QCM : Dosages hormonaux et interprétation (41 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation illustre une source importante d’erreurs lors de l’identification d’un prélèvement en biologie médicale ?

Une analyse prescrite qui ne correspond pas à la suspicion clinique
Un tube conservé à température inadéquate avant l’analyse
Une étiquette inversée entre deux tubes de patients
Une concentration hormonale modifiée par le stress du patient

Une étiquette inversée entre deux tubes de patients

Explication

Une inversion d’étiquette ou de tube peut attribuer un prélèvement au mauvais patient et demeure une source importante d’erreurs. La conservation inadéquate concerne la stabilité de l’échantillon, une prescription inadaptée concerne le choix de l’analyse, et le stress peut modifier certaines concentrations sans erreur d’identification.

2. Un médecin suspecte une maladie de Basedow chez une patiente présentant une hyperthyroïdie. Quel dosage d’anticorps est le plus directement pertinent pour orienter ce diagnostic ?

Les anticorps anti-TPO
Les anticorps anti-thyroglobuline
La T4 libre
Les anticorps anti-récepteurs de la TSH

Les anticorps anti-récepteurs de la TSH

Explication

Les anticorps anti-récepteurs de la TSH contribuent au diagnostic de maladie de Basedow. Les anti-TPO sont surtout recherchés en cas de suspicion d’hypothyroïdie auto-immune, les anti-thyroglobuline sont associés au suivi de certains cancers thyroïdiens, et la T4 libre est une hormone plutôt qu’un anticorps.

3. Un prélèvement contenant des hormones protéiques doit être acheminé au laboratoire afin de limiter leur dégradation in vitro par des protéases et des peptidases. Quelle conduite convient le mieux ?

Le maintenir à environ 37 °C jusqu’à son analyse
Le congeler systématiquement avant son transport
Le conserver plusieurs jours à température ambiante
L’acheminer rapidement à 4 °C

L’acheminer rapidement à 4 °C

Explication

Un acheminement rapide à 4 °C limite la dégradation in vitro des hormones protéiques par les protéases et peptidases. Le maintien à température ambiante peut favoriser cette dégradation, tandis que la congélation et la température corporelle ne correspondent pas à la conduite indiquée ici.

4. Quel profil décrit le mieux la sécrétion de HGH au cours d’une journée et d’une nuit ?

Des pics surtout nocturnes liés au sommeil et des pics diurnes associés notamment aux repas, à l’effort ou au stress
Des pics nocturnes indépendants du sommeil et une sécrétion diurne sans facteurs associés
Des pics uniquement après les repas et une absence de variation durant le sommeil
Des concentrations stables la nuit et des pics diurnes liés surtout au rythme circadien

Des pics surtout nocturnes liés au sommeil et des pics diurnes associés notamment aux repas, à l’effort ou au stress

Explication

La HGH est sécrétée de façon pulsatile, avec des pics principalement nocturnes liés aux stades du sommeil et des pics diurnes associés notamment aux repas, à l’effort musculaire et au stress. Le rythme circadien décrit dans ce contexte concerne le cortisol et l’ACTH, tandis que les autres propositions éliminent à tort certains facteurs ou épisodes.

5. Quel ordre de grandeur peut-on rencontrer pour l’œstradiol chez une patiente en stimulation ovarienne, alors qu’il est inférieur à 50 pmol/L chez une femme ménopausée ?

Une concentration proche de 500 pmol/L
Une concentration comprise entre 50 et 100 pmol/L
Une concentration inférieure à 50 pmol/L
Une concentration pouvant dépasser 5000 pmol/L

Une concentration pouvant dépasser 5000 pmol/L

Explication

Lors d’une stimulation ovarienne, l’œstradiol peut dépasser 5000 pmol/L, tandis que les concentrations sont inférieures à 50 pmol/L chez l’enfant ou la femme ménopausée. La valeur basse correspond à ces dernières situations, et les valeurs intermédiaires ne reflètent pas l’ordre de grandeur indiqué pour la stimulation.

