QCM : Institutions et droit romains (71 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objectif principal de l’histoire du droit lorsqu’elle étudie le droit dans la durée ?

Mémoriser la succession des événements sans examiner leurs effets juridiques
Apprécier les évolutions du droit et mieux comprendre la vision juridique contemporaine
Décrire les règles en vigueur sans les replacer dans leur évolution
Comparer les systèmes étrangers sans étudier les transformations historiques

Apprécier les évolutions du droit et mieux comprendre la vision juridique contemporaine

Explication

L’histoire du droit étudie les évolutions juridiques dans la durée pour en apprécier l’ampleur et les limites, et éclairer la vision contemporaine du droit. Les distracteurs la réduisent respectivement au droit actuel, à la chronologie seule ou au droit comparé.

2. Face à un problème juridique contemporain, un législateur examine une institution ancienne afin d’évaluer si son expérience pourrait inspirer une solution. Quel apport de l’histoire du droit illustre cette démarche ?

Comparer des institutions étrangères sans rapport avec les expériences passées
Fournir des expériences passées utiles et relativiser la vision du droit
Imposer la reprise d’une ancienne règle pour résoudre le problème actuel
Apporter du vocabulaire juridique sans éclairer les choix du législateur

Fournir des expériences passées utiles et relativiser la vision du droit

Explication

L’histoire du droit peut relativiser notre vision du droit et offrir au législateur des expériences passées utiles face aux problèmes contemporains. Les distracteurs confondent cet apport avec l’apprentissage du vocabulaire, le droit comparé ou la reprise obligatoire d’une règle ancienne.

3. À quelle région et à quel type de témoignages rattache-t-on les droits cunéiformes ?

À l’Égypte, connue par des écrits cunéiformes
À la Mésopotamie, connue par des inscriptions grecques
À la Mésopotamie, connue par des traditions orales
À la Mésopotamie, connue par des écrits cunéiformes

À la Mésopotamie, connue par des écrits cunéiformes

Explication

Les droits cunéiformes se sont succédé en Mésopotamie, correspondant à l’actuel Irak, et sont connus par des écrits cunéiformes. Les distracteurs substituent l’Égypte, un autre type d’écriture ou une transmission orale.

4. Quel texte apparu vers 2050 av. J.-C. est reconnu comme le plus ancien code législatif connu ?

Le code d’Ur-Nammu
Le code babylonien de Suse
Le code d’Hammurabi
Les lois d’Esnunna

Le code d’Ur-Nammu

Explication

Le code d’Ur-Nammu apparaît vers 2050 av. J.-C. et constitue le plus ancien code législatif connu; il comporte des dispositions privées, publiques et pénales, notamment des tarifs de compositions pécuniaires. Les distracteurs le confondent avec des textes mésopotamiens plus récents.

5. Un juriste étudie un ensemble d’environ 282 articles qui adapte ses solutions aux circonstances et à la qualité des personnes concernées. De quel texte s’agit-il ?

Du code d’Ur-Nammu
Des écrits cunéiformes mésopotamiens pris dans leur ensemble
Des lois d’Esnunna
Du code d’Hammurabi

Du code d’Hammurabi

Explication

Le code d’Hammurabi comprend environ 282 articles proposant des solutions à des cas concrets selon les circonstances et la qualité des protagonistes. Les distracteurs l’associent à d’autres textes mésopotamiens ou effacent le caractère concret de ses solutions.

6. Dans un cas pénal inspiré du code d’Hammurabi, l’autorité publique juge l’affaire et peut appliquer soit un châtiment correspondant au dommage, soit un paiement tarifé. Quelle interprétation rend compte de ces deux réponses ?

Le talion et les compensations tarifées coexistent sous une justice publique
Le talion impose le châtiment, tandis que le paiement remplace l’autorité publique
Les compensations tarifées relèvent de la vengeance privée et excluent le talion
Le talion désigne le paiement tarifé et la compensation relève de la justice publique

Le talion et les compensations tarifées coexistent sous une justice publique

Explication

Le code associe la loi du talion, qui impose un châtiment identique au dommage, à des compensations pécuniaires tarifées, dans un système de justice rendu par l’autorité publique. Les distracteurs inversent talion et paiement, assimilent le tarif à la vengeance privée ou effacent le rôle public du juge.

7. Quelles sont les quatre périodes de l’histoire politique grecque antique ?

L’époque homérique, celle des tyrans et législateurs, l’époque classique et l’époque hellénistique
L’époque archaïque, celle des tyrans et législateurs, l’époque classique et l’époque romaine
L’époque homérique, l’époque classique, l’époque romaine et l’époque hellénistique
L’époque homérique, celle des cités, l’époque classique et l’époque impériale

L’époque homérique, celle des tyrans et législateurs, l’époque classique et l’époque hellénistique

Explication

La périodisation distingue l’époque homérique, celle des tyrans et législateurs, l’époque classique et l’époque hellénistique. Les autres réponses confondent cette chronologie avec des catégories de régimes ou des périodes romaines.

8. Dans une communauté grecque ancienne, deux familles en conflit renoncent à se faire justice elles-mêmes et soumettent leur différend à un groupe de sages. À quelle étape de l’évolution de la justice ce cas correspond-il ?

À une justice étatique organisée par des magistrats
À la vengeance privée exercée par les familles
À l’arbitrage rendu par une assemblée de sages
À une décision rendue par le roi de la communauté

À l’arbitrage rendu par une assemblée de sages

Explication

L’arbitrage par une assemblée de sages constitue une étape entre la vengeance privée des parties et la justice étatique. Les autres réponses confondent les acteurs ou situent le cas à une autre étape de cette évolution.

9. Un Athénien invoque les premières lois écrites de sa cité pour empêcher un noble de décider du droit à sa guise, mais s’inquiète de peines de mort pour des délits mineurs. À quel législateur cette situation renvoie-t-elle ?

