QCM : Conflits au Moyen-Orient (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Après une guerre, les combats cessent, mais les causes du conflit et les violences qui l’ont marqué restent sans réponse. Que faudrait-il ajouter pour construire une paix durable ?

Prendre en compte les enjeux du conflit et la manière dont il s’est déroulé
Reconstruire les infrastructures sans revenir sur les causes du conflit
Traiter les enjeux du conflit sans examiner son déroulement
Maintenir l’arrêt des combats en considérant le conflit comme terminé

Prendre en compte les enjeux du conflit et la manière dont il s’est déroulé

Explication

Une paix durable suppose de traiter à la fois les enjeux du conflit et la manière dont il s’est déroulé ; l’arrêt des combats correspond à la cessation des hostilités, pas à lui seul à une paix durable. Traiter les enjeux sans le déroulement néglige une dimension, tandis que la reconstruction matérielle ne répond pas nécessairement aux enjeux du conflit.

2. Quelle distinction Clausewitz établit-il entre la guerre absolue et la guerre réelle ?

La guerre absolue subit les frictions du combat, tandis que la guerre réelle relève d’un modèle théorique
La guerre absolue est une essence théorique, tandis que la guerre réelle subit les frictions et les circonstances
La guerre absolue oppose des adversaires sans interaction, tandis que la guerre réelle exclut les circonstances
La guerre absolue dépend du hasard, tandis que la guerre réelle suit une logique théorique sans brouillard

La guerre absolue est une essence théorique, tandis que la guerre réelle subit les frictions et les circonstances

Explication

La guerre absolue désigne une essence théorique, alors que la guerre réelle met aux prises des adversaires dans le brouillard et les frictions, sous l’effet du hasard et des circonstances. Attribuer les frictions à la guerre absolue inverse la distinction ; faire de la guerre réelle un modèle théorique ou nier le rôle des circonstances la déforme également.

3. Une représentante d’un État participe à des discussions au sein d’une organisation internationale et contribue à négocier un compromis. Cette activité relève-t-elle de la diplomatie ?

Non, car la diplomatie concerne la représentation des États par leurs ambassadeurs
Non, car les organisations internationales ne relèvent pas des relations diplomatiques
Oui, mais uniquement si elle aboutit à la rédaction d’un traité entre deux États
Oui, car la diplomatie comprend la négociation et les relations dans les organisations internationales

Oui, car la diplomatie comprend la négociation et les relations dans les organisations internationales

Explication

La diplomatie comprend la négociation et les relations entretenues dans les organisations internationales ; elle ne se réduit ni aux traités ni à la représentation par des ambassadeurs. La rédaction d’un traité ne définit donc pas à elle seule l’activité diplomatique, et les échanges en organisation internationale en font bien partie.

4. Deux États aux rapports de force inégaux négocient un accord qui comporte des concessions réciproques. Comment interpréter cette négociation ?

Comme un signe de faiblesse, puisque l’État qui négocie renonce nécessairement à ses intérêts
Comme un échange où les rapports de force cessent d’intervenir dès que les discussions commencent
Comme un processus où les rapports de force s’expriment et où le compromis ne prouve pas une abdication
Comme la preuve que les deux États disposent d’une puissance équivalente

Comme un processus où les rapports de force s’expriment et où le compromis ne prouve pas une abdication

Explication

Une négociation n’est pas nécessairement un signe de faiblesse ou d’abdication : les rapports de force s’y jouent, et les compromis en témoignent. Assimiler les concessions à une abdication confond compromis et renoncement, tandis que les discussions n’effacent pas les rapports de force et ne prouvent pas l’égalité de puissance.

5. Que signifie l’idée que la définition d’une guerre contemporaine repose davantage sur l’évaluation des rapports de force que sur une typologie rigide des conflits ?

Elle définit les conflits principalement par le nombre de victimes et de personnes déplacées.
Elle classe les conflits d’abord selon les armes utilisées et le nombre de combattants mobilisés.
Elle distingue les guerres selon qu’elles opposent des États ou des organisations criminelles.
Elle tient compte des rapports de force territoriaux, militaires, politiques et sociaux perçus par les acteurs.

Elle tient compte des rapports de force territoriaux, militaires, politiques et sociaux perçus par les acteurs.

Explication

Cette approche met l’accent sur la manière dont les acteurs évaluent plusieurs dimensions des rapports de force plutôt que sur des catégories fixes. Une classification fondée d’abord sur les armes ou les effectifs relève d’une grille possible d’analyse, mais ne constitue pas le principe de définition privilégié ici.

6. Après la fin de la guerre froide et l’effondrement de l’URSS, quelle évolution des rapports politiques contribue à la multiplication des conflits intraétatiques ?

