QCM : Monarchie absolue et Révolution française (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un monarque modifie une règle qu’il avait lui-même instaurée, puis tente de modifier une règle fondamentale du royaume. Quelle distinction s’applique à ces deux actes ?

Il peut modifier ses lois, mais les lois fondamentales s’imposent aussi à lui.
Il peut modifier les deux catégories, car elles relèvent de son autorité.
Il peut modifier les lois fondamentales, mais ses lois restent inchangées.
Il doit respecter ses propres lois, mais peut modifier les lois fondamentales.

Il peut modifier ses lois, mais les lois fondamentales s’imposent aussi à lui.

Explication

Les lois du roi sont faites et modifiées par le monarque, tandis que les lois fondamentales s’imposent également à lui. La première confusion confond les deux catégories ; la deuxième attribue au roi le pouvoir de modifier les lois fondamentales ; la troisième inverse les règles auxquelles il peut déroger.

2. Un roi prend un acte qui bouleverse les règles fondamentales de succession. Quelle conséquence juridique peut en résulter ?

L’acte peut être déclaré nul parce que le roi doit respecter ces lois.
L’acte demeure valide parce que la décision royale prévaut sur ces lois.
L’acte entraîne une sanction morale, mais ne peut être déclaré nul.
L’acte est contestable seulement si le roi renonce ensuite à la couronne.

L’acte peut être déclaré nul parce que le roi doit respecter ces lois.

Explication

Les lois fondamentales encadrent notamment la succession et obligent le roi ; un acte royal qui les viole peut être déclaré nul. L’erreur morale réduit la règle à un devoir non juridique ; l’erreur sur la prééminence royale ignore cette limite ; la dernière réponse confond la nullité avec une question de renonciation.

3. En 1584, après la mort du dernier fils d’Henri II et de Catherine de Médicis, quel candidat est le successeur attendu au trône, malgré sa confession protestante ?

Le cardinal de Bourbon
Isabelle d’Espagne
Henri de Navarre
Henri III

Henri de Navarre

Explication

La mort du dernier fils d’Henri II et de Catherine de Médicis fait d’Henri de Navarre le successeur attendu en 1584, bien qu’il soit protestant. Henri III est alors le roi régnant ; le cardinal de Bourbon et Isabelle d’Espagne apparaissent comme des solutions alternatives dans les débats ultérieurs.

4. En 1593, le Parlement de Paris examine la succession entre Henri de Navarre, protestant, et Isabelle d’Espagne, dont la candidature contreviendrait à la loi salique. Quelle position exprime l’arrêt Lemaistre ?

Il appelle à la conversion d’Henri de Navarre et au respect égal des lois fondamentales.
Il soutient la candidature d’Isabelle malgré l’obstacle de la loi salique.
Il fait primer la catholicité et écarte les autres lois fondamentales.
Il laisse la succession en suspens sans appeler à la conversion d’Henri de Navarre.

Il appelle à la conversion d’Henri de Navarre et au respect égal des lois fondamentales.

Explication

L’arrêt Lemaistre affirme que toutes les lois fondamentales doivent être respectées également : Isabelle ne peut être retenue si sa candidature viole la loi salique, et Henri de Navarre est appelé à se convertir. Privilégier Isabelle ignore la loi salique ; faire primer la catholicité écarte l’égalité des lois ; la dernière réponse omet l’appel à la conversion.

5. Que signifie l’intangibilité de la couronne dans la monarchie française ?

Le roi ne peut abdiquer et demeure roi jusqu’à sa mort.
Le roi peut transmettre la couronne à la personne qu’il choisit.
Le roi peut renoncer au trône si ses héritiers l’approuvent.
Le roi peut suspendre la succession pendant une captivité.

Le roi ne peut abdiquer et demeure roi jusqu’à sa mort.

Explication

L’intangibilité signifie que la couronne ne peut être abandonnée par abdication : le roi conserve sa qualité jusqu’à son décès. L’idée que le monarque choisit librement son successeur est erronée, car la succession est encadrée par des règles qui échappent à sa volonté.

6. Selon Bodin, à quelles lois les princes sont-ils soumis, sous peine de commettre une atteinte à la majesté divine ?

Aux lois fondamentales du royaume, dont les coutumes fixent le contenu
Aux lois royales, que le monarque peut modifier selon les besoins de l’État
Aux lois divines et naturelles, qui s’imposent indépendamment de la volonté humaine
Aux lois ordinaires de justice, dont les cours souveraines contrôlent l’application

Aux lois divines et naturelles, qui s’imposent indépendamment de la volonté humaine

Explication

Bodin soutient que les princes sont sujets aux lois divines et naturelles et qu’y contrevenir constitue une lèse-majesté divine. Les lois fondamentales encadrent le pouvoir royal, mais ce n’est pas à leur violation que cette notion de lèse-majesté divine se rapporte.

