QCM : Philosophie, justice et société (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne soutient que toutes les opinions se valent et qu’il n’existe ni vérité ni erreur. Quelle position adopte-t-elle ?

La recherche d’une vérité universelle
Le dogmatisme
Le relativisme
L’examen critique

Le relativisme

Explication

Le relativisme affirme que toutes les idées se valent et qu’il n’existe ni vrai ni faux. Le dogmatisme soustrait les idées à l’analyse, tandis que l’examen critique les soumet à la réflexion et que la recherche d’une vérité universelle vise au contraire une vérité valable au-delà des opinions.

2. Que signifie philosopher ?

Rechercher des pratiques destinées au confort matériel
Penser et réfléchir en utilisant la raison
Adopter des opinions sans les soumettre à la réflexion
Observer les phénomènes pour établir des lois scientifiques

Penser et réfléchir en utilisant la raison

Explication

Philosopher consiste à penser et à réfléchir en utilisant la raison. Réduire l’activité à l’observation scientifique confond philosophie et sciences, tandis qu’adopter des idées sans examen relève du dogmatisme et rechercher le confort pratique correspond aux finalités attribuées aux sciences.

3. Une enfant grandit dans une famille et une société qui lui transmettent des normes et des valeurs. Quelle idée cette situation illustre-t-elle ?

La collectivité façonne les individus par ses influences
Les caractéristiques propres de l’individu déterminent sa formation
L’individu se forme indépendamment de son milieu collectif
La tradition désigne toute règle imposée par une autorité

La collectivité façonne les individus par ses influences

Explication

Les individus sont façonnés par leur collectivité, notamment leur famille et leur société, qui leur transmettent des normes et des valeurs. L’autonomie individuelle ne signifie pas absence d’influences, les caractéristiques propres ne remplacent pas cette transmission, et la tradition se définit par des valeurs partagées devenues invisibles aux pratiquants.

4. Dans une communauté, des valeurs sont si familières et partagées que ses membres ne les remarquent plus dans leurs pratiques. Comment désigne-t-on ce phénomène ?

La convention explicitement débattue
L’universel
La tradition
Le particulier

La tradition

Explication

La tradition correspond à des valeurs partagées et si évidentes dans une communauté qu’elles deviennent invisibles à ceux qui les pratiquent. Une règle explicitement débattue reste visible, l’universel vaut partout et toujours, et le particulier renvoie à des caractéristiques propres.

5. Une règle morale est présentée comme valable dans toutes les sociétés et à toutes les époques. Quelle notion cette prétention exprime-t-elle ?

La tradition
L’universel
Le particulier
La coutume locale

L’universel

Explication

L’universel désigne ce qui vaut partout et toujours, ce qui correspond à la prétention de la règle décrite. Une coutume locale et une tradition sont liées à une communauté particulière, tandis que le particulier renvoie aux caractéristiques propres d’une chose ou d’un individu.

6. Une société adopte une loi qui autorise une pratique que certains jugent moralement injuste. Quelle distinction permet de décrire ce désaccord ?

La justice légitime concerne les lois, tandis que la justice légale renvoie à un idéal du juste.
La justice légitime désigne une opinion personnelle, tandis que la justice légale désigne une règle écrite.
La justice légale concerne les lois, tandis que la justice légitime renvoie à un idéal du juste.
La justice légale désigne une opinion personnelle, tandis que la justice légitime désigne une règle écrite.

La justice légale concerne les lois, tandis que la justice légitime renvoie à un idéal du juste.

Explication

La justice légale se rapporte aux lois et aux institutions, alors que la justice légitime renvoie à l’idéal de ce qui est juste ou injuste. Inverser ces notions confond l’institution avec l’idéal; les réponses sur l’opinion personnelle confondent ces notions avec une opinion ou une règle particulière.

7. Une personne reprend une idée sur la justice entendue dans son entourage sans l’avoir examinée. Comment caractériser cette idée ?

Une réflexion élaborée, résultat d’un examen personnel.
Une loi, règle écrite qui détermine l’autorisé et l’interdit.
Une opinion, issue d’influences extérieures et non réfléchie.
Une science, connaissance qui peut se justifier.

