QCM : Histoire et épistémologie de la psychologie (65 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une historienne veut comparer les récits consacrés aux branches spécialisées, aux objets étudiés et aux traditions philosophiques de différentes régions d’Europe. Quels axes d’organisation utilise-t-elle ?

Les branches spécialisées, les objets d’étude et les traditions philosophiques régionales
Les biographies des chercheurs, les laboratoires et les outils de mesure
Les courants politiques, les lieux d’enseignement et les applications cliniques
Les périodes historiques, les méthodes expérimentales et les institutions universitaires

Les branches spécialisées, les objets d’étude et les traditions philosophiques régionales

Explication

L’histoire de la psychologie peut être organisée à partir de ses branches, de ses objets d’étude ou des traditions philosophiques régionales. Les périodes historiques et les laboratoires sont d’autres thèmes possibles, mais ne constituent pas les trois axes décrits ici.

2. Quels ensembles historiques sont présentés comme des racines de la pensée occidentale moderne et de la psychologie contemporaine ?

La Grèce ancienne, le Moyen Âge, l’humanisme, le pragmatisme, le behaviorisme et le constructivisme
La Grèce ancienne, Rome, le Moyen Âge, la Renaissance, l’empirisme, le rationalisme et le romantisme
La Grèce ancienne, Rome, la Renaissance, le positivisme, le behaviorisme et la psychanalyse
Le Moyen Âge, la Renaissance, les Lumières, le structuralisme, le fonctionnalisme et le cognitivisme

La Grèce ancienne, Rome, le Moyen Âge, la Renaissance, l’empirisme, le rationalisme et le romantisme

Explication

Les racines mentionnées comprennent des périodes allant de la Grèce ancienne à la Renaissance ainsi que l’empirisme, le rationalisme et le romantisme. Le behaviorisme et la psychanalyse sont des courants psychologiques ultérieurs, et non les ensembles énumérés ici.

3. Quelle formule Hermann Ebbinghaus emploie-t-il pour caractériser le rapport entre le passé de la psychologie et son histoire comme discipline ?

« Un long passé mais une courte histoire »
« Une courte histoire et un passé très court »
« Une courte histoire mais un passé récent »
« Un long passé et une longue histoire »

« Un long passé mais une courte histoire »

Explication

Ebbinghaus résume la psychologie par l’idée d’un « long passé mais une courte histoire », distinguant l’ancienneté des questions psychologiques de celle de la discipline scientifique. Inverser ces durées ou attribuer à la formule un passé récent en modifie le sens.

4. Au milieu du XIXe siècle, un chercheur cherche à fonder une psychologie scientifique en étudiant méthodiquement ses propres expériences conscientes. Quelle méthode correspond à cette démarche historique ?

L’introspection, associée notamment à Wundt
La dissection anatomique, associée à l’étude du corps
La déduction a priori, associée à la psychologie rationnelle
L’observation des comportements, sans examen de l’expérience consciente

L’introspection, associée notamment à Wundt

Explication

La psychologie scientifique naît au milieu du XIXe siècle avec l’introspection comme méthode, notamment associée à Wundt. La dissection relève de l’étude anatomique, tandis que la déduction a priori caractérise la psychologie rationnelle de Wolff.

5. Une psychologue étudie scientifiquement la conscience, tandis qu’un débat porte sur ce qu’est fondamentalement la conscience. Quelle distinction s’applique à ce cas ?

La psychologie est autonome, mais certaines questions philosophiques sous-jacentes restent hors de son domaine
Toute question sur la conscience devient psychologique dès qu’un chercheur l’examine
La psychologie reste une branche de la philosophie dès qu’elle étudie la conscience
L’autonomie de la psychologie signifie que les questions philosophiques ont été évacuées

La psychologie est autonome, mais certaines questions philosophiques sous-jacentes restent hors de son domaine

Explication

La psychologie s’est constituée en discipline autonome sans faire disparaître les questions philosophiques qui sous-tendent certains de ses objets, comme la nature de la conscience. L’autonomie ne transforme pas automatiquement toute question philosophique en question psychologique et ne signifie pas non plus leur évacuation.

6. Une équipe étudie l’âme en observant des faits et en s’appuyant sur l’expérience, tandis qu’une autre en tire des conclusions par raisonnement théorique sans observation directe. Comment qualifier ces deux démarches chez Wolff ?

Introspection pour l’observation, dualisme cartésien pour le raisonnement a priori
Dualisme cartésien pour l’observation, psychologie empirique pour le raisonnement a priori
Psychologie empirique pour l’observation, psychologie rationnelle pour le raisonnement a priori
Psychologie rationnelle pour l’observation, psychologie empirique pour le raisonnement a priori

Psychologie empirique pour l’observation, psychologie rationnelle pour le raisonnement a priori

Explication

Chez Wolff, la psychologie empirique étudie l’âme par l’observation des faits et l’expérience, alors que la psychologie rationnelle repose sur un raisonnement théorique a priori sans observation directe. Inverser ces démarches confond précisément l’expérience avec la spéculation théorique.

7. Quelle définition de la science correspond à celle du Grand Robert ?

Un ensemble de connaissances et d’études de valeur universelle, fondées sur des relations objectives vérifiables et caractérisées par un objet et une méthode déterminés
Un savoir individuel issu de l’expérience, dont la valeur dépend du point de vue et ne requiert pas de vérification objective
Un ensemble de connaissances admises par une communauté, fondées sur des opinions communes et réunies autour d’un objet général
Une démarche d’étude caractérisée par une méthode déterminée, mais sans objet de recherche défini ni relations vérifiables

Un ensemble de connaissances et d’études de valeur universelle, fondées sur des relations objectives vérifiables et caractérisées par un objet et une méthode déterminés

Explication

Le Grand Robert définit la science par des connaissances de valeur universelle, un objet et une méthode déterminés, ainsi que des relations objectives vérifiables. La « communauté et les opinions communes » écartent la vérification, la « méthode sans objet » omet une caractéristique centrale, et le « savoir individuel » ne répond pas à cette définition.

