QCM : Dosages hormonaux et interprétation (41 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lorsqu’un prélèvement hormonal est reçu au laboratoire, quelle vérification prévient une erreur liée à une inversion d’étiquette ou de tube ?

Vérifier l’identité du patient et l’identification du prélèvement
Vérifier la température de conservation et la durée du transport
Vérifier l’heure du prélèvement et le rythme biologique du patient
Vérifier la méthode analytique et la plage de mesure utilisée

Vérifier l’identité du patient et l’identification du prélèvement

Explication

L’identification correcte du patient et du prélèvement est indispensable, car une inversion peut se produire à l’hôpital comme au laboratoire. La température et la durée concernent la conservation, l’heure concerne les variations temporelles, et la méthode relève de l’étape analytique.

2. Un échantillon contenant une hormone protéique doit être transporté au laboratoire : quelle conduite aide à limiter sa dégradation in vitro par des protéases et peptidases ?

Le centrifuger rapidement sans maîtriser sa température
Le conserver à 4 degrés après un transport prolongé
L’acheminer rapidement au laboratoire à température ambiante
L’acheminer rapidement au laboratoire à 4 degrés

L’acheminer rapidement au laboratoire à 4 degrés

Explication

Un acheminement rapide à 4 degrés contribue à limiter la dégradation in vitro des hormones protéiques par les protéases et peptidases. Un transport rapide à température ambiante omet le froid, tandis qu’un transport prolongé ou la centrifugation seule ne remplace pas les conditions recommandées.

3. Un prélèvement est maintenu trois jours à température ambiante avant son acheminement et sa centrifugation : quel effet peut-on attendre sur l’insuline et le peptide C ?

Une stabilité proche de leur valeur initiale
Une hausse proche de 50 % de leur valeur initiale
Une perte proche de 10 % de leur valeur initiale
Une perte proche de 50 % de leur valeur initiale

Une perte proche de 50 % de leur valeur initiale

Explication

Après au moins trois jours à température ambiante avant acheminement et centrifugation, les concentrations d’insuline et de peptide C peuvent perdre près de 50 % de leur valeur initiale. Une baisse faible sous-estime cette dégradation, une hausse inverse le phénomène et la stabilité ne tient pas compte de la durée et de la température.

4. Chez une personne stressée dont le prélèvement est effectué à une heure différente de celle d’un prélèvement antérieur, quel ensemble de variations pré-analytiques peut affecter les résultats ?

Le stress peut agir sur le cortisol, l’ACTH et la TSH, et l’heure sur le cortisol et l’ACTH
Le stress peut agir sur le cortisol, l’ACTH et la prolactine, et l’heure sur le cortisol et l’ACTH
Le stress peut agir sur le cortisol et l’ACTH, et l’heure sur le cortisol, l’ACTH et la prolactine
Le stress peut agir sur le cortisol, l’ACTH et la prolactine, et l’heure sur le cortisol et la prolactine

Le stress peut agir sur le cortisol, l’ACTH et la prolactine, et l’heure sur le cortisol et l’ACTH

Explication

Le stress peut modifier le cortisol, l’ACTH et la prolactine, tandis que le rythme circadien ou nycthéméral modifie le cortisol et l’ACTH. Inclure la TSH dans l’effet du stress, ou la prolactine dans celui du rythme nycthéméral, confond les hormones concernées.

5. Pourquoi le dosage biologique d’une hormone constitue-t-il un défi analytique ?

Il faut distinguer les variations physiologiques sans isoler la molécule recherchée
Il faut mesurer une molécule abondante parmi des molécules sans ressemblance ni interférence
Il faut mesurer plusieurs molécules abondantes comme une seule substance hormonale
Il faut isoler et quantifier une molécule peu abondante parmi des molécules ressemblantes ou gênantes

Il faut isoler et quantifier une molécule peu abondante parmi des molécules ressemblantes ou gênantes

Explication

Le dosage hormonal vise à isoler et quantifier une molécule présente en faible quantité parmi de nombreuses molécules qui lui ressemblent ou gênent sa mesure. L’abondance, l’absence d’interférents ou la seule prise en compte des variations physiologiques ne rendent pas compte de ce défi.

