QCM : Morale, bien absolu et bonheur (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction la morale remplit-elle dans la vie des individus ?

Elle fournit des règles pour juger et orienter leurs actions.
Elle fixe des sanctions légales pour leurs actions.
Elle décrit les coutumes sans guider les actions.
Elle prévoit les conséquences de leurs actions sans les évaluer.

Elle fournit des règles pour juger et orienter leurs actions.

Explication

La morale est un ensemble de règles qui sert à juger et à orienter les actions au cours de la vie. La description des coutumes confond morale et simple constat, les sanctions légales réduisent la morale au droit, et la prévision des conséquences omet le jugement.

2. Une personne affirme que le bien est valable indépendamment des opinions et des sociétés, tandis qu’une autre soutient qu’il varie selon ceux qui le définissent. Quelle distinction expriment-elles ?

La première défend un bien relatif, la seconde une règle juridique.
La première défend un bien relatif, la seconde un bien absolu.
La première défend une règle juridique, la seconde un bien absolu.
La première défend un bien absolu, la seconde un bien relatif.

La première défend un bien absolu, la seconde un bien relatif.

Explication

Le bien absolu est conçu comme indépendant des individus et des sociétés, alors que le bien relatif varie selon ceux qui le définissent. Dire que le premier est relatif inverse les conceptions; parler de règle juridique confond une conception du bien avec sa traduction possible en loi.

3. Une société veut élaborer une réflexion morale commune, mais constate aussi que des dirigeants invoquent un idéal prétendument indiscutable pour justifier des actes mauvais. Quel problème résume cette tension ?

La diversité des opinions justifie le mal, tandis que l’absolu facilite la réflexion commune.
Le relativisme complique la réflexion commune, tandis que l’absolu peut servir à justifier le mal.
Les lois écrites empêchent la réflexion commune, tandis que les coutumes justifient le mal.
Le relativisme permet la réflexion commune, tandis que l’absolu révèle la diversité des lois.

Le relativisme complique la réflexion commune, tandis que l’absolu peut servir à justifier le mal.

Explication

Un bien entièrement relatif rend difficile une réflexion morale commune, tandis qu’un bien absolu peut être instrumentalisé pour justifier le mal. Dire que le relativisme facilite l’accord inverse le premier problème; confondre instrumentalisation et diversité des opinions ou attribuer la difficulté aux lois écrites déplace la tension.

4. Une personne veut agir moralement et décide de ne pas s’en tenir aux opinions reçues, mais de rechercher ce qu’est véritablement le bien. Quelle démarche correspond à la conception de Platon dans le livre VII de la République ?

Une adhésion aux opinions courantes pour établir le bien.
Une observation des choses sensibles pour définir le bien.
Une recherche théorique qui dépasse les opinions pour connaître le bien.
Une application pratique des coutumes pour déterminer le bien.

Une recherche théorique qui dépasse les opinions pour connaître le bien.

Explication

Dans le livre VII de la République, Platon présente la vie morale comme une recherche théorique qui dépasse les opinions afin d’atteindre une connaissance du bien. L’application des coutumes réduit la démarche à la pratique, l’adhésion aux opinions renonce à les dépasser, et l’observation sensible ne correspond pas à cette recherche théorique.

5. Un philosophe soutient que les objets perçus par les sens changent, tandis que les vérités universelles et permanentes sont accessibles par la pensée. Comment Platon distinguerait-il ces deux domaines ?

Les particuliers changeants relèvent de l’intelligible, les Idées permanentes du sensible.
Les particuliers changeants relèvent du sensible, les Idées permanentes de l’intelligible.
Les particuliers changeants et les Idées permanentes relèvent tous deux du sensible.
Les Idées changeantes relèvent du sensible, les particuliers permanents de l’intelligible.

Les particuliers changeants relèvent du sensible, les Idées permanentes de l’intelligible.

Explication

Le monde sensible est matériel, accessible par les sens et composé de particuliers changeants; le monde intelligible est accessible par la pensée et l’âme et comprend les Idées universelles et permanentes. L’inversion des mondes confond leurs caractéristiques, et placer les Idées dans le sensible leur attribue à tort l’accès par les sens.

