QCM : Abords vasculaires et drogues du choc (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une patiente présente une brûlure sur l’avant-bras où l’on envisage de poser une voie veineuse périphérique. Quelle conduite convient-il d’adopter pour ce membre ?

Ne pas utiliser une veine de ce membre lésé
Utiliser la veine après avoir évalué le risque infectieux
Éviter la veine uniquement si le membre est hémiplégique
Utiliser la veine si elle est visible et palpable

Ne pas utiliser une veine de ce membre lésé

Explication

Une plaie, une fracture ou une brûlure rend inappropriée l’utilisation d’une veine située sur le membre lésé. La contre-indication relative concerne le membre hémiplégique, et la visibilité de la veine ou le seul risque infectieux ne lève pas cette règle.

2. Un patient difficile à perfuser doit recevoir une perfusion prolongée. Quelle caractéristique décrit le Midline envisagé pour lui ?

Un cathéter périphérique de longueur intermédiaire
Un cathéter central inséré par une veine périphérique
Un cathéter central destiné à mesurer la pression veineuse
Un cathéter périphérique destiné à une perfusion brève

Un cathéter périphérique de longueur intermédiaire

Explication

Le Midline est un cathéter veineux périphérique de longueur intermédiaire, adapté notamment aux difficultés d’accès veineux ou aux perfusions prolongées. Le cathéter central inséré par une veine périphérique correspond au PICCLine.

3. Un patient doit recevoir un grand volume de liquides ainsi qu’une nutrition parentérale. Quel avantage d’un cathéter veineux central répond à ce besoin ?

Sa position réduit le débit sanguin pour protéger la veine
Sa position dans une zone à haut débit sanguin facilite ces administrations
Sa position dans une veine périphérique limite les volumes administrés
Sa position permet surtout de réaliser des prélèvements sanguins

Sa position dans une zone à haut débit sanguin facilite ces administrations

Explication

Situé dans une zone à haut débit sanguin, le cathéter central permet d’administrer de grands volumes de liquides ou de médicaments, notamment une nutrition parentérale. Les prélèvements sont également possibles, mais ne constituent pas l’avantage demandé ici.

4. Lors de la préparation à la pose d’un cathéter veineux central, quelle organisation respecte les exigences liées à ce geste ?

Prévoir un geste médical complexe, un monitoring cardiaque et l’asepsie
Prévoir un geste médical complexe et un monitoring, sans règles d’asepsie
Prévoir un monitoring cardiaque et l’asepsie, sans geste médical complexe
Prévoir un geste médical complexe et l’asepsie, sans monitoring cardiaque

Prévoir un geste médical complexe, un monitoring cardiaque et l’asepsie

Explication

La pose d’un cathéter veineux central est un geste médical complexe qui requiert un monitoring cardiaque et le respect de l’hygiène et de l’asepsie. Omettre l’un de ces éléments ne satisfait pas aux exigences de pose.

5. Qu’est-ce qu’un cathéter artériel permet de surveiller en temps réel ?

La saturation veineuse, grâce à des prélèvements répétés
La pression veineuse centrale, grâce à un accès veineux
La pression artérielle invasive, grâce à un signal continu
Le débit cardiaque, grâce à des mesures intermittentes

La pression artérielle invasive, grâce à un signal continu

Explication

Le cathéter artériel permet le monitorage en temps réel de la pression artérielle invasive, notamment utile lors de l’utilisation de catécholamines. La pression veineuse centrale nécessite un cathéter veineux central et ne constitue pas la mesure fournie par le cathéter artériel.

6. Quelle relation décrit l’effet de la vasoconstriction sur le diamètre vasculaire, les résistances et la pression artérielle ?

Elle augmente le diamètre, diminue les résistances et élève la pression artérielle.
Elle réduit le diamètre, augmente les résistances et élève la pression artérielle.
Elle augmente le diamètre, augmente les résistances et élève la pression artérielle.
Elle réduit le diamètre, diminue les résistances et abaisse la pression artérielle.

Elle réduit le diamètre, augmente les résistances et élève la pression artérielle.

Explication

La vasoconstriction rétrécit les vaisseaux, ce qui accroît les résistances vasculaires et la pression artérielle. À l’inverse, la vasodilatation diminue les résistances et la pression artérielle.