6. Une patiente prend de la prednisolone et obtient un résultat de cortisol inattendu avec un dosage susceptible de reconnaître des molécules proches. Quelle difficulté analytique peut expliquer ce résultat ?

Le dosage peut transformer la prednisolone en cortisol après le prélèvement
Le dosage peut confondre la prednisolone avec la sous-unité bêta du cortisol
Le dosage peut mesurer la prednisolone à la place du cortisol ou en même temps que lui
Le dosage peut distinguer les deux molécules grâce à leur structure très éloignée

Le dosage peut mesurer la prednisolone à la place du cortisol ou en même temps que lui

Explication

Le cortisol et la prednisolone ne diffèrent que par une double liaison, ce qui peut empêcher certains systèmes de dosage de les distinguer et conduire à mesurer la prednisolone à la place du cortisol ou avec lui. La sous-unité bêta concerne certaines hormones glycoprotéiques, et les deux molécules ne sont ni transformées l’une en l’autre par le dosage ni très éloignées structurellement.

7. Un laboratoire veut concevoir un dosage qui distingue la FSH de la TSH, de la LH et de l’HCG. Quelle partie moléculaire doit-il cibler pour assurer cette spécificité ?

L’hétérodimère complet sans distinction de sous-unités
La sous-unité bêta propre à la FSH
La sous-unité alpha commune aux quatre hormones
Les sites de glycosylation communs aux quatre hormones

La sous-unité bêta propre à la FSH

Explication

La sous-unité bêta est spécifique de chacune de ces hormones et porte leur activité biologique propre; la cibler permet donc de distinguer la FSH. La sous-unité alpha est commune aux quatre hormones, l’hétérodimère complet ne précise pas la cible distinctive, et la glycosylation peut varier entre formes sans remplacer cette spécificité.

8. Un résultat de FSH obtenu dans un laboratoire doit être interprété. Quelle référence doit-on utiliser pour le comparer aux valeurs normales ?

La concentration observée chez un patient ayant un profil similaire
Une valeur de référence générale sans tenir compte du laboratoire
Les valeurs normales d’un laboratoire différent utilisant une autre méthode
Les valeurs normales fournies par le laboratoire ayant réalisé le dosage

Les valeurs normales fournies par le laboratoire ayant réalisé le dosage

Explication

Les valeurs normales de FSH doivent être celles fournies par le laboratoire qui a effectué le dosage, car elles sont adaptées à sa méthode. Les références d’un autre laboratoire peuvent ne pas convenir, et une valeur générale ou celle d’un autre patient ne remplace pas l’intervalle de référence pertinent.

9. Pour quantifier un analyte, qu’est-ce qu’un standard de dosage ?

Un échantillon biologique dont la concentration est estimée par plusieurs mesures
Une hormone mesurée directement sans préparation de solution étalon
Une méthode reconnue comme la plus fiable par la communauté scientifique
Une hormone ou une protéine purifiée et pesée, servant à préparer des solutions de concentration connue

Une hormone ou une protéine purifiée et pesée, servant à préparer des solutions de concentration connue

Explication

Un standard est une hormone ou une protéine purifiée et pesée, utilisée pour préparer des solutions de concentration connue. Un échantillon biologique n’est pas le standard, une technique de référence est une méthode, et la mesure directe omet la préparation de solutions étalons.

10. Qu’est-ce qui caractérise une technique de référence en dosage ?

Elle est considérée par la communauté scientifique comme fournissant les résultats les plus fiables
Elle est conçue pour être utilisée dans chaque analyse de routine
Elle est choisie par le laboratoire parce qu’elle est la plus rapide à réaliser
Elle correspond à une substance purifiée de concentration connue

Elle est considérée par la communauté scientifique comme fournissant les résultats les plus fiables

Explication

Une technique de référence est considérée par la communauté scientifique comme permettant d’obtenir les résultats les plus fiables. La rapidité et l’usage courant caractérisent plutôt des contraintes de routine, tandis qu’une substance purifiée est un standard.

