★ À maîtriser
📌 Les anticorps anti-récepteurs de la TSH contribuent au diagnostic de maladie de Basedow, tandis que les anticorps anti-TPO sont surtout prescrits en cas de suspicion d’hypothyroïdie, notamment de maladie d’Hashimoto.
Après au moins 3 jours à température ambiante avant acheminement et centrifugation, les concentrations d’insuline et de peptide C diminuent de près de 50 % par rapport à leur concentration initiale.
Le stress peut modifier les concentrations de cortisol, d’ACTH et de prolactine, tandis que le rythme circadien et nycthéméral modifie celles du cortisol et de l’ACTH.
Compléments
📌 La thyroglobuline et les anticorps anti-thyroglobuline sont dosés dans le suivi du cancer thyroïdien et n’ont pas de pertinence dans le bilan d’hyperthyroïdie décrit.
La demi-vie de la HGH est de 10 à 15 minutes, ce qui permet d’obtenir une concentration ponctuelle effondrée même en situation normale.
Pour évaluer une possible insuffisance de sécrétion de HGH, des prélèvements successifs espacés d’une demi-heure peuvent être associés à un dosage simultané d’IGF1 afin de vérifier la concordance des résultats.
L’heure du prélèvement doit être relevée pour interpréter les dosages de cortisol et d’ACTH, dont les concentrations varient au cours de la journée.
★ À maîtriser
📌 La structure du cortisol et celle de la prednisolone ne diffèrent que par une double liaison, ce qui peut conduire un dosage à mesurer la prednisolone à la place du cortisol ou en même temps que lui.
La TSH, la FSH, la LH et l’HCG possèdent une sous-unité alpha identique et une sous-unité bêta spécifique responsable de leur activité biologique propre.
Les résultats de dosage de la FSH doivent être interprétés avec les valeurs normales fournies par le laboratoire qui a réalisé le dosage.
Seule la fraction libre des hormones peu solubles liées à une protéine porteuse est active, mais il est souvent difficile de la mesurer séparément de la fraction liée.
La fraction libre de T3 et de T4 peut être estimée correctement en routine, tandis que le dosage de la testostérone libre reste compliqué et est réservé à des laboratoires spécialisés en deuxième intention.
Compléments
📌 Pour assurer la spécificité d’un dosage de TSH, FSH, LH ou HCG, le dosage cible la sous-unité bêta propre à l’hormone recherchée.
L’hétérogénéité de glycosylation de la FSH peut modifier sa reconnaissance par les dosages et expliquer des résultats légèrement différents entre laboratoires pour un même patient.
La T3 et la T4 circulent principalement liées à la TBG, et seule une très faible proportion libre, de l’ordre du picomole, est active.
La testostérone est liée à la SHBG, ce qui contribue à la faible concentration d’hormone à estimer lors de son dosage.
La forme libre est active, mais la forme liée domine souvent le plasma.
★ À maîtriser
📌 Une erreur aléatoire varie de signe et d’ampleur de façon imprévisible et répartit les résultats autour d’une moyenne proche de la valeur vraie.
📌 Une erreur systématique surestime ou sous-estime les résultats de façon cohérente par rapport à la technique de référence et éloigne la moyenne mesurée de la valeur vraie.
Compléments
En hormonologie, les formes moléculaires variables de certaines hormones, comme la FSH, rendent difficile l’obtention d’un standard absolu de référence.
Une technique de référence peut être trop complexe ou trop longue pour les analyses de routine, mais elle peut servir à développer des méthodes de routine visant des résultats proches.
L’écart-type caractérise l’ampleur de la dispersion des résultats liée aux erreurs aléatoires.
📌 Les valeurs normales doivent être adaptées à la technique de dosage utilisée lorsque celle-ci comporte une erreur systématique.
L’aléatoire disperse les résultats ; le systématique décale leur moyenne.
★ À maîtriser
📐 Formule - Le coefficient de variation est le rapport de l’écart-type à la moyenne : .
📌 En dessous de la limite de quantification, le laboratoire ne rend pas de valeur chiffrée pertinente et indique un résultat inférieur à cette limite.
📌 La limite de quantification du dosage A de l’ACTH est de 1,16 pmol/L, ce qui permet d’identifier une valeur basse entre 1,16 et 2 pmol/L, tandis que celle du dosage B est de 2,7 pmol/L et ne permet pas de distinguer certaines valeurs normales des valeurs pathologiques.
Compléments
📌 Le biais peut être constant quelle que soit la concentration de l’analyte ou varier en fonction de cette concentration.
📌 Le dosage A de l’ACTH est retenu en pratique clinique plutôt que le dosage B, car sa limite de quantification permet de distinguer les valeurs basses utiles au diagnostic.
📌 Le choix d’une technique est un compromis entre la qualité analytique, la pertinence physiopathologique, la complexité de mise en œuvre, la clinique et l’urgence du résultat.
★ À maîtriser
Les contrôles qualité internes sont dosés à chaque série pour vérifier les conditions de réalisation et détecter des erreurs aléatoires ou systématiques.