À Dracon, qui établit les premières lois et prévoit des peines très sévères
À Solon, qui établit les premières lois et prévoit des peines très sévères
Aux sages, qui établissent les premières lois et prévoient des peines très sévères
À Clisthène, qui établit les premières lois et prévoit des peines très sévères

À Dracon, qui établit les premières lois et prévoit des peines très sévères

Explication

Dracon donne à Athènes ses premières lois, remplace la justice coutumière par une justice étatique et prévoit la peine de mort pour des infractions légères. Solon modère ensuite cette sévérité; les sages et Clisthène ne sont pas associés à ces premières lois.

10. Un Athénien endetté risque d’être réduit en servitude; quelle réforme législative lui apporte une protection tout en modérant les lois antérieures ?

La réforme de Solon, qui modère les lois de Dracon et interdit l’asservissement pour dettes
La réforme de Clisthène, qui modère les lois de Dracon et interdit l’asservissement pour dettes
La réforme de Solon, qui annule les dettes et supprime toute obligation de remboursement
La réforme de Dracon, qui modère ses propres lois et interdit l’asservissement pour dettes

La réforme de Solon, qui modère les lois de Dracon et interdit l’asservissement pour dettes

Explication

Solon modère la sévérité des lois draconiennes et interdit l’asservissement pour dettes. Dracon est associé à la sévérité, tandis que l’interdiction de l’asservissement ne signifie pas l’abolition générale des dettes.

11. Dans une cité grecque, Léon est citoyen, Démétrios est un étranger résidant en ville et Myron descend d’anciens habitants installés en périphérie. Quel statut correspond respectivement à Démétrios et à Myron ?

Métèque et périèque
Esclave et périèque
Périèque et métèque
Métèque et citoyen

Métèque et périèque

Explication

Les métèques sont des étrangers résidant dans la cité, tandis que les périèques descendent d’anciens habitants et vivent à sa périphérie; tous deux sont des hommes libres de statut inférieur. L’inversion confond leurs caractéristiques, et les autres choix leur attribuent un statut différent.

12. Dans une cité grecque classique, un citoyen majeur est reconnu coupable d’une infraction. Quel principe s’applique à sa responsabilité et au type de peine décrit ?

Responsabilité individuelle et peine corporelle
Responsabilité collective et peine corporelle
Responsabilité individuelle et peine pécuniaire
Responsabilité familiale et peine pécuniaire

Responsabilité individuelle et peine pécuniaire

Explication

À l’époque classique, la responsabilité pénale est individuelle et les peines corporelles sont remplacées par des peines pécuniaires pour les citoyens majeurs. La responsabilité familiale ou collective relève d’une autre conception, et le choix corporel contredit cette évolution pour les citoyens concernés.

13. Quelles notions expriment deux éléments essentiels de l’héritage juridique grec ?

La loi, nomos, et l’égalité des citoyens, isonomia
La justice, dikè, et l’égalité des richesses, isonomia
La citoyenneté, politeia, et l’égalité des richesses, nomos
La loi, nomos, et la liberté individuelle, libertas

La loi, nomos, et l’égalité des citoyens, isonomia

Explication

L’héritage grec comprend la notion de loi, nomos, et celle d’égalité des citoyens, isonomia. Les autres réponses substituent à ces notions la justice, la liberté ou l’égalité des richesses.

14. Un historien décrit la fin du pouvoir royal à Rome en 509 av. J.-C., suivie d’environ cinq siècles d’un autre régime. Quel régime succède à la royauté ?

La démocratie athénienne
La république
La royauté
L’empire

La république

Explication

La royauté romaine prend fin en 509 av. J.-C. et laisse place à la république durant le demi-millénaire suivant. Le maintien de la royauté inverse la chronologie, tandis que l’empire et la démocratie athénienne ne désignent pas le régime successeur.

15. Quel type de régime répartit le pouvoir entre le Sénat, les magistrats et les assemblées à Rome ?

Un régime aristocratique à pouvoir partagé
Une oligarchie où le Sénat concentre le pouvoir
Une démocratie où les assemblées dominent
Une monarchie où le roi dirige les institutions

Un régime aristocratique à pouvoir partagé

Explication

La République romaine est aristocratique, mais le pouvoir est réparti entre le Sénat, les magistrats et les assemblées. La démocratie complète exagère le rôle populaire, la monarchie réintroduit un roi et l’oligarchie sénatoriale seule efface les autres institutions.

16. Lors d’une crise, Rome doit financer une campagne militaire et négocier avec un État étranger, tout en décidant d’entrer en guerre. Quel partage institutionnel correspond aux compétences du Sénat ?

Les magistrats gèrent les finances et conduisent seuls les relations étrangères et la guerre
Le Sénat règle les finances et décide seul de la guerre comme des relations étrangères
Le peuple gère les finances et les relations étrangères, puis autorise les magistrats à agir
Le Sénat intervient dans les finances et les relations étrangères, mais partage la décision de guerre avec le peuple

Le Sénat intervient dans les finances et les relations étrangères, mais partage la décision de guerre avec le peuple

Explication

Le Sénat possède des compétences financières et intervient en politique étrangère, mais la décision de faire la guerre ou la paix est partagée avec le peuple. L’erreur d’exclusivité lui attribue seul cette décision, tandis que les autres réponses déplacent à tort les compétences financières ou diplomatiques.

17. À la fin du IVe siècle av. J.-C., une décision des comices doit recevoir l’auctoritas des sénateurs patriciens. À quel moment cette validation intervient-elle désormais ?

Après que la décision des comices a été prise
Avant que la décision des comices soit prise
Après que les magistrats ont exécuté la décision
Avant que les citoyens ne délibèrent en assemblée

Avant que la décision des comices soit prise

Explication

À la fin du IVe siècle av. J.-C., l’auctoritas devient une autorisation préalable donnée par les sénateurs patriciens. La validation postérieure correspond à la pratique antérieure; les deux autres réponses attribuent ou déplacent à tort cette étape.