Une opinion, issue d’influences extérieures et non réfléchie.

Explication

Une opinion est une idée non réfléchie formée sous l’influence de facteurs extérieurs. La science suppose une connaissance justifiable, la loi est une règle écrite, et une réflexion élaborée n’est pas une idée non réfléchie.

8. Au cours d’un débat sur la justice, une élève avance une affirmation et peut en fournir les raisons. Quelle caractéristique ferait de sa connaissance une science ?

Elle retrouve cette affirmation dans une règle écrite.
Elle a entendu cette idée répétée par son entourage.
Elle a réfléchi à cette idée sans pouvoir en donner les raisons.
Elle peut justifier la connaissance qu’elle avance.

Elle peut justifier la connaissance qu’elle avance.

Explication

Une science est une connaissance capable de se justifier. Une idée répétée sous influence relève de l’opinion, une règle écrite relève de la loi, et une réflexion sans justification ne satisfait pas le critère du savoir justifiable.

9. Dans un débat, Calliclès affirme que les règles sociales s’opposent à la nature, tandis que Socrate répond qu’une pratique instituée reste liée à un fait naturel. Quelle position correspond à Socrate ?

La convention et la nature sont identiques et ne se distinguent pas.
La convention remplace la nature et rend tout fait naturel sans importance.
La convention diffère de la nature, mais demeure liée à quelque chose de naturel.
La convention s’oppose à la nature et n’a aucun lien avec elle.

La convention diffère de la nature, mais demeure liée à quelque chose de naturel.

Explication

Socrate distingue nature et convention sans les opposer : la convention reste liée à quelque chose de naturel. L’opposition sans lien correspond à la thèse de Calliclès, tandis que l’identité efface la distinction entre les deux.

10. Une cité impose des lois qui valorisent l’égalité et empêchent quelques individus puissants de dominer les autres. Comment Calliclès interpréterait-il cette situation ?

La nature favorise l’égalité, tandis que les lois réservent le pouvoir aux plus forts.
La convention et la nature favorisent pareillement les plus forts contre le grand nombre.
La convention fait l’éloge de l’égalité et contrarie la supériorité que favorise la nature.
La convention fait l’éloge de la supériorité des forts et contrarie l’égalité naturelle.

La convention fait l’éloge de l’égalité et contrarie la supériorité que favorise la nature.

Explication

Pour Calliclès, la nature avantage davantage le plus fort, alors que les lois conventionnelles font l’éloge de l’égalité et contrarient cette supériorité. Attribuer aux lois le soutien des forts inverse sa thèse, et faire favoriser l’égalité par la nature contredit son opposition entre nature et convention.

11. Pourquoi Antiphon de Rhamnonte accorde-t-il davantage de valeur à la nature qu’aux conventions humaines ?

Parce que la nature est une manière de vivre instituée par la société
Parce que la nature est fixée par des lois écrites plus anciennes
Parce que les conventions restent stables alors que la nature change souvent
Parce que la nature lui paraît stable, contrairement aux lois qui changent souvent

Parce que la nature lui paraît stable, contrairement aux lois qui changent souvent

Explication

Antiphon privilégie la nature parce qu’elle lui paraît stable, tandis que les lois conventionnelles changent souvent. La loi écrite ancienne inverse son raisonnement, les conventions ne sont pas présentées comme stables, et une manière de vivre instituée relève de la convention.

12. Dans une société où une loi conventionnelle institue l’esclavage, quelle interprétation correspond à la pensée d’Antiphon ?

L’égalité par nature résulte des règles établies par la société
La loi révèle une inégalité naturelle entre les humains concernés
La loi produit une inégalité conventionnelle entre des humains égaux par nature
La convention reconnaît une égalité naturelle en abolissant les statuts

La loi produit une inégalité conventionnelle entre des humains égaux par nature

Explication

Pour Antiphon, les humains sont égaux par nature, tandis que les lois conventionnelles créent des inégalités, notamment en instituant l’esclavage. L’inégalité naturelle confond loi et nature, et les deux autres réponses attribuent à la convention l’égalité naturelle.