7. Quelle fonction distingue la curia in concilio de la curia in parlamento dans le gouvernement monarchique ?

Conseiller le roi sur la conduite du royaume
Trancher les procès soumis à la justice royale
Enregistrer les lois dans le ressort des parlements
Réunir les ordres pour présenter leurs doléances

Conseiller le roi sur la conduite du royaume

Explication

La curia in concilio conseille le roi dans le gouvernement du royaume, tandis que la curia in parlamento traite les procès. Cette dernière exerce une fonction judiciaire et non une fonction de conseil politique.

8. À quelle date l’organisation du Conseil du roi distingue-t-elle les conseils contentieux des conseils de gouvernement, dont le Conseil d’en haut et le Conseil des finances ?

En 1673
En 1454
En 1717
En 1614

En 1673

Explication

Cette distinction entre conseils contentieux et conseils de gouvernement est associée à l’organisation du Conseil du roi en 1673. L’année 1614 correspond à la dernière réunion des États généraux avant 1789, et non à cette réorganisation du Conseil.

9. En quoi les lettres patentes se distinguent-elles des lettres closes dans la législation royale ?

Les lettres patentes concernent les décisions judiciaires, tandis que les lettres closes fixent les coutumes dans chaque ressort parlementaire.
Les lettres patentes sont ouvertes et diffusées à leurs destinataires, tandis que les lettres closes sont secrètes et signées par le roi et un secrétaire d’État.
Les lettres patentes sont rédigées par les parlements, tandis que les lettres closes sont préparées et scellées par le Conseil du roi.
Les lettres patentes sont secrètes et signées par un secrétaire d’État, tandis que les lettres closes sont ouvertes et diffusées à tous.

Les lettres patentes sont ouvertes et diffusées à leurs destinataires, tandis que les lettres closes sont secrètes et signées par le roi et un secrétaire d’État.

Explication

Les lettres patentes sont des actes ouverts, adressés à tous ou à des destinataires déterminés, alors que les lettres closes sont secrètes et portent les signatures du roi et d’un secrétaire d’État. La distinction ne repose pas sur le fait que les parlements rédigeraient les lettres patentes.

10. Quelle conséquence la fragilité de la monarchie pendant les régences a-t-elle pour les relations entre le roi et la haute noblesse ?

La haute noblesse cherche alors à obtenir une part du pouvoir royal.
La haute noblesse confie au parlement la conduite du gouvernement.
La haute noblesse soutient l’abolition de la monarchie absolue.
La haute noblesse renonce à ses privilèges en faveur du roi.

La haute noblesse cherche alors à obtenir une part du pouvoir royal.

Explication

Lorsque l’autorité monarchique est fragilisée, la haute noblesse tente de peser davantage sur le pouvoir et d’en partager l’exercice. Cette dynamique ne signifie pas qu’elle renonce à ses privilèges, qu’elle transfère le pouvoir aux parlements ou qu’elle réclame l’abolition de la monarchie.

11. Un parlement veut contester une loi royale en soutenant qu’il participe à son élaboration. Quelle réponse Louis XV formule-t-il lors de la séance de la Flagellation en 1766 ?

Les parlements peuvent contrôler les lois, mais le roi conserve le dernier mot.
Le roi fait la loi seul, sans dépendance ni partage du pouvoir législatif.
Les parlements peuvent légiférer conjointement avec le roi dans chaque ressort.
Le roi doit obtenir l’accord des parlements avant de promulguer une loi.

Le roi fait la loi seul, sans dépendance ni partage du pouvoir législatif.

Explication

Lors de la séance de la Flagellation, Louis XV affirme que le roi fait seul la loi, sans dépendance ni partage, et rejette la théorie des classes parlementaires. La possibilité de contrôler ou de discuter les lois correspond aux revendications parlementaires, non à la position défendue par le roi.

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Qui peut modifier les lois du roi ?

Le monarque.

En 1584, qui devient le successeur attendu après la mort du dernier fils d’Henri II ?

Henri de Navarre, qui est protestant.

Pourquoi Henri III adopte-t-il l’édit d’union depuis Rouen en 1588 ?

Sous la pression de la Ligue catholique, pour réunifier le royaume sous le catholicisme.

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