Fiche de révision : Moussons et ressources asiatiques

Plan du Cours

  1. Mécanismes de la tectonique des plaques
  2. Tectonique et risques en Asie
  3. Séismes et mortalité par pays
  4. Grands séismes et tsunamis
  5. Reliefs du système himalayen
  6. Annexes des monts Koumloum
  7. Monts Tianshan et Altaï
  8. Chaînes de Sibérie et marges asiatiques
  9. Mousson d’hiver et risques climatiques
  10. Cyclones tropicaux et typhons
  11. Les grands climats d’Asie
  12. Terres rares et enjeux de puissance
  13. Charbon et hydrocarbures
  14. Pétrole et gaz naturel
  15. Consommations et énergie nucléaire
  16. Familles linguistiques d’Asie
  17. Démographie de l’Asie des moussons
  18. Colonisation et développement asiatique

1. Mécanismes de la tectonique des plaques

Notions clés & Définitions

  • Points chauds : Les points chauds sont des endroits où des panaches magmatiques ne perforent pas la croûte pour former des dorsales, mais peuvent créer des volcans terrestres ou sous-marins et des îles comme Hawaï ou La Réunion.

★ À maîtriser

  • L’Asie est le continent le plus peuplé et représente environ un tiers des terres émergées.

  • L’Asie des moussons, composée de l’Asie du Sud, de l’Est et du Sud-Est, rassemble 90 % de la population asiatique, tandis que l’Asie sèche en rassemble 10 %.

  • En Asie du Sud et de l’Est, la mousson apporte de fortes précipitations qui favorisent la riziculture et contribuent à nourrir la population toute l’année.

  • Les mouvements du magma liés à la chaleur provoquent des remontées en panache, la formation de nouvelle croûte aux zones de divergence, puis le refroidissement et la redescente du magma.

📌 La convergence des plaques peut entraîner une subduction, une fermeture océanique avec formation de montagnes, ou un coulissement par à-coups le long de failles transformantes.

Compléments

  • La délimitation Europe-Asie est discutée notamment dans les régions suivantes :
    • le Caucase
    • l’isthme de Suez
    • Chypre
    • la Papouasie-Nouvelle-Guinée

📌 L’Asie humide connaît des populations sédentaires, tandis que l’Asie sèche, marquée par la faiblesse des précipitations et les zones désertiques ou semi-désertiques, connaît des populations nomades.

  • Parmi les grands fleuves prenant leur source dans l’Himalaya figurent :

    • le fleuve Bleu
    • le Mékong
    • le Gange
    • l’Indus
  • Alfred Wegener développe la théorie de la dérive des continents après avoir observé que l’Afrique et l’Amérique du Sud semblaient s’emboîter. - Alfred Vegeler

📌 La croûte continentale, composée de granite, se distingue de la croûte océanique, composée de basalte, plus dense et refroidissant plus rapidement.

  • Sous la lithosphère se trouvent le manteau solide, une roche très visqueuse, puis le noyau, divisé en une couche visqueuse et une couche solide.

  • Lors d’une subduction, la plaque la plus dense passe sous l’autre ; l’eau libérée par la plaque plongeante favorise la fusion partielle du manteau sus-jacent, produisant des magmas qui peuvent provoquer un volcanisme explosif ou péléen.

Astuce mémo

Le magma remonte, forme une croûte, puis redescend

2. Tectonique et risques en Asie

★ À maîtriser

  • La collision de la plaque indienne avec la plaque eurasiatique a formé l’Himalaya et plusieurs chaînes montagneuses, dont l’Hindou Koush, le Karakoram et le Hengduan.

  • L’Asie polarise 80 % des séismes mondiaux et plus de 70 millions de personnes vivent à proximité immédiate de plaques tectoniques.

Compléments

  • La plaque indienne s’est déplacée en moyenne de 5 centimètres par an et a refermé l’océan Téthys en remontant vers l’Eurasie.

  • La zone de convergence pacifique-eurasiatique s’étend notamment du Kamtchatka vers : le Japon, Taïwan, les Philippines, l’ouest de l’Océanie, notamment la Papouasie-Nouvelle-Guinée

  • Les séismes provoquent en moyenne 1 500 morts par an en Asie.