13. Deux sociétés négocient le tracé d’une frontière commune : quel type de droit organise leur rapport ?

Le droit politique
Le droit civil
Le droit pénal
Le droit des gens

Le droit des gens

Explication

Le droit des gens organise les rapports entre les peuples ou les sociétés, ce qui correspond à la négociation d’une frontière commune. Le droit politique concerne les rapports entre gouvernants et gouvernés, le droit civil ceux entre particuliers, et le droit pénal ne désigne pas ici la catégorie visée.

14. Un gouvernement définit les droits et les devoirs des citoyens envers les autorités qui les dirigent : quel type de droit organise ce rapport ?

Le droit politique
Le droit des gens
Le droit civil
Le droit commercial

Le droit politique

Explication

Le droit politique organise les rapports entre gouvernants et gouvernés, notamment leurs droits et devoirs. Le droit des gens concerne les peuples, le droit civil les particuliers, et le droit commercial les échanges privés.

15. Une personne isolée doit affronter les forces de la nature et ne peut y parvenir seule : quelle réponse découle de l’analyse de Montesquieu ?

Les individus doivent éviter toute association face aux dangers naturels
Les individus doivent rivaliser pour affronter séparément la nature
Les sociétés doivent dominer les individus pour assurer leur survie
Les individus doivent coopérer et unir leurs forces en société

Les individus doivent coopérer et unir leurs forces en société

Explication

Selon Montesquieu, un individu isolé ne peut lutter contre la nature; les individus doivent donc coopérer et unir leurs forces en société. La rivalité entre sociétés, le sentiment de rivalité et la domination ne décrivent pas cette raison de la coopération.

16. Comment Montesquieu explique-t-il que des peuples nomades et sédentaires puissent avoir des lois politiques et civiles différentes ?

Le mode de vie propre à chaque peuple contribue à façonner ses lois.
Les mêmes lois conviennent aux peuples, quels que soient leurs modes de vie.
Le type de gouvernement détermine à lui seul les lois de chaque peuple.
Le climat explique les différences, tandis que le mode de vie reste sans effet.

Le mode de vie propre à chaque peuple contribue à façonner ses lois.

Explication

Montesquieu relie la diversité des lois politiques et civiles au caractère et au mode de vie propres à chaque peuple, comme le nomadisme ou la sédentarité. Réduire cette diversité au gouvernement ou au climat néglige le rôle du mode de vie, et l’idée de lois identiques à tous les peuples contredit cette diversité.

17. Deux peuples vivent dans des climats et des environnements différents, et leurs lois divergent. Quelle explication correspond à la pensée de Montesquieu ?

Le climat fixe mécaniquement une loi identique pour chaque peuple d’une région.
Le mode de vie explique les lois, tandis que l’environnement et le climat sont sans effet.
Les lois divergent par convention humaine, indépendamment de l’environnement.
L’environnement et le climat contribuent à différencier les peuples et leurs lois.

L’environnement et le climat contribuent à différencier les peuples et leurs lois.

Explication

Dans la pensée de Montesquieu, l’environnement et le climat contribuent aux différences entre les peuples et à la diversité de leurs lois. Les traiter comme une cause mécanique ou sans effet déforme cette influence, tandis qu’une explication par le seul mode de vie écarte le facteur visé.

18. Dans une communauté, quelle règle exprime le mieux le droit comme accord sur les exigences mutuelles ?

Chacun obéit aux exigences que le dirigeant fixe pour la communauté.
Chacun poursuit ses intérêts sans devoir tenir compte des attentes d’autrui.
Chacun respecte l’égalité et le respect qu’il attend aussi des autres.
Chacun protège les biens que les autres lui ont confiés.

Chacun respecte l’égalité et le respect qu’il attend aussi des autres.

Explication

Le droit désigne un accord réciproque : chacun attend des autres le respect et l’égalité qu’ils attendent également de lui. L’obéissance au dirigeant, la seule protection des biens et la poursuite des intérêts individuels ne rendent pas compte de cette réciprocité.

19. Une cité doit réparer un pont et débattre d’une règle de justice. Qui est le mieux placé pour conseiller sur la réparation technique, et que peut-on conclure de cette distinction ?