6. Une patiente prenant de la prednisolone obtient un résultat de cortisol avec une méthode qui ne distingue pas ces molécules proches : quelle conséquence est possible ?

La prednisolone peut diminuer le signal, donnant un résultat faussement bas de cortisol
La prednisolone peut être exclue du signal, laissant une mesure spécifique du cortisol
La prednisolone peut être mesurée à la place ou en même temps que le cortisol
La prednisolone peut empêcher toute mesure, sans résultat de cortisol interprétable

La prednisolone peut être mesurée à la place ou en même temps que le cortisol

Explication

Le cortisol et la prednisolone ne diffèrent que par une double liaison, et de nombreux systèmes ne les distinguent pas : la prednisolone peut alors être mesurée à la place ou en même temps que le cortisol. L’exclusion du signal suppose une spécificité absente dans le cas décrit, tandis qu’une baisse du signal ou l’absence de résultat ne correspond pas à l’interférence rapportée.

7. Pour concevoir un dosage spécifique de FSH face à la TSH, à la LH et à l’HCG, quelle sous-unité faut-il cibler ?

La sous-unité alpha, spécifique et porteuse de l’activité biologique propre
La sous-unité alpha, identique et porteuse de l’activité biologique propre
La sous-unité bêta, identique et porteuse d’une activité biologique commune
La sous-unité bêta, spécifique et porteuse de l’activité biologique propre

La sous-unité bêta, spécifique et porteuse de l’activité biologique propre

Explication

La sous-unité alpha est commune à la TSH, à la FSH, à la LH et à l’HCG, tandis que la sous-unité bêta est spécifique et porte l’activité biologique propre de chaque hormone. Cibler l’alpha ne permet donc pas de distinguer spécifiquement la FSH.

8. Un patient fait doser son hormone dans un laboratoire dont les valeurs de référence diffèrent de celles du laboratoire utilisé pour un prélèvement antérieur : quelles valeurs faut-il employer pour interpréter le résultat actuel ?

Une plage de référence générale indépendante du laboratoire
Les valeurs normales fournies par le laboratoire ayant réalisé le dosage
Les valeurs normales fournies par un laboratoire choisi pour comparaison
Les valeurs normales fournies par le laboratoire du dosage antérieur

Les valeurs normales fournies par le laboratoire ayant réalisé le dosage

Explication

Un résultat hormonal doit être interprété avec les valeurs normales fournies par le laboratoire qui a réalisé le dosage. Reprendre les références d’un laboratoire antérieur ou d’un autre laboratoire ne respecte pas cette règle, et une plage générale indépendante du laboratoire n’est pas celle à utiliser.

9. Un laboratoire souhaite comparer une méthode de routine à une méthode reconnue par la communauté scientifique pour la fiabilité de ses résultats, mais trop complexe pour être utilisée quotidiennement. Quel rôle joue cette dernière méthode ?

Une méthode sans erreur
Une méthode de référence
Une méthode de routine
Une méthode de dépistage

Une méthode de référence

Explication

Une technique de référence est reconnue comme fournissant les résultats les plus fiables, même si sa complexité peut empêcher son emploi en routine. La méthode de routine est destinée à l’usage courant, la méthode de dépistage répond à un autre objectif, et une référence reste entachée d’erreur.

10. Lorsqu’un laboratoire dose la FSH, pourquoi peut-il être difficile d’établir une valeur vraie absolue servant de référence ?

La FSH existe sous différentes formes moléculaires, et les standards hormonaux purs sont difficiles à obtenir.
Les standards hormonaux purs sont faciles à obtenir, mais leur concentration change après le dosage.
La FSH est mesurée avec des appareils qui produisent des résultats identiques.
Les erreurs aléatoires empêchent à elles seules de définir toute valeur de référence.

La FSH existe sous différentes formes moléculaires, et les standards hormonaux purs sont difficiles à obtenir.