18. Comment les comices centuriates répartissent-ils les citoyens et organisent-ils le vote ?

Selon le rang familial, en cinq classes et 193 centuries ayant chacune une voix
Selon les tribus, en cinq classes et 193 centuries ayant chacune une voix
Selon la fortune foncière, en cinq classes et 193 centuries ayant des voix proportionnelles à leur taille
Selon la fortune foncière, en cinq classes et 193 centuries ayant chacune une voix

Selon la fortune foncière, en cinq classes et 193 centuries ayant chacune une voix

Explication

Les citoyens sont répartis selon leur fortune foncière en cinq classes et 193 centuries, chacune disposant d’une voix. Les tribus et le rang familial remplacent à tort le critère de fortune, tandis que le vote proportionnel remplace la règle d’une voix par centurie.

19. Quelles sources composent le jus civile à l’époque archaïque ?

La coutume et la jurisprudence
La coutume et la loi
La loi et les décisions des magistrats
La coutume, la loi et les plébiscites

La coutume et la loi

Explication

À l’époque archaïque, le jus civile comprend la coutume et la loi. La jurisprudence ou les décisions des magistrats ne remplacent pas ces deux sources, et les plébiscites ne sont pas un troisième élément indiqué dans cette définition.

20. Dans une cité, une pratique familiale est suivie de façon répétée et consensuelle pendant une longue période. À quelle notion correspond-elle ?

Aux mores majorum
À une lex rogata
À une lex data
À un plébiscite

Aux mores majorum

Explication

Les mores majorum sont les coutumes des anciens, formées par un usage répété et consensuel au sein de la famille ou de la cité. Une lex rogata est votée par les citoyens, une lex data est donnée par un magistrat délégataire et un plébiscite est une décision de l’assemblée de la plèbe.

21. Un texte juridique est adopté par les citoyens dans un cas et directement édicté par un magistrat agissant en vertu d’une délégation dans un autre. Comment classer ces deux textes ?

Le premier est une lex rogata et le second une lex data
Le premier est une lex rogata et le second un plébiscite
Le premier est une lex data et le second une lex rogata
Le premier est un plébiscite et le second une lex data

Le premier est une lex rogata et le second une lex data

Explication

Les leges rogatae sont votées par les citoyens, tandis que les leges datae sont directement données par un magistrat en vertu d’une délégation. L’inversion confond les deux modes d’adoption; les autres classements prennent le vote citoyen ou la délégation pour une autre procédure.

22. Un citoyen romain est engagé dans une procédure ordinaire fondée sur des paroles formelles, sans possibilité de recours. De quelle procédure s’agit-il ?

Des actions de la loi
D’une procédure ouverte à tous les habitants
De la procédure formulaire
D’une procédure d’appel

Des actions de la loi

Explication

Les actions de la loi constituent une procédure ordinaire orale et formaliste, réservée aux citoyens et dépourvue de voie de recours. La procédure formulaire repose sur une formule écrite; l’appel contredit l’absence de recours, et l’accès à tous les habitants ignore la condition de citoyenneté.

23. Après avoir remis ses pouvoirs au peuple et au Sénat, quel statut Octave reçoit-il ?

La charge de proconsul pour toute l’Italie
Le consulat à vie et la puissance censoriale
La dictature à vie et le titre de roi
Le titre d’Auguste et l’imperium pour dix ans

Le titre d’Auguste et l’imperium pour dix ans

Explication

La remise des pouvoirs par Octave conduit le peuple et le Sénat à lui attribuer le titre d’Auguste et l’imperium pour dix ans, faisant de lui le premier empereur romain. La dictature à vie renvoie à César, tandis que le consulat à vie et la royauté ne sont pas les attributions indiquées.

24. Dans un régime où les assemblées et magistratures républicaines subsistent, mais où l’empereur décide de la politique, de l’administration et de la justice, quelle caractérisation convient ?

Une république restaurée où l’empereur partage équitablement les décisions
Des institutions républicaines maintenues mais affaiblies par la concentration impériale
Une monarchie où les anciennes institutions ont été formellement abolies
Une magistrature collégiale où le Sénat dirige l’administration et la justice

Des institutions républicaines maintenues mais affaiblies par la concentration impériale

Explication

Sous le Haut-Empire, les institutions républicaines demeurent, mais l’empereur concentre les pouvoirs politiques, administratifs et judiciaires. L’apparence républicaine ne signifie donc ni partage égal du pouvoir ni abolition formelle des institutions.

25. Dans l’Empire, un empereur intervient dans les provinces comme un proconsul, exerce la puissance tribunicienne et contrôle le recrutement du Sénat. Quel ensemble de prérogatives ces actes illustrent-ils ?

L’imperium proconsulaire, la puissance tribunicienne et le contrôle du Sénat
Le consulat, la maîtrise des comices et l’autonomie des provinces
La censure, la présidence du Sénat et la direction des municipes
La dictature, le pouvoir des gouverneurs et l’élection des magistrats

L’imperium proconsulaire, la puissance tribunicienne et le contrôle du Sénat

Explication

L’empereur possède notamment l’imperium proconsulaire à l’échelle de l’Empire, la puissance tribunicienne et la maîtrise du recrutement sénatorial. Réduire ses prérogatives à l’armée ou aux fonctions ordinaires des gouverneurs méconnaît cette concentration de pouvoirs.

26. Au Ier siècle, une décision qui relevait auparavant des comices doit être prise alors que ceux-ci ne sont plus réunis. À quelles autorités leurs attributions sont-elles transférées ?

Au Sénat et à l’empereur
Aux cités italiennes et aux légats impériaux
Aux magistrats et aux gouverneurs provinciaux
À l’armée et aux préfets du prétoire

Au Sénat et à l’empereur

Explication

Dès le Ier siècle, les comices ne sont plus réunis et leurs attributions sont exercées par le Sénat et l’empereur. Les magistrats ou gouverneurs ne sont pas les autorités désignées pour ce transfert.

27. L’empereur doit pourvoir un poste à la tête d’un service central et cherche un candidat de confiance. Parmi quels groupes peut-il le recruter ?