8. Une chercheuse observe plusieurs cas semblables de comportement et en tire une loi générale ; quel raisonnement utilise-t-elle ?

La déduction, qui part de prémisses pour formuler une hypothèse à vérifier
La description, qui constate les cas sans chercher à en tirer une loi générale
L’induction, qui généralise des cas particuliers analogues pour dégager une loi
La déduction, qui généralise des cas particuliers analogues pour dégager une loi

L’induction, qui généralise des cas particuliers analogues pour dégager une loi

Explication

L’induction remonte de cas particuliers analogues vers une loi générale. La « déduction qui généralise » inverse les démarches, la « description » ne produit pas de généralisation, et la « déduction à partir de prémisses » décrit l’autre raisonnement.

9. Dans une étude psychologique, une équipe attribue des scores chiffrés aux comportements observés ; quelle opération réalise-t-elle ?

La modélisation psychologique, qui propose une théorie des objets d’étude
La classification psychologique, qui regroupe les objets d’étude par catégories
La mesure psychologique, qui assigne des valeurs chiffrées aux objets d’étude
L’explication psychologique, qui attribue des causes aux objets d’étude

La mesure psychologique, qui assigne des valeurs chiffrées aux objets d’étude

Explication

La mesure en psychologie consiste à assigner des valeurs chiffrées aux objets étudiés. L’« explication » recherche des causes, la « modélisation » construit une théorie, et la « classification » regroupe des cas sans désigner leur quantification.

10. Quel est le rôle des lois universelles établies par la science à propos des phénomènes naturels ?

Décrire, expliquer et comprendre les phénomènes naturels
Prédire avec exactitude chaque phénomène naturel à venir
Organiser les disciplines scientifiques selon leurs objets de recherche
Décrire les phénomènes naturels sans chercher à les expliquer

Décrire, expliquer et comprendre les phénomènes naturels

Explication

Les lois universelles servent à décrire, expliquer et comprendre les phénomènes naturels. La « description sans explication » omet deux fonctions, la « prédiction exacte » va au-delà de ce rôle, et l’« organisation des disciplines » concerne un autre aspect de la science.

11. Comment le dictionnaire Quillet caractérise-t-il l’épistémologie ?

L’étude de toute connaissance humaine, indépendamment de sa formation et de ses conditions scientifiques
L’étude critique des sciences exactes et humaines, ainsi que de la formation et des conditions de la connaissance scientifique
L’étude technique des méthodes de recherche employées par les sciences exactes et humaines
La pratique des sciences exactes et humaines visant à produire de nouvelles connaissances scientifiques

L’étude critique des sciences exactes et humaines, ainsi que de la formation et des conditions de la connaissance scientifique

Explication

Pour le Quillet, l’épistémologie étudie de façon critique les sciences exactes et humaines, ainsi que la formation et les conditions de la connaissance scientifique. L’« étude technique des méthodes » est trop restreinte, la « pratique des sciences » ne définit pas une réflexion sur elles, et la « connaissance indépendamment de ses conditions scientifiques » élargit indûment l’objet.

12. Une réflexion épistémologique dépasse l’analyse des procédures techniques d’une science ; quel aspect doit-elle aussi examiner ?

L’efficacité des procédures techniques dans la production des résultats scientifiques
La précision des instruments employés pour recueillir des données scientifiques
Les habitudes professionnelles des chercheurs dans l’organisation de leurs travaux
Le sens et la portée de la science dans l’expérience humaine de la connaissance

Le sens et la portée de la science dans l’expérience humaine de la connaissance

Explication

L’épistémologie ne se limite pas aux méthodes techniques : elle examine également le sens et la portée de la science dans l’expérience humaine de la connaissance. La « précision des instruments » et l’« efficacité des procédures » restent techniques, tandis que les « habitudes professionnelles » ne rendent pas compte de cette portée.

13. Une étude examine l’évolution historique de disciplines scientifiques et les contextes dans lesquels elles produisent leurs résultats ; quelle approche épistémologique adopte-t-elle ?

L’approche anglo-saxonne, centrée sur les sciences concrètes, leur histoire et leurs contextes
L’approche française, centrée sur les sciences concrètes, leur histoire et leurs contextes
L’approche anglo-saxonne, centrée sur la logique générale et les fondements de la connaissance
L’approche française, centrée sur la logique générale et les fondements de la connaissance

L’approche française, centrée sur les sciences concrètes, leur histoire et leurs contextes

Explication

L’approche française étudie les sciences concrètes, leur évolution historique et leurs contextes. L’« approche anglo-saxonne historique » lui attribue à tort ce centre d’intérêt, tandis que les réponses axées sur la « logique générale et les fondements » correspondent à l’approche anglo-saxonne.

14. Quel rôle caractérise une théorie scientifique conçue comme une structure cohérente ?

Accumuler des observations sans les organiser
Prédire des faits sans mobiliser de modèles
Soumettre une hypothèse à une expérience
Relier lois, hypothèses, principes et modèles

Relier lois, hypothèses, principes et modèles

Explication

Une théorie coordonne et relie différents éléments scientifiques en un ensemble cohérent. L’accumulation désordonnée, la méthode expérimentale et la prédiction isolée ne définissent pas cette fonction structurante.

15. Une équipe utilise une théorie, des calculs et des hypothèses pour annoncer un phénomène qui n’a pas encore été observé, puis prévoit de le vérifier expérimentalement. Quelle fonction de la théorie met-elle en œuvre ?

