QCM : Album pour enfants (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui distingue l’album pour enfants d’un simple livre illustré ?

Les images décorent le récit, tandis que le texte porte à lui seul la narration.
La mise en page fixe impose une organisation identique à toutes les réalisations matérielles.
Les images participent à la narration et interagissent avec le texte dans une double page librement organisée.
Le texte et les images sont présentés séparément afin de préserver deux lectures autonomes.

Les images participent à la narration et interagissent avec le texte dans une double page librement organisée.

Explication

Dans l’album, les images et le texte interagissent au sein d’une double page dont l’organisation peut varier, et l’image prend part au récit. Un livre où les images ne font que décorer le texte relève plutôt du livre illustré.

2. Un album raconte une histoire uniquement par ses images, sans aucun texte imprimé : quelle caractéristique de l’album cette situation illustre-t-elle ?

La présence de texte n’est pas indispensable, car il existe des albums sans texte.
Le texte peut être absent des images, mais doit figurer dans un autre espace du livre.
Le texte reste indispensable, mais peut être remplacé par des légendes implicites.
L’absence de texte transforme nécessairement l’album en livre d’images sans récit.

La présence de texte n’est pas indispensable, car il existe des albums sans texte.

Explication

Un album peut se passer de texte et construire son récit à partir des images. L’idée que des légendes écrites restent nécessaires confond l’album avec une forme où le texte est une condition de la lecture.

3. Dans un récit illustré, que se passe-t-il lorsque les illustrations ponctuelles ne suffisent pas à raconter l’histoire ?

La succession des images prend en charge le récit de case en case.
Les doubles pages organisent la narration indépendamment du texte.
Le texte demeure le point d’ancrage de la lecture et porte le récit.
Les images constituent un ancrage permanent, même lorsqu’elles sont espacées.

Le texte demeure le point d’ancrage de la lecture et porte le récit.

Explication

Dans la littérature illustrée, les illustrations ponctuelles ne racontent pas à elles seules l’histoire : le texte reste le point d’ancrage de la lecture. Un ancrage permanent des images caractérise plutôt la littérature dessinée.

4. Quelle différence de progression distingue la bande dessinée de l’album contemporain pour enfants dans la littérature dessinée ?

La bande dessinée s’appuie sur le texte continu, tandis que l’album progresse par images sans lien séquentiel.
La bande dessinée alterne des pages autonomes, tandis que l’album suit une lecture fondée sur les légendes.
La bande dessinée progresse généralement de case en case, tandis que l’album avance de double-page en double-page.
La bande dessinée progresse de double-page en double-page, tandis que l’album avance de case en case.

La bande dessinée progresse généralement de case en case, tandis que l’album avance de double-page en double-page.

Explication

La littérature dessinée peut organiser son récit de case en case, comme dans la bande dessinée, ou de double-page en double-page, comme dans l’album contemporain pour enfants. L’inversion de ces deux modes attribue à chaque forme la progression de l’autre.

5. Quelle œuvre publiée en 1919 a renversé la prédominance du texte sur l’image et annoncé l’album contemporain pour enfants ?

Les albums du Père Castor.
Une œuvre de Morgan sur les littératures dessinées.
Macao et Cosmage d’Edy Legrand.
Babar de Jean de Brunhoff.

Macao et Cosmage d’Edy Legrand.

Explication

Edy Legrand publie Macao et Cosmage en 1919, œuvre qui renverse la prédominance du texte sur l’image et annonce l’album contemporain. Babar est associé à une publication ultérieure, en 1931.

6. Quel événement éditorial est associé à l’année 1931 dans l’histoire de l’album pour enfants ?

Morgan publie un ouvrage consacrant l’image comme ancrage de lecture.
Jean de Brunhoff publie Babar et les albums du Père Castor sont créés.
Macao et Cosmage adopte un format carré et un texte calligraphié.
Edy Legrand publie Macao et Cosmage, qui privilégie l’image sur le texte.

Jean de Brunhoff publie Babar et les albums du Père Castor sont créés.

Explication

En 1931, Jean de Brunhoff publie Babar et les albums du Père Castor sont créés. Macao et Cosmage est publié plus tôt, en 1919, et son format carré relève de ses caractéristiques matérielles.