Explication

La difficulté tient notamment à l’obtention de standards hormonaux purs et aux différentes formes moléculaires de la FSH, reconnues différemment lors du dosage. Les appareils ne résolvent pas cette difficulté, l’obtention des standards n’est pas facile et les erreurs aléatoires n’en sont pas l’unique cause.

11. Deux séries de résultats sont comparées à une valeur vraie estimée. Les résultats de la série A s’en écartent dans des directions variables autour d’une moyenne proche de cette valeur; ceux de la série B sont tous décalés dans la même direction. Quelle interprétation convient ?

A présente des erreurs aléatoires et B des erreurs systématiques.
A présente des erreurs systématiques et B des erreurs aléatoires.
A et B présentent des erreurs systématiques de même signe.
A et B présentent des erreurs aléatoires autour de la valeur vraie.

A présente des erreurs aléatoires et B des erreurs systématiques.

Explication

Les erreurs aléatoires ont un signe et une grandeur imprévisibles et dispersent les résultats autour d’une moyenne proche de la valeur vraie, tandis que les erreurs systématiques entraînent un décalage cohérent. L’inversion des catégories confond leurs caractéristiques, et les deux autres interprétations attribuent à tort un seul type d’erreur aux deux séries.

12. Une méthode fournit des mesures très rapprochées lors de répétitions, mais leur moyenne s’écarte de la valeur vraie estimée. Quelle caractéristique décrit l’accord de cette moyenne avec la valeur vraie ?

La précision
Le coefficient de variation
L’écart-type
La justesse

La justesse

Explication

La justesse décrit l’accord entre la valeur mesurée et la valeur vraie et permet d’estimer l’erreur systématique. La précision concerne la répétabilité, tandis que l’écart-type et le coefficient de variation caractérisent la dispersion des mesures répétées.

13. Au cours d’une série de dosages de patients, un laboratoire analyse un liquide biologique fictif dont la valeur cible est connue, selon les mêmes conditions que les échantillons patients. De quel dispositif s’agit-il ?

Un contrôle qualité externe
Un échantillon patient de concentration inconnue
Un étalon utilisé pour établir la courbe de calibration
Un contrôle qualité interne

Un contrôle qualité interne

Explication

Le contrôle qualité interne est un liquide biologique fictif doté d’une valeur cible, dosé comme un échantillon patient à chaque série afin de vérifier les conditions du dosage et de repérer des erreurs. Un échantillon patient n’est pas fictif, le contrôle externe relève d’une autre modalité de contrôle et l’étalon sert à la calibration.

14. Avant d’utiliser un contrôle qualité interne pour suivre les résultats de plusieurs séries, quelles données de concentration le laboratoire doit-il établir au préalable ?

Son minimum et son maximum
Sa médiane et son étendue
Sa valeur cible et la moyenne des échantillons patients
Sa moyenne et son écart-type

Sa moyenne et son écart-type

Explication

L’exploitation du contrôle qualité interne nécessite de déterminer au préalable la moyenne et l’écart-type de sa concentration. La valeur cible seule ne fournit pas ces deux paramètres, et les autres choix proposent d’autres statistiques ou des données qui ne définissent pas le suivi du contrôle interne.

15. Lors d’une série de dosages, le laboratoire veut détecter une dérive possible avant de valider les résultats des patients. Quel contrôle doit-il analyser et à quoi comparer le résultat ?

Un contrôle interne, comparé uniquement à la valeur du patient précédent
Un contrôle interne, comparé à sa moyenne et à son écart-type préétablis
Un contrôle externe, comparé aux résultats des autres laboratoires
Un contrôle externe, comparé à sa moyenne calculée après la série

Un contrôle interne, comparé à sa moyenne et à son écart-type préétablis

Explication

Le contrôle interne est dosé à chaque série et son résultat est évalué par rapport à une moyenne et à un écart-type définis au préalable afin de repérer des erreurs aléatoires ou systématiques. La comparaison interlaboratoires relève du contrôle externe, tandis qu’une comparaison au patient précédent ou à une moyenne calculée après coup ne correspond pas à ce suivi.

16. Un contrôle interne s’écarte fortement de sa moyenne préétablie pendant une série de dosages. Que doit faire le laboratoire des résultats de cette série ?