La synthèse de faits déjà observés
La fonction explicative-prédictive
La formulation d’une hypothèse provisoire
La fonction unificatrice des phénomènes

La fonction explicative-prédictive

Explication

La fonction explicative-prédictive permet de déduire, à partir de calculs et d’hypothèses, des faits encore non observés qui seront ensuite confrontés à l’expérience. L’unification rassemble des faits connus, tandis qu’une hypothèse provisoire et une synthèse descriptive ne désignent pas cette prédiction théorique.

16. Quelle est la nature d’une hypothèse scientifique dans la démarche expérimentale ?

Une question générale qui ne sert pas de départ à une expérience
Un résultat expérimental définitif établi indépendamment d’une question
Une loi validée qui remplace toute théorie antérieure
Une réponse provisoire issue d’une question liée à une théorie antérieure

Une réponse provisoire issue d’une question liée à une théorie antérieure

Explication

Une hypothèse est une réponse provisoire à une question provenant d’une théorie antérieure dont les limites ont été démontrées; elle sert de point de départ à une méthode expérimentale. Un résultat définitif ou une loi validée n’a plus ce statut provisoire, et une question seule n’est pas une réponse.

17. Une chercheuse part d’une question issue d’une théorie antérieure, formule une hypothèse, la soumet à une méthode de recherche et établit si elle est confirmée ou infirmée. Quelle démarche suit-elle ?

Une démarche d’observation sans hypothèse préalable
Une démarche de formulation théorique sans mise à l’épreuve
La démarche hypothético-déductive
Une démarche de validation avant la recherche

La démarche hypothético-déductive

Explication

La démarche hypothético-déductive va de la question et de la théorie antérieure à la formulation d’une hypothèse, puis à sa mise à l’épreuve pour la confirmer ou l’infirmer. L’observation sans hypothèse, la validation préalable et l’absence de mise à l’épreuve ne correspondent pas à cette séquence.

18. Quelle position adopte le réalisme scientifique à propos des théories ?

Elles décrivent ou cherchent à décrire le monde tel qu’il est réellement
Elles servent à prédire sans chercher à décrire le monde réel
Elles constituent des modèles de calcul sans portée descriptive
Elles évitent de prendre position sur la réalité du monde

Elles décrivent ou cherchent à décrire le monde tel qu’il est réellement

Explication

Le réalisme scientifique considère que les théories décrivent, ou visent à décrire, le monde tel qu’il est réellement. Réduire leur rôle à l’utilité prédictive ou à des calculs sans portée descriptive relève d’une autre posture; suspendre toute prétention descriptive ne caractérise pas le réalisme.

19. Une scientifique choisit une théorie parce qu’elle aide à comprendre des phénomènes, à faire des prédictions et à résoudre des problèmes, sans la considérer comme une description destinée à établir la vérité du monde. Quelle posture adopte-t-elle ?

Le réalisme scientifique
Le réalisme fondé sur la vérité-correspondance
L’instrumentalisme scientifique
Le réalisme des entités inobservables

L’instrumentalisme scientifique

Explication

L’instrumentalisme traite les théories comme des outils pratiques pour comprendre, prédire et résoudre des problèmes, plutôt que comme des descriptions visant à établir la vérité du monde. La visée descriptive réaliste et l’affirmation d’une vérité par correspondance expriment des engagements réalistes, non la posture instrumentale.

20. Un chercheur attribue le ralentissement de ses travaux à des difficultés qui naissent dans sa manière même de construire ses connaissances. Comment Bachelard nomme-t-il ce type de cause ?

Une rupture épistémologique
Une falsification scientifique
Un paradigme scientifique
Un obstacle épistémologique

Un obstacle épistémologique

Explication

Bachelard appelle obstacles épistémologiques les causes internes de stagnation ou de régression qui apparaissent dans l’acte de connaître. La rupture désigne une transformation des théories, la falsification un test critique, et le paradigme un cadre partagé par une communauté.

21. Une histoire des sciences décrit le progrès comme l’accumulation continue de connaissances, sans rupture avec les théories anciennes. Quelle conception s’oppose à celle de Bachelard et correspond à cette description ?

La notion de paradigme de Thomas Kuhn
Le critère de Karl Popper
Le positivisme d’Auguste Comte
La conception de Gaston Bachelard

Le positivisme d’Auguste Comte

Explication

Le positivisme d’Auguste Comte conçoit le progrès comme une accumulation continue, tandis que Bachelard insiste sur la rectification des erreurs et les ruptures avec les théories antérieures. La falsification concerne Popper, et le paradigme est une notion de Kuhn.

22. Une théorie scientifique propose une prédiction qui pourrait être contredite par une observation ou une expérience. Quelle propriété possède-t-elle au sens de Popper ?

La continuité cumulative
La vérification définitive
Le caractère paradigmatique
La falsifiabilité

La falsifiabilité

Explication

La falsifiabilité est la possibilité de réfuter une théorie par l’observation ou l’expérimentation et constitue, pour Popper, un critère de scientificité. Une confirmation définitive n’est pas ce critère; accumulation et paradigme renvoient à d’autres conceptions.

23. Quelle caractéristique définit l’épistémologie génétique de Piaget ?

L’étude des causes internes de stagnation dans l’acte de connaître
L’étude du développement de la connaissance à partir de principes biologiques
L’étude du sens des actions à partir des motivations et de la culture
L’étude des seules règles formelles de la pensée logique

L’étude du développement de la connaissance à partir de principes biologiques

Explication

L’épistémologie génétique étudie le développement de la connaissance en s’appuyant sur les principes de la biologie. L’interprétation du sens, la logique formelle isolée et les obstacles épistémologiques correspondent à d’autres idées.