7. Après avoir été privé de repas à la suite de ses bêtises, que fait Max avant de rentrer chez lui?

Il reste chez lui, répare ses bêtises, puis reçoit un repas en récompense de ses efforts.
Il devient le compagnon des Maximonstres, puis rentre chez lui parce qu’ils le chassent de leur pays.
Il s’évade au pays des Maximonstres, en devient le roi, puis repart par nostalgie et besoin d’amour.
Il s’enfuit dans la forêt, y cherche ses parents, puis revient après avoir vaincu les Maximonstres.

Il s’évade au pays des Maximonstres, en devient le roi, puis repart par nostalgie et besoin d’amour.

Explication

L’aventure de Max le mène au pays des Maximonstres, où il devient roi avant de rentrer, poussé par la nostalgie et le besoin d’amour. Une interprétation centrée sur la réparation des bêtises et la récompense ne correspond pas au déroulement de son retour.

8. Quelle place le récit accorde-t-il aux transgressions de Max?

Il les condamne sans nuance et ramène l’aventure à une leçon sur l’obéissance.
Il leur donne un espace d’expression en reconnaissant la vie pulsionnelle et imaginaire de l’enfant.
Il les transforme en fautes que Max doit réparer par de bonnes actions avant la fin.
Il les présente comme des actes héroïques qui dispensent Max de toute règle familiale.

Il leur donne un espace d’expression en reconnaissant la vie pulsionnelle et imaginaire de l’enfant.

Explication

Le récit reconnaît les pulsions et l’imaginaire de l’enfant sans condamner entièrement la transgression. Le réduire à une leçon morale sur l’obéissance méconnaît la place d’expression que l’histoire lui accorde.

9. Comment la composition des doubles pages accompagne-t-elle le voyage imaginaire de Max et son retour?

L’image s’étend tandis que le texte diminue pendant l’évasion, puis le mouvement s’inverse au retour au calme.
Le texte disparaît dès le départ et ne revient qu’après que Max est redevenu roi.
Le texte et l’image gardent la même proportion pendant le voyage et le retour au calme.
L’image se réduit à mesure que le voyage commence, puis le texte prend davantage de place au retour.

L’image s’étend tandis que le texte diminue pendant l’évasion, puis le mouvement s’inverse au retour au calme.

Explication

L’expansion de l’image et la diminution du texte accompagnent l’évasion imaginaire, puis le retour au calme suit le mouvement inverse. L’idée que l’image se réduise au début inverse précisément cette évolution.

10. Quelle position François Ruy Vidal défend-il face aux livres pour enfants qui abordent des réalités difficiles?

Il défend l’hyperprotection, tout en acceptant des récits réalistes lorsque l’enfant les réclame.
Il recommande de les écarter afin de préserver l’enfant de la mort, de la guerre et des conflits.
Il critique l’hyperprotection et soutient des livres courageux qui transmutent artistiquement ces réalités.
Il estime que ces sujets doivent être présentés comme des informations directes, sans transformation artistique.

Il critique l’hyperprotection et soutient des livres courageux qui transmutent artistiquement ces réalités.

Explication

Ruy Vidal défend des livres capables d’aborder la mort, la guerre et d’autres réalités difficiles grâce à une transmutation artistique. Préserver l’enfant de ces sujets par l’hyperprotection est précisément la position qu’il critique.

11. Quel équilibre l’éducation doit-elle établir entre les règles et la vie intérieure de l’enfant?

Privilégier l’obéissance et différer l’expression de l’imaginaire jusqu’à l’âge adulte.
Réserver l’expression à la vie imaginaire et écarter la dimension libidinale de l’enfant.
Supprimer les limites afin que l’enfant exprime librement toutes ses pulsions.
Poser des limites tout en laissant un espace d’expression à l’imaginaire et à la vie libidinale.

Poser des limites tout en laissant un espace d’expression à l’imaginaire et à la vie libidinale.

Explication

L’éducation doit associer des limites à un espace où peuvent s’exprimer l’imaginaire et la vie libidinale. Supprimer les limites confond cet équilibre avec une liberté sans cadre.

12. Quel type d’album aide un enfant à anticiper ce qui va suivre grâce à des événements familiers du quotidien?

Un album d’imagination, organisé autour d’une complication qui rompt les habitudes quotidiennes.
Un album en randonnée, dans lequel la répétition des personnages remplace les situations familières.
Un album multifocalisé, qui présente simultanément plusieurs points de vue sur une même routine.
Un album script, fondé sur des événements routiniers qui rendent la suite prévisible.

Un album script, fondé sur des événements routiniers qui rendent la suite prévisible.