Un citoyen ayant un avis sur la justice conseille aussi sur la réparation du pont.
Un artisan conseille sur le pont et décide, grâce à son métier, de la règle de justice.
Tout citoyen conseille sur le pont, car l’expertise technique est innée.
Un artisan maîtrisant la réparation conseille sur le pont ; cette expertise s’apprend.

Un artisan maîtrisant la réparation conseille sur le pont ; cette expertise s’apprend.

Explication

Les connaissances techniques, comme l’artisanat, s’apprennent, et les conseils dans ce domaine relèvent de ceux qui le maîtrisent. Avoir un avis sur la justice ne confère pas une expertise technique, et maîtriser un métier ne donne pas à lui seul compétence pour trancher la justice.

20. Lors d’une assemblée, une citoyenne affirme que sa simple opinion sur la justice prouve qu’elle la comprend. Quelle évaluation distingue correctement opinion et compréhension ?

Elle comprend la justice seulement si elle maîtrise une technique artisanale.
Elle peut avoir un avis, mais cet avis ne prouve pas qu’elle comprend la justice.
Elle comprend la justice dès lors qu’elle peut exprimer un avis à son sujet.
Elle ne peut avoir d’avis sur la justice sans avoir reçu une formation spécialisée.

Elle peut avoir un avis, mais cet avis ne prouve pas qu’elle comprend la justice.

Explication

Chacun peut avoir un avis sur la justice, mais le fait d’en avoir un ne démontre pas qu’on la comprend. Confondre opinion et expertise surestime l’avis, tandis que réserver l’opinion à des spécialistes ou à des artisans mélange des notions distinctes.

21. Selon Protagoras, en quoi consiste la vertu ?

À respecter la justice et la pudeur
À obéir aux décisions des magistrats
À maîtriser un savoir technique et à le transmettre
À manifester du courage dans les combats

À respecter la justice et la pudeur

Explication

Pour Protagoras, la vertu consiste à respecter la justice et la pudeur. Le savoir technique, le courage guerrier et l’obéissance aux magistrats ne correspondent pas à cette définition.

22. Une personne riposte à une offense en affirmant qu’elle rétablit la justice, tandis que celle qui subit cette riposte la juge injuste. Quel mécanisme cette situation illustre-t-elle ?

Un arbitrage impartial qui met fin au conflit entre les parties
Un cercle de violence entretenu par des jugements opposés sur la justice
Une sanction publique acceptée par la société entière
Une riposte perçue comme juste par la victime de l’offense

Un cercle de violence entretenu par des jugements opposés sur la justice

Explication

La vengeance peut alimenter un cercle de violence parce que celui qui l’inflige croit rétablir la justice, alors que la personne qui la subit y voit une injustice. L’arbitrage impartial et la sanction publique relèvent d’une intervention neutre, tandis que la victime ne considère pas nécessairement la riposte comme juste.

23. Après qu’un droit a été bafoué, une magistrate indépendante est chargée de le rétablir. Quel rôle cette magistrate remplit-elle ?

Celui d’une personne accusée chargée de décider de sa faute
Celui d’un tiers neutre qui intervient pour rétablir le droit
Celui d’une collectivité qui approuve une sanction sans intermédiaire
Celui d’une victime qui cherche elle-même à obtenir réparation

Celui d’un tiers neutre qui intervient pour rétablir le droit

Explication

Le tiers neutre intervient lorsque le droit d’une personne est bafoué afin de le rétablir, notamment par les lois et les magistrats. La vengeance est exercée par la personne qui estime avoir subi un tort, l’accusé n’est pas le tiers, et l’approbation collective ne remplace pas l’intervention neutre.

24. Après une agression, la société approuve une peine prononcée par une personne extérieure et impartiale. Quel effet cette sanction publique est-elle censée produire ?

Prolonger la riposte privée en autorisant la victime à se venger
Transformer la vengeance en action collective contre l’agresseur
Briser le cercle de la vengeance par une sanction neutre et approuvée
Rétablir la paix par l’approbation sociale, même sans personne neutre

Briser le cercle de la vengeance par une sanction neutre et approuvée

Explication

Une sanction publique approuvée par la société et infligée par une personne neutre, extérieure et impersonnelle brise le cercle de la vengeance. Une riposte privée ou une vengeance collective l’entretient, et la seule approbation sociale ne suffit pas sans intervention neutre.