Parmi les sénateurs, les chevaliers, les plébéiens et les esclaves
Parmi les sénateurs et les chevaliers, à l’exclusion des autres groupes
Parmi les gouverneurs provinciaux et les magistrats élus des cités
Parmi les militaires des légions et les seuls affranchis impériaux

Parmi les sénateurs, les chevaliers, les plébéiens et les esclaves

Explication

Les dignitaires et fonctionnaires des services centraux sont choisis par l’empereur parmi des hommes de confiance provenant des catégories sénatoriale, équestre et plébéienne, ainsi que parmi les esclaves. Le recrutement n’est donc pas réservé aux sénateurs ou aux militaires.

28. Un dirigeant impérial doit coordonner l’administration centrale et rendre la justice au nom de l’empereur. Quelle fonction correspond à ces responsabilités ?

Légat d’une province impériale
Préfet chargé de gouverner l’Égypte
Proconsul d’une province sénatoriale
Préfet du prétoire

Préfet du prétoire

Explication

Créés en 2 av. J.-C., les deux préfets du prétoire deviennent les principaux collaborateurs de l’empereur, dirigent l’administration centrale et exercent des fonctions judiciaires en son nom. Le proconsul et le légat gouvernent des provinces, tandis que le préfet d’Égypte relève d’une fonction territoriale particulière.

29. Auguste répartit l’Italie en régions administrées principalement par des fonctionnaires impériaux. Quel statut fiscal et foncier caractérise aussi cette péninsule ?

La citoyenneté romaine, la propriété réservée aux citoyens et l’exemption d’impôt foncier
La citoyenneté romaine, la propriété provinciale et un impôt foncier impérial
La citoyenneté incomplète, la propriété réservée aux vétérans et l’exemption de tribut
La propriété personnelle de l’empereur, l’administration préfectorale et un impôt foncier

La citoyenneté romaine, la propriété réservée aux citoyens et l’exemption d’impôt foncier

Explication

L’Italie bénéficie de la citoyenneté romaine, de la propriété réservée aux citoyens et d’une exemption d’impôt foncier depuis la bataille de Pydna. L’imposition provinciale et le statut de propriété personnelle impériale renvoient à d’autres situations.

30. Une province est pacifiée depuis longtemps et placée sous le contrôle du Sénat. Quel mode de gouvernement correspond à cette situation ?

Un préfet qui gouverne le territoire comme propriété personnelle impériale
Un légat civil et militaire nommé et révocable par l’empereur
Un proconsul qui administre la province sous le contrôle du Sénat
Un procurateur chargé principalement d’une mission militaire frontalière

Un proconsul qui administre la province sous le contrôle du Sénat

Explication

Les provinces sénatoriales, anciennes et pacifiées, sont administrées par un proconsul sous le contrôle du Sénat. Les légats impériaux gouvernent les provinces encore occupées militairement, tandis que le procurateur est associé aux régions frontalières.

31. Au IIe siècle, un empereur promulgue directement une nouvelle règle sans solliciter l’approbation du Sénat. De quelle source juridique s’agit-il ?

Une loi comitiale
Une constitution impériale
Un sénatus-consulte
Un rescrit impérial

Une constitution impériale

Explication

À partir du IIe siècle, l’empereur peut légiférer directement par constitution impériale. Le sénatus-consulte approuve une proposition impériale, la loi comitiale relève des comices et le rescrit répond à une demande.

32. Quelles sont les quatre catégories de constitutions impériales ?

Les édits, les sénatus-consultes, les décrets et les mandats
Les édits, les rescrits, les décrets et les lois comitiales
Les édits, les rescrits, les décrets et les mandats
Les édits, les rescrits, les lois comitiales et les mandats

Les édits, les rescrits, les décrets et les mandats

Explication

Les constitutions impériales se répartissent en édits, rescrits, décrets et mandats. Les sénatus-consultes et les lois comitiales sont d’autres formes juridiques, pas des catégories de constitutions impériales.

33. Un gouverneur reçoit de l’empereur des directives visant à améliorer l’administration provinciale et à réprimer les abus. Quelle catégorie de constitution impériale convient ?

Un édit
Un rescrit
Un décret
Un mandat

Un mandat

Explication

Les mandats sont des instructions adressées aux gouverneurs pour améliorer l’administration et réprimer les abus. Le décret tranche une affaire judiciaire, le rescrit répond à une demande et l’édit est un texte de portée générale.

34. Quels empereurs ont donné force de loi aux œuvres de cinq jurisconsultes par la loi des citations, et en quelle année ?

Justinien et Théodora, en 533
Constantin et Licinius, en 313
Dioclétien et Maximien, en 293
Théodose II et Valentinien III, en 426

Théodose II et Valentinien III, en 426

Explication

En 426, Théodose II et Valentinien III donnent force de loi aux œuvres de cinq grands jurisconsultes par la loi des citations. Les autres choix associent d’autres souverains ou périodes à des événements distincts.

35. Dans une région du Bas-Empire, les pratiques locales persistent et le droit prétorien est figé dans l’édit perpétuel. Quelle source permet encore d’adapter dynamiquement le droit aux évolutions économiques et sociales ?

Les coutumes locales
Les constitutions impériales
Le droit prétorien
La jurisprudence classique

Les constitutions impériales

Explication

Au Bas-Empire, les constitutions impériales constituent les sources dynamiques permettant d’adapter le droit aux évolutions économiques et sociales. Les coutumes locales se maintiennent, tandis que le droit prétorien est figé dans l’édit perpétuel.

36. Dans le contexte du droit romain, qu’est-ce qu’un code ?

Une décision judiciaire impériale applicable à des affaires similaires
Un recueil de textes juridiques organisé selon un plan chronologique ou thématique
Un ensemble de coutumes locales transmis sans organisation particulière
Un manuel élémentaire d’enseignement dépourvu de caractère législatif

Un recueil de textes juridiques organisé selon un plan chronologique ou thématique

Explication

Un code rassemble des textes juridiques, notamment des constitutions impériales, selon un plan chronologique ou thématique. Une décision judiciaire, un manuel pédagogique et un ensemble de coutumes ne correspondent pas à cette définition.