Comparer les résultats à ceux d’autres laboratoires avant de les valider
Valider les résultats de la série et consigner l’écart observé
Invalider les résultats de la série et reprendre les dosages dans de meilleures conditions
Conserver les résultats des patients et recalculer la moyenne du contrôle

Invalider les résultats de la série et reprendre les dosages dans de meilleures conditions

Explication

Un écart trop important du contrôle interne signale que la série ne peut pas être considérée comme fiable : ses résultats sont invalidés et le dosage est repris dans de meilleures conditions. Consigner l’écart sans reprise, demander une comparaison externe ou recalculer la moyenne ne remplace pas cette conduite.

17. Un laboratoire participe à un programme organisé quelques fois par an, où plusieurs laboratoires dosent le même échantillon afin de comparer leurs résultats. De quel dispositif s’agit-il ?

D’un diagramme de Levey-Jennings, établi pour chaque laboratoire
D’un contrôle qualité interne, réalisé à chaque série de dosages
D’un contrôle qualité externe ponctuel, réalisé une à six fois par an
D’un contrôle interne de répétabilité, effectué plusieurs fois par an

D’un contrôle qualité externe ponctuel, réalisé une à six fois par an

Explication

Le contrôle externe est réalisé ponctuellement, une à six fois par an, et permet de comparer les résultats de plusieurs laboratoires. Le contrôle interne accompagne chaque série, le diagramme de Levey-Jennings suit ses résultats, et une vérification individuelle de répétabilité ne correspond pas à une comparaison interlaboratoires.

18. Un laboratoire spécialisé choisit une méthode de référence pour vérifier des résultats hormonaux, tandis que la majorité des dosages courants sont effectués par une autre famille de méthodes. Quelle répartition correspond aux pratiques décrites ?

Les immunodosages et la chromatographie sont utilisées à fréquence comparable, sans méthode de référence particulière
Les immunodosages représentent environ 99 % des dosages, et la chromatographie est peu représentée mais souvent utilisée comme référence
La chromatographie est la méthode courante dans la plupart des laboratoires, et les immunodosages sont réservés aux laboratoires spécialisés
La chromatographie représente environ 99 % des dosages, et les immunodosages sont peu représentés

Les immunodosages représentent environ 99 % des dosages, et la chromatographie est peu représentée mais souvent utilisée comme référence

Explication

Les immunodosages dominent en hormonologie et représentent environ 99 % des dosages, alors que la chromatographie est peu représentée et sert souvent de méthode de référence dans des laboratoires spécialisés. Inverser leur fréquence ou présenter la chromatographie comme méthode courante confond fréquence d’utilisation et statut de référence.

19. Quelle description définit le mieux un immunodosage ?

Une mesure directe de l’hormone sans complexe immunologique ni traceur
Une méthode quantitative fondée sur un complexe antigène-anticorps réversible, détecté indirectement par un traceur
Une méthode quantitative fondée sur une liaison irréversible entre deux antigènes
Une méthode séparative qui distingue les molécules selon leurs propriétés physico-chimiques

Une méthode quantitative fondée sur un complexe antigène-anticorps réversible, détecté indirectement par un traceur

Explication

Un immunodosage quantifie une substance grâce à la formation réversible d’un complexe antigène-anticorps, détecté indirectement par un traceur fixé à l’antigène ou à l’anticorps. La séparation selon les propriétés physico-chimiques décrit la chromatographie, tandis que l’irréversibilité ou l’absence de réaction immunologique contredisent la définition.

20. Dans un immunodosage par compétition, un échantillon contient davantage d’hormone non marquée que prévu. Quelle évolution est attendue pour le signal du traceur ?

Une augmentation du signal, car l’hormone du patient renforce la fixation de l’hormone marquée
Un signal inchangé, car seule la quantité d’anticorps détermine la compétition
Une augmentation du signal, car les deux hormones se fixent simultanément sur deux anticorps
Une diminution du signal, car l’hormone du patient concurrence l’hormone marquée pour les sites de l’anticorps

Une diminution du signal, car l’hormone du patient concurrence l’hormone marquée pour les sites de l’anticorps

Explication

En compétition, l’hormone du patient et l’hormone marquée se disputent les sites de l’anticorps : une concentration initiale plus élevée de l’hormone du patient réduit la formation des complexes marqués et donc le signal. Une relation directe inverse le sens de l’effet, tandis que la fixation par deux anticorps caractérise le sandwich.