  • En Chine, la moyenne indiquée est de 2,1 séismes et 90 morts par an, et 4 % des décès de 1980 à 2000 sont attribués aux séismes.

  • Au Japon, la moyenne indiquée est de 1,1 séisme et 280 morts par an, et 80 % des décès de 1980 à 2000 sont attribués à l’activité sismique.

  • En Afghanistan, la moyenne indiquée est de 0,8 séisme et 400 victimes par an, et 50 % des victimes de 1980 à 2000 sont liées à l’activité sismique.

Astuce mémo

La collision indo-eurasienne → l’Himalaya et une forte sismicité

3. Séismes et mortalité par pays

★ À maîtriser

  • En Inde, la région himalayenne connaît 0,7 tremblement de terre par an et environ 570 morts par an, une mortalité que le cours relie à la densité de population.

Compléments

  • Au Pakistan, les séismes surviennent à raison de 0,6 par an et causent en moyenne 30 morts par an ; ils représentent 16 % des décès dans le pays.

  • Aux Philippines, les séismes surviennent à raison de 0,6 par an et causent environ 120 morts par an ; ils représentent 10 % de la mortalité.

  • À Taïwan, les séismes surviennent à raison de 0,1 par an, soit un tous les dix ans, et causent en moyenne 108 morts par an ; ils représentent 80 % de la mortalité.

  • Au Népal, les séismes surviennent à raison de 0,1 par an et causent environ 40 morts par an en moyenne ; ils représentent 15 % des victimes.

  • En Inde, 30 % des victimes sur la période 1980-2000 sont attribuées aux catastrophes naturelles.

4. Grands séismes et tsunamis

Notions clés & Définitions

  • Lahar : Torrent de boue engendré par une éruption volcanique, capable de détruire les villages sur son passage.

★ À maîtriser

  • Le séisme de Sumatra de 2004, provoqué par la subduction entre les plaques indo-australienne et eurasiatique, a fait environ 220 000 morts, principalement en Indonésie, et a déclenché un tsunami meurtrier.

  • Le séisme de Tohoku, sur l’île de Honshu en 2011, a atteint une magnitude de 9,1 sur l’échelle de Richter et causé entre 15 000 et 18 000 morts.

  • Le séisme de Gorkha au Népal, en 2015, a atteint une magnitude de 7,8 et causé environ 9 000 morts.

  • L’éruption du Pinatubo aux Philippines, en 1991, a fait environ 1 000 morts.

Compléments

  • Le tsunami consécutif au séisme de Sumatra a causé environ 10 000 morts en Inde, 50 000 au Sri Lanka et 8 000 en Thaïlande.

  • Le tsunami consécutif au séisme de Tohoku a causé 90 % des victimes et le séisme a entraîné la catastrophe nucléaire de Fukushima, décrite comme la plus grande depuis Tchernobyl.

  • Le séisme de Langtang, lié à la collision entre le continent asiatique et l’Inde, n’a pas généré de tsunami ; les victimes sont attribuées au non-respect des normes parasismiques et aux répliques.

  • Le cours présente le volcanisme comme une activité dérivée de l’activité sismique et situe l’essentiel du volcanisme asiatique en Indonésie.

  • Les nuées ardentes sont dangereuses en raison de leurs explosions de gaz et de cendres extrêmement chauds et toxiques.

Astuce mémo

Séisme sous-marin → tsunami → lourdes pertes humaines

5. Reliefs du système himalayen

★ À maîtriser

  • Le système Himalaya-Indo-Koush-Karakoram résulte de la collision entre le sous-continent indien et la plaque eurasiatique et est aussi appelé aire Indo-Koush-Himalaya.

  • L’Himalaya s’étend sur 2 400 kilomètres de long et 250 à 400 kilomètres de large, entre la vallée de l’Indus à l’ouest et la vallée moyenne du Brahmapoutre à l’est.