24. Une équipe examine les fondements psychologiques d’une science et relève la perception, le langage et la logique. Quelle thèse de Piaget cette démarche illustre-t-elle ?

Toute science repose sur des bases psychologiques
Toute science repose sur la perception seule
Toute science repose sur des lois générales uniquement
Toute science repose sur un paradigme partagé

Toute science repose sur des bases psychologiques

Explication

Pour Piaget, les sciences reposent sur des bases psychologiques telles que la perception, le langage et la logique. Réduire ces bases à la perception seule ou les remplacer par des lois générales ou un paradigme déforme cette thèse.

25. Un historien interprète une action en tenant compte des motivations et de la culture des acteurs. À quelle démarche correspond son travail, par opposition à l’analyse objective des faits par des lois générales ?

L’épistémologie génétique
La falsification
La compréhension
L’explication

La compréhension

Explication

Comprendre consiste à interpréter le sens des actions humaines en tenant compte des motivations et de la culture. Expliquer renvoie plutôt à l’analyse objective des faits à l’aide de lois générales; les deux autres termes désignent des notions différentes.

26. Une étude scientifique combine l’analyse des faits par des lois générales et l’interprétation du sens des actions en contexte. Quelle position de Piaget cette démarche met-elle en œuvre ?

L’explication et la compréhension sont complémentaires et indissociables
L’explication et la compréhension sont incompatibles et doivent être séparées
L’explication remplace la compréhension dans l’étude scientifique
La compréhension remplace l’explication dans l’étude scientifique

L’explication et la compréhension sont complémentaires et indissociables

Explication

Piaget considère l’explication des faits et la compréhension du sens comme des démarches complémentaires et indissociables pour une connaissance scientifique complète. Les trois autres réponses les séparent ou donnent la priorité exclusive à l’une d’elles.

27. Une théorie affirme que le corps et l’esprit sont deux entités différentes, même s’ils peuvent interagir. Quelle conception décrit-elle ?

Le monisme matérialiste
Le monisme
Le dualisme
Le monisme spiritualiste

Le dualisme

Explication

Le dualisme distingue le corps et l’esprit comme deux entités, tandis que le monisme affirme l’unité de l’être. Le monisme spiritualiste fait de l’esprit la réalité fondamentale, et le monisme matérialiste ramène les phénomènes mentaux à la matière.

28. Une philosophe soutient que les pensées et les émotions résultent d’interactions matérielles dans le cerveau et que tout ce qui existe est matière. Quelle position défend-elle ?

Le monisme matérialiste
Le dualisme
Le monisme spiritualiste
Le dualisme interactionniste

Le monisme matérialiste

Explication

Le monisme matérialiste considère que tout est matière et que les phénomènes mentaux découlent d’interactions matérielles. Le monisme spiritualiste fait de l’esprit le fondement du réel, tandis que le dualisme distingue corps et esprit.

29. Un enfant naît avec une caractéristique naturellement présente, puis acquiert une compétence en pratiquant avec son entourage. Comment classer ces deux éléments ?

La caractéristique est innée et la compétence est acquise
Les deux sont innées
Les deux sont acquises
La caractéristique est acquise et la compétence est innée

La caractéristique est innée et la compétence est acquise

Explication

L’inné est présent dès la naissance, tandis que l’acquis se développe par l’expérience et les interactions avec l’environnement. Inverser ces termes confond leurs définitions; classer les deux éléments dans la même catégorie ignore leur origine différente.

30. Quelle thèse définit l’empirisme ?

La science étudie les faits directement observables
La connaissance est présente dès la naissance
La connaissance dérive de l’expérience
La connaissance dérive de principes abstraits

La connaissance dérive de l’expérience

Explication

L’empirisme soutient que la connaissance dérive de l’expérience. L’observation comme critère de la science renvoie au positivisme; l’inné et les principes abstraits ne correspondent pas à cette définition.

31. Une équipe de recherche écarte les explications religieuses et spéculatives et limite son étude aux expériences mesurables et observables. Quelle orientation suit-elle ?

La théorie des idées innées
Le positivisme
L’empirisme au sens général
Le dualisme

Le positivisme

Explication

Le positivisme réserve l’étude scientifique aux expériences directes et observables et rejette les explications métaphysiques, religieuses ou spéculatives. L’empirisme affirme plus largement que la connaissance vient de l’expérience; les idées innées et le dualisme portent sur d’autres questions.

32. Une personne perçoit une couleur, mémorise cette idée simple, puis la combine et la classe avec d’autres idées pour former une notion complexe. Quel processus lockéen décrit cette transformation ?

Les idées se relient par similitude, contiguïté ou causalité
L’esprit transforme les idées simples en idées plus complexes
Les idées complexes sont présentes dans l’esprit dès la naissance
Les sensations restent isolées sans transformation mentale

L’esprit transforme les idées simples en idées plus complexes

Explication

Chez Locke, les idées simples issues des sens sont mémorisées, puis classées et combinées par l’esprit pour former des idées plus complexes. Les traiter comme innées néglige leur origine sensorielle; les laisser isolées omet le travail actif de l’esprit, et les lois d’association renvoient à Hume.

33. En entendant une cloche, une personne se rappelle une église où elle l’a déjà entendue; une autre idée lui vient parce qu’un événement a suivi la sonnerie. Quelles lois d’association de Hume interviennent dans ces rappels ?

L’innéité et la contiguïté
La contiguïté et la causalité
La similitude et la causalité
La similitude et la contiguïté

La contiguïté et la causalité

Explication

La cloche rappelle l’église par contiguïté associée à une expérience, et la pensée d’un événement qui suit la sonnerie fait intervenir la causalité. La similitude repose sur une ressemblance; l’innéité ne fait pas partie des trois lois d’association de Hume.