21. Un laboratoire doit doser une petite molécule hormonale qui se comporte comme un haptène. Quelle technique immunologique convient le mieux, malgré une limite à prendre en compte ?

Un immunodosage sandwich, avec deux anticorps reconnaissant deux sites de la petite molécule
Un immunodosage par compétition, car cette méthode garantit une spécificité élevée pour les petites molécules
Un immunodosage sandwich, car cette méthode est adaptée aux haptènes et évite les réactions croisées
Un immunodosage par compétition, avec un risque de réactions croisées et de spécificité limitée

Un immunodosage par compétition, avec un risque de réactions croisées et de spécificité limitée

Explication

Les immunodosages par compétition conviennent aux petites molécules et aux haptènes, mais leur spécificité est limitée par la fréquence des réactions croisées. Le sandwich est adapté aux hormones protéiques ou peptidiques assez volumineuses pour présenter deux sites de liaison, et la méthode compétitive ne garantit pas une spécificité élevée.

22. Chez une patiente présentant des signes évocateurs d’hyperthyroïdie, quel profil biologique et quel dosage complémentaire orientent vers une maladie de Basedow ?

TSH basse, T4 et/ou T3 élevées, anticorps anti-TPO
TSH élevée, T4 libre basse, anticorps anti-TPO
TSH élevée, T4 libre basse, anticorps anti-récepteur de la TSH
TSH basse, T4 et/ou T3 élevées, anticorps anti-récepteur de la TSH

TSH basse, T4 et/ou T3 élevées, anticorps anti-récepteur de la TSH

Explication

L’hyperthyroïdie associe une TSH diminuée à une T4 et/ou une T3 augmentée, et les anticorps anti-récepteur de la TSH contribuent au dépistage de Basedow. Le profil avec TSH élevée correspond à l’hypothyroïdie, tandis que les anticorps anti-TPO sont associés à l’exploration de Hashimoto.

23. Une patiente présente une TSH élevée et une T4 libre basse ; quel dosage aide à confirmer une origine auto-immune compatible avec Hashimoto ?

Une TSH basse avec T4 et/ou T3 élevées
Les anticorps anti-TPO
La T3 libre
Les anticorps anti-récepteur de la TSH

Les anticorps anti-TPO

Explication

Une TSH élevée associée à une T4 libre basse caractérise le profil d’hypothyroïdie, et les anticorps anti-TPO contribuent à confirmer son caractère auto-immun dans Hashimoto. Les anticorps anti-récepteur de la TSH sont plutôt utiles au dépistage de Basedow, et le profil hormonal inversé évoque l’hyperthyroïdie.

24. Chez une personne présentant une carence thyroïdienne débutante, la T4L et la T3 sont encore normales ; quel résultat peut déjà révéler cette carence ?

Une TSH effondrée
Une T4L basse
Une T3 basse
Une TSH élevée

Une TSH élevée

Explication

La TSH est généralement plus sensible et informative que la T4L : elle peut s’élever dès une carence débutante alors que la T4L et la T3 restent normales. Une TSH effondrée évoquerait plutôt une hyperthyroïdie, et les hormones thyroïdiennes ne sont pas nécessairement déjà diminuées à ce stade.

25. Un homme consulte pour une altération de la spermatogenèse et une suspicion d’hypogonadisme ; quel bilan hormonal est indiqué pour explorer ces problèmes ?

FSH et LH
Prolactine seule
LH et estradiol
FSH et estradiol

FSH et LH

Explication

Chez l’homme, le dosage de FSH et de LH est indiqué en cas de suspicion d’hypogonadisme ou d’altération de la spermatogenèse. La FSH avec l’estradiol sert notamment à évaluer la réserve ovarienne, tandis que l’hyperandrogénie concerne l’exploration chez la femme.