11. Plusieurs mesures répétées d’un même échantillon sont dispersées de part et d’autre d’une moyenne proche de la valeur vraie, sans décalage constant : quel type d’erreur décrit cette situation ?

Une erreur aléatoire, dont le signe et l’ampleur varient de manière imprévisible
Une erreur de standard, qui définit la concentration vraie de l’échantillon
Un biais fixe, qui maintient chaque résultat à la même distance de la moyenne
Une erreur systématique, qui déplace la moyenne mesurée dans une direction cohérente

Une erreur aléatoire, dont le signe et l’ampleur varient de manière imprévisible

Explication

Une erreur aléatoire disperse les résultats autour d’une moyenne proche de la valeur vraie, avec un signe et une ampleur imprévisibles. L’erreur systématique et le biais fixe impliquent un décalage cohérent, tandis qu’un standard sert à préparer des concentrations connues.

12. Une méthode donne, sur des échantillons de concentration connue, des résultats qui sous-estiment régulièrement la valeur vraie par rapport à la technique de référence : quelle erreur est en cause ?

Une erreur systématique qui surestime la concentration par rapport à la référence
Une erreur systématique qui éloigne la moyenne mesurée de la valeur vraie
Une variation moléculaire qui empêche de définir un standard absolu
Une erreur aléatoire qui disperse les résultats autour de la valeur vraie

Une erreur systématique qui éloigne la moyenne mesurée de la valeur vraie

Explication

Une erreur systématique sous-estime ou surestime les résultats de façon cohérente et déplace la moyenne par rapport à la valeur vraie. La dispersion imprévisible caractérise l’erreur aléatoire, la surestimation inverse le sens observé et la variation moléculaire concerne la difficulté à obtenir un standard absolu.

13. Un laboratoire répète le même dosage sur un échantillon et veut évaluer l’importance des erreurs aléatoires : quel critère doit-il examiner ?

La technique de référence, évaluée par son niveau de fiabilité
La justesse, évaluée par l’accord avec la valeur vraie
La précision, évaluée par le coefficient de variation
La sensibilité fonctionnelle, évaluée par le seuil de quantification

La précision, évaluée par le coefficient de variation

Explication

La précision mesure la répétabilité d’une méthode et renseigne sur les erreurs aléatoires, notamment au moyen du coefficient de variation. La justesse estime l’accord avec la valeur vraie, tandis que la sensibilité fonctionnelle concerne la plus petite concentration quantifiable.

14. Pour une série de mesures dont l’écart-type est de 44 et la moyenne de 8080, quelle valeur du coefficient de variation obtient-on ?

2020
0,050{,}05, soit 5%5\%
7676
320320

$$0{,}05$$, soit $$5\%$$

Explication

Le coefficient de variation est le rapport de l’écart-type à la moyenne : CV=480=0,05CV=\frac{4}{80}=0{,}05, soit 5%5\%. Diviser la moyenne par l’écart-type inverse le rapport, les multiplier ou les soustraire ne correspond pas à sa formule.

15. Quel aspect d’une méthode est évalué en comparant la valeur mesurée à la valeur vraie ?

La précision, qui renseigne sur les erreurs aléatoires
La sensibilité fonctionnelle, qui fixe la limite de quantification
La justesse, qui renseigne sur l’erreur systématique
La répétabilité, qui décrit la dispersion des mesures répétées

La justesse, qui renseigne sur l’erreur systématique

Explication

La justesse correspond à l’accord entre la valeur mesurée et la valeur vraie et permet d’estimer l’erreur systématique. La précision et la répétabilité concernent les erreurs aléatoires, tandis que la sensibilité fonctionnelle fixe une limite de quantification.