37. Un étudiant examine un recueil promulgué en 438 par Théodose II et Valentinien III : il rassemble les constitutions impériales depuis Constantin en livres thématiques, avec des textes classés chronologiquement à l’intérieur des titres. De quel ouvrage s’agit-il ?

Le Code grégorien
Le Digeste
Les Institutes de Justinien
Le Code théodosien

Le Code théodosien

Explication

Le Code théodosien, promulgué en 438, rassemble les constitutions impériales depuis Constantin en 16 livres thématiques, subdivisés en titres où les textes sont classés chronologiquement. Le Digeste réunit des extraits de jurisconsultes, les Institutes sont un manuel et le Code grégorien est une compilation antérieure.

38. Une école de droit utilise un ouvrage élémentaire approuvé en 533, qui sert à enseigner aux étudiants et possède pourtant force de loi. Quel est cet ouvrage ?

Les Novelles de Justinien
Les Institutes de Justinien
Le Digeste de Justinien
Un manuel privé d’enseignement juridique

Les Institutes de Justinien

Explication

Les Institutes de Justinien sont un manuel élémentaire destiné aux étudiants, approuvé en 533 et doté d’un caractère officiel ainsi que de la force de loi. Le Digeste rassemble des extraits de jurisconsultes, tandis qu’un manuel ordinaire ne possède pas ce statut légal.

39. Au Bas-Empire, quelle procédure reste utilisable et illustre l’étatisation de la justice ?

La procédure des actions de la loi
La procédure formulaire
La procédure d’appel
La procédure extraordinaire

La procédure extraordinaire

Explication

Au Bas-Empire, la procédure extraordinaire est la seule procédure utilisable et manifeste l’étatisation de la justice. La procédure formulaire et celle des actions de la loi sont des procédures antérieures ; l’appel est une voie de recours.

40. Dans une affaire au Bas-Empire, qui dirige la procédure à titre de juge plutôt qu’en qualité d’arbitre privé ?

Un membre du clergé chargé de la juridiction diocésaine
Un particulier choisi par les plaideurs comme arbitre
Un magistrat public, tel un gouverneur de province
Le demandeur, qui organise lui-même la comparution

Un magistrat public, tel un gouverneur de province

Explication

Dans la procédure extraordinaire, le juge est un magistrat public, comme un magistrat local, un gouverneur de province ou un préfet de la ville. Le confondre avec un arbitre particulier reprend l’ancienne conception du juge ; le demandeur ne dirige pas la procédure ; le clerc relève d’une juridiction différente.

41. Dans un procès, le juge organise la comparution, consigne les actes par écrit et mène lui-même des recherches pour établir les faits. Quelle caractéristique de la procédure cela illustre-t-il ?

Une procédure inquisitoriale et écrite dirigée par le juge
Une procédure arbitrale où les particuliers conduisent l’instance
Une procédure écrite dont le demandeur organise les phases
Une procédure accusatoire et orale menée par les parties

Une procédure inquisitoriale et écrite dirigée par le juge

Explication

La procédure extraordinaire est inquisitoriale et écrite : l’État en organise les phases, le juge dirige la comparution et recherche activement la vérité. Le rôle passif correspond à l’arbitrage ; l’oralité contredit la généralisation de l’écrit ; la comparution n’est plus laissée à l’initiative du demandeur.

42. Une partie conteste la sentence parce que le juge était incompétent et que les règles de forme ont été violées. Quelle voie de recours correspond à ces motifs ?

L’action en nullité de la sentence
La provocation ouverte aux tiers
La supplique adressée à l’empereur
L’appel devant un fonctionnaire supérieur

L’action en nullité de la sentence

Explication

L’action en nullité vise notamment l’incompétence du juge ou la violation des règles de forme ou de fond. L’appel porte la décision devant un fonctionnaire supérieur ; la supplique s’adresse à l’empereur ; la provocation est une autre voie, devenue ouverte aux tiers.

43. Un membre de l’ordo diocésain est lecteur. À quelle catégorie d’ordres appartient-il ?

Aux instances supérieures de l’Église
Aux ordres majeurs
Aux ordres mineurs
À l’assemblée des fidèles

Aux ordres mineurs

Explication

Les lecteurs figurent parmi les ordres mineurs, avec les acolytes, les exorcistes et les portiers. Les ordres majeurs comprennent les prêtres, les diacres et les sous-diacres ; les instances supérieures et l’assemblée des fidèles ne sont pas des catégories de l’ordo.

44. Un évêque conduit les pratiques religieuses du diocèse et en administre aussi les affaires temporelles. Quels pouvoirs exerce-t-il respectivement ?

Le pouvoir temporel pour les deux fonctions exercées dans le diocèse
Le pouvoir spirituel pour les deux fonctions exercées dans le diocèse
Le pouvoir temporel pour la conduite religieuse, puis le pouvoir spirituel pour l’administration
Le pouvoir spirituel pour la conduite religieuse, puis le pouvoir temporel pour l’administration

Le pouvoir spirituel pour la conduite religieuse, puis le pouvoir temporel pour l’administration

Explication

L’évêque dirige le diocèse par des pouvoirs spirituels et temporels : le premier concerne la conduite religieuse, le second l’administration de la circonscription. Inverser ces fonctions confond leur domaine ; la consécration ne définit pas l’administration ; l’assemblée ratifie l’élection mais ne remplace pas l’évêque dans cette direction.

45. Un auteur soutient que la cité de Dieu correspond à l’Église et que la cité terrestre correspond à l’Empire. Quelle évaluation respecte la distinction de saint Augustin ?

