationale des Maladies depuis 1948 ?

La National Library of Medicine
Le consortium international LOINC
Le ministère français chargé de la Santé
L’Organisation mondiale de la Santé

L’Organisation mondiale de la Santé

Explication

La Classification Internationale des Maladies a été créée et est maintenue par l’Organisation mondiale de la Santé depuis 1948. La National Library of Medicine est associée à UMLS, tandis que LOINC est une autre terminologie.

25. Quelle structure hiérarchique caractérise la CIM-10 ?

Une organisation plate, où chaque entité possède plusieurs codes indépendants
Une hiérarchie à héritage multiple, avec plusieurs pères et deux niveaux fixes
Une structure en réseau, sans relation de parenté entre les entités codées
Une hiérarchie à héritage simple, avec un seul père par entité et jusqu’à six niveaux

Une hiérarchie à héritage simple, avec un seul père par entité et jusqu’à six niveaux

Explication

La CIM-10 est hiérarchique à héritage simple : chaque entité possède un seul père et la hiérarchie peut atteindre six niveaux. Elle ne constitue donc ni une structure plate ni une hiérarchie à héritage multiple.

26. Quel est l’objectif principal du Unified Medical Language System ?

Remplacer les classifications médicales par une nomenclature nationale unique
Définir les règles de facturation des actes médicaux dans les établissements
Faciliter l’interopérabilité entre différents logiciels utilisés en médecine
Produire des statistiques hospitalières à partir des séjours des patients

Faciliter l’interopérabilité entre différents logiciels utilisés en médecine

Explication

UMLS est un projet de la National Library of Medicine destiné à faciliter l’interopérabilité entre les logiciels médicaux. Les statistiques hospitalières et la facturation relèvent d’autres usages et ne définissent pas l’objectif principal d’UMLS.

27. Dans UMLS, que représente un CUI ?

Une expression particulière utilisée pour désigner un concept médical
Un code réservé aux relations hiérarchiques entre deux terminologies
Un identifiant attribué à chaque variation linguistique d’un même terme
L’identifiant unique d’un concept regroupant plusieurs termes synonymes

L’identifiant unique d’un concept regroupant plusieurs termes synonymes

Explication

Le CUI, ou Concept Unique Identifier, identifie le concept commun auquel sont rattachés des termes synonymes, y compris dans différentes langues. Les expressions linguistiques sont les termes associés au concept et ne constituent pas elles-mêmes le CUI.

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De quoi résulte la richesse du vocabulaire médical ?

De l’évolution historique de la médecine, chirurgie et langues.

Quelles langues ont influencé le vocabulaire médical ?

Le grec, l’arabe, le latin et les langues modernes.

Quels éléments peuvent construire un terme médical ?

Un radical, un préfixe ou un suffixe.

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