16. Un résultat mesuré se situe en dessous de la limite de quantification du laboratoire : comment doit-il être rendu ?

Comme une concentration exacte égale à la limite de quantification
Comme une concentration nulle mesurée avec précision
Comme une valeur chiffrée estimée à partir des mesures répétées
Comme inférieur à la limite de quantification, sans valeur chiffrée pertinente

Comme inférieur à la limite de quantification, sans valeur chiffrée pertinente

Explication

Sous la limite de quantification, la précision ne permet pas de rendre une valeur chiffrée pertinente ; le laboratoire indique donc un résultat inférieur à cette limite. Une valeur égale à la limite, une valeur nulle ou une estimation chiffrée ne respecte pas cette règle.

17. Dans un laboratoire, quel matériel sert de contrôle qualité interne lors du dosage hormonal ?

Un échantillon patient réel dosé comme un contrôle et associé à une valeur cible inconnue
Un faux liquide biologique conservé sans dosage et associé à une valeur cible éloignée de la valeur vraie
Un échantillon partagé entre laboratoires et associé à une moyenne calculée après comparaison
Un faux liquide biologique dosé comme un patient et associé à une valeur cible proche de la valeur vraie

Un faux liquide biologique dosé comme un patient et associé à une valeur cible proche de la valeur vraie

Explication

Le contrôle interne est un faux liquide biologique traité comme un échantillon patient, avec une valeur cible proche de la valeur vraie. Un échantillon patient réel n’est pas le contrôle, une cible éloignée ne correspond pas à sa définition, et la comparaison entre laboratoires relève du contrôle externe.

18. Un laboratoire commence une nouvelle série de dosages hormonaux. À quel moment doit-il mesurer ses contrôles qualité internes, et dans quel but principal ?

Après chaque résultat patient, pour établir la méthode de référence
À chaque série, pour vérifier les conditions de réalisation et repérer des erreurs
À la fin de l’année, pour vérifier l’identité des échantillons patients
Une à six fois par an, pour comparer les résultats entre laboratoires

À chaque série, pour vérifier les conditions de réalisation et repérer des erreurs

Explication

Le contrôle interne est dosé à chaque série afin de vérifier les conditions de réalisation et de détecter des erreurs aléatoires ou systématiques. Le rythme annuel et la comparaison interlaboratoires caractérisent le contrôle externe, tandis que l’identification des patients n’est pas son objectif.

19. Lors d’une série, le contrôle interne s’écarte fortement de sa moyenne préétablie par rapport à son écart-type. Quelle décision le laboratoire doit-il prendre ?

Invalider les résultats de la série et refaire le dosage
Comparer les résultats de la série avec ceux d’autres laboratoires
Remplacer la moyenne préétablie par celle calculée sur la série en cours
Valider les résultats de la série et conserver le contrôle comme repère

Invalider les résultats de la série et refaire le dosage

Explication

Le contrôle de chaque série est comparé à sa moyenne et à son écart-type préétablis ; un écart trop important invalide la série et impose de refaire le dosage. La comparaison entre laboratoires relève du contrôle externe, et recalculer la cible sur la série douteuse ne permet pas de valider les résultats.

20. Un laboratoire souhaite évaluer ponctuellement la comparabilité de ses résultats avec ceux d’autres laboratoires. Quel dispositif répond à cet objectif ?

Un contrôle interne dosé à chaque série et comparé à sa moyenne préétablie
Un contrôle interne utilisé pour estimer les conditions de dosage d’une série
Un contrôle externe dosé une à six fois par an par plusieurs laboratoires
Un contrôle externe mesuré par un seul laboratoire à chaque série de patients

Un contrôle externe dosé une à six fois par an par plusieurs laboratoires

Explication

Les contrôles externes sont réalisés ponctuellement, une à six fois par an, par plusieurs laboratoires pour comparer leurs résultats. Le contrôle interne suit les performances de chaque série ; son usage ne constitue pas une comparaison interlaboratoires.

21. Un service d’hormonologie choisit une méthode courante pour la grande majorité de ses dosages, tout en réservant des méthodes de référence à un laboratoire spécialisé. Quelle répartition correspond aux pratiques décrites ?