26. Une femme consulte pour un trouble du cycle menstruel ; quel dosage hormonal est systématiquement indiqué dans cette situation ?

La FSH et la LH
La testostérone
La FSH avec l’estradiol
La prolactine

La prolactine

Explication

Un trouble du cycle chez une femme constitue une indication systématique au dosage de la prolactine. La FSH et la LH ont d’autres indications, comme l’exploration de troubles pubertaires ou de l’hypogonadisme, et la galactorrhée n’est pas nécessaire pour justifier ce dosage.

27. Une prolactinémie est élevée chez une personne qui vient de faire un exercice physique intense, mais les signes cliniques associés sont peu marqués ; quelle explication faut-il envisager ?

Un prolactinome responsable de l’élévation
Une hyperprolactinémie due à une baisse de prolactine
Une hypothyroïdie confirmée par la prolactine
Une fausse hyperprolactinémie liée à l’exercice

Une fausse hyperprolactinémie liée à l’exercice

Explication

L’exercice physique intense peut provoquer une fausse hyperprolactinémie, notamment lorsque l’élévation biologique s’accompagne de peu de signes. Un prolactinome est une cause pathologique possible, mais il ne découle pas nécessairement de ce contexte ; l’hypothyroïdie et une baisse de prolactine n’expliquent pas cette fausse élévation.

28. Une patiente consulte pour aménorrhée et hypofertilité. Quel dosage hormonal contribue à explorer sa maturation folliculaire et sa fonction de reproduction ?

La 25-OH vitamine D
La PTH
L’estradiol
La testostérone

L’estradiol

Explication

L’estradiol est utilisé pour explorer la maturation folliculaire et la fonction de reproduction, notamment en cas d’aménorrhée ou d’hypofertilité. La testostérone cible notamment l’hyperandrogénie, tandis que la PTH et la 25-OH vitamine D relèvent du bilan phosphocalcique.

29. Une femme présente une suspicion d’hyperandrogénie, avec des troubles des règles mais sans problème de fertilité connu. Quel dosage est indiqué ?

L’estradiol
La testostérone
La 25-OH vitamine D
La PTH

La testostérone

Explication

Chez la femme, le dosage de la testostérone est indiqué en cas de suspicion d’hyperandrogénie, avec ou sans troubles des règles ou de la fertilité. L’estradiol explore notamment la maturation folliculaire, tandis que la PTH et la 25-OH vitamine D concernent le bilan phosphocalcique.

30. Un bilan distingue la testostérone totale de la testostérone biodisponible. Quelles fractions composent cette dernière ?

L’ensemble des formes, quelle que soit leur protéine porteuse
La fraction libre et celle liée à la SHBG
La fraction libre et celle liée à l’albumine
La fraction liée à la SHBG et celle liée à l’albumine

La fraction libre et celle liée à l’albumine

Explication

La testostérone biodisponible comprend la fraction libre et celle liée à l’albumine, dont la liaison est souple. La testostérone totale regroupe l’ensemble des formes, et la fraction liée à la SHBG n’est pas incluse dans la définition de la biodisponibilité.

31. Chez une personne présentant une hypercalcémie, quel dosage est indiqué pour rechercher une hyperparathyroïdie primaire ?

Le dosage de l’estradiol
Le dosage de la PTH
Le dosage de la 25-OH vitamine D
Le dosage de la testostérone

Le dosage de la PTH

Explication

La PTH est dosée lors de l’exploration d’une hypercalcémie afin de rechercher une hyperparathyroïdie primaire; elle est aussi suivie dans l’insuffisance rénale chronique. La 25-OH vitamine D évalue le statut vitaminique, tandis que l’estradiol et la testostérone sont des hormones sexuelles.

32. Une patiente présente une hypercalcémie, une PTH effondrée et une PTHrP augmentée. Quel profil étiologique ces résultats évoquent-ils ?