34. Quelle position distingue le rationalisme cartésien de l’empirisme quant à la source première de la connaissance ?

La raison est première et les sens peuvent tromper.
L’expérience est première et les sens fondent la connaissance.
Les sens sont plus fiables que le raisonnement abstrait.
L’observation directe suffit à établir toute connaissance.

La raison est première et les sens peuvent tromper.

Explication

Le rationalisme cartésien place la raison au premier plan et tient les sens pour susceptibles de tromper. La priorité de l’expérience caractérise l’empirisme, tandis que la confiance supérieure dans les sens et la réduction à l’observation ne correspondent pas à la position cartésienne.

35. Une personne perçoit un arbre dans son jardin, imagine ensuite un centaure en combinant un cheval et un homme, et considère une idée intrinsèque à l’esprit. Comment classer respectivement ces trois idées ?

Factice, adventice, innée.
Innée, factice, adventice.
Adventice, innée, factice.
Adventice, factice, innée.

Adventice, factice, innée.

Explication

Une idée adventice provient du monde extérieur, une idée factice est élaborée à partir d’autres idées, et une idée innée est intrinsèque à l’esprit. Inverser adventice et factice confond perception et fabrication mentale ; les autres classements attribuent une mauvaise origine à l’idée innée ou à la perception.

36. Après avoir analysé un problème puis reconstruit sa solution du simple au complexe, une chercheuse relit son raisonnement pour vérifier qu’aucune étape n’a été oubliée. Quel principe applique-t-elle ?

L’analyse.
Le dénombrement.
L’évidence.
La synthèse.

Le dénombrement.

Explication

Le dénombrement consiste à vérifier qu’aucune étape du raisonnement n’a été omise. La synthèse reconstruit les connaissances du simple au complexe, l’analyse décompose le problème, et l’évidence concerne l’acceptation de ce qui est clair et distinct.

37. Pour rechercher une certitude indubitable, un philosophe met en doute les témoignages de ses sens, les croyances héritées de la tradition et l’existence du monde extérieur. Quelle démarche cartésienne suit-il ?

La déduction logique.
Le doute méthodique.
L’intuition immédiate.
La synthèse progressive.

Le doute méthodique.

Explication

Le doute méthodique remet en question les sens, la tradition et l’existence du monde extérieur afin d’atteindre une certitude indubitable. L’intuition saisit immédiatement certaines vérités, la déduction les établit par enchaînement logique, et la synthèse progresse des éléments simples aux plus complexes.

38. Une théorie prétend qu’en examinant les bosses du crâne, on peut déduire des fonctions cérébrales localisées et des traits de caractère. De quelle théorie s’agit-il ?

La thèse localisationniste.
La phrénologie.
L’étude des lésions cérébrales.
La thèse holiste.

La phrénologie.

Explication

La phrénologie associe des fonctions cérébrales localisées à la forme du crâne et aux traits de caractère. Le localisationnisme porte sur le lien entre fonctions mentales et régions cérébrales, sans supposer le diagnostic par les bosses ; l’holisme attribue les fonctions à l’ensemble du cerveau, et l’étude des lésions suit une autre démarche.

39. Dans un débat, une chercheuse soutient qu’une fonction mentale dépend de l’activité coordonnée de l’ensemble du cerveau, tandis qu’un collègue la rattache à une région précise. Quelle distinction décrit leurs positions ?

La première défend l’holisme et le second le localisationnisme.
La première défend la phrénologie et le second l’holisme.
La première défend le localisationnisme et le second l’holisme.
La première défend l’holisme et le second la phrénologie.

La première défend l’holisme et le second le localisationnisme.

Explication

La thèse holiste rapporte les fonctions mentales à l’ensemble du cerveau et à ses interactions, tandis que le localisationnisme les associe à des régions spécifiques. Inverser ces termes renverse la distinction ; la phrénologie, elle, ajoute l’idée que les fonctions et les caractères influencent la forme du crâne.

40. Après avoir examiné un patient ayant perdu la parole, un médecin observe une lésion dans le lobe frontal de l’hémisphère gauche. À quelle association cette observation conduit-elle Broca ?

La perte de la parole est liée à une lésion du lobe frontal gauche.
La perte de la parole est liée à une lésion du lobe frontal droit.
La perte de la parole est liée à une lésion du lobe temporal droit.
La perte de la parole est liée à une lésion du lobe temporal gauche.

La perte de la parole est liée à une lésion du lobe frontal gauche.

Explication

Broca relie la perte de la parole à une lésion du lobe frontal de l’hémisphère gauche. Le lobe frontal droit inverse l’hémisphère concerné, tandis que les réponses évoquant le lobe temporal déplacent la lésion hors de la région identifiée.

41. Une pression exercée sur l’œil déclenche une sensation visuelle. Quel principe explique cette réponse ?

La distinction sensation-perception
La loi de Weber
La perception comme interprétation
L’énergie spécifique nerveuse

L’énergie spécifique nerveuse

Explication

Selon Müller, chaque type de nerf sensoriel produit une réponse propre : la sensation dépend du nerf activé plutôt que de la nature du stimulus. La loi de Weber concerne les différences perceptibles, tandis que l’interprétation par l’expérience relève de la perception chez Helmholtz.

42. Après avoir entendu un son brut, une personne le reconnaît comme la sonnerie de son téléphone grâce à ses souvenirs. Quelle distinction de Helmholtz décrit cette situation ?