  • Du sud au nord, l’Himalaya comprend les collines de Shivalik, à environ 1 700 mètres, le Bas-Himalaya, entre 2 000 et 5 000 mètres, et le Haut-Himalaya ou Grand-Himalaya, qui abrite l’essentiel des glaciers et constitue la matrice de grands fleuves.

  • Le Karakoram, issu de la collision des plaques indienne et eurasiatique, abrite le K2, deuxième sommet le plus élevé du monde, à 8 611 mètres, ainsi que les glaciers Siachen, long de 70 kilomètres, et Baltoro, long de 50 kilomètres.

Compléments

  • Le système comprend l’Himalaya, le Karakoram, situé entre le Pakistan, la Chine et l’Inde, et l’Indo-Koush, situé entre le Pakistan et l’Afghanistan.

  • L’Himalaya et l’Indo-Koush sont touchés par le réchauffement climatique, et les chaînes du système continuent de s’élever de quelques centimètres par an.

  • L’Himalaya culmine à environ 8 849 mètres et abrite une grande partie des sommets dépassant 8 000 mètres.

  • Le Trans-Himalaya, situé au nord de l’Himalaya et du côté chinois, mesure environ 1 600 kilomètres de long, culmine à 7 000 mètres et s’est formé au Crétacé, il y a environ 100 millions d’années.

  • Le Karakoram est traversé par la Karakoram Highway, une route stratégique reliant la Chine et le Pakistan, et présente un climat très sec malgré la présence de glaciers et de fleuves.

  • L’Indo-Koush s’étend entre le nord du Pakistan et l’Afghanistan, culmine à environ 7 700 mètres et constitue l’une des zones sismiques les plus actives du système.

  • Selon les climatologues, les deux tiers des glaciers de l’Indo-Koush pourraient disparaître d’ici la fin du siècle.

  • Le Pamir, situé au nord de l’Indo-Koush et du Karakoram, est un réservoir d’eau de l’Asie centrale, se trouve sur une zone de faille et remonte au Carbonifère.

  • Les monts Koumloun délimitent au nord le plateau tibétain et culminent à environ 7 600 mètres.

  • Les monts Koumloun s’étendent sur 3 000 kilomètres d’ouest en est et alimentent en eau les oasis du sud du bassin du Tarim, notamment grâce à la rivière Kerya.

6. Annexes des monts Koumloum

★ À maîtriser

  • Les monts Altin, prolongés par les monts Qilian, constituent des chaînes annexes des monts Koumloum.

  • Le corridor du Gansu, au nord des monts Qilian, est une voie importante des routes de la soie reliant la Chine à l’Asie centrale.

  • Les monts Hengduan culminent à environ 7 800 mètres et s’étendent sur le Sichuan, le Yunnan, le nord de la Birmanie et la région autonome du Tibet.

  • Les monts Hengduan favorisent les pluies de mousson et abritent des forêts primaires tempérées très diversifiées, des bambous géants, des pandas et des ressources de médecine traditionnelle chinoise.

  • La cordillère Annamitique s’étend sur environ 1 100 kilomètres, culmine à 2 800 mètres et forme une chaîne étroite sans glaciers.

Compléments

  • Les monts Qilian culminent à 5 800 mètres et s’étendent sur environ 800 kilomètres.

  • Les monts Qilian forment à leur extrémité orientale une frontière entre le Xinjiang et le Qinghai.

  • Les monts Altin connaissent un assèchement de leurs réserves en eau associé au réchauffement climatique.

  • La région tibétaine des monts Hengduan est appelée Kham en tibétain et est colonisée par les Han.

  • La cordillère Annamitique sert de frontière entre le Vietnam à l’est et le Laos.

  • Arrosée par la mousson, la cordillère Annamitique abrite une faune et une flore riches ainsi que des minorités nationales, notamment les Viet et les Khmers.

  • Les monts Altin et Qilian recèlent notamment de l’or et du jade.

7. Monts Tianshan et Altaï

★ À maîtriser

  • Les monts Tianshan, ou Monts Célestes, culminent à 7 400 mètres et s’étendent sur 400 kilomètres de large.

