QCM : Introduction au fichage policier et judiciaire — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle obligation accompagne les consultations du TAJ ?

La journalisation des consultations
La suppression immédiate après consultation
L’accord préalable de la personne fichée
La publication automatique des accès au public

La journalisation des consultations

Explication

Les consultations du TAJ doivent être journalisées, afin de permettre un contrôle. Le système n’impose pas une publication au public ni un accord préalable de la personne concernée.

2. Quelle donnée est qualifiée de sensible et ne peut être traitée en matière policière que sous conditions renforcées ?

La profession déclarée
La donnée biométrique
L’adresse postale
Le numéro de téléphone fixe

La donnée biométrique

Explication

Les données biométriques sont des données sensibles, interdites par principe et autorisées par exception. En matière policière, leur traitement suppose notamment un fichier créé par décret en Conseil d’État.

3. Quel fichier recense les personnes recherchées en raison de décisions judiciaires ou de besoins d’enquête ?

Le fichier des empreintes génétiques
Le fichier des personnes recherchées
Le casier judiciaire national
Le fichier des antécédents judiciaires

Le fichier des personnes recherchées

Explication

Le FPR est le fichier des personnes recherchées, utilisé pour les besoins d’enquêtes, d’ordres judiciaires ou d’autorités administratives. Il ne doit pas être confondu avec le casier judiciaire ou le FNAEG.

4. À quoi sert principalement le casier judiciaire national ?

À conserver les empreintes génétiques des suspects
À centraliser certaines décisions pénales et à les communiquer par bulletins
À enregistrer les données passagers des vols internationaux
À recenser les personnes recherchées à l’échelle nationale

À centraliser certaines décisions pénales et à les communiquer par bulletins

Explication

Le casier judiciaire national centralise certaines décisions pénales et en organise la communication via des bulletins distincts. Il ne remplit ni une fonction d’ADN ni une fonction de fichier des personnes recherchées.

5. Quelle est l’une des sources nationales de données alimentant le FNAEG dans le cadre légal ?

Les officiers de police judiciaire
Les registres paroissiaux
Les fichiers d’état civil de 1792
Les bulletins du casier judiciaire

Les officiers de police judiciaire

Explication

Les officiers de police judiciaire, habilités, alimentent et consultent le FNAEG dans le cadre légal. Les autres propositions ne correspondent pas à cette source de collecte.

6. Quel ensemble d’inscriptions religieuses a fourni une trace de la population avant la généralisation des registres civils ?

Les bases de données biométriques
Les fichiers de personnes recherchées
Les registres paroissiaux
Les bulletins du casier judiciaire

Les registres paroissiaux

Explication

Les registres paroissiaux, liés aux sacrements, ont produit des traces de population avant l’état civil. Les autres propositions appartiennent à des dispositifs beaucoup plus récents.

7. Qui peut réaliser la comparaison des profils ADN dans le cadre du FNAEG ?

Les opérateurs téléphoniques
N’importe quel agent administratif
Les collectivités territoriales
Les services spécialisés de police scientifique

Les services spécialisés de police scientifique

Explication

La comparaison des profils ADN est réservée aux services spécialisés de police scientifique. Les autres acteurs ne disposent pas de cette compétence technique.

8. Lors d’un recours individuel, sur quel type de contrôle le juge administratif se concentre-t-il souvent en matière de fichiers ?

La comparaison automatique avec tous les autres fichiers
La vérité scientifique du profil biométrique
La légalité externe, plus que la seule nécessité interne
La culpabilité pénale de la personne fichée

La légalité externe, plus que la seule nécessité interne

Explication

Le juge administratif contrôle souvent davantage la légalité externe, c’est-à-dire la procédure, la compétence et la forme. Le contrôle de la nécessité concrète existe, mais il n’est pas toujours au premier plan.

9. Quel type d’ADN est conservé dans le FNAEG ?

Les empreintes vocales
L’ADN entièrement codant
L’ARN messager
L’ADN non codant

L’ADN non codant

Explication

Le FNAEG ne contient que de l’ADN non codant. La question du « portrait robot génétique » demeure toutefois un enjeu éthique et scientifique.

10. Quel refus constitue une infraction pénale dans le cadre du prélèvement génétique ?

Le refus de prélèvement biologique
Le refus de comparaître devant un juge civil
Le refus de consulter un fichier
Le refus de signer un contrat administratif

Le refus de prélèvement biologique

Explication

Le refus de prélèvement biologique est présenté comme une infraction pénale, avec possibilité de procédures sous contrainte pour certains crimes ou délits graves. Il ne s’agit pas d’un simple refus administratif.

11. Pourquoi la création d’un fichier de police est-elle souvent critiquée comme un « fichage sans débat » ?

Parce qu’elle passe souvent par décret ou arrêté
Parce qu’elle est toujours décidée par référendum
Parce qu’elle échappe à toute base juridique
Parce qu’elle est exclusivement confiée aux maires

Parce qu’elle passe souvent par décret ou arrêté

Explication

La critique de « fichage sans débat » vient du fait que beaucoup de fichiers sont créés par décret ou arrêté, ce qui marginalise le Parlement. Il existe bien une base juridique, mais pas toujours un débat législatif approfondi.

12. Quel bulletin du casier judiciaire est communiqué dans des conditions plus restreintes que le bulletin n°1 ?

Le bulletin n°2
Le bulletin n°3
Le bulletin n°0
Le bulletin n°1

Le bulletin n°2

Explication

Le bulletin n°2 est communiqué dans des conditions plus restreintes que le bulletin n°1. Le bulletin n°3 obéit encore à d’autres règles, plus limitées.