7. Quel rôle joue principalement la dobutamine dans le traitement du choc cardiogénique ?

Réduire le bronchospasme par une bronchodilatation périphérique
Augmenter la pression artérielle par une vasoconstriction α dominante
Renforcer la contraction cardiaque grâce à ses effets inotropes
Traiter la bradycardie par une stimulation β non sélective

Renforcer la contraction cardiaque grâce à ses effets inotropes

Explication

La dobutamine agit surtout sur les récepteurs β1 et β2 et produit principalement des effets inotropes cardiaques, ce qui la rend indiquée dans le choc cardiogénique et le bas débit cardiaque. La noradrénaline, contrairement à la dobutamine, augmente surtout la pression artérielle par une vasoconstriction α-adrénergique.

8. Lors d’un changement de seringue de catécholamines, quelle séquence d’administration permet de limiter les variations hémodynamiques ?

Rincer la tubulure entre les seringues avant de recommencer la perfusion.
Arrêter la perfusion, puis reprendre avec un bolus de la nouvelle seringue.
Mettre en place un relais entre les seringues sans interrompre la perfusion.
Administrer la nouvelle seringue par une voie distincte après la précédente.

Mettre en place un relais entre les seringues sans interrompre la perfusion.

Explication

Un relais entre les seringues évite une irrégularité du débit, susceptible de provoquer des troubles hémodynamiques majeurs. Un bolus est à éviter, car l’administration des catécholamines se fait en perfusion continue.

9. Quelle comparaison distingue le remplissage vasculaire de l’hydratation ?

Le remplissage augmente le volume circulant, tandis que l’hydratation compense le manque d’eau dans les cellules et les tissus.
Le remplissage compense le manque d’eau dans les tissus, tandis que l’hydratation augmente le volume circulant.
Le remplissage corrige un déficit en oxygène, tandis que l’hydratation restaure directement le débit cardiaque.
Le remplissage traite les pertes digestives, tandis que l’hydratation est réservée aux pertes sanguines.

Le remplissage augmente le volume circulant, tandis que l’hydratation compense le manque d’eau dans les cellules et les tissus.

Explication

Le remplissage vise à augmenter le volume de liquide dans le système circulatoire, alors que l’hydratation compense le manque d’eau des cellules et des tissus. À l’inverse de la distinction proposée par un distracteur, l’hydratation n’a pas pour objectif principal d’augmenter le volume circulant.

10. Lors d’un remplissage vasculaire, quels changements attendus expliquent l’augmentation du risque de surcharge à surveiller ?

Une hausse de l’eau intracellulaire, pouvant provoquer une déshydratation
Une hausse du volume circulant, pouvant entraîner des signes de surcharge
Une baisse du retour veineux, pouvant entraîner une augmentation de la volémie
Une baisse du volume circulant, pouvant entraîner une reprise de la diurèse

Une hausse du volume circulant, pouvant entraîner des signes de surcharge

Explication

L’apport de soluté augmente le volume de liquide dans le système circulatoire et peut provoquer une surcharge, d’où sa surveillance. Une hausse de l’eau intracellulaire relève plutôt de l’hydratation des cellules et des tissus, et non de l’effet circulatoire visé par le remplissage.

11. Lors de la pose d’une voie veineuse périphérique, un patient présente une fistule artérioveineuse au bras envisagé. Quelle conduite faut-il adopter ?

Poser la voie sur ce bras après avoir choisi une veine de petit calibre.
Choisir un autre côté, car cette situation constitue une contre-indication absolue sur le membre concerné.
Poser un cathéter périphérique après vérification de la turgescence veineuse.
Utiliser une veine du membre inférieur afin de contourner le risque de phlébite.

Choisir un autre côté, car cette situation constitue une contre-indication absolue sur le membre concerné.

Explication

Une fistule artérioveineuse constitue une contre-indication absolue à la pose d’une voie périphérique du côté concerné, qui doit donc être évité. Une veine de petit calibre ou une bonne turgescence ne supprime pas cette contre-indication.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Abords vasculaires et drogues du choc.

Quels risques sont associés à une voie veineuse périphérique ?

Inflammation, infection, thrombose, phlébite et extravasation.

Où se situe l’extrémité distale d’un cathéter veineux central ?

Dans la veine cave supérieure ou inférieure.

Quels signes caractérisent les veines périphériques et leur tolérance aux solutés ?

Elles sont visibles, palpables, se turgescent à la compression en aval et tolèrent mal les solutés.

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