  • Les Tianshan abritent plus de 15 000 glaciers, dont 60 % se trouvent en Chine, et constituent un réservoir d’eau régional.

  • Les monts Altaï, situés à la confluence de la Chine, de la Mongolie, de la Russie et du Kazakhstan, s’étendent sur 2 000 kilomètres et culminent à 4 500 mètres.

Compléments

  • Les Tianshan traversent le Xinjiang chinois, le Kazakhstan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan; pour les Ouïghours, le Xinjiang correspond au Turkestan oriental.

  • Les glaciers des Tianshan alimentent les cours d’eau régionaux et leur partage suscite des tensions entre la Chine et le Kazakhstan.

  • Au nord, l’Ili (Yili) alimente le lac Balkhash, tandis que le Syr-Daria alimente la mer d’Aral.

  • Des restes des Denisoviens ont été retrouvés dans l’Altaï; ces hominidés peuplaient l’Asie centrale, le Tibet et la Chine.

  • L’Altaï, chaîne d’origine paléozoïque plus ancienne que l’Himalaya et de relief moins élevé, abrite environ 1 400 glaciers et donne naissance à de grands cours d’eau du bassin de l’Ob, notamment la Katoun et la Biia.

  • L’Altaï est une région sismique assez active d’Asie centrale et présente un relief hétérogène.

8. Chaînes de Sibérie et marges asiatiques

★ À maîtriser

  • Les monts Stanovoï délimitent la Mandchourie au sud et la Sibérie au nord, et séparent des espaces de colonisation russe et chinoise, notamment pour les peuples toungouses.

  • Les monts Verkhoïansk se situent à la jonction des plaques eurasienne et nord-américaine et leur formation est attribuée à la collision de ces plaques.

  • L’Oural marque la frontière entre l’Europe à l’ouest et l’Asie à l’est; il s’étend sur 2 500 kilomètres et culmine entre 1 500 et 1 600 mètres.

  • Le Grand Caucase s’étend sur environ 1 200 kilomètres d’est en ouest et 160 kilomètres de large, entre la mer Noire et la mer Caspienne, et culmine à 5 642 mètres au mont Elbrouz.

  • Les Alpes japonaises séparent l’ouest et l’est de l’île de Honshu et culminent à 3 193 mètres au mont Kita ; le mont Fuji, plus haut sommet du Japon, n’en fait pas partie.

Compléments

  • Les monts Stanovoï, longs d’environ 720 kilomètres et culminant à 2 400 mètres, sont peu élevés et facilement franchissables.

  • En 1689, la Russie et les Qing signent le traité de Nertchinsk pour définir leurs frontières après la conquête russe de la Sibérie.

  • Les monts Stanovoï s’étendent entre le lac Baïkal et la mer d’Okhotsk; la Léna irrigue la Russie et l’Amour la Mandchourie et la Chine.

  • Les monts Verkhoïansk, situés dans une partie peu peuplée de Sibérie, s’étendent sur 1 200 kilomètres et culminent à environ 3 000 mètres; ils sont couverts de neige.

  • Les monts Verkhoïansk sont riches en métaux non ferreux, notamment le plomb, le zinc, l’étain et l’argent.

  • L’Oural contient des gisements de :

    • fer
    • cuivre
    • aluminium
    • manganèse
    • nickel
    • argent
    • or

📌 Le Caucase se divise en Grand Caucase, Petit Caucase et Transcaucase; le mont Elbrouz est le sommet le plus élevé du Grand Caucase.

  • La limite entre l’Europe et l’Asie suit le Grand Caucase, dont les glaciers alimentent les cours d’eau.

  • Les monts Zagros s’étendent sur 1 600 kilomètres entre l’est de l’Iran et l’ouest de la Mésopotamie, culminent à 4 500 mètres et sont peuplés de Kurdes.

  • La partie orientale de Honshu est la plus peuplée et accueille les grandes villes.

9. Mousson d’hiver et risques climatiques

★ À maîtriser

  • En hiver, les vents s’inversent et soufflent de l’Asie centrale vers l’océan Indien, tandis que les basses pressions se réorientent vers le sud.