25. À quel penseur attribue-t-on la formule « L’homme est la mesure de toutes choses » ?

À Aristote
À Platon
À Protagoras
À Socrate

À Protagoras

Explication

La formule « L’homme est la mesure de toutes choses » est attribuée au Protagoras historique. Socrate, Platon et Aristote sont d’autres figures philosophiques, mais ne sont pas l’attribution indiquée.

26. Dans une discussion, deux personnes défendent des jugements opposés et aucun jugement n’est considéré comme vrai ou faux indépendamment de tout point de vue. Quelle conception cela illustre-t-il ?

Les choses existent sans lien avec les discours qui les expriment
Les choses donnent lieu à des jugements identiques dans chaque contexte
Les choses possèdent une vérité indépendante des points de vue
Les choses dépendent du point de vue et sont produites par le discours

Les choses dépendent du point de vue et sont produites par le discours

Explication

Dans le relativisme attribué à Protagoras, les choses ne sont pas vraies ou fausses en elles-mêmes : elles dépendent du point de vue et sont produites par le discours. Une vérité indépendante du point de vue contredit cette conception, tout comme l’idée de jugements identiques ou de discours sans rôle.

27. Deux sociétés, vivant à des époques et dans des lieux différents, jugent différemment le même acte sur le plan de la justice. Comment Protagoras comprend-il ces jugements ?

Comme des préférences individuelles sans rapport avec leur société
Comme des opinions liées à chaque société, époque et lieu
Comme des faits naturels indépendants des opinions humaines
Comme des vérités universelles identiques pour toutes les sociétés

Comme des opinions liées à chaque société, époque et lieu

Explication

Pour Protagoras, les jugements de justice et d’injustice sont des opinions liées à une société, à une époque et à un lieu. Les considérer comme universels, les détacher du contexte social ou les traiter comme des faits naturels ne rend pas compte de cette dépendance.

28. Quelle conception Aristote défend-il au sujet de la cité ?

Une convention contingente
Une réalité naturelle
Un ordre immuable de la nature
Une association économique

Une réalité naturelle

Explication

Aristote présente la cité comme une réalité naturelle. La « convention contingente » correspond aux lois humaines chez les sophistes, l’« association économique » réduit la cité à une fonction particulière, et l’« ordre immuable » désigne les lois de la nature.

29. Deux cités adoptent des règles différentes, tandis qu’un principe naturel est tenu pour stable. Quelle distinction les sophistes feraient-ils entre ces deux types de normes ?

Les deux types de lois sont des conventions variables propres à chaque cité.
Les lois naturelles sont des décisions propres à chaque cité, les lois humaines relèvent de la nature.
Les lois humaines expriment un ordre immuable, les lois naturelles sont des conventions variables.
Les lois humaines sont des conventions variables, les lois naturelles expriment un ordre immuable.

Les lois humaines sont des conventions variables, les lois naturelles expriment un ordre immuable.

Explication

Les sophistes distinguent les règles humaines, contingentes et propres aux cités, des lois de la nature conçues comme immuables. Inverser ces propriétés confond les deux notions, traiter les lois naturelles comme des décisions civiques attribue la contingence au mauvais domaine, et rendre les deux types variables efface leur distinction.

30. Un penseur justifie la justice par la raison et un idéal, tandis qu’un autre exalte les instincts, les inégalités de talents et la victoire du plus fort. Comment caractériser leurs positions, dans cet ordre ?

Loi immuable de la nature, puis convention humaine
Naturalisme de la force, puis rationalisme du droit naturel
Convention humaine, puis loi immuable de la nature
Rationalisme du droit naturel, puis naturalisme de la force

Rationalisme du droit naturel, puis naturalisme de la force

Explication

Le rationalisme du droit naturel fonde la justice sur un idéal de raison, tandis que le naturalisme de la force valorise les instincts, l’inégalité des talents et le triomphe du plus fort. Inverser ces positions confond leurs fondements, et les conventions civiques ou les lois immuables désignent une autre distinction.