Explication

Les albums scripts s’appuient sur des événements familiers et routiniers, ce qui permet d’anticiper la suite. L’album d’imagination se distingue par une complication qui rompt cette routine.

13. Dans une histoire où une situation quotidienne est bouleversée par un événement inattendu, quel type d’album cette structure évoque-t-elle?

Un album tête-bêche, car il présente deux récits accessibles en retournant le livre.
Un album script, car il repose sur des événements familiers et prévisibles de la vie quotidienne.
Un album d’imagination, car une complication rompt la routine et peut ouvrir des enjeux interprétatifs ou sociaux.
Un album enchâssé, car il repose sur des récits insérés les uns dans les autres.

Un album d’imagination, car une complication rompt la routine et peut ouvrir des enjeux interprétatifs ou sociaux.

Explication

Une complication qui rompt la routine caractérise l’album d’imagination, lequel peut aussi aborder des enjeux interprétatifs, existentiels ou sociaux. L’album script, lui, s’organise autour de situations quotidiennes familières et prévisibles.

14. Quel principe permet de choisir le niveau de classe adapté à l’étude d’un album ?

Privilégier le niveau de difficulté du vocabulaire pour situer l’album.
Se fonder d’abord sur l’âge du personnage principal pour fixer le lectorat.
S’appuyer sur plusieurs critères pour éviter une erreur de destination du lectorat.
Choisir le niveau associé au genre littéraire auquel appartient l’album.

S’appuyer sur plusieurs critères pour éviter une erreur de destination du lectorat.

Explication

Le choix du niveau doit prendre en compte plusieurs critères afin d’éviter de proposer l’album à un lectorat inadapté. Se fier au seul vocabulaire négligerait d’autres dimensions de l’œuvre.

15. Une enseignante évalue si un album convient à une classe. Quel ensemble de critères correspond aux dimensions à examiner ?

La longueur des phrases, la morale explicite, le nombre de chapitres et le vocabulaire spécialisé.
La difficulté grammaticale, le nombre de personnages, les illustrations en couleur et le format de la couverture.
Le sujet, le nombre de pages, le genre éditorial, la date de publication et la popularité de l’auteur.
Les thèmes, la charge émotionnelle, la langue, la structure narrative et les rapports texte-image.

Les thèmes, la charge émotionnelle, la langue, la structure narrative et les rapports texte-image.

Explication

L’évaluation peut porter sur les thèmes, l’émotion, la langue, la structure et les rapports entre texte et images, ainsi que sur la portée éthique et symbolique et le système des personnages. La popularité de l’auteur, par exemple, ne figure pas parmi ces critères.

16. Un album présente des actions, des personnages, des phrases et des images simples, mais sa fin doit être interprétée à partir d’éléments psychologiques et culturels non dits. Quelle conclusion convient le mieux ?

Sa forme simple garantit une compréhension immédiate, même si la fin est ouverte.
Sa forme simple peut dissimuler une compréhension complexe fondée sur les implicites.
Sa difficulté vient principalement du vocabulaire et de la longueur des phrases.
Son interprétation repose sur les images, indépendamment des connaissances culturelles.

Sa forme simple peut dissimuler une compréhension complexe fondée sur les implicites.

Explication

La simplicité des éléments visibles n’empêche pas une forte complexité lorsque le sens dépend d’implicites psychologiques et culturels et d’une fin à interpréter. Une fin ouverte ne garantit donc pas une compréhension immédiate.

17. Pour un album apparemment simple dont le sens repose sur des implicites psychologiques et culturels, quels cycles sont envisagés pour l’étude ?

Le cycle 1, plutôt que les cycles 2 et 3.
Le cycle 3, plutôt que les cycles 1 et 2.
Les cycles 1 et 2, plutôt que le cycle 3.
Le cycle 2 ou le cycle 3, plutôt que le cycle 1.

Le cycle 2 ou le cycle 3, plutôt que le cycle 1.

Explication

Les implicites psychologiques et culturels de cet album conduisent à envisager une étude au cycle 2 ou 3 plutôt qu’au cycle 1. Une apparence simple ne suffit donc pas à justifier son classement au cycle 1.

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Qui a publié *Lire l’album* en 2006 ?

Sophie Van der Linden.

Comment textes et images interagissent-ils dans l’album pour enfants ?

Les images, spatialement prépondérantes, interagissent avec les textes, éventuellement sous-jacents.

Comment l’enchaînement des pages se caractérise-t-il dans l’album pour enfants ?

Il est fluide et cohérent.

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