📌 En hiver, la mousson apporte des vents humides et des précipitations sur la côte est du Vietnam et le nord des Philippines, mais des vents secs et froids en Asie du Sud occidentale et centrale ainsi que dans le sud de la Chine.

  • Les précipitations de mousson se concentrent surtout entre mai et octobre : elles représentent 85 % des précipitations au delta du Mékong vers Hô Chi Minh-Ville et 94 % à Pékin.

  • La Chine connaît en moyenne 5,5 inondations majeures et 1 500 victimes par an, tandis que l’Inde connaît 3,8 inondations et 1 300 victimes par an.

  • Environ 400 millions de personnes sont exposées aux inondations dans l’Asie des moussons, et plus de la moitié d’entre elles vivent en Chine et en Inde.

Compléments

  • La mousson d’été a contribué à faire de l’Asie un grenier agricole du monde.

  • Les typhons estivaux sont responsables d’inondations et de vents violents.

  • Le long du fleuve Bleu, l’alternance de périodes pluvieuses et de beau temps est appelée bouffées de mousson.

  • Des sécheresses estivales sont observées dans le nord de la Chine, le nord-ouest de l’Inde et la partie centrale de la péninsule indochinoise, où les chaînes de montagnes provoquent de brèves périodes sèches.

  • Le Bangladesh connaît en moyenne 2 inondations par an et 5 000 victimes par an.

  • Les inondations peuvent provoquer des avalanches en montagne, des glissements de terrain à basse altitude et de fortes marées dans les deltas.

  • La sécheresse tue environ 250 personnes par an au Pakistan.

10. Cyclones tropicaux et typhons

Notions clés & Définitions

  • Cyclone tropical : Un cyclone tropical est un centre de basse pression d’origine maritime qui génère des vents très violents et de très fortes précipitations, pouvant atteindre 1 200 millimètres en deux jours.

★ À maîtriser

📌 Les cyclones tropicaux sont appelés typhons en mer de Chine, typhons ou cyclones dans l’océan Indien, et ouragans dans les Caraïbes.

  • La mer de Chine méridionale et orientale concentre 30 % des cyclones mondiaux, le golfe du Bengale 5 % et la côte ouest de l’Inde 1 %.

  • Un cyclone se déclenche lorsque l’eau océanique dépasse 26 °C sur une profondeur de 50 m ; l’air humide s’élève, se refroidit et libère de l’humidité, ce qui entretient le phénomène jusqu’à ce qu’il rencontre de l’eau plus froide ou atteigne la terre.

Compléments

  • Les cyclones se déclenchent entre le sixième et le dixième degré de latitude, et les vents doivent souffler à des vitesses similaires aux différents niveaux de l’atmosphère.

📌 En remontant vers le nord, un cyclone devient une tempête lorsqu’il rencontre de l’eau froide, tandis que la force de Coriolis liée à la rotation terrestre influence sa rotation.

  • Les cyclones polaires se produisent notamment sur l’océan Arctique, le plus souvent en hiver.

  • L’échelle de Simpson classe les cyclones de 1 à 5.

Astuce mémo

Eau à plus de 26 °C → montée d’air humide → cyclone auto-entretenu.

11. Les grands climats d’Asie

Notions clés & Définitions

  • Climat tropical équatorial : Le climat tropical équatorial de l’Indonésie et de la Malaisie est chaud et humide toute l’année, avec des températures autour de 27 °C et environ 2 000 mm de précipitations annuelles.
  • Climat polaire : Le climat polaire du nord de la Sibérie comporte de longs hivers rigoureux sous −30 °C et des étés courts et frais, avec de la toundra et des arbres nains.
  • Climat continental aride : Le climat continental aride ou semi-aride présente des saisons très contrastées et reçoit moins de 200 à 250 mm de précipitations par an dans des régions éloignées des mers, notamment au Kazakhstan, en Mongolie et en Chine.

★ À maîtriser

  • Le climat continental, aussi appelé continental tempéré et froid, s’étend de l’Oural au Pacifique et couvre notamment l’essentiel de la Sibérie, le Kazakhstan, le nord de la Mongolie, la Mandchourie, la péninsule coréenne et le nord du Japon, dont Hokkaido.