6. Dans une expérience inspirée de l’allégorie de la caverne, une personne comprend d’abord des ombres, observe ensuite les objets dont elles proviennent, puis saisit des vérités intelligibles. Quel ordre décrit cette progression ?

Des objets particuliers aux images et ombres, puis aux Idées intelligibles.
Des images et ombres aux objets particuliers, puis aux Idées intelligibles.
Des images et ombres aux Idées intelligibles, puis aux objets particuliers.
Des Idées intelligibles aux objets particuliers, puis aux images et ombres.

Des images et ombres aux objets particuliers, puis aux Idées intelligibles.

Explication

Dans l’allégorie, la connaissance progresse des images et des ombres vers les objets particuliers, puis vers les Idées intelligibles symbolisées par la lumière. Commencer par les objets inverse la première étape; atteindre les Idées avant les objets ou amorcer le parcours par les Idées inverse la progression.

7. Dans les quatre grandes écoles eudémonistes, quel rôle le bonheur joue-t-il dans la vie morale ?

Il est un moyen parmi d’autres, sans lien nécessaire avec une vie conforme au bien.
Il est le bien suprême, but des actions et conséquence d’une vie conforme au bien.
Il est une récompense extérieure, indépendante des choix et de la conduite.
Il est le but des actions, mais sans rapport avec la manière de vivre.

Il est le bien suprême, but des actions et conséquence d’une vie conforme au bien.

Explication

Le bonheur est à la fois le bien suprême visé par les actions et la conséquence nécessaire d’une vie conforme au bien. Le « moyen parmi d’autres » minimise son statut, la « conduite sans rapport » supprime le lien moral, et la « récompense extérieure » déplace son origine.

8. Un adepte d’Épicure renonce à un plaisir intense parce qu’il juge qu’il entraînerait des excès et privilégie une satisfaction mesurée. Quelle attitude adopte-t-il ?

Un hédonisme modéré qui soumet les plaisirs au raisonnement moral.
Un hédonisme excessif qui recherche les plaisirs les plus intenses.
Une recherche impulsive qui choisit les plaisirs sans examen moral.
Un ascétisme qui rejette les plaisirs parce qu’ils sont corporels.

Un hédonisme modéré qui soumet les plaisirs au raisonnement moral.

Explication

L’épicurisme est un hédonisme modéré : les plaisirs sont soumis à un raisonnement moral qui conduit à éviter les excès. Le « rejet des plaisirs corporels » confond modération et renoncement, la « recherche des plaisirs les plus intenses » inverse la modération, et le choix « sans examen moral » omet le raisonnement.

9. Une personne hésite entre une satisfaction durable qu’elle peut préserver et une gratification liée à sa gloire, qui pourrait lui échapper. Quelle distinction épicurienne s’applique ?

La satisfaction durable relève des plaisirs stables, tandis que la gloire relève des plaisirs changeants.
La satisfaction durable relève des plaisirs changeants, tandis que la gloire relève des plaisirs stables.
Les deux satisfactions relèvent des plaisirs changeants, puisqu’elles procurent une gratification.
Les deux satisfactions relèvent des plaisirs stables, puisqu’elles peuvent être désirées.

La satisfaction durable relève des plaisirs stables, tandis que la gloire relève des plaisirs changeants.

Explication

Épicure distingue les plaisirs stables des plaisirs changeants, qui peuvent disparaître et échapper à notre maîtrise ; la gloire est un exemple de plaisir changeant. La « gloire stable » inverse cette classification, « durée et caractère changeant » sont confondus, et l’idée de plaisirs changeants « sous maîtrise » néglige leur possible perte.

10. Une personne craint les phénomènes naturels et pense pouvoir apaiser les dieux par des sacrifices. Quel remède épicurien répond à cette crainte ?