Les chromatographies représentent environ 99 % des dosages, tandis que les immunodosages sont souvent réservés aux laboratoires spécialisés
Les immunodosages et les chromatographies sont employés à fréquence égale, les deux étant réservés aux laboratoires spécialisés
Les immunodosages représentent environ 99 % des dosages, tandis que les chromatographies sont souvent des méthodes de référence spécialisées
Les immunodosages représentent environ 99 % des dosages, tandis que les chromatographies sont rarement des méthodes de référence

Les immunodosages représentent environ 99 % des dosages, tandis que les chromatographies sont souvent des méthodes de référence spécialisées

Explication

Les immunodosages constituent environ 99 % des dosages hormonaux, alors que les techniques chromatographiques, souvent méthodes de référence, sont surtout réservées aux laboratoires spécialisés. Inverser les fréquences ou nier leur rôle de référence confond la place respective de ces techniques.

22. Quel principe décrit un immunodosage hormonal ?

Une méthode qualitative fondée sur la séparation des anticorps, détectés par leur interaction avec une colonne
Une méthode quantitative fondée sur la séparation des molécules dans une colonne, révélées par leur rétention
Une méthode quantitative fondée sur un complexe antigène-anticorps réversible, détecté indirectement par un traceur
Une méthode quantitative fondée sur un complexe antigène-anticorps irréversible, détecté directement sans traceur

Une méthode quantitative fondée sur un complexe antigène-anticorps réversible, détecté indirectement par un traceur

Explication

L’immunodosage quantifie une substance grâce à la formation réversible d’un complexe antigène-anticorps, dont la détection est indirecte par un traceur fixé à l’antigène ou à l’anticorps. La séparation dans une colonne définit la chromatographie, tandis que l’absence de traceur ou l’irréversibilité dénature le principe de l’immunodosage.

23. Dans un dosage par compétition, la concentration hormonale d’un échantillon augmente tandis que les autres conditions restent identiques. Comment évolue le signal mesuré ?

Il diminue, car l’hormone du patient concurrence davantage l’antigène marqué pour les sites anticorps
Il augmente, car l’antigène marqué se fixe davantage lorsque la concentration hormonale s’élève
Il augmente, car l’hormone du patient forme davantage de complexes marqués comme dans un sandwich
Il reste stable, car l’hormone du patient et l’antigène marqué occupent des sites distincts

Il diminue, car l’hormone du patient concurrence davantage l’antigène marqué pour les sites anticorps

Explication

En compétition, l’hormone du patient et l’antigène marqué se disputent les sites anticorps : une concentration hormonale initiale plus élevée réduit la fixation du traceur et donc le signal. L’augmentation du signal correspond au dosage sandwich, où il est proportionnel à la concentration hormonale.

24. Un laboratoire doit mesurer un petit haptène. Quel choix et quelle limite correspondent aux propriétés des immunodosages ?

Choisir un dosage sandwich, en tenant compte de réactions croisées fréquentes et d’une spécificité moindre
Choisir un dosage par compétition, en tenant compte de réactions croisées fréquentes et d’une spécificité moindre
Choisir un dosage sandwich, car il convient aux petites molécules et présente une meilleure sensibilité
Choisir un dosage par compétition, car il est plus spécifique et sensible que la méthode sandwich

Choisir un dosage par compétition, en tenant compte de réactions croisées fréquentes et d’une spécificité moindre

Explication

La compétition permet de mesurer les haptènes et les petites molécules, mais elle est moins spécifique et présente fréquemment des réactions croisées. Le sandwich est plus spécifique et sensible, mais ne convient pas aux petites molécules ; l’effet crochet concerne les concentrations hormonales très élevées en méthode sandwich.