  • Le climat montagnard concerne notamment l’Himalaya, le Tibet, le Pamir, le Karakoram, le Caucase et les sommets des Tianshan ; il varie fortement selon l’altitude et l’exposition, et les amplitudes thermiques entre le jour et la nuit sont marquées.

Compléments

  • Dans la zone continentale, les précipitations sont faibles et irrégulières sous l’effet des vents froids et secs, mais elles sont plus fréquentes en été sur la façade orientale du Pacifique.

📌 Dans les zones continentales, la taïga se trouve notamment en Mandchourie, tandis que la partie centrale est dominée par la steppe herbeuse propice à l’élevage et aux peuples nomades altaïques.

  • Dans les zones continentales arides, l’agriculture n’est possible qu’autour des oasis et les paysages comprennent des regs, déserts de pierre, et des ergs, déserts de sable.

  • Les zones d’habitat humain du climat montagnard se situent entre 2 000 et 3 000 m d’altitude.

  • Le climat subaride chaud s’étend de la Turquie à l’Afghanistan et devient plus rigoureux vers l’est, avec des hivers rigoureux.

  • Le climat désertique chaud se caractérise par des hivers assez doux, parfois légèrement neigeux, et des étés extrêmement chauds.

12. Terres rares et enjeux de puissance

Notions clés & Définitions

  • Terres rares : Les terres rares sont des métaux utilisés dans l’industrie électronique, présents dans des gisements où ils sont mélangés entre eux ou à des matériaux radioactifs.

★ À maîtriser

  • Le traitement des terres rares requiert des solvants, des acides puissants, de grandes quantités d’eau et d’énergie, et produit des rejets contenant de nombreux éléments toxiques.

  • L’extraction d’une tonne de terres rares produit une tonne de déchets radioactifs.

  • La Chine a dominé le marché des terres rares dans les années 2010 et a utilisé des quotas d’approvisionnement pour limiter les exportations vers les pays occidentaux.

  • L’Asie représente les trois quarts des réserves mondiales de terres rares.

  • En 2024, la Chine représentait 68,5 % de la production mondiale de terres rares, les États-Unis 11 %, la Birmanie 8 %, et l’Australie, la Thaïlande et le Nigeria 3 % chacun.

Compléments

  • La bastnäsite est exploitée en Chine et en Amérique du Nord, tandis que la monazite est assez diluée pour rendre son extraction difficile.

  • En Mongolie-Intérieure, un village est associé aux cancers dus à l’exploitation des terres rares et affiche une mortalité de 70 %.

  • Le Vietnam et le Brésil détiennent chacun 20 % des réserves mondiales de terres rares, et la Russie en détient 10 %.

  • Les biens technologiques reposent sur les terres rares, qui contribuent aussi à la puissance militaire et au développement technologique des pays.

  • Des pays cherchent à réduire leur dépendance à la Chine pour les terres rares afin de se prémunir contre une dégradation des relations.

13. Charbon et hydrocarbures

★ À maîtriser

  • L’usage massif du charbon s’étend du XIXe siècle à la fin du XXe siècle, mais il sert encore en Chine à produire de l’électricité et de l’acier.

  • Les trois premiers producteurs mondiaux de charbon sont la Chine, l’Indonésie et l’Inde, dans cet ordre.

Compléments

  • Les principaux consommateurs de charbon sont la Chine, l’Inde, les États-Unis et le Japon, dans cet ordre.

  • L’exploitation des hydrocarbures peut accroître la qualité de vie, les investissements dans la productivité et l’accumulation des richesses.

  • Les pays producteurs qui exportent beaucoup vendent leurs ressources plus cher, tandis que la Chine réduit ses exportations et destine davantage sa production au marché national.