31. Dans une communauté, une relation vise la reproduction et une autre associe un chef à un subordonné pour pacifier les rapports et accomplir les tâches. À quelles unions ces relations correspondent-elles ?

Union du chef et du subordonné, puis union du mâle et de la femelle
Union du mâle et de la femelle, puis union du chef et du subordonné
Union des familles, puis union du chef et du subordonné
Union du mâle et de la femelle, puis union des familles

Union du mâle et de la femelle, puis union du chef et du subordonné

Explication

Aristote associe l’union du mâle et de la femelle à la reproduction, et celle du chef et du subordonné à la pacification et à l’exécution des tâches. L’ordre inversé attribue les fonctions au mauvais lien, tandis que l’union des familles renvoie à la formation du village.

32. Une communauté réunit les unions orientées vers la reproduction et celle qui organise le commandement et les tâches. Quel ensemble ces unions forment-elles ?

La cité
Le foyer économique
Le village
La famille

La famille

Explication

La famille est formée par la réunion des unions liées à la reproduction et au commandement. Le village correspond à une association plus large de familles, la cité à l’union des familles dotée d’une constitution, et le foyer économique ne couvre pas ces deux unions.

33. Dans une famille antique, quel rôle économique la maisonnée remplit-elle ?

Elle rassemble plusieurs familles sous une même constitution politique.
Elle transmet des règles de conduite sans gérer de biens ni de travaux.
Elle regroupe des terres et des activités comme l’artisanat et l’agriculture.
Elle sert de résidence commune sans regrouper d’activités productives.

Elle regroupe des terres et des activités comme l’artisanat et l’agriculture.

Explication

La maisonnée antique est une entité économique qui comprend notamment des terres, l’artisanat et l’exploitation agricole. La résidence seule omet sa fonction productive, l’union constitutionnelle caractérise la cité, et la transmission des règles relève de l’éducation.

34. Dans le modèle d’Aristote, plusieurs familles se regroupent en village, puis forment une cité : quel élément distingue cette dernière ?

La cité se définit par l’autorité du membre le plus âgé.
La cité réunit des familles au sein d’un village.
La cité réunit des familles sous une constitution.
La cité rassemble des terres et des activités artisanales.

La cité réunit des familles sous une constitution.

Explication

Chez Aristote, le village résulte de l’union de plusieurs familles, tandis que la cité est une union de familles dotée d’une constitution. Le village est l’étape précédente, les terres et l’artisanat caractérisent la maisonnée, et l’âge décrit l’autorité du chef familial.

35. Une loi prévoit une sanction pour une catégorie d’actes, mais doit pouvoir s’appliquer à des situations concrètes diverses. Quelle caractéristique de la loi permet cette application ?

Elle examine chaque contexte particulier avant de décider si une sanction s’impose.
Elle sanctionne une idée abstraite sans la rattacher à un acte réel.
Elle formule une règle générale et associe une sanction à un acte réel.
Elle exprime un accord commun qui sert à apprécier l’application des lois établies.

Elle formule une règle générale et associe une sanction à un acte réel.

Explication

La loi prescrit une règle générale destinée à englober des cas particuliers et associe une sanction à un acte réel. L’examen du contexte particulier relève de l’intervention du juge, l’accord commun renvoie à la justice en soi, et la loi porte sur des actes plutôt que sur des idées abstraites.

36. Deux personnes accomplissent le même type d’acte, mais dans des contextes différents. Qui doit déterminer comment la règle générale s’applique à ces situations ?

Les juges, parce que les actes dépendent de leur contexte.
La règle générale, parce qu’elle tranche directement chaque contexte.
Le législateur, parce qu’il évalue lui-même chaque acte au tribunal.
L’accord commun, parce qu’il remplace l’examen des situations particulières.

Les juges, parce que les actes dépendent de leur contexte.

Explication

Les actes dépendant de leur contexte, les juges doivent intervenir pour appliquer la règle générale aux situations particulières. Considérer que la règle suffit néglige cette nécessité, l’accord commun sert de critère de jugement, et l’appréciation de l’acte au tribunal relève du juge.