La perception détecte le son et la sensation le mémorise
La sensation détecte le son et la perception l’interprète
La perception mesure l’écart entre deux sons et la sensation le détecte
La sensation dépend du nerf activé et la perception de l’intensité

La sensation détecte le son et la perception l’interprète

Explication

Pour Helmholtz, la sensation fournit les données brutes détectées par les sens, tandis que la perception les interprète en les enrichissant par l’expérience et la mémoire. Inverser ces rôles attribue à la sensation l’interprétation ou à la perception la simple détection.

43. Dans une expérience, un participant distingue une petite variation de poids lorsque le poids de départ est faible, mais a besoin d’une variation plus grande lorsque le poids de départ augmente. Quelle règle rend compte de ce résultat ?

La différence perceptible croît proportionnellement au stimulus de base
La sensation croît proportionnellement à la différence perceptible
La différence perceptible reste identique quel que soit le stimulus de base
La différence perceptible décroît lorsque le stimulus de base augmente

La différence perceptible croît proportionnellement au stimulus de base

Explication

La loi de Weber établit que la plus petite différence perceptible est proportionnelle à l’intensité du stimulus de base. Un seuil constant ou décroissant inverse cette relation, et la croissance de la sensation concerne la loi de Fechner.

44. Une équipe veut mesurer expérimentalement le lien entre l’intensité physique d’un stimulus et la sensation éprouvée. Quel apport historique correspond à cette démarche ?

Fechner applique des méthodes quantitatives et expérimentales
Weber applique des méthodes quantitatives et expérimentales
Wundt applique des méthodes quantitatives et expérimentales
Müller applique des méthodes quantitatives et expérimentales

Fechner applique des méthodes quantitatives et expérimentales

Explication

Fechner reprend les travaux de Weber et introduit des méthodes quantitatives et expérimentales pour étudier les liens entre stimuli physiques et sensations, contribuant à la psychologie expérimentale quantitative. Weber est associé à la loi du seuil différentiel, Wundt au laboratoire de Leipzig et Müller à l’énergie spécifique nerveuse.

45. Quelle date marque la révélation de Fechner associée à la fondation de la psychophysique ?

L’année 1879
L’année 1801
Le 22 octobre 1852
Le 22 octobre 1850

Le 22 octobre 1850

Explication

La révélation de Fechner, qui marque la fondation de la psychophysique, a lieu le 22 octobre 1850. L’année 1879 correspond à la création du laboratoire de Wundt, tandis que 1801 est l’année de naissance de Fechner.

46. Un modèle décrit la sensation produite par un stimulus de plus en plus intense. Quelle forme de croissance la loi de Fechner prévoit-elle ?

Une décroissance logarithmique de la sensation
Une croissance proportionnelle du seuil différentiel
Une croissance linéaire de la sensation
Une croissance logarithmique de la sensation

Une croissance logarithmique de la sensation

Explication

La loi de Fechner décrit une croissance logarithmique de l’intensité de la sensation en fonction de celle du stimulus, et non une croissance linéaire. Une croissance proportionnelle renvoie à une confusion avec une relation linéaire, tandis que le seuil différentiel relève de Weber.

47. En quelle année et dans quelle ville Wundt crée-t-il le premier laboratoire de psychologie expérimentale ?

En 1879 à Leipzig
En 1832 à Leipzig
En 1850 à Leipzig
En 1879 à Berlin

En 1879 à Leipzig

Explication

Wundt crée le premier laboratoire de psychologie expérimentale à Leipzig en 1879. L’année 1850 est associée à la révélation de Fechner, 1832 à la naissance de Wundt, et Berlin ne correspond pas au lieu indiqué.

48. Une participante décrit méthodiquement ses sensations, ses sentiments et ses pensées sans observer des comportements extérieurs. Quelle méthode utilise-t-elle ?

La sensation
L’observation sans intervention
La psychophysique
L’introspection

L’introspection

Explication

L’introspection est l’examen systématique et réfléchi des processus mentaux internes, notamment des sensations, sentiments et pensées. L’observation sans intervention porte sur des phénomènes observés sans les influencer; la sensation est une donnée sensorielle, et la psychophysique étudie les liens entre stimuli et expérience.

49. Quel dispositif Freud et Josef Breuer décrivent-ils dans *Études sur l’hystérie*, publié en 1895, pour faire évoquer des souvenirs traumatiques et libérer des émotions refoulées ?

L’analyse du transfert
L’association libre
La méthode cathartique
L’analyse des rêves

La méthode cathartique

Explication

Dans leur ouvrage de 1895, Freud et Breuer utilisent la méthode cathartique pour faire revivre des souvenirs traumatiques et libérer les émotions refoulées. L’association libre consiste à exprimer les pensées sans censure, l’analyse des rêves porte sur les rêves et le transfert concerne les émotions projetées sur l’analyste.

50. Une psychologue étudie uniquement les pensées dont une personne peut rendre compte consciemment. Quelle limite Freud attribue-t-il à cette démarche ?

Elle porte sur les contenus inconscients plutôt que sur l’expérience consciente.
Elle rend les contenus conscients inaccessibles à toute observation.
Elle laisse de côté les contenus inconscients qui échappent à l’observation directe.
Elle explore les contenus inconscients aussi directement que les contenus conscients.

Elle laisse de côté les contenus inconscients qui échappent à l’observation directe.

Explication

Freud critique l’introspection classique parce qu’elle se limite aux contenus accessibles à la conscience, alors que la psychanalyse cherche aussi à explorer l’inconscient. L’idée d’un accès direct à l’inconscient confond les deux démarches, et les contenus conscients ne sont pas présentés comme inaccessibles.

51. En séance, une patiente exprime sans censure tout ce qui lui vient à l’esprit, puis le thérapeute examine ses rêves et les émotions qu’elle projette sur lui. Quelles voies d’exploration de l’inconscient sont mobilisées ?