Admettre que toute douleur peut être supportée
Ne pas craindre la mort, car aucune sensation ne subsiste après elle
Ne pas craindre les dieux, car les religions nourrissent la crainte et l’espoir de les satisfaire
Éviter les plaisirs excessifs grâce à une méthode rationnelle

Ne pas craindre les dieux, car les religions nourrissent la crainte et l’espoir de les satisfaire

Explication

Le premier remède invite à ne pas craindre les dieux : les religions s’appuient sur la peur des puissances surnaturelles et l’espoir de les satisfaire. La peur de mourir relève du deuxième remède, la modération du troisième et la résistance à la douleur du quatrième.

11. Une personne redoute de souffrir après sa mort. Quel raisonnement épicurien peut la rassurer ?

Vivante, elle doit modérer ses plaisirs ; morte, elle continue d’éprouver des sensations
Vivante, elle n’est pas encore morte ; morte, elle n’existe plus et ne ressent rien
Vivante, elle peut supporter toute douleur ; morte, elle ressent une douleur extrême
Vivante, elle doit craindre les dieux ; morte, elle peut les satisfaire par des sacrifices

Vivante, elle n’est pas encore morte ; morte, elle n’existe plus et ne ressent rien

Explication

Pour Épicure, la mort ne peut être éprouvée : tant qu’on vit, elle n’est pas présente, et après la mort, il n’y a plus de sujet ni de sensation. La modération concerne le bonheur, les dieux le premier remède, et la capacité à supporter la douleur un autre principe.

12. Une personne veut mener une vie heureuse sans se laisser entraîner par des plaisirs excessifs. Quelle démarche correspond au troisième remède d’Épicure ?

Employer la raison et la modération pour éviter les plaisirs excessifs
Écarter toute crainte en accomplissant des sacrifices aux dieux
Satisfaire chaque désir afin d’atteindre un bonheur complet
Rechercher des plaisirs intenses pour rendre la douleur supportable

Employer la raison et la modération pour éviter les plaisirs excessifs

Explication

Le troisième remède vise le bonheur par une méthode rationnelle et modérée, qui évite les plaisirs excessifs. La satisfaction de tous les désirs ne correspond pas à cette modération, tandis que les sacrifices et la douleur relèvent d’autres préoccupations.

13. Une règle morale doit s’appliquer à tous, indépendamment de leurs désirs et de leurs opinions. Quel critère Kant privilégierait-il face à la recherche du bonheur ?

La nature, comme ensemble des lois qui s’imposent à l’être humain
Le devoir, comme critère moral universel indépendant des opinions individuelles
Le bonheur, comme résultat des préférences propres à chacun
Le bonheur, comme satisfaction supposée de tous les désirs

Le devoir, comme critère moral universel indépendant des opinions individuelles

Explication

Kant oppose le devoir, critère moral universel, au bonheur, notion indéterminée et contradictoire liée à la satisfaction supposée de tous les désirs. Les préférences individuelles ne fondent pas une règle universelle, et les lois naturelles relèvent de la distinction entre nature et liberté.

14. Une personne, soumise à la gravité et à la mortalité, se fixe pourtant un objectif par réflexion rationnelle. Quels deux pôles de l’existence humaine cette situation illustre-t-elle ?

Le bonheur, qui la soumet aux lois naturelles, et le devoir, qui lui impose la finitude
La nature, qui lui permet de se fixer des fins, et la liberté, qui la soumet aux lois et à la finitude
La nature, qui la soumet aux lois et à la finitude, et la liberté, qui lui permet de se fixer des fins
La connaissance, qui la rend mortelle, et l’espérance, qui lui permet de choisir ses fins

La nature, qui la soumet aux lois et à la finitude, et la liberté, qui lui permet de se fixer des fins

Explication

Kant distingue la nature, qui soumet l’être humain aux lois naturelles et à la finitude, de la liberté, par laquelle la raison permet de se fixer des fins. Inverser ces rôles confond les deux pôles ; bonheur, devoir, connaissance et espérance ne sont pas les deux dimensions décrites ici.

15. Une personne accomplit une action qu’elle n’aurait pas naturellement tendance à faire, parce qu’elle estime qu’elle doit la faire. Comment caractériser cette exigence morale ?