À chaque série, le contrôle qualité interne est dosé comme un échantillon patient et comparé à sa moyenne et à son écart-type préétablis ; un écart trop important invalide les résultats de la série et impose de refaire le dosage.
Les contrôles qualité externes sont dosés ponctuellement, une à six fois par an, par plusieurs laboratoires afin de comparer leurs résultats.
Compléments
Les résultats successifs des contrôles qualité internes sont suivis sur un diagramme de Levey-Jennings.
La comparaison des contrôles qualité externes aux résultats de laboratoires utilisant si possible une méthode de référence aide chaque laboratoire à évaluer l’erreur systématique de son dosage.
★ À maîtriser
Dans un dosage sandwich, une hormone suffisamment volumineuse est capturée par deux anticorps, dont l’un porte un traceur, et le signal est proportionnel à sa concentration ; cette méthode sert aux protéines et aux peptides.
Les dosages par compétition peuvent mesurer les haptènes et les petites molécules, mais ils sont moins spécifiques et présentent des réactions croisées fréquentes ; les méthodes sandwich sont plus spécifiques et sensibles, mais ne mesurent pas les petites molécules et peuvent subir un effet crochet en cas de concentration hormonale très élevée.
La chromatographie est une méthode séparative qui distingue les molécules selon leurs propriétés physico-chimiques et leurs interactions avec la colonne, ce qui leur confère des temps de rétention différents.
La chromatographie couplée à la spectrométrie de masse est une technique de référence pour doser les petites hormones, les stéroïdes et les dérivés des catécholamines, notamment les métanéphrines plasmatiques et urinaires, le VMA et le HVA.
Compléments
Les marqueurs des immunodosages ont évolué de l’iode 125 radioactif aux enzymes des ELISA, puis aux marqueurs luminescents qui facilitent l’automatisation et accélèrent le traitement d’un grand nombre d’échantillons.
🔄 Une analyse chromatographique comprend les étapes suivantes :
📌 La chromatographie seule sépare les molécules, tandis que la spectrométrie de masse les détecte selon leur rapport masse/charge, avant et après fragmentation, ce qui aide à distinguer des molécules proches comme le cortisol et la prednisolone.
📌 La chromatographie offre une forte spécificité pour les petites molécules et une liberté de choix technique, mais son coût, le besoin de personnel qualifié et son temps d’analyse sont supérieurs à ceux des immunodosages automatisés.
Compétition : signal inverse ; sandwich : signal proportionnel.
★ À maîtriser
📌 L’hyperthyroïdie associe une TSH diminuée ou effondrée à une T4 et/ou une T3 augmentée, tandis que l’hypothyroïdie associe une TSH augmentée à une T4 libre diminuée.
📌 La TSH est généralement plus sensible et informative que la T4L pour repérer une imprégnation thyroïdienne anormale débutante, tandis que la T4L est utile au suivi initial d’un traitement thyroïdien comme le Levothyrox.
Compléments
Le bilan thyroïdien sert à confirmer une euthyroïdie, une hyperthyroïdie ou une hypothyroïdie avec notamment TSH, T4L, T3L et anticorps anti-TPO ou anti-récepteur de la TSH ; il sert aussi au suivi de pathologies tumorales avec la thyroglobuline, les anticorps anti-thyroglobuline ou la calcitonine.
Les discordances du bilan thyroïdien peuvent provenir de : une erreur d’identification, des variations inter-laboratoires, la grossesse, une pathologie subclinique, des traitements thyroïdiens, des traitements non thyroïdiens comme l’amiodarone et le lithium, un syndrome des T3L basses, une pathologie hypophysaire
Il faut attendre six à huit semaines pour juger l’effet d’un traitement comme le Levothyrox sur la TSH, et un dosage de contrôle de la TSH peut être refait un mois après une discordance biologique.
Hyperthyroïdie : TSH basse ; hypothyroïdie : TSH élevée.
★ À maîtriser
📌 Avant la puberté, la FSH et la LH sont effondrées ; elles augmentent à la puberté puis dépassent les valeurs normales adultes à la ménopause chez la femme et à l’andropause chez l’homme.
Les concentrations de FSH et de LH varient selon le cycle menstruel et leur sécrétion est pulsatile ; un prélèvement au septième jour du cycle est préconisé pour standardiser les comparaisons.
Le dosage de la prolactine est indiqué devant un trouble du cycle ou une infertilité chez la femme, un trouble sexuel chez l’homme ou une galactorrhée chez l’un ou l’autre sexe.
📌 La macroprolactine, sous forme dimérisée ou liée à des auto-anticorps, a une demi-vie prolongée mais aucune activité biologique et peut donc élever la prolactinémie sans signes cliniques.
📌 La testostérone totale mesure la testostérone liée à la SHBG, celle liée à l’albumine et la fraction libre, tandis que la testostérone biodisponible correspond à la fraction liée à l’albumine et à la fraction libre.
Compléments
Les dosages de FSH et de LH explorent notamment la réserve ovarienne avec l’estradiol, l’origine d’un hypogonadisme, les troubles pubertaires, certains troubles féminins comme l’hyperandrogénie et le SOPK, ainsi que l’hypogonadisme, les troubles sexuels ou l’altération de la spermatogenèse chez l’homme.