13. Quel événement du XVIIIe siècle marque une première forme de document d’identité destiné à prouver le droit de circuler ?

La mise en place du casier judiciaire en 1808
La création du livret ouvrier en 1803
La généralisation de la dactyloscopie en 1909
Le document exigé des soldats en 1716

Le document exigé des soldats en 1716

Explication

En 1716, les soldats doivent porter un document prouvant leur droit de déplacement, ce qui constitue une première forme de papier d’identité. Le livret ouvrier et la dactyloscopie sont postérieurs et relèvent d’autres logiques.

14. Avant le XIXe siècle, quelle forme d’identification dominait le plus souvent dans les sociétés où les habitants bougeaient peu ?

La comparaison d’empreintes digitales
L’interconnaissance locale
L’analyse d’ADN codant
La reconnaissance faciale automatisée

L’interconnaissance locale

Explication

L’identification reposait surtout sur l’interconnaissance locale, parce que les populations étaient relativement stables. Les techniques biométriques modernes sont beaucoup plus tardives.

15. Quel registre parisien visait à recenser criminels et délinquants sous l’autorité du lieutenant général de police ?

Le livre rouge de police
Le registre des étrangers de Délos
Le registre paroissial
L’état civil de 1792

Le livre rouge de police

Explication

Le livre rouge de police servait à recenser criminels et délinquants à Paris. Il se distingue des registres paroissiaux et de l’état civil, qui relèvent d’une autre logique de population.

16. Quelle durée de conservation est donnée comme durée standard pour les majeurs mis en cause dans le TAJ ?

Dix ans
Trente ans
Cinq ans
Vingt ans

Vingt ans

Explication

Pour les majeurs mis en cause, la durée standard de conservation dans le TAJ est de vingt ans. Cette durée varie toutefois selon la nature des infractions.

17. Quel organe européen renforce les exigences de qualité des normes protégeant les droits fondamentaux ?

La Cour des comptes
Le Conseil constitutionnel
La Cour européenne des droits de l’Homme
Le Parlement européen

La Cour européenne des droits de l’Homme

Explication

La Cour européenne des droits de l’Homme influence les exigences de qualité des normes en matière de droits fondamentaux. Elle contribue notamment à l’exigence de prévisibilité et d’accessibilité.

18. Quelle innovation de Bertillon marque la naissance de l’anthropométrie judiciaire ?

Le projet Safari
Le bertillonnage
Le fichier des personnes recherchées
Le livre rouge de police

Le bertillonnage

Explication

Le bertillonnage, mis au point par Bertillon en 1879, inaugure l’anthropométrie judiciaire. Il modernise le fichage en systématisant des mesures d’identification.

19. Quel acteur est cité comme garant du contrôle de la légalité et de la régularité des traitements pour le casier judiciaire ?

Un expert privé indépendant
Le maire de la commune
Un magistrat spécialisé
Un officier de douane

Un magistrat spécialisé

Explication

Le contrôle de la légalité et de la régularité des traitements est assuré par un magistrat spécialisé pour le casier judiciaire. Ce rôle n’est pas confié à une autorité locale ou privée.

20. Quel principe interdit l’interconnexion automatique entre fichiers de police ou de justice ?

Le principe de territorialité absolue
Le principe de gratuité
Le principe de publicité intégrale
Le principe d’étanchéité

Le principe d’étanchéité

Explication

Le principe d’étanchéité impose le cloisonnement des fichiers et interdit l’interconnexion automatique avec d’autres traitements. Il vise à limiter les transferts automatiques de données.

21. Depuis 2004, quel est le rôle de la CNIL dans la création des fichiers ?

Un pouvoir de veto automatique
Un rôle consultatif
Une mission de poursuite pénale
Une compétence exclusive de création

Un rôle consultatif

Explication

Depuis 2004, la CNIL n’a plus qu’un rôle consultatif dans la création des fichiers. Son avis éclaire la décision mais ne bloque pas le gouvernement.

22. Que signifie, en matière de fichiers, la légalité matérielle ?

Une absence totale de contrôle des traitements
Une création exclusivement par la loi parlementaire
Des normes intelligibles, prévisibles et accessibles
Une conservation illimitée des données

Des normes intelligibles, prévisibles et accessibles

Explication

La légalité matérielle exige que les normes soient intelligibles, prévisibles et accessibles aux personnes concernées. Elle ne se réduit pas à la seule procédure de création.

23. Quel changement technique est progressivement intégré aux fiches à partir de 1892 ?

La photographie aérienne
Le profil vocal
Le séquençage génétique
L’empreinte digitale

L’empreinte digitale

Explication

À partir de 1892, l’empreinte digitale est intégrée progressivement aux fiches, puis la dactyloscopie se développe. Le profil vocal et le séquençage génétique sont sans rapport avec cette période.

24. Quel fichier sert de base principale à l’autorisation juridique de la reconnaissance faciale en matière policière ?

Le FPR
Le casier judiciaire national
Le TAJ
Le FIJAISV

Le TAJ

Explication

En l’absence de loi spécifique sur la reconnaissance faciale, l’autorisation principale découle du TAJ et de son encadrement réglementaire. Le FPR, le casier judiciaire et le FIJAISV n’ont pas cette fonction centrale.

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Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Introduction au fichage policier et judiciaire.

Histoire du fichage policier

Évolution depuis Antiquité jusqu’au XIXe siècle.

Registre des étrangers — définition ?

Recensement informel d’étrangers, sans structuration moderne.

Document d’identité des soldats — date ?

Début du XVIIIe siècle, pour prouver le droit de circuler.

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Consultez la fiche de révision complète sur Introduction au fichage policier et judiciaire.

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