Le renforcement des États-nations et le recul des nationalismes émergents
La disparition des acteurs non étatiques et le retour des rivalités impériales
La multiplication des pouvoirs faibles et l’accentuation de la crise des États-nations instables
La réduction des organisations internationales et l’essor des guerres entre grandes puissances

La multiplication des pouvoirs faibles et l’accentuation de la crise des États-nations instables

Explication

L’affaiblissement des pouvoirs et l’instabilité croissante des États-nations favorisent la résurgence ou l’émergence de nationalismes et contribuent aux conflits internes. Le retour des rivalités impériales entre grandes puissances ne correspond pas à cette évolution décrite.

7. Dans la conception de Clausewitz, quel rôle la stratégie joue-t-elle par rapport aux combats ?

Elle détermine l’emploi des forces pendant chaque combat.
Elle fixe les objectifs de politique extérieure avant la guerre.
Elle mobilise l’opinion publique pour nourrir la passion guerrière.
Elle agence les combats afin d’atteindre la décision finale.

Elle agence les combats afin d’atteindre la décision finale.

Explication

La stratégie organise les combats en vue d’obtenir la décision finale, tandis que la tactique concerne l’emploi des forces au combat. La tactique ne vise donc pas à agencer plusieurs combats pour parvenir à la victoire générale.

8. À quelle période Daech livre-t-il la bataille de Mossoul pour mettre fin à son califat autoproclamé ?

De 2001 à 2002
De 2003 à 2004
De 2014 à 2015
De 2016 à 2017

De 2016 à 2017

Explication

Après la bataille de Mossoul menée en 2014 pour constituer son califat autoproclamé, Daech affronte une nouvelle bataille dans la ville de 2016 à 2017, qui contribue à y mettre fin. La période 2014-2015 correspond plutôt à la première bataille, associée à la création du califat.

9. En quoi les causes invoquées par Al-Qaida pour justifier le déclenchement de sa guerre diffèrent-elles de celles invoquées par Daech ?

Al-Qaida invoque l’invasion soviétique puis la présence américaine en Arabie saoudite, tandis que Daech invoque l’intervention américaine en Irak et la prise de pouvoir par les chiites.
Al-Qaida invoque l’intervention américaine en Irak et la prise de pouvoir par les chiites, tandis que Daech invoque l’invasion soviétique puis la présence américaine en Arabie saoudite.
Al-Qaida invoque la création de l’État d’Israël, tandis que Daech invoque la guerre du Golfe et l’intervention de l’OTAN en Afghanistan.
Al-Qaida invoque la guerre civile syrienne, tandis que Daech invoque la présence militaire américaine en Arabie saoudite avant la guerre du Golfe.

Al-Qaida invoque l’invasion soviétique puis la présence américaine en Arabie saoudite, tandis que Daech invoque l’intervention américaine en Irak et la prise de pouvoir par les chiites.

Explication

Al-Qaida relie son combat à l’invasion soviétique de l’Afghanistan puis à la présence militaire américaine en Arabie saoudite, alors que Daech met en avant l’intervention américaine de 2003 en Irak et la prise de pouvoir par les chiites. La deuxième réponse inverse ces deux justifications.

10. Quels facteurs ont conduit à l’ouverture de négociations de paix pendant la guerre de Trente Ans ?

La reconnaissance des souverainetés françaises et l’abandon des alliances impériales
La condamnation de la guerre par la papauté et le retrait des armées suédoises
La durée du conflit, les pillages des armées et l’endettement des belligérants
La victoire décisive des protestants et la dissolution du Saint-Empire

La durée du conflit, les pillages des armées et l’endettement des belligérants

Explication

La longueur de la guerre, les ravages du pillage et l’endettement des belligérants ont rendu nécessaires des négociations de paix. La condamnation papale intervient après la signature de la paix et n’est pas présentée comme un facteur déclencheur des pourparlers.

11. Quelle conséquence religieuse de la paix de Westphalie a accompagné les changements territoriaux de la Suède ?

Les évêchés de Brême et de Verden ont été rendus à l’empereur pour restaurer le catholicisme.
Les évêchés de Brême et de Verden ont été transférés au Brandebourg en échange de la Poméranie.
Les évêchés de Brême et de Verden ont été placés sous l’autorité religieuse de la France.
Les évêchés de Brême et de Verden ont été sécularisés puis attribués à la Suède.

Les évêchés de Brême et de Verden ont été sécularisés puis attribués à la Suède.

Explication

La sécularisation des évêchés de Brême et de Verden a entraîné leur attribution à la Suède, modifiant ainsi à la fois leur statut religieux et leur contrôle territorial. Le transfert au Brandebourg est un distracteur plausible, mais le Brandebourg reçoit la Poméranie orientale, pas ces évêchés.

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Quels enjeux une paix durable doit-elle prendre en compte au-delà de la cessation des hostilités ?

Les enjeux du conflit et la manière dont il s’est déroulé.

Qu’est-ce qui conditionne l’acceptation d’une projection politique future dans une guerre civile internationalisée ?

L’acceptation de cette projection par les acteurs locaux.

Quelle définition l’Académie française donne-t-elle à la « diplomatie » en 1798 ?

La science des rapports et des intérêts de puissance à puissance.

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