Fiche de révision : Nutrition de l’enfant et de l’adulte

Plan du Cours

  1. Besoins et apports nutritionnels
  2. Densités et allégations alimentaires
  3. Principes de l’équilibre alimentaire
  4. Adaptations et énergie de grossesse
  5. Besoins qualitatifs de grossesse
  6. Risques nutritionnels de grossesse
  7. Allaitement et besoins nutritionnels
  8. Nutrition des personnes âgées
  9. Alimentation et performance sportive
  10. Alimentation du nourrisson de zéro à cinq mois
  11. Diversification alimentaire dès six mois
  12. Besoins nutritionnels à l’adolescence
  13. Besoins nutritionnels de l’adulte
  14. Évaluation de l’état nutritionnel
  15. Causes et conséquences de la dénutrition
  16. Prise en charge de la dénutrition

1. Besoins et apports nutritionnels

Notions clés & Définitions

  • Besoins nutritionnels : Quantité de nutriments, de micronutriments et d’énergie nécessaire pour couvrir les besoins nets en tenant compte de la quantité réellement absorbée.
  • Apports nutritionnels conseillés : Les apports nutritionnels conseillés (ANC) sont les quantités de