Les œstroprogestatifs et les agonistes ou antagonistes de la GnRH peuvent diminuer la sécrétion de FSH et de LH, tandis que la glycosylation de ces hormones peut contribuer aux variations inter-laboratoires.
La grossesse et la lactation augmentent physiologiquement la prolactine ; des prolactinomes ou une rupture de la tige pituitaire peuvent également l’élever, et le SOPK s’accompagne d’une prolactine élevée dans 30 % des cas.
Une macroprolactine doit être suspectée devant une divergence clinico-biologique ou une divergence intra- ou inter-laboratoire ; le prélèvement est alors adressé à un laboratoire spécialisé pour un dosage moins sensible aux formes macroprolactiniques.
L’estradiol sert notamment à explorer la fonction de reproduction, la maturation folliculaire, la réserve ovarienne avec la FSH, le suivi d’une stimulation ovarienne et la gynécomastie chez l’homme.
La testostérone circule liée à la SHBG dans 40 à 80 % des cas, libre à hauteur d’environ 2 % et également liée à l’albumine, dont la liaison est plus faible que celle avec la SHBG.
📌 La testostérone totale est dosée en première intention, tandis que les dosages libre ou biodisponible, plus difficiles et réservés aux laboratoires spécialisés, sont demandés en cas de discordance, notamment lorsque la SHBG varie.
★ À maîtriser
📌 La PTH varie en sens inverse de la calcémie dans les situations physiologiques : l’hypercalcémie diminue la PTH et l’hypocalcémie l’augmente.
Une hypercalcémie avec PTH fortement augmentée évoque une hyperparathyroïdie primaire, tandis qu’une hypercalcémie avec PTH effondrée et PTHrp augmentée peut accompagner une pathologie maligne.
La PTH biologiquement active est la PTH intacte, constituée des acides aminés 1 à 84, qui représente environ 10 % de la PTH circulante et a une demi-vie de cinq à dix minutes.
📌 La PTH étant hypercalcémiante, son résultat doit toujours être interprété avec la calcémie.
Compléments
L’hypovitaminose D et l’insuffisance rénale chronique peuvent augmenter la PTH, cette dernière pouvant entraîner une hyperparathyroïdie secondaire.
Les dosages de PTH peuvent reconnaître des fragments inactifs dont les proportions varient entre individus ; chez les patients dialysés, les valeurs cibles peuvent être deux à neuf fois supérieures à celles des patients non dialysés.
Le dosage de la 1,25-di-OH-vitamine D est réservé à des indications limitées, notamment l’insuffisance rénale chronique et certains bilans spécialisés de rachitisme vitamino-résistant, de granulomatose ou de troubles du métabolisme phosphocalcique.
PTH intacte active ; fragments circulants souvent inactifs.
★ À maîtriser
Le cortisol et l’ACTH suivent un cycle nycthéméral : leurs concentrations sont maximales au réveil et minimales vers minuit, et le stress peut les augmenter.
Le dosage du cortisol et de l’ACTH est réalisé vers minuit pour explorer un hypercorticisme et à huit heures le matin pour explorer une insuffisance surrénalienne.
Un adénome hypophysaire de type maladie de Cushing associe cortisol et ACTH élevés, tandis qu’un adénome surrénalien associe cortisol élevé et ACTH basse.
L’insuffisance surrénalienne haute associe cortisol bas et ACTH basse, tandis que l’insuffisance surrénalienne basse associe cortisol bas et ACTH élevée.
Le dosage de l’hGH est perturbé par sa sécrétion très pulsatile, tandis que l’IGF-1 dépend fortement de l’âge du patient.
📌 Un déficit en hormone de croissance se confirme par des tests de stimulation et associe une hGH diminuée ou effondrée à un IGF-1 très bas, tandis que l’acromégalie augmente l’hGH et l’IGF-1.
Compléments
Les variations de la protéine porteuse CBG peuvent rendre le bilan du cortisol discordant, et des stéroïdes de synthèse comme la prednisolone peuvent réagir de façon croisée avec le cortisol.
Pour limiter l’effet de la pulsatilité de l’hGH, trois prélèvements consécutifs sont réalisés à trente minutes d’intervalle et associés à un dosage d’IGF-1.
★ À maîtriser
En cas d’hyperglycémie, l’insuline et le peptide C augmentent, tandis qu’en cas d’hypoglycémie ils diminuent.
Dans le diabète de type I, l’insuline et le peptide C sont diminués ou effondrés, tandis que dans le diabète de type II ils augmentent ; ils augmentent fortement dans l’insulinome.
Un résultat hormonal doit être interprété dans un ensemble d’arguments cliniques et paracliniques, et un contrôle ainsi qu’un dialogue clinico-biologique sont utiles en cas de doute ou d’incohérence.
Compléments
📌 Le prélèvement destiné au dosage de l’insuline et du peptide C doit être transporté à froid et ne doit pas être hémolysé, particulièrement pour l’insuline.
Diabète de type I : insuline et peptide C bas ; type II : élevés.
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