Cette équivalence est erronée : les deux cités ne se confondent ni avec l’Église ni avec l’Empire
Cette équivalence est exacte : chaque cité correspond à une institution terrestre
La cité de Dieu correspond à l’Église, mais la cité terrestre ne correspond pas à l’Empire
La cité terrestre correspond à l’Empire, mais la cité de Dieu ne correspond pas à l’Église

Cette équivalence est erronée : les deux cités ne se confondent ni avec l’Église ni avec l’Empire

Explication

Pour saint Augustin, les cités se distinguent selon la recherche ou non du royaume de Dieu et ne se confondent ni avec l’Église ni avec l’Empire. L’équivalence proposée confond les réalités spirituelles avec les institutions ; les deux interprétations partielles commettent chacune cette confusion pour l’une des cités.

46. Quels sont les quatre caractères de la monarchie franque ?

Militaire, patrimonial, judiciaire et électif
Patronal, patrimonial, militaire et héréditaire
Patronal, territorial, religieux et judiciaire
Patronal, patrimonial, religieux et électif

Patronal, patrimonial, religieux et électif

Explication

La conception franque du pouvoir monarchique associe les caractères patronal, patrimonial, religieux et électif. Les autres réponses substituent des caractéristiques qui ne figurent pas dans cette classification.

47. Un roi franc traite le royaume comme un bien privé et décide d’en léguer une partie à ses fils. Quelle conception du pouvoir applique-t-il ?

La conception élective de la monarchie
La conception romaine de la res publica
La conception patrimoniale du royaume
La conception patronale du pouvoir royal

La conception patrimoniale du royaume

Explication

Dans la conception patrimoniale, le royaume appartient au roi comme un bien privé qu’il peut léguer, ce qui favorise son partage successoral entre ses fils. La conception romaine rattache plutôt le gouvernement au bien commun, tandis que l’élection et le mundium désignent d’autres aspects du pouvoir.

48. Quel accord partage l’Empire carolingien entre Charles le Chauve, Louis le Germanique et Lothaire ?

L’élection royale de 752
Le traité de Verdun de 843
La rénovation de 798
L’élection de Hugues Capet de 987

Le traité de Verdun de 843

Explication

Le traité de Verdun, conclu en 843, partage l’Empire carolingien entre Charles le Chauve, Louis le Germanique et Lothaire. Les autres repères concernent des élections royales ou la rénovation de la loi salique.

49. Dans un pagus franc, quel responsable réunit l’administration locale, la justice, les fonctions militaires et la levée des impôts ?

L’évêque
Le bénéficiaire du mundium
Le roi
Le comte

Le comte

Explication

Le comte administre le pagus, exerce des fonctions judiciaires et militaires, lève les impôts et préside le tribunal de droit commun. Le roi est associé aux capitulaires, tandis que le mundium désigne une protection et non une charge locale.

50. Dans un royaume où les règles privées et pénales applicables varient selon l’appartenance ethnique, quel système juridique est en vigueur ?

L’unification des lois du royaume
La personnalité des lois
La diversité ethnique du droit public
La territorialité des coutumes

La personnalité des lois

Explication

La personnalité des lois fait dépendre la règle privée ou pénale de la nationalité ou de l’appartenance ethnique de la personne. La territorialité rattache plutôt la règle au territoire, et le droit public demeure commun aux sujets du royaume.

51. Un enfant naturel naît dans une famille où ses parents relèvent de lois personnelles différentes. Quelle loi personnelle lui est attribuée ?

La loi personnelle de son père
La loi liée à une procédure d’affranchissement
La loi personnelle de son beau-père
La loi personnelle de sa mère

La loi personnelle de sa mère

Explication

La règle de filiation prévoit qu’un enfant naturel suit la loi personnelle de sa mère, contrairement à l’enfant légitime, qui suit celle de son père. La loi du mari concerne la femme mariée, et celle de l’affranchi dépend de sa procédure d’affranchissement.

52. Deux personnes relevant de lois personnelles différentes concluent un contrat : l’une s’engage et l’autre accepte. Quelle règle détermine la formation du contrat ?

La loi personnelle de celui qui accepte l’engagement
La loi personnelle de chaque cocontractant
La loi territoriale du lieu de conclusion
La loi personnelle de celui qui prend l’engagement

La loi personnelle de celui qui prend l’engagement

Explication

La formation du contrat relève de la loi personnelle de celui qui prend l’engagement, alors que la capacité de contracter s’apprécie séparément selon la loi personnelle de chaque cocontractant. Les autres réponses transposent la règle de capacité ou introduisent un critère territorial.

53. Au IXe siècle, des populations se mélangent et leurs droits s’influencent réciproquement. Quelle évolution juridique en découle ?

Les lois personnelles se maintiennent grâce à la séparation des populations
La profession de lois devient le fondement des coutumes régionales
Un droit public distinct se forme pour chaque groupe ethnique
Les coutumes régionales dominantes remplacent la personnalité des lois

Les coutumes régionales dominantes remplacent la personnalité des lois

Explication

Le mélange des populations et l’influence réciproque des droits contribuent à la désuétude de la personnalité des lois au IXe siècle; les pratiques et coutumes régionales dominantes prennent alors le relais. Les autres réponses inversent ce mécanisme ou confondent le droit privé et pénal avec le droit public.

54. Quel ensemble constitue les actes de la pratique, considérés comme des sources secondaires éclairantes ?

Les ordalies, les serments, les chartes et les jugements royaux
Les capitulaires, les coutumes territoriales, les plaidoyers et les sentences
Les lois personnelles, les contrats privés, les diplômes et les plaids
Les chartes, les diplômes du palais, les formulaires et les polyptyques

Les chartes, les diplômes du palais, les formulaires et les polyptyques

Explication

Les actes de la pratique regroupent les chartes, les diplômes émanant du palais, les formulaires et les polyptyques. Les autres choix mêlent ces sources à des capitulaires, des procédures ou des catégories juridiques distinctes.

55. À quoi servent les formulaires dans la pratique juridique franque ?

À fournir aux praticiens du droit des modèles d’actes
À dresser pour les abbayes des inventaires de domaines
À consigner les sentences rendues par les hommes libres
À transmettre les décisions royales sous forme de diplômes

À fournir aux praticiens du droit des modèles d’actes

Explication

Les formulaires sont des modèles d’actes destinés aux praticiens du droit. Les autres réponses les confondent respectivement avec les polyptyques, des sentences judiciaires et des diplômes du palais.