Une loi naturelle qui détermine l’action sans intervention de la raison
Un désir de bonheur qui pousse à choisir l’action la plus agréable
Une inclination naturelle qui conduit spontanément à une action
Une obligation qui impose une action à laquelle on ne tend pas naturellement

Une obligation qui impose une action à laquelle on ne tend pas naturellement

Explication

Le devoir moral est une obligation qui impose une action à laquelle on ne tend pas naturellement et sert de critère à la moralité. Une inclination spontanée, une loi naturelle et la recherche du bonheur ne décrivent pas cette contrainte morale.

16. Lina veut réussir un examen et révise pour atteindre cet objectif ; Malik estime qu’il doit tenir une promesse parce que c’est moralement juste, indépendamment de tout résultat. Quelle distinction décrit ces deux impératifs ?

Lina suit un impératif catégorique, Malik un impératif hypothétique.
Lina suit un impératif hypothétique, Malik un conseil de prudence.
Lina suit un conseil de prudence, Malik un impératif hypothétique.
Lina suit un impératif hypothétique, Malik un impératif catégorique.

Lina suit un impératif hypothétique, Malik un impératif catégorique.

Explication

L’impératif hypothétique commande une action comme moyen d’atteindre un but, tandis que le catégorique impose l’action pour elle-même. Un conseil de prudence vise le bonheur, et non la simple réussite à un examen.

17. Un employé rend un objet perdu à son propriétaire parce qu’il craint une sanction, tandis qu’une autre personne le rend parce qu’elle juge que c’est son devoir moral. Comment caractériser ces actions ?

La première est conforme au devoir, la seconde est faite par devoir.
La première est faite par devoir, la seconde est conforme au devoir.
Les deux sont faites par devoir, puisqu’elles respectent le devoir.
La première n’est pas conforme au devoir, la seconde est faite par devoir.

La première est conforme au devoir, la seconde est faite par devoir.

Explication

Une action conforme au devoir accomplit ce que le devoir prescrit, même si elle répond à un intérêt privé ; une action faite par devoir est accomplie pour des raisons morales. La crainte d’une sanction relève d’un motif intéressé, mais ne rend pas l’action contraire au devoir.

18. Une personne examine une règle, en comprend la justification morale, puis décide librement de se l’imposer comme principe de conduite. Quelle notion kantienne décrit cette démarche ?

L’autonomie, c’est-à-dire se donner sa propre loi.
L’indépendance, c’est-à-dire agir sans aucune règle.
L’obéissance aveugle, c’est-à-dire suivre un ordre extérieur.
Le règne des fins, c’est-à-dire traiter autrui comme une fin.

L’autonomie, c’est-à-dire se donner sa propre loi.

Explication

L’autonomie consiste à se donner sa propre règle et à s’autodéterminer. L’obéissance aveugle suit un ordre sans jugement, tandis que le règne des fins désigne un idéal de société.

19. Une employée reçoit l’ordre de discriminer un collègue au nom du devoir. Pour déterminer si cet ordre peut constituer un devoir véritablement moral, que doit-elle faire ?

Suivre l’ordre si cela sert les intérêts de son organisation.
Refuser toute règle contraignante au nom de sa liberté individuelle.
Juger l’ordre, comprendre pourquoi il serait bon et y adhérer librement.
Exécuter l’ordre parce qu’il vient d’une autorité reconnue.

Juger l’ordre, comprendre pourquoi il serait bon et y adhérer librement.

Explication

Un devoir n’est véritablement moral que si l’on peut le juger, comprendre pourquoi il est bon et y adhérer librement. L’autorité ou l’intérêt d’une organisation ne suffisent pas à établir sa valeur morale.

20. Dans une administration, des agents appliquent aveuglément des ordres nuisibles en se convainquant qu’ils accomplissent leur devoir. Quel concept Hannah Arendt mobilise-t-elle pour éclairer ce risque ?

Le règne des fins.
L’autonomie morale.
L’impératif catégorique.
La banalité du mal.

