QCM : Vérité et conviction (13 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle la vérité joue-t-elle pour l’intellect, par analogie avec la lumière pour les yeux ?

Elle remplace le raisonnement par une connaissance immédiate des choses.
Elle aide l’intellect à distinguer les choses plus clairement.
Elle fournit à l’intellect des perceptions indépendantes du jugement.
Elle rend toutes les propositions également convaincantes pour l’intellect.

Elle aide l’intellect à distinguer les choses plus clairement.

Explication

Comme la lumière rend les objets plus visibles aux yeux, la vérité permet à l’intellect de mieux distinguer les choses. Elle n’élimine pas le jugement, contrairement à ce que suggère l’idée d’une connaissance immédiate.

2. Comment Galilée cherche-t-il à réfuter l’idée attribuée à Aristote selon laquelle les objets lourds tombent tandis que les objets légers montent ?

Il compare la vitesse de chute de deux objets isolés.
Il relie des objets entre eux à l’aide d’une ficelle.
Il mesure le mouvement d’un objet lancé vers le haut.
Il observe des objets légers flottant dans l’air.

Il relie des objets entre eux à l’aide d’une ficelle.

Explication

Galilée relie des objets par une ficelle pour mettre à l’épreuve et réfuter l’opposition attribuée à Aristote entre la chute des objets lourds et la montée des objets légers. Comparer des objets isolés ne décrit pas l’expérience rapportée.

3. Qu’est-ce qui distingue un raisonnement valide d’un raisonnement invalide ?

Le raisonnement valide suit les lois de la déduction, contrairement à l’invalide.
Le raisonnement valide part de prémisses vraies, contrairement à l’invalide.
Le raisonnement valide s’appuie sur des perceptions, contrairement à l’invalide.
Le raisonnement valide aboutit à une conclusion convaincante, contrairement à l’invalide.

Le raisonnement valide suit les lois de la déduction, contrairement à l’invalide.

Explication

La validité dépend du respect des lois de la déduction, et non du caractère convaincant de la conclusion. Une conclusion persuasive ne suffit donc pas à rendre valide un raisonnement.

4. Quelles règles sont présentées comme des formes valides de déduction ?

La preuve par l’antécédent et la négation du conséquent.
La négation de l’antécédent et la négation du conséquent.
L’affirmation du conséquent et la négation de l’antécédent.
La preuve par le conséquent et l’affirmation de l’antécédent.

La preuve par l’antécédent et la négation du conséquent.

Explication

La preuve par l’antécédent et la négation du conséquent sont présentées comme des règles de déduction valides. L’affirmation du conséquent, qui figure dans un distracteur, est au contraire une forme invalide.

5. Si les prémisses sont admises, que permet un raisonnement déductif valide ?

D’établir des conclusions probables qui restent révisables.
De produire des conclusions certaines même sans prémisses admises.
D’aboutir à des vérités nécessaires et indubitables.
De rendre vraies des prémisses qui étaient contestées.

D’aboutir à des vérités nécessaires et indubitables.

Explication

Une déduction valide permet de tirer des vérités nécessaires et indubitables dès lors que ses prémisses sont admises. Elle ne rend pas certaines des conclusions lorsque les prémisses n’ont pas été acceptées.

6. Une personne découvre qu’elle s’est trompée dans une conclusion : quelle démarche peut aider à corriger l’erreur ?

Écarter les prémisses sans examiner les étapes de la déduction.
Conserver le raisonnement si sa conclusion paraît convaincante.
Vérifier si le raisonnement qui y a conduit respecte les règles logiques.
Remplacer la conclusion par une idée plus familière et rassurante.

Vérifier si le raisonnement qui y a conduit respecte les règles logiques.

Explication

Examiner si le raisonnement respecte les règles de logique peut permettre d’identifier et de corriger l’erreur. Le caractère convaincant d’une conclusion ne garantit pas, à lui seul, la validité du raisonnement.

7. Comment qualifie-t-on une situation où une personne entretient des croyances fausses sans savoir qu’elle se trompe ?

Une réfutation.
Un apprentissage.
Une illusion.
Une déduction.

Une illusion.

Explication

L’illusion désigne le fait d’avoir des croyances fausses sans savoir que l’on est dans l’erreur. Une réfutation consiste plutôt à contester une idée.

8. Dans l’allégorie de la caverne de Platon, pourquoi la vérité manifeste ne garantit-elle pas que les personnes l’acceptent ?