25. Un bilan montre une TSH effondrée et une T4 libre augmentée. Quelle interprétation correspond à ce profil ?

Une hyperthyroïdie avec T4 libre diminuée
Une hypothyroïdie avec T4 libre élevée
Une hyperthyroïdie
Une hypothyroïdie

Une hyperthyroïdie

Explication

L’hyperthyroïdie associe une TSH diminuée ou effondrée à une T4 et/ou une T3 augmentée. L’hypothyroïdie se caractérise plutôt par une TSH élevée et une T4 libre diminuée ; les deux autres profils combinent des résultats qui ne correspondent pas à ces tableaux.

26. Une patiente présente une hypothyroïdie et le clinicien cherche à confirmer son caractère auto-immun, compatible avec une maladie de Hashimoto. Quel anticorps est le plus pertinent à doser ?

Les anticorps anti-TPO
Les anticorps anti-thyroglobuline
La T4 libre
Les anticorps anti-récepteur de la TSH

Les anticorps anti-TPO

Explication

Les anticorps anti-TPO aident à confirmer le caractère auto-immun d’une hypothyroïdie de Hashimoto. Les anticorps anti-récepteur de la TSH orientent notamment vers Basedow, les anti-thyroglobuline ont un autre contexte d’utilisation, et la T4 libre est une hormone, non un anticorps.

27. Chez une personne dont le bilan initial est encore peu perturbé, quel dosage est généralement le plus sensible pour repérer une imprégnation thyroïdienne anormale débutante ?

La T4 libre
La TSH
La thyroglobuline
La T3 libre

La TSH

Explication

La TSH est généralement plus sensible et informative que la T4L pour repérer une imprégnation thyroïdienne anormale débutante. La T4L est notamment utile au suivi initial d’un traitement thyroïdien, tandis que la T3L et la thyroglobuline ne remplacent pas la TSH dans ce rôle général.

28. Une adolescente est examinée avant le début de la puberté. Quel profil physiologique est attendu pour ses concentrations de FSH et de LH ?

Des concentrations dépassant les valeurs adultes
Des concentrations effondrées
Des concentrations en hausse vers un plateau
Des concentrations stabilisées au plateau adulte

Des concentrations effondrées

Explication

Avant la puberté, la FSH et la LH sont effondrées ; elles augmentent ensuite à la puberté et dépassent les valeurs normales adultes à la ménopause ou à l’andropause. La hausse vers un plateau concerne la puberté, et le dépassement des valeurs adultes concerne les périodes plus tardives.

29. Un laboratoire veut comparer les dosages de FSH et de LH réalisés chez différentes femmes. Quel moment du cycle est préconisé pour standardiser les prélèvements ?

Le septième jour du cycle
Le quatorzième jour du cycle
Le dernier jour du cycle
Le premier jour du cycle

Le septième jour du cycle

Explication

Les concentrations de FSH et de LH varient au cours du cycle et leur sécrétion est pulsatile ; un prélèvement au septième jour est préconisé pour standardiser les comparaisons. Choisir le premier, le quatorzième ou le dernier jour ne correspond pas à cette recommandation.

30. Un homme consulte pour un trouble sexuel. Quel examen hormonal est indiqué dans ce contexte ?

Un dosage de la TSH
Un dosage de la thyroglobuline
Un dosage de la prolactine
Un dosage de l’estradiol

Un dosage de la prolactine

Explication

Un trouble sexuel chez l’homme constitue une indication au dosage de la prolactine, comme le sont un trouble du cycle ou une infertilité chez la femme et une galactorrhée chez l’un ou l’autre sexe. L’estradiol est notamment associé à l’évaluation de la réserve ovarienne, tandis que la TSH et la thyroglobuline concernent le bilan thyroïdien.

31. Une personne présente une prolactinémie mesurée élevée, mais ne présente pas de signes cliniques associés à un excès de prolactine active. Quelle explication est compatible avec ce tableau ?