La banalité du mal.

Explication

La banalité du mal met en lumière le risque de l’obéissance aveugle à des ordres considérés comme un devoir. Le règne des fins et l’autonomie sont des notions kantiennes distinctes, et l’impératif catégorique n’est pas le concept mobilisé par Arendt ici.

21. Une personne hésite entre mentir pour empêcher un dommage immédiat et dire la vérité au nom d’un principe valable indépendamment des circonstances. Quelle approche juge l’action d’abord d’après les effets qu’elle produira dans cette situation ?

Le choix kantien entre lois morales
La morale du mal nécessaire
Le conséquentialisme
La déontologie

Le conséquentialisme

Explication

Le conséquentialisme évalue l’action selon ses conséquences dans la situation considérée. La déontologie renvoie aux principes universels, le choix kantien concerne un conflit entre lois morales, et le mal nécessaire qualifie une action sans la rendre moralement bonne.

22. Une personne compare les conceptions antiques du bonheur : quelle distinction caractérise les épicuriens par rapport aux trois autres écoles évoquées ?

Ils définissent le bonheur par la seule absence de trouble de l’âme.
Ils définissent le bonheur par la primauté de l’âme sur les sensations corporelles.
Ils définissent le bonheur par le plaisir, comme absence de douleur corporelle et de trouble de l’âme.
Ils définissent le bonheur par la satisfaction de plaisirs sans considération de leurs effets.

Ils définissent le bonheur par le plaisir, comme absence de douleur corporelle et de trouble de l’âme.

Explication

Les épicuriens définissent le bonheur par le plaisir entendu comme absence de douleur corporelle et de trouble de l’âme, tandis que les trois autres écoles privilégient l’âme. La primauté de l’âme attribue aux épicuriens la position des autres écoles, les plaisirs sans considération de leurs effets confondent épicurisme et débauche, et la seule absence de trouble oublie la dimension corporelle.

23. Un élève explique la pensée d’Épicure en affirmant que les idées forment une réalité immatérielle indépendante du corps. Quelle conception contredit cette affirmation ?

Le dualisme, selon lequel l’intellectuel dépend de la matière et des corps.
Le scepticisme, selon lequel l’intellectuel dépend de la matière et des corps.
Le matérialisme, selon lequel l’intellectuel dépend de la matière et des corps.
L’idéalisme, selon lequel l’intellectuel dépend de la matière et des corps.

Le matérialisme, selon lequel l’intellectuel dépend de la matière et des corps.

Explication

Le matérialisme défend la seule existence de la matière et des corps, et considère que l’intellectuel dépend de la matière plutôt que d’exister indépendamment. Le dualisme distingue des réalités matérielle et immatérielle, l’idéalisme accorde la primauté aux idées, et le scepticisme concerne la suspension du jugement.

24. Une personne héberge un ami et un assassin lui demande si celui-ci se trouve chez elle. Selon la position de Kant sur les devoirs moraux, que doit-elle faire ?

Mentir, car les conséquences déterminent la valeur morale de l’acte
Mentir, car protéger la vie de l’ami prime sur toute autre règle
Choisir librement entre deux devoirs également contradictoires
Refuser de mentir, car deux devoirs véritables ne se contredisent pas

Refuser de mentir, car deux devoirs véritables ne se contredisent pas

Explication

Pour Kant, le conflit entre lois morales est apparent : deux devoirs véritables ne peuvent pas se contredire, et l’interdiction de mentir demeure dans ce cas. Privilégier les conséquences relève du conséquentialisme, faire primer la protection de la vie suppose que le devoir d’honnêteté soit annulé, et parler de devoirs véritablement contradictoires reprend précisément l’interprétation rejetée.

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Qu’est-ce que la morale ?

Un ensemble de règles permettant de juger et d’orienter les actions des individus au cours de leur vie.

Comment le bien moral relatif varie-t-il ?

Selon les individus et les sociétés qui le définissent.

Que risque de masquer un bien absolu ?

La diversité des lois, qu’il peut aussi instrumentaliser pour justifier le mal.

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