Elles ont appris à distinguer toutes les apparences des réalités.
Elles reconnaissent la vérité, mais refusent d’en parler.
Elles peuvent ne pas être prêtes à accueillir de nouvelles vérités.
Elles ont nécessairement déjà vérifié leurs croyances initiales.

Elles peuvent ne pas être prêtes à accueillir de nouvelles vérités.

Explication

Dans l’allégorie, même une vérité manifeste ne suffit pas si les personnes ne sont pas prêtes à accepter des vérités nouvelles. Le fait de reconnaître la vérité tout en refusant d’en parler n’explique pas cette difficulté d’adhésion.

9. Pourquoi une personne peut-elle nier une vérité manifeste qu’elle reconnaît ?

Parce que cette vérité est nécessairement dépourvue de preuves
Parce que son entourage lui interdit d’examiner les faits
Parce qu’elle ne peut pas comprendre les conséquences de cette vérité
Parce que son acceptation risque de lui causer un coût émotionnel

Parce que son acceptation risque de lui causer un coût émotionnel

Explication

Reconnaître une vérité manifeste peut être douloureux, et ce coût émotionnel peut pousser à la nier. La difficulté à comprendre une vérité est une autre possibilité, mais elle n’explique pas le mécanisme visé ici.

10. Quels phénomènes peuvent toucher un sujet confronté à une vérité manifeste ?

La conformité sociale et l’imitation des autres
La dissonance cognitive et la duperie de soi
La perte de mémoire et la confusion des perceptions
La curiosité intellectuelle et la recherche de preuves

La dissonance cognitive et la duperie de soi

Explication

La confrontation à une vérité manifeste peut s’accompagner de dissonance cognitive et de duperie de soi. La conformité sociale peut influencer les croyances, mais elle ne désigne pas les deux phénomènes associés ici à cette confrontation.

11. Une personne croit qu’un fait est vrai, mais ce fait contredit une croyance qui lui est chère : quelle attitude peut-elle adopter ?

Elle peut s’efforcer de ne pas adhérer à ce qu’elle croit pourtant vrai
Elle peut abandonner nécessairement toutes ses croyances antérieures
Elle peut conclure que le fait est faux dès qu’il contrarie ses désirs
Elle peut suspendre toute croyance sans ressentir de conflit intérieur

Elle peut s’efforcer de ne pas adhérer à ce qu’elle croit pourtant vrai

Explication

Une personne peut croire une vérité tout en résistant à l’idée d’y adhérer lorsqu’elle heurte ses désirs ou ses croyances chères. Conclure que le fait est faux ne rend pas compte de la distinction entre le croire vrai et refuser d’y adhérer.

12. Quelle place la vérité occupe-t-elle dans le désir humain ?

Elle devient précieuse lorsqu’elle procure un avantage matériel direct
Elle est recherchée comme un moyen utile par certains individus
Elle constitue un objet de désir auquel chacun accorde de la valeur
Elle suscite de l’intérêt surtout lorsqu’elle confirme une représentation idéale

Elle constitue un objet de désir auquel chacun accorde de la valeur

Explication

La vérité est présentée comme un objet de désir auquel chacun accorde de la valeur. La réduire à un moyen utile correspond à une forme particulière d’amour de la vérité, et non à cette caractérisation générale.

13. Quelle distinction sépare l’amour relatif de la vérité de son amour absolu ?

L’amour relatif la désire pour ses profits, tandis que l’amour absolu la désire pour elle-même
L’amour relatif la désire parce qu’elle confirme ses croyances, tandis que l’amour absolu la rejette
L’amour relatif la désire pour éviter la douleur, tandis que l’amour absolu la désire pour son utilité
L’amour relatif la désire pour elle-même, tandis que l’amour absolu la désire pour ses profits

L’amour relatif la désire pour ses profits, tandis que l’amour absolu la désire pour elle-même

Explication

L’amour relatif recherche les avantages que procure la vérité, tandis que l’amour absolu la désire en elle-même. La seconde distinction proposée inverse précisément ces deux motivations.

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À quoi la vérité est-elle comparée pour l’intellect ?

À la lumière pour les yeux.

Que peut permettre de vérifier le respect des règles logiques dans un raisonnement erroné ?

La correction de l’erreur.

Selon quelles lois procède un raisonnement valide ?

Selon les lois de la déduction.

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