Une prolactine monomérique élevée qui entraîne des effets biologiques
Une macroprolactine mesurée élevée mais dépourvue d’activité biologique
Une sécrétion pulsatile de gonadotrophines qui augmente la prolactinémie
Une activité biologique accrue de la macroprolactine malgré une mesure normale

Une macroprolactine mesurée élevée mais dépourvue d’activité biologique

Explication

La macroprolactine, dimérisée ou liée à des auto-anticorps, a une demi-vie prolongée mais aucune activité biologique ; elle peut donc élever la prolactinémie sans signes cliniques. La prolactine monomérique est la forme biologiquement active, et les gonadotrophines ne décrivent pas ce mécanisme.

32. Chez une personne sans trouble pathologique de la régulation, la calcémie diminue. Quelle évolution de la PTH est attendue ?

Une augmentation de la PTH
Une variation parallèle à la calcémie
Une stabilité de la PTH
Une diminution de la PTH

Une augmentation de la PTH

Explication

En situation physiologique, la PTH varie en sens inverse de la calcémie : une baisse de celle-ci stimule la PTH. Une baisse de PTH inverse cette relation, une stabilité ignore la réponse physiologique et une variation parallèle confond les deux sens de variation.

33. Un patient présente une hypercalcémie accompagnée d'une PTH fortement augmentée. Quelle origine cette association évoque-t-elle ?

Une insuffisance surrénalienne avec cortisol bas
Une réponse physiologique à l'hypercalcémie
Une hyperparathyroïdie primaire
Une pathologie maligne avec PTH effondrée et PTHrp élevée

Une hyperparathyroïdie primaire

Explication

L'association d'une hypercalcémie et d'une PTH fortement augmentée évoque une hyperparathyroïdie primaire. La PTH effondrée avec PTHrp élevée correspond à certaines pathologies malignes, une hausse physiologique de PTH ne répond pas à l'hypercalcémie, et le profil cortisol bas concerne un autre bilan.

34. Quelle forme de PTH est biologiquement active et quelle fraction approximative représente-t-elle dans le sang circulant ?

La PTH intacte, acides aminés 1 à 84, environ 90 %
La PTH fragmentaire, acides aminés 1 à 34, environ 10 %
La PTH fragmentaire, acides aminés 35 à 84, environ 90 %
La PTH intacte, acides aminés 1 à 84, environ 10 %

La PTH intacte, acides aminés 1 à 84, environ 10 %

Explication

La PTH biologiquement active est la forme intacte composée des acides aminés 1 à 84, qui représente environ 10 % de la PTH circulante. Les fragments ne sont pas la forme active décrite, et la proportion indiquée n'est pas de 90 %.

35. Un dosage de 25-OH-vitamine D chez un patient indique 18 ng/mL. Dans quelle catégorie ce statut se situe-t-il ?

Suffisance
Déficience
Insuffisance
Toxicité

Insuffisance

Explication

Une concentration de 18 ng/mL se situe dans l'intervalle d'insuffisance, défini entre 10 et 30 ng/mL. La déficience est inférieure à 10 ng/mL, la suffisance commence à 30 ng/mL et la toxicité dépasse 100 ng/mL.

36. Un prélèvement est effectué au réveil chez un patient soumis à un stress aigu. Quel profil des concentrations de cortisol et d'ACTH est attendu dans les conditions décrites ?

Des concentrations minimales au réveil, potentiellement augmentées par le stress
Des concentrations maximales au réveil, diminuées par le stress
Un maximum de cortisol et un minimum d'ACTH au réveil
Des concentrations maximales au réveil, potentiellement augmentées par le stress

Des concentrations maximales au réveil, potentiellement augmentées par le stress

Explication

Le cortisol et l'ACTH atteignent leur maximum au réveil et leur minimum vers minuit ; le stress peut augmenter les deux concentrations. Le minimum au réveil inverse le cycle, une baisse liée au stress inverse son effet décrit, et un profil dissocié ne correspond pas au cycle physiologique.

37. Un clinicien souhaite explorer un hypercorticisme, puis rechercher une insuffisance surrénalienne chez un autre patient. À quels moments doit-il prévoir les dosages de cortisol et d'ACTH ?