37. Un juge doit apprécier l’application d’une loi établie à un cas particulier. Quelle distinction entre droit positif et justice en soi guide cette appréciation ?

Le droit positif désigne la règle générale; la justice en soi désigne la sanction de l’acte.
Le droit positif désigne les lois établies; la justice en soi fournit un accord commun comme critère.
Le droit positif désigne l’adaptation du juge; la justice en soi désigne le contexte particulier.
Le droit positif désigne l’accord commun; la justice en soi regroupe les lois établies.

Le droit positif désigne les lois établies; la justice en soi fournit un accord commun comme critère.

Explication

Le droit positif correspond aux lois établies, tandis que la justice en soi est l’accord commun qui sert de critère pour juger leur application. Inverser ces notions brouille leur distinction; la règle et la sanction appartiennent au fonctionnement de la loi, et l’adaptation au contexte relève de l’application judiciaire.

38. Quel principe la déclaration citée énonce-t-elle au sujet des hommes et des distinctions sociales ?

Les hommes naissent avec des droits différents, et les distinctions sociales reposent sur les responsabilités.
Les hommes demeurent égaux en conditions, et les distinctions sociales reposent sur l’intérêt individuel.
Les hommes naissent et demeurent égaux en droits, et les distinctions sociales reposent sur l’utilité commune.
Les hommes naissent égaux en droits, mais les distinctions sociales reposent sur l’ancienneté.

Les hommes naissent et demeurent égaux en droits, et les distinctions sociales reposent sur l’utilité commune.

Explication

La déclaration affirme l’égalité des hommes en droits et n’admet les distinctions sociales que si elles sont fondées sur l’utilité commune. L’égalité des conditions confond droits et faits, l’ancienneté et l’intérêt individuel ne sont pas le fondement indiqué, et les droits différents dès la naissance contredisent le principe cité.

39. Dans une distribution de nourriture, deux personnes sont soumises au même principe de droit, mais l’une reçoit davantage parce que ses besoins sont plus importants. Quelle distinction cette situation illustre-t-elle ?

Une équité en droit associée à une égalité dans les faits.
Une égalité en droit associée à une équité dans les faits.
Une différence de droit associée à une équité dans les faits.
Une égalité en droit associée à une égalité dans les faits.

Une égalité en droit associée à une équité dans les faits.

Explication

L’égalité en droit applique le même principe à tous, tandis que l’équité concrète peut conduire à attribuer des quantités différentes en fonction des besoins. L’égalité des quantités néglige les besoins, l’égalité en droit ne règle pas à elle seule la répartition concrète, et des besoins différents ne supposent pas des principes juridiques différents.

40. Dans le schéma de Montesquieu, quelle évolution caractérise les humains et les sociétés lorsqu’ils passent de l’état antérieur aux sociétés à la vie sociale ?

Avant la société, les humains craignent et recherchent la paix ; en société, ils rivalisent, tandis que les sociétés recherchent la paix.
Avant la société, les humains craignent et recherchent la paix ; en société, ils rivalisent, tandis que les sociétés cherchent à dominer.
Avant la société, les humains rivalisent ; en société, ils craignent et recherchent la paix, tandis que les sociétés cherchent à dominer.
Avant la société, les humains craignent et recherchent la paix ; en société, ils coopèrent sans rivalité, tandis que les sociétés cherchent à dominer.

Avant la société, les humains craignent et recherchent la paix ; en société, ils rivalisent, tandis que les sociétés cherchent à dominer.

Explication

Dans cette analyse de Montesquieu, les humains éprouvent la crainte et recherchent la paix avant la société, puis prennent conscience de leur force et entrent en rivalité ; les sociétés, elles aussi conscientes de leur force, cherchent à dominer. L’option sur la paix en société déplace la crainte au mauvais moment, celle sur la coopération écarte la rivalité, et celle sur les sociétés pacifiques inverse leur réaction.

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Que fait le dogmatisme aux idées ?

Il les soustrait à l’analyse.

Quelle thèse le relativisme défend-il sur les idées et la vérité ?

Toutes les idées se valent et il n’existe ni vrai ni faux.

Que signifie « philosopher » ?

Penser et réfléchir en utilisant la raison.

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