56. Un litige ordinaire entre deux hommes libres doit être porté devant la juridiction compétente pour toutes les affaires. Quel tribunal convient ?

Le groupe des boni homines
Le malus, ou malberg
Le tribunal du palais
Le formulaire juridique

Le malus, ou malberg

Explication

Le malus ou malberg est le tribunal de droit commun, formé par une réunion d’hommes libres et compétent pour toutes les affaires. Le tribunal du palais est une juridiction d’exception; les boni homines participent à la recherche de la sentence, tandis qu’un formulaire est un modèle d’acte.

57. Sous Charlemagne, un homme libre doit déterminer combien de plaids sa participation est obligatoire et qui assume désormais une fonction judiciaire permanente. Quelle réponse convient ?

Aucun plaid pour les hommes libres, avec des comtes juges permanents
Une participation fréquente des hommes libres, avec des boni homines permanents
Trois plaids pour les échevins, avec des hommes libres permanents
Trois plaids pour les hommes libres, avec des échevins permanents

Trois plaids pour les hommes libres, avec des échevins permanents

Explication

Charlemagne limite à trois plaids la participation obligatoire des hommes libres et institue des échevins professionnels et permanents, choisis parmi les notables et nommés par le comte. Les autres choix inversent les rôles ou maintiennent l’organisation antérieure.

58. Un particulier engage une procédure dans laquelle l’État joue un rôle limité et l’une des parties doit accuser l’autre pour ouvrir l’instance. De quel type de procédure s’agit-il ?

D’une procédure royale, menée par le tribunal du palais
D’une procédure publique, ouverte sans accusation d’une partie
D’une procédure privée, contradictoire ou accusatoire
D’une procédure publique, engagée d’office

D’une procédure privée, contradictoire ou accusatoire

Explication

La procédure privée est contradictoire ou accusatoire : une partie doit accuser l’autre pour introduire l’instance et le rôle de l’État est limité. L’engagement d’office caractérise plutôt la procédure publique; le tribunal du palais relève de l’organisation judiciaire.

59. Un accusé ne reconnaît pas les faits et doit se disculper dans le cadre des pratiques franques. Quelle démarche probatoire doit-il entreprendre ?

Prêter un serment judiciaire sans recourir à aucune forme de preuve
Accuser une autre partie afin que le tribunal prononce immédiatement la sentence
Se justifier ou se purger au moyen de preuves négatives difficiles, faisant appel au divin
Attendre que l’autorité publique réunisse des preuves matérielles ordinaires

Se justifier ou se purger au moyen de preuves négatives difficiles, faisant appel au divin

Explication

Sans aveu, l’accusé doit se justifier ou se purger au moyen de preuves négatives difficiles à administrer, qui font appel à Dieu ou à un être surnaturel. Les autres choix supposent une enquête publique, une accusation en remplacement de la défense ou l’absence de preuve.

60. Un accusé veut se laver d’une accusation par le serment purgatoire. Quelle pratique correspond à cette preuve ?

Réussir une épreuve physique, sans serment ni co-jureurs
Invoquer un être surnaturel par une épreuve, sans geste ni co-jureurs
Faire prêter serment à l’accusateur, le nombre de témoins étant choisi par le tribunal
Prêter serment, la main sur une chose sacrée, avec des co-jureurs dont le nombre est fixé par la loi nationale

Prêter serment, la main sur une chose sacrée, avec des co-jureurs dont le nombre est fixé par la loi nationale

Explication

Le serment purgatoire permet à l’accusé de se laver de l’accusation en prêtant serment, la main tendue sur une chose sacrée, avec un nombre légal de co-jureurs adapté au cas. L’épreuve physique relève de l’ordalie; les autres réponses inversent le rôle de l’accusé ou écartent des éléments constitutifs du serment.

61. Un accusé est soumis à une épreuve physique redoutable et doit en sortir victorieux pour être déclaré innocent. De quelle preuve s’agit-il ?

D’une accusation privée, introduite par une partie
D’une ordalie, preuve irrationnelle d’origine allemande
D’une sentence du malus, rendue par des hommes libres
D’un serment purgatoire, appuyé par des co-jureurs

D’une ordalie, preuve irrationnelle d’origine allemande

Explication

L’ordalie est une preuve irrationnelle d’origine allemande : l’accusé doit réussir une épreuve physique redoutable pour être déclaré innocent. Le serment purgatoire repose sur un serment et des co-jureurs; le malus rend des sentences et l’accusation privée ouvre une instance.

62. Dans un cas, un délit public est jugé par une procédure publique et sanctionné par l’autorité publique. Comment qualifier cette sanction ?

Une peine privée
Une composition pécuniaire
Une réparation familiale
Une peine publique

Une peine publique

Explication

Une peine publique sanctionne un délit public après une procédure publique et est infligée par l’autorité publique. La peine privée relève d’un délit et d’une procédure privés, tandis que la composition est une somme due à la famille de la victime.

63. Dans le cadre d’un délit privé, que désigne une composition pécuniaire ?

Une somme due à la famille de la victime
Une donation accordée au vassal
Une peine corporelle infligée au délinquant
Une amende due à l’autorité publique

Une somme due à la famille de la victime

Explication

La composition pécuniaire est une somme due à la famille de la victime pour sanctionner un délit privé. L’amende publique relève d’une autre forme de sanction, la peine corporelle n’est pas une somme et la donation au vassal correspond au bénéfice.

64. Deux victimes subissent des délits de nature différente et ont des âges et des rangs sociaux distincts. Quels éléments peuvent expliquer des tarifs de composition différents ?

La nature du délit et la qualité, l’âge, le sexe et le rang de la victime
La procédure suivie et le statut public ou privé du tribunal
La nature du délit et le degré de culpabilité de son auteur
Le rang de l’auteur et la peine corporelle qu’il risque

La nature du délit et la qualité, l’âge, le sexe et le rang de la victime

Explication

Le tarif varie selon la nature du délit ainsi que la qualité, l’âge, le sexe et le rang social de la victime. La culpabilité de l’auteur ne détermine pas le montant, et les deux autres réponses substituent des critères qui ne fondent pas ce tarif.