La méthode cathartique, l’introspection et l’observation directe
L’introspection classique, l’analyse des rêves et la méthode cathartique
L’association libre, l’analyse des rêves et le transfert
L’association libre, les stades psychosexuels et l’introspection classique

L’association libre, l’analyse des rêves et le transfert

Explication

L’association libre, l’analyse des rêves et le transfert sont les trois voies indirectes citées pour explorer l’inconscient. La méthode cathartique est liée à l’évocation de souvenirs traumatiques, tandis que les stades psychosexuels décrivent le développement.

52. Un enfant de 8 ans se trouve dans quel stade du développement psychosexuel selon le découpage de Freud ?

Le stade anal
Le stade de latence
Le stade phallique
Le stade génital

Le stade de latence

Explication

Le stade de latence correspond à la période de 6 à 12 ans, donc un enfant de 8 ans s’y situe. Le stade anal est associé à 1–3 ans, le phallique à 3–6 ans et le génital à l’adolescence et à l’âge adulte.

53. Une équipe évalue les critiques méthodologiques adressées à la psychanalyse. Quel ensemble de limites correspond à ces critiques ?

Peu de cas, interprétations subjectives, tests rigoureux et groupes témoins insuffisants, et cas parfois sélectionnés ou reformulés
Peu de cas, interprétations subjectives, absence de falsifiabilité comme seule critique, et groupes témoins suffisants
Peu de cas, interprétations subjectives, tests rigoureux suffisants, et cas parfois sélectionnés ou reformulés
Nombreux cas, interprétations reproductibles, tests rigoureux insuffisants, et cas cliniques non reformulés

Peu de cas, interprétations subjectives, tests rigoureux et groupes témoins insuffisants, et cas parfois sélectionnés ou reformulés

Explication

Les critiques portent notamment sur le petit nombre de cas, la subjectivité des interprétations, le manque de tests empiriques rigoureux et de groupes témoins, ainsi que sur la sélection ou la reformulation de cas. Réduire ces critiques à l’échantillon ou au seul critère de Popper omet plusieurs problèmes méthodologiques.

54. Une théorie psychologique est formulée de façon à ce qu’aucun résultat possible ne puisse la réfuter. Quel jugement Karl Popper porterait-il sur sa scientificité ?

Elle est scientifique parce qu’une formulation générale résiste aux contre-exemples.
Elle satisfait au critère scientifique dès qu’elle peut être confirmée par des exemples.
Elle reste scientifique si une hypothèse particulière peut être testée ultérieurement.
Elle ne satisfait pas au critère de falsifiabilité requis pour être scientifique.

Elle ne satisfait pas au critère de falsifiabilité requis pour être scientifique.

Explication

Pour Popper, une théorie scientifique doit pouvoir être falsifiée, c’est-à-dire mise à l’épreuve de façon à pouvoir être réfutée. La confirmation par des exemples ne remplace pas ce critère; la position selon laquelle certaines hypothèses psychanalytiques spécifiques peuvent être testées est celle de Grünbaum.

55. Dans une expérience, un son neutre est présenté plusieurs fois juste avant la nourriture; après ces associations, le son seul fait saliver le chien. Quel rôle le son joue-t-il alors ?

Une réponse conditionnée déclenchant un stimulus conditionné
Un stimulus conditionné déclenchant une réponse conditionnée
Un stimulus inconditionné déclenchant une réponse inconditionnée
Un stimulus neutre ne déclenchant pas de réponse spécifique

Un stimulus conditionné déclenchant une réponse conditionnée

Explication

Après avoir été associé à la nourriture, le son initialement neutre devient un stimulus conditionné et déclenche à lui seul la salivation, une réponse conditionnée. La nourriture est le stimulus inconditionné, tandis que le son n’est plus neutre après l’apprentissage.

56. Un enfant ne sait pas résoudre seul un exercice, mais y parvient avec l’aide d’une personne plus compétente. Quel concept désigne l’écart entre ces deux niveaux de capacité ?

La compétence déjà acquise
Le niveau de développement autonome
La zone de développement proximal
Le contexte socioculturel d’apprentissage

La zone de développement proximal

Explication

La zone de développement proximal est l’intervalle entre ce que l’enfant peut accomplir seul et ce qu’il peut réussir avec l’aide d’une personne plus compétente. La capacité autonome désigne ce qu’il réalise déjà sans aide, et l’interaction sociale constitue un facteur d’apprentissage, non cet intervalle.

57. Une chercheuse décompose les expériences conscientes en sensations et en perceptions afin d’en décrire les éléments, sans étudier leur utilité. À quelle approche correspond son travail ?

À l’étude de l’esprit comme accumulation
Au pragmatisme de James
Au structuralisme de Titchener
Au fonctionnalisme centré sur l’utilité

Au structuralisme de Titchener

Explication

Titchener fonde le structuralisme pour décrire la conscience en la décomposant en éléments fondamentaux, sans privilégier leurs fonctions. Le fonctionnalisme s’intéresse aux fonctions, le pragmatisme de James à la valeur pratique des idées, et l’accumulation concerne la définition de l’esprit.

58. Une personne évalue une idée en vérifiant si elle l’aide concrètement à résoudre un problème quotidien. Quel critère applique-t-elle selon James ?

Sa capacité à décomposer la conscience
Son utilité et ses effets pratiques
Son intensité comme expérience sensorielle brute
Sa conformité à une vérité théorique absolue

Son utilité et ses effets pratiques

Explication

Pour James, le pragmatisme évalue une idée à partir de ses effets pratiques et de son utilité dans la vie quotidienne. La vérité absolue relève d’un critère théorique, la décomposition de la conscience du structuralisme, et l’expérience brute de la sensation.