14. Pétrole et gaz naturel

★ À maîtriser

  • Les principaux lieux de gisements pétroliers cités sont :

    • l’Asie
    • l’Arabie saoudite
    • le Venezuela
    • le Canada
    • l’Iran
    • l’Irak
    • le Koweït
    • les Émirats arabes unis
    • la Russie, le Kazakhstan et le Qatar
  • Les principaux exportateurs de pétrole cités sont :

    • l’Arabie saoudite
    • la Russie
    • les États-Unis
    • le Canada
    • les Émirats arabes unis
    • l’Irak
    • le Kazakhstan
  • En 2020, le classement des producteurs de gaz naturel est :

    • États-Unis
    • Russie
    • Iran
    • Chine
    • Qatar
    • Canada
    • Australie
    • Arabie saoudite

Compléments

  • Les chiffres des gisements pétroliers peuvent être manipulés par les pays afin d’attirer des investisseurs, qu’il s’agisse de gisements conventionnels ou non conventionnels.

  • Les États-Unis sont le premier producteur mondial de pétrole, la Russie figure également parmi les premiers producteurs et le Canada occupe le quatrième rang.

  • La Chine consomme beaucoup de pétrole, mais doit en importer.

  • Le gaz naturel sert à produire de l’électricité et est aussi utilisé dans l’industrie et les transports en commun.

  • Le gaz naturel est présenté comme moins polluant que le pétrole et le charbon, mais son exploitation reste associée à des pollutions qui posent la question de l’environnement.

  • Le Moyen-Orient représente 18 % de la production mondiale de gaz naturel.

  • Les États-Unis recourent à la fracturation hydraulique pour récupérer des hydrocarbures face à l’épuisement des ressources conventionnelles.

  • La Chine importe du gaz depuis 2009-2010.

  • Les principaux exportateurs mondiaux de gaz naturel cités sont la Russie, les États-Unis et le Qatar, dans cet ordre.

15. Consommations et énergie nucléaire

★ À maîtriser

  • Le charbon est l’énergie la plus utilisée dans les pays suivants :

    • la Chine
    • l’Inde
    • le Vietnam
    • l’Indonésie
    • le Kazakhstan
  • Le pétrole est l’énergie principalement consommée en Corée du Sud, au Japon, en Thaïlande, aux Philippines, à Taïwan, à Hong Kong et à Singapour.

  • En 2021, l’énergie nucléaire représente 28 % de la production électrique de la Corée du Sud et 25 % de celle de l’Arménie.

Compléments

  • Le gaz naturel est principalement utilisé dans les pays suivants :

    • la Russie
    • l’Ouzbékistan
    • le Turkménistan
    • la Malaisie
  • L’énergie nucléaire représente 20 % de la production électrique de la Russie.

  • Taïwan, le Pakistan, la Chine et le Japon ont des parts nucléaires de production électrique situées autour de 6 à 7 %.

  • La Chine occupe le premier rang mondial pour la construction de centrales nucléaires.

16. Familles linguistiques d’Asie

★ À maîtriser

  • Les langues sino-tibétaines comprennent les langues chinoises, les langues tibétaines et les langues birmanes, ces dernières étant divisées en branches tibéto-birmane et sino-birmane.

  • Les langues ouralo-altaïques se répartissent entre les branches ouralienne et altaïque, cette dernière comprenant les familles turque, mongole et toungouse.

  • Les langues austro-asiatiques, parlées principalement en Indochine, comprennent notamment le vietnamien et le khmer ; elles comptent un peu plus de 100 millions de locuteurs. Les langues hmong appartiennent à la famille hmong-mien.

Compléments

  • Les langues indo-européennes sont localisées en Asie centrale et en Europe ; le cours distingue les groupes indo-aryen, indo-européen et tokharien.

  • Les peuples turcs sont originaires de Mongolie et leurs migrations les ont conduits vers l’ouest de la Chine, l’Oural et la Turquie ; les Ouïghours se sont métissés avec des Tokhariens.

  • Les langues austronésiennes sont très dispersées, de Taïwan et des Philippines jusqu’à l’Océanie, Madagascar et la Nouvelle-Zélande, et comptent 300 à 400 millions de locuteurs, dont plus de 200 millions en Indonésie.