65. Deux auteurs causent un dommage comparable, mais l’un a agi avec une culpabilité jugée plus forte. Quel principe guide le montant de leur composition ?

Le dommage subi détermine l’évaluation
La culpabilité de l’auteur détermine l’évaluation
La procédure publique détermine l’évaluation
Le rang social de l’auteur détermine l’évaluation

Le dommage subi détermine l’évaluation

Explication

La composition est évaluée d’après le dommage, non d’après le degré de culpabilité de l’auteur. La deuxième réponse reprend précisément la confusion entre dommage et culpabilité; les autres substituent le type de procédure ou le rang de l’auteur au critère pertinent.

66. À l’époque franque, qui exerce les fonctions publiques ?

Les propriétaires immunistes et les familles des victimes
Les comtes et les propriétaires immunistes
Les représentants royaux et les seigneurs concessionnaires
Les comtes et les vassaux du roi

Les comtes et les propriétaires immunistes

Explication

À l’époque franque, les fonctions publiques sont exercées par les comtes et les propriétaires immunistes. La réponse limitée aux comtes omet les propriétaires immunistes; les deux autres attribuent ce rôle à des groupes qui ne sont pas désignés dans cette caractérisation.

67. Le roi confie à un comte la représentation royale dans un pagus, puis décide de le déplacer. Quel énoncé décrit correctement cette situation ?

Le vassal représente le roi dans le bénéfice, et le comte peut le déplacer
Le comte représente sa famille dans le pagus, et le roi nomme son successeur
Le comte représente les propriétaires dans le pagus, et les pairs peuvent le déplacer
Le comte représente le roi dans le pagus, et le roi peut le déplacer

Le comte représente le roi dans le pagus, et le roi peut le déplacer

Explication

Le comte représente le roi dans le pagus; le roi le nomme, le déplace et le révoque. Les autres réponses confondent cette fonction avec celle des propriétaires immunistes, avec le bénéfice ou avec la succession du comte.

68. Sous les Carolingiens, les comtes commencent à résister à leur déplacement; leurs successeurs voient cette tendance se renforcer. Quelle évolution cela illustre-t-il ?

L’établissement immédiat de la succession héréditaire de tous les comtes
La disparition progressive de la fonction comtale sous les Carolingiens
Le succès des efforts de Charlemagne pour maintenir les comtes amovibles
L’émergence puis le développement de l’inamovibilité des comtes

L’émergence puis le développement de l’inamovibilité des comtes

Explication

La tendance à l’inamovibilité apparaît sous les Carolingiens et se développe avec leurs successeurs, malgré les efforts de Charlemagne pour l’empêcher. La succession héréditaire est une évolution distincte, Charlemagne échoue à préserver l’amovibilité et la fonction comtale ne disparaît pas.

69. Un comte meurt lors d’une expédition en 877. Quelle succession le capitulaire de Charles le Chauve prévoit-il dans ce cas ?

Le fils du comte lui succède
Les pairs du comte élisent son successeur
Le roi reprend la fonction et désigne un nouveau comte
Un héritier quelconque reçoit la fonction, quel que soit le contexte

Le fils du comte lui succède

Explication

Le capitulaire de 877 prévoit que le fils d’un comte mort lors d’une expédition lui succède. L’élection par les pairs et la reprise de la fonction par le roi ne correspondent pas à cette règle; la dernière réponse efface la condition précisée.

70. Quelle association entre les souverains et les actes juridiques est correcte pour l’Égypte ancienne ?

Ramsès II est associé à un traité de paix avec le roi des Hittites daté de 1259 av. J.-C., et Horemheb à un décret pénal.
Horemheb est associé au traité de paix avec le roi des Hittites, et Ramsès II au décret pénal.
Horemheb est associé à un décret pénal sous la XIXe dynastie, et Ramsès II à un traité de paix daté de 1259 av. J.-C.
Horemheb est associé à un décret pénal, et Ramsès II à un traité de paix avec le roi des Hittites daté de 1259 av. J.-C.

Horemheb est associé à un décret pénal, et Ramsès II à un traité de paix avec le roi des Hittites daté de 1259 av. J.-C.

Explication

Horemheb, sous la XVIIIe dynastie, est associé au décret pénal, tandis que le traité de paix entre Ramsès II et le roi des Hittites date de 1259 av. J.-C. Les autres choix confondent les actes, attribuent le traité à Horemheb ou déplacent Horemheb à la XIXe dynastie.

71. Après la conversion de Constantin, quelle situation décrit le mieux la place de l’Église dans l’Empire romain ?

Elle devient une institution importante, mais reste soumise au droit et à la juridiction impériaux.
Elle devient une institution importante, dotée de son propre droit, de sa juridiction et de son organisation.
Elle acquiert une organisation propre, mais exerce sa juridiction au nom des tribunaux impériaux.
Elle devient une institution importante, tandis que l’empereur fixe son droit et dirige son organisation.

Elle devient une institution importante, dotée de son propre droit, de sa juridiction et de son organisation.

Explication

Après la conversion de Constantin, l’Église devient une institution importante de l’Empire et dispose de son propre droit, de sa juridiction et de son organisation. Les autres réponses lui refusent une autonomie juridique, confondent sa juridiction avec celle de l’Empire ou attribuent son organisation à l’empereur.

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Qu’étudie l’histoire du droit dans la durée ?

Les évolutions du droit, afin d’en apprécier l’ampleur et les limites et de mieux comprendre la vision juridique contemporaine.

Où se sont succédé les droits cunéiformes, et par quels écrits sont-ils connus ?

En Mésopotamie, connue aujourd’hui comme l’Irak, par des écrits cunéiformes.

Quel est le plus ancien code législatif connu, et vers quand est-il apparu ?

Le code d’Ur-Nammu, vers 2050 av. J.-C.

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