Une insuffisance rénale chronique avec hyperparathyroïdie secondaire
Une pathologie maligne avec sécrétion de PTHrP
Une hyperparathyroïdie primaire avec PTH fortement augmentée
Une hypovitaminose D avec PTH augmentée

Une pathologie maligne avec sécrétion de PTHrP

Explication

Une pathologie maligne peut associer une hypercalcémie à une PTH effondrée et à une PTHrP augmentée. L’hyperparathyroïdie primaire se caractérise plutôt par une PTH fortement augmentée; l’hypovitaminose D et l’insuffisance rénale chronique peuvent entraîner une augmentation de la PTH.

33. Un résultat de 25-OH vitamine D est de 8 ng/mL. Dans quelle catégorie se situe-t-il ?

Insuffisance
Toxicité
Suffisance
Déficience

Déficience

Explication

Une concentration inférieure à 10 ng/mL correspond à une déficience; 8 ng/mL se situe donc dans cette catégorie. L’insuffisance commence à 10 ng/mL, la suffisance à 30 ng/mL et la toxicité dépasse 100 ng/mL.

34. Une personne présente une hypocalcémie. Quelle variation de la PTH est attendue en situation physiologique, et quel rôle hormonal faut-il garder à l’esprit pour interpréter le résultat ?

La PTH diminue; c’est une hormone hypocalcémiante à interpréter avec la calcémie
La PTH augmente; c’est une hormone hypercalcémiante à interpréter avec la calcémie
La PTH augmente; c’est une hormone hypocalcémiante à interpréter avec la calcémie
La PTH diminue; c’est une hormone hypercalcémiante à interpréter avec la calcémie

La PTH augmente; c’est une hormone hypercalcémiante à interpréter avec la calcémie

Explication

En situation physiologique, une hypocalcémie augmente la PTH, hormone hypercalcémiante; son résultat doit donc être interprété avec la calcémie. Une diminution de la PTH correspond à la réponse physiologique à l’hypercalcémie, et qualifier la PTH d’hypocalcémiante inverse son rôle.

35. Un patient est exploré pour un hypercorticisme suspecté. Quel bilan associe les prélèvements et les tests pertinents ?

Cortisol et ACTH vers minuit, test à la dexaméthasone sans cortisol libre urinaire
Cortisol et ACTH vers minuit, cortisol libre urinaire et test au Synacthène
Cortisol et ACTH vers minuit, cortisol libre urinaire et test à la dexaméthasone
Cortisol et ACTH à huit heures, cortisol libre urinaire et test à la dexaméthasone

Cortisol et ACTH vers minuit, cortisol libre urinaire et test à la dexaméthasone

Explication

Le bilan d’hypercorticisme associe cortisol et ACTH prélevés plutôt vers minuit, cortisol libre urinaire et test à la dexaméthasone. Le prélèvement à huit heures et le Synacthène correspondent au bilan d’insuffisance surrénalienne, tandis que l’absence de cortisol urinaire omet un élément du bilan.

36. Quel profil quotidien est attendu pour le cortisol et l’ACTH chez une personne sans perturbation particulière ?

Un minimum au réveil, une hausse jusqu’au maximum vers minuit, avec une hausse possible sous l’effet du stress
Un maximum au réveil, une baisse jusqu’au minimum vers minuit, avec une hausse possible sous l’effet du stress
Un maximum vers minuit, une baisse jusqu’au minimum au réveil, sans variation liée au stress
Des concentrations stables entre le réveil et minuit, avec une hausse possible sous l’effet du stress

Un maximum au réveil, une baisse jusqu’au minimum vers minuit, avec une hausse possible sous l’effet du stress

Explication

Le cortisol et l’ACTH suivent un rythme nycthéméral : leurs concentrations sont maximales au réveil et minimales vers minuit, et le stress peut les augmenter. L’inversion des moments ou des niveaux stables méconnaît ce rythme, et écarter l’effet du stress omet une variation possible.