  • Les langues hmong-mien, appelées Miao et Yao en Chine, sont originaires du sud de la Chine et comptent entre 10 et 20 millions de locuteurs répartis notamment en Chine, au Vietnam, au Laos, en Thaïlande et en Birmanie.

  • Les langues taï-kadaï, associées notamment aux Zhuang du Guangxi, sont parlées dans le sud de la Chine et dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est ; elles comptent environ 100 millions de locuteurs.

  • Les langues dravidiennes sont parlées principalement dans le sud de l’Inde et représentent environ 250 millions de personnes, contre 1 milliard d’indo-européens en Inde.

17. Démographie de l’Asie des moussons

★ À maîtriser

  • L’Asie représentait 48 % de la population mondiale il y a 2 000 ans, 63 % en 1850, 53 % en 1900 et 57 % en 2000 ; sa part atteint 60 % en 2024.

  • Au cours du XXe siècle, la population asiatique a triplé, passant de 1,3 milliard à 3,3 milliards d’habitants au début des années 2000, puis à 4,6 milliards en 2020.

  • L’Asie des moussons concentre 90 % de la population asiatique, tandis que l’Asie sèche est beaucoup moins peuplée.

Compléments

  • La part de l’Asie du Nord-Est dans la population de l’Asie des moussons est passée de 50 % en 1950 à 40 % en 2000, tandis que la croissance du Sud contribue au vieillissement du Nord.

  • La part de l’Asie du Sud dans la population de l’Asie des moussons est passée de 36 % en 1950 à 42,5 % en 2000 et pourrait atteindre 56 % dans les décennies à venir.

  • La population de l’Asie du Sud-Est est passée de moins de 500 millions en 1950 à 1,4 milliard en 2000 et 1,9 milliard en 2020, avant une stabilisation prévue.

  • La population chinoise devrait commencer à baisser vers 2030 et celle de l’Inde vers 2050, tandis que le Japon compte déjà une population de plus de 60 ans représentant un tiers de ses habitants.

Astuce mémo

Nord-est vieillissant, Sud en croissance

18. Colonisation et développement asiatique

★ À maîtriser

  • Les Portugais ont établi des comptoirs commerciaux en Asie à la fin du XVe et au début du XVIe siècle, notamment à Goa, au Sri Lanka et à Malacca.

  • Les quatre dragons asiatiques sont :

    • Hong Kong
    • Taïwan
    • Singapour
    • la Corée du Sud
  • Le développement de pays ateliers s’appuie sur une main-d’œuvre peu coûteuse, puis sur la formation encouragée par l’État et l’orientation vers les hautes technologies, qui permettent des marges importantes et amorcent un cercle vertueux.

Compléments

  • Au XVIIe siècle, les Néerlandais ont évincé les Portugais de comptoirs en Malaisie et en Indonésie, puis ont entrepris une conquête territoriale pour développer la culture des épices.

  • Au XVIIIe siècle, la victoire britannique sur la France a conduit les Français à renoncer à l’Inde, à l’exception du comptoir de Pondichéry, tandis que les Britanniques s’implantaient en Inde et en Birmanie.

  • En 1862, les Français ont conquis Saigon, amorçant la colonisation de la Cochinchine en Indochine.

  • Les cinq tigres asiatiques sont :

    • la Malaisie
    • l’Indonésie
    • les Philippines
    • la Thaïlande
    • le Vietnam

Astuce mémo

Comptoirs portugais, relais néerlandais, implantation britannique et française

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Moussons et ressources asiatiques avec 42 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Pour expliquer la répartition des reliefs et des risques sismiques en Asie, quelles propositions sont exactes ?

2. En comparant les indicateurs annuels de sismicité et de mortalité en Chine, au Japon et en Afghanistan, quelles propositions sont exactes ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Moussons et ressources asiatiques avec 103 flashcards interactives.

Quel continent est le plus peuplé et représente environ un tiers des terres émergées ?

L’Asie.

Quelle part de la population asiatique vit en Asie des moussons ?

90 %.

Quelles précipitations la mousson apporte-t-elle en Asie du Sud et de l’Est ?

De fortes précipitations.

Voir les flashcards →

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