59. En entendant un son soudain, Léa éprouve d’abord une expérience immédiate, puis l’identifie comme une sonnette. Comment distinguer ces deux moments selon James ?

Le son éprouvé est une perception, et son identification est une sensation
Le son éprouvé est une expérience accumulée, et son identification est une sensation
Le son éprouvé est un élément structural, et son identification est une fonction pratique
Le son éprouvé est une sensation, et son identification est une perception

Le son éprouvé est une sensation, et son identification est une perception

Explication

La sensation est l’expérience immédiate et brute d’un stimulus, tandis que la perception est l’interprétation qui lui donne du sens. Inverser ces termes confond le brut et l’interprété; l’accumulation de la vie définit l’esprit, et l’analyse des éléments relève du structuralisme.

60. Deux lumières proches clignotent successivement et un observateur croit voir une seule lumière se déplacer. Quelle interprétation correspond à la Gestalt-théorie ?

La pensée se déroule sans images mentales
La perception additionne séparément les stimuli sensoriels
Le contenu mental est le processus de résolution du problème
La perception organise les stimuli en une configuration globale

La perception organise les stimuli en une configuration globale

Explication

La Gestalt-théorie soutient que la perception organise les stimuli en configurations globales plutôt que de les additionner simplement. L’addition séparée nie cette organisation, la pensée sans images relève de Würzburg, et le contenu mental n’est pas le processus qui manipule les idées.

61. Un étudiant résout mentalement un problème sans former d’image visuelle ni d’autre représentation imagée. Quelle position théorique ce cas illustre-t-il ?

L’absence de tout contenu dans la pensée
La perception organisée en configurations globales
La pensée sans images défendue par l’École de Würzburg
La pensée précédée d’images défendue par Wundt

La pensée sans images défendue par l’École de Würzburg

Explication

L’École de Würzburg défend l’existence d’opérations mentales sans images, en opposition à Wundt et à l’associationnisme. La pensée précédée d’images exprime la position opposée, l’organisation globale relève de la Gestalt, et penser sans image ne signifie pas être dépourvu de contenu mental.

62. Pendant un raisonnement, une personne manipule un souvenir pour résoudre une énigme. Quelle distinction de l’École de Würzburg décrit correctement ces éléments ?

Le souvenir est un contenu mental et le raisonnement un acte mental
Le souvenir est une configuration perceptive et le raisonnement un contenu mental
Le souvenir est un acte mental et le raisonnement une configuration perceptive
Le souvenir est un acte mental et le raisonnement un contenu mental

Le souvenir est un contenu mental et le raisonnement un acte mental

Explication

Le contenu mental désigne ce qui est présent dans la pensée, comme un souvenir, tandis que l’acte mental est le processus qui le manipule, comme le raisonnement. Inverser les termes confond contenu et processus; la configuration perceptive appartient à la notion de Gestalt.

63. Pour étudier un état psychologique, une équipe veut suivre l’approche méthodologique de Ribot. Sur quelles données devrait-elle s’appuyer ?

Sur les images mentales, prises comme indices suffisants
Sur des spéculations théoriques sans observations extérieures
Sur l’introspection, considérée comme une méthode fiable
Sur des manifestations extérieures, comme les comportements et les expressions

Sur des manifestations extérieures, comme les comportements et les expressions

Explication

Ribot juge l’introspection peu fiable et préconise d’étudier les états psychologiques à partir de manifestations extérieures, notamment les comportements et les expressions. Privilégier l’introspection inverse sa critique; les images mentales seules et les spéculations non observées ne correspondent pas à cette méthode.

64. Une chercheuse formule une hypothèse précise, mesurable et réfutable qui relie deux variables expérimentales et pourrait enrichir les connaissances. Quel critère de bonne hypothèse respecte-t-elle en limitant le nombre de variables à deux ?

La synthèse et la précision, qui peuvent s’appuyer sur moins de trois variables
La testabilité, qui exige une confirmation préalable de l’hypothèse
L’utilité, qui dépend du nombre de variables plutôt que des connaissances produites
La synthèse et la précision, qui exigent au moins trois variables

La synthèse et la précision, qui peuvent s’appuyer sur moins de trois variables

Explication

Une bonne hypothèse est synthétique et précise et peut porter sur moins de trois variables, à condition d’être également testable, réfutable et utile. L’exigence d’au moins trois variables contredit ce critère, tandis qu’une confirmation préalable confond testabilité et validation.

65. Quelle position Karl Popper défend-il sur la méthode des sciences sociales par rapport à celle des sciences de la nature ?

Elles partagent une unité méthodologique fondée sur les conjectures et les réfutations
Elles établissent des lois générales par induction à partir des observations
Elles requièrent des méthodes distinctes, car les sciences sociales étudient des intentions
Elles ne peuvent tester des explications portant sur les raisons et les valeurs

Elles partagent une unité méthodologique fondée sur les conjectures et les réfutations

Explication

Popper défend l’unité méthodologique des sciences : sciences sociales et sciences de la nature procèdent par conjectures et réfutations, même lorsque les premières étudient les raisons, les intentions et les valeurs. Les méthodes distinctes et l’induction positiviste correspondent à d’autres positions; l’étude des intentions n’exclut pas la réfutation.

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Selon quels critères les histoires de la psychologie peuvent-elles être organisées ?

Selon les branches spécialisées, les objets d’étude ou les traditions philosophiques régionales.

Comment Hermann Ebbinghaus résume-t-il l’histoire de la psychologie ?

Elle a un long passé, mais une courte histoire.

Quelle méthode caractérise la naissance de la psychologie scientifique au milieu du XIXe siècle ?

L’introspection.

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