À 8 h pour l'hypercorticisme et vers minuit pour l'insuffisance
Vers minuit pour les deux explorations
Vers minuit pour l'hypercorticisme et à 8 h pour l'insuffisance
À 8 h pour les deux explorations

Vers minuit pour l'hypercorticisme et à 8 h pour l'insuffisance

Explication

Le dosage est réalisé vers minuit pour explorer un hypercorticisme et à 8 h le matin pour explorer une insuffisance surrénalienne. L'inversion des horaires confond ces indications, tandis qu'un horaire identique pour les deux ne respecte pas la règle.

38. Un patient présente un cortisol élevé et une ACTH basse. Quel type d'adénome ce profil évoque-t-il ?

Un adénome surrénalien
Un adénome hypophysaire de type maladie de Cushing
Une insuffisance surrénalienne basse
Une insuffisance surrénalienne haute

Un adénome surrénalien

Explication

Un adénome surrénalien associe un cortisol élevé à une ACTH basse. Dans la maladie de Cushing d'origine hypophysaire, cortisol et ACTH sont élevés ; les deux formes d'insuffisance surrénalienne ont un cortisol bas.

39. Chez un patient présentant une suspicion de déficit en hormone de croissance, quel ensemble d'éléments permet de confirmer ce déficit ?

Des tests de stimulation, une hGH diminuée et un IGF-1 très élevé
Des tests de stimulation, une hGH élevée et un IGF-1 très élevé
Des tests de stimulation, une hGH diminuée ou effondrée et un IGF-1 très bas
Un dosage isolé, une hGH diminuée et un IGF-1 dans les valeurs usuelles

Des tests de stimulation, une hGH diminuée ou effondrée et un IGF-1 très bas

Explication

Le déficit en hormone de croissance se confirme par des tests de stimulation et associe une hGH diminuée ou effondrée à un IGF-1 très bas. Une hGH et un IGF-1 élevés évoquent plutôt l'acromégalie, une mesure isolée ne tient pas compte de la nécessité des tests, et un IGF-1 élevé contredit le profil du déficit.

40. Chez un patient présentant une hyperglycémie, quelle évolution est attendue pour l’insuline et le peptide C ?

L’insuline augmente, mais le peptide C diminue.
L’insuline diminue, mais le peptide C augmente.
Ils augmentent tous les deux.
Ils diminuent tous les deux.

Ils augmentent tous les deux.

Explication

En situation d’hyperglycémie, l’insuline et le peptide C augmentent. La diminution des deux inverse cette réponse, tandis que les profils mixtes supposent à tort des évolutions opposées.

41. Un résultat hormonal est inattendu et ne concorde pas avec les éléments cliniques du patient. Quelle conduite est la plus adaptée ?

Le confronter aux seules données paracliniques, sans tenir compte de la clinique.
Le retenir tel quel, car le dosage hormonal suffit à établir l’interprétation.
Le replacer dans l’ensemble des données, demander un contrôle et échanger avec le biologiste si le doute persiste.
L’écarter sans contrôle ni discussion, puisque les résultats discordants sont inutilisables.

Le replacer dans l’ensemble des données, demander un contrôle et échanger avec le biologiste si le doute persiste.

Explication

Un résultat hormonal s’interprète avec les arguments cliniques et paracliniques; en cas de doute ou d’incohérence, un contrôle et un dialogue clinico-biologique sont utiles. L’interprétation isolée, l’exclusion de la clinique ou l’absence de contrôle négligent ces principes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 88 flashcards sur Dosages hormonaux et interprétation.

Quelle erreur pré-analytique importante survient lors d’une inversion d’étiquette ou de tube ?

Une identification incorrecte du patient ou du prélèvement.

Quels anticorps contribuent au diagnostic de la maladie de Basedow ?

Les anticorps anti-récepteurs de la TSH.

À quelle température acheminer rapidement les prélèvements pour limiter la dégradation des hormones protéiques ?

À 4 degrés.

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