37. Lors de l’interprétation d’un dosage somatotrope, quelle propriété distingue l’hGH de l’IGF-1 ?

L’IGF-1 est sécrété par pulses, tandis que l’hGH dépend fortement de l’âge
L’hGH et l’IGF-1 sont tous deux stables, mais l’hGH dépend fortement de l’âge
L’hGH et l’IGF-1 sont tous deux sécrétés par pulses, sans dépendance notable à l’âge
L’hGH est sécrétée par pulses, tandis que l’IGF-1 dépend fortement de l’âge

L’hGH est sécrétée par pulses, tandis que l’IGF-1 dépend fortement de l’âge

Explication

La sécrétion d’hGH est très pulsatile, alors que la concentration d’IGF-1 dépend fortement de l’âge. Attribuer la pulsatilité à l’IGF-1 ou la dépendance à l’âge à l’hGH inverse ces propriétés distinctives.

38. Un bilan met en évidence une hGH très basse entre deux prélèvements ponctuels, un IGF-1 très bas et un déficit suspecté en hormone de croissance. Quelle interprétation est la plus appropriée ?

Une acromégalie, car l’IGF-1 bas confirme une hGH élevée
Une acromégalie, à confirmer par des tests de stimulation de l’hGH
Un déficit certain, établi par la seule hGH ponctuellement basse
Un déficit possible, à objectiver par des tests de stimulation de l’hGH

Un déficit possible, à objectiver par des tests de stimulation de l’hGH

Explication

Un déficit en hormone de croissance peut associer une hGH diminuée ou effondrée à un IGF-1 très bas, mais il doit être objectivé par des tests de stimulation. Une hGH ponctuelle basse ne suffit pas à elle seule, et l’acromégalie associe au contraire une hGH et un IGF-1 augmentés.

39. Chez une personne présentant des épisodes d’hypoglycémie, à quoi peut servir le dosage de l’insuline et du peptide C ?

Évaluer uniquement l’insulinorésistance dans le suivi d’un diabète
Confirmer un diabète en mesurant directement la concentration de glucose
Explorer une insuffisance surrénalienne par mesure du cortisol et de l’ACTH
Explorer une hypoglycémie fonctionnelle ou organique et rechercher un insulinome

Explorer une hypoglycémie fonctionnelle ou organique et rechercher un insulinome

Explication

Le dosage de l’insuline et du peptide C sert notamment à explorer une hypoglycémie fonctionnelle ou organique et à rechercher un insulinome. Le suivi du diabète et l’évaluation de la sécrétion d’insuline ou de l’insulinorésistance sont également des indications, mais ne couvrent pas l’objectif de la situation décrite.

40. Chez un patient dont la glycémie augmente, quelle variation physiologique est attendue pour l’insuline et le peptide C ?

Une diminution de l’insuline et une augmentation du peptide C
Une diminution de l’insuline et du peptide C
Une augmentation de l’insuline et du peptide C
Une augmentation de l’insuline et une diminution du peptide C

Une augmentation de l’insuline et du peptide C

Explication

En situation physiologique, l’hyperglycémie augmente l’insuline et le peptide C, tandis que l’hypoglycémie les diminue. La diminution conjointe correspond à la réponse à l’hypoglycémie et non à l’augmentation de la glycémie.

41. Deux profils sont observés : le premier associe une insuline et un peptide C très bas, le second une augmentation des deux. Quelle interprétation distingue correctement les deux profils ?

Le premier évoque un diabète de type II et le second un insulinome
Le premier évoque un diabète de type II et le second un diabète de type I
Le premier évoque un diabète de type I et le second un insulinome
Le premier évoque un diabète de type I et le second un diabète de type II

Le premier évoque un diabète de type I et le second un diabète de type II

Explication

Le diabète de type I associe une insuline et un peptide C diminués ou effondrés, alors que le diabète de type II les associe à une augmentation. L’insulinome peut aussi augmenter les deux marqueurs, mais le profil bas du premier patient ne correspond pas au type II.

Révisez avec les flashcards

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Pourquoi l’identification du patient et du prélèvement est-elle indispensable ?

Une inversion d’étiquette ou de tube peut survenir à l’hôpital comme au laboratoire.

Comment limiter la dégradation in vitro des hormones protéiques pendant l’acheminement ?

Acheminer rapidement le prélèvement au laboratoire à 4 degrés.

Quelle perte peuvent subir l’insuline et le peptide C après trois jours à température ambiante ?

Près de 50 % de leur valeur initiale.

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