QCM : Nutrition de l’enfant et de l’adulte (10 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe médicale évalue les besoins d’une personne, tandis qu’une autorité de santé publique fixe des repères pour une population. Quelle distinction s’applique à ces deux démarches ?

Les besoins sont individuels et relèvent de la santé publique ; les apports conseillés sont collectifs et médicaux.
Les besoins sont individuels et médicaux ; les apports conseillés sont collectifs et relèvent de la santé publique.
Les besoins et les apports conseillés sont tous deux des repères collectifs de santé publique.
Les besoins sont collectifs et médicaux ; les apports conseillés sont individuels et relèvent de la santé publique.

Les besoins sont individuels et médicaux ; les apports conseillés sont collectifs et relèvent de la santé publique.

Explication

Les besoins nutritionnels sont évalués à l’échelle de l’individu dans une démarche physiologique et médicale, tandis que les apports conseillés visent une population dans une démarche de santé publique. Inverser les échelles confond les besoins individuels avec les repères collectifs ; échanger les démarches attribue à tort la santé publique aux besoins ; présenter les deux comme collectifs efface cette distinction.

2. Pour établir un repère alimentaire destiné à une population, une équipe veut réduire le risque de déficience sans en faire une obligation réglementaire. Quelle cible correspond aux ANC ?

Couvrir les besoins de 97,5 % de la population comme repère non contraignant, visant d’abord à augmenter les apports au-delà des besoins.
Couvrir les besoins de 97,5 % de la population par une norme contraignante, visant d’abord à éviter les déficiences.
Couvrir les besoins de 50 % de la population comme repère non contraignant, visant d’abord à éviter les déficiences.
Couvrir les besoins de 97,5 % de la population comme repère non contraignant, visant d’abord à éviter les déficiences.

Couvrir les besoins de 97,5 % de la population comme repère non contraignant, visant d’abord à éviter les déficiences.

Explication

Les ANC sont calculés pour couvrir les besoins de 97,5 % des individus et servent de repères non contraignants, principalement destinés à éviter les déficiences. Le seuil de 50 % confond couverture élevée et moyenne ; la norme contraignante transforme un repère en obligation ; augmenter les apports au-delà des besoins ne correspond pas à l’objectif premier indiqué.

3. Pour composer un repas à densité nutritionnelle élevée et densité énergétique faible, quel choix correspond le mieux aux caractéristiques des aliments décrites ?

Privilégier les fruits et légumes, pauvres en micronutriments et très énergétiques.
Privilégier les graisses saturées, riches en micronutriments et peu énergétiques.
Privilégier les glucides simples, riches en micronutriments et peu énergétiques.
Privilégier les fruits et légumes, riches en micronutriments et peu énergétiques.

Privilégier les fruits et légumes, riches en micronutriments et peu énergétiques.

Explication

Les fruits et légumes combinent une densité nutritionnelle élevée et une densité énergétique faible. L’option qui les décrit comme pauvres en micronutriments et très énergétiques inverse ces propriétés ; les graisses saturées et les glucides simples ont plutôt une faible densité nutritionnelle et une densité énergétique élevée.

4. Que désigne l’équilibre alimentaire ?

Une répartition des nutriments qui couvre les besoins et favorise la santé, la croissance et le vieillissement physiologique
Une prescription quotidienne de compléments destinée à prévenir les carences en micronutriments
Une sélection d’aliments qui réduit l’apport énergétique sans tenir compte de la répartition des nutriments
Une organisation des repas visant à maintenir une proportion identique de chaque macronutriment

Une répartition des nutriments qui couvre les besoins et favorise la santé, la croissance et le vieillissement physiologique

Explication

L’équilibre alimentaire correspond à une répartition des nutriments qui couvre les besoins et contribue à la croissance, à la santé globale et au vieillissement physiologique. Une sélection visant surtout à réduire l’énergie ne suffit pas à définir cet équilibre, qui porte aussi sur la répartition des nutriments.

5. Quel est le coût énergétique théorique total estimé de la grossesse ?

Environ 90 000 kcal, dont 15 000 kcal liées à la croissance fœtale
Environ 75 000 kcal, dont 25 000 kcal liées à la croissance fœtale
Environ 75 000 kcal, dont 15 000 kcal liées à la croissance fœtale
Environ 60 000 kcal, dont 15 000 kcal liées à la croissance fœtale

Environ 75 000 kcal, dont 15 000 kcal liées à la croissance fœtale

Explication

Le coût énergétique théorique de la grossesse est estimé à environ 75 000 kcal, dont 15 000 kcal sont attribuées à la croissance fœtale. Les 60 000 kcal correspondent plutôt à une réduction erronée du coût total, et non à l’estimation indiquée.

6. Quel rôle joue la supplémentation en folates pendant la grossesse ?

Elle diminue le risque de prématurité sans effet sur les malformations.
Elle prévient principalement l’anémie ferriprive maternelle.
Elle corrige la plupart des carences en iode chez le fœtus.
Elle réduit d’environ 50 % les malformations du tube neural.

Elle réduit d’environ 50 % les malformations du tube neural.

Explication

La supplémentation en folates contribue à réduire d’environ 50 % les malformations du tube neural. La prévention de l’anémie ferriprive relève plutôt de la supplémentation en fer lorsqu’elle est indiquée.

7. À quel moment de la grossesse les besoins en fer atteignent-ils leur pic, estimé à 30 mg par jour ?

Dès la période périconceptionnelle, avant la formation du tube neural
Au troisième trimestre, lorsque les besoins en fer culminent
Au premier trimestre, lors de la mise en place du placenta
Au deuxième trimestre, au début de la croissance fœtale rapide

Au troisième trimestre, lorsque les besoins en fer culminent

Explication

Les besoins en fer culminent au troisième trimestre et atteignent alors 30 mg par jour. Le deuxième trimestre voit l’augmentation des besoins, mais ce n’est pas la période du pic indiqué.

8. En quoi les besoins nutritionnels pendant l’allaitement se distinguent-ils de ceux de la grossesse, selon les recommandations alimentaires ?

Ils concernent surtout les glucides, tandis que les recommandations de grossesse ne s’appliquent plus.
Ils diminuent, car la sécrétion lactée utilise principalement les réserves maternelles.
Ils augmentent fortement, ce qui impose une supplémentation spécifique en calcium et en fer.
Ils sont globalement les mêmes, avec une alimentation suffisante, diversifiée et équilibrée.

Ils sont globalement les mêmes, avec une alimentation suffisante, diversifiée et équilibrée.

Explication

Les recommandations alimentaires de la grossesse restent globalement valables pendant la lactation, et les besoins nutritionnels sont présentés comme similaires. La mobilisation des réserves maternelles contribue à la production du lait, mais elle ne signifie pas que les besoins nutritionnels diminuent.

9. Chez une personne âgée en bonne santé, quels apports quotidiens conseillés sont indiqués par kilogramme de poids corporel ?

30 kcal d’énergie et 1,5 g de protéines
36 kcal d’énergie et 1 g de protéines
35 kcal d’énergie et 1,25 g de protéines
40 kcal d’énergie et 0,75 g de protéines

36 kcal d’énergie et 1 g de protéines

Explication

Les apports conseillés mentionnés pour une personne âgée en bonne santé sont de 36 kcal et de 1 g de protéines par kilogramme et par jour. La valeur de 35 kcal correspond aux besoins énergétiques moyens de l’adulte ayant une activité physique normale, et non au repère énergétique indiqué ici pour la personne âgée.

10. Pourquoi un effort prolongé mobilise-t-il surtout le métabolisme aérobie pour produire l’ATP ?

Parce qu’il utilise surtout le glycogène musculaire, qui est resynthétisé pendant l’effort.
Parce qu’il tire son énergie principalement de l’hydrolyse immédiate des réserves d’ATP musculaire.
Parce qu’il transforme les lactates en source énergétique dominante dès les premières minutes.
Parce qu’il oxyde principalement le glucose et les acides gras, avec une contribution moindre des acides aminés.

Parce qu’il oxyde principalement le glucose et les acides gras, avec une contribution moindre des acides aminés.

Explication

Au-delà de quelques minutes, le métabolisme aérobie devient la principale source d’ATP en oxydant le glucose et les acides gras, tandis que les acides aminés contribuent plus modestement. Le glycogène musculaire est bien utilisé localement, mais il ne peut pas être resynthétisé pendant l’effort.

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À qui s’adressent les besoins nutritionnels et dans quelle démarche s’inscrivent-ils ?

Ils concernent les individus dans une démarche physiologique et médicale.

Que désignent les besoins nutritionnels ?

La quantité de nutriments, de micronutriments et d’énergie nécessaire pour couvrir les besoins nets, en tenant compte de l’absorption réelle.

Que mesure la densité énergétique d’un aliment ?

L’énergie apportée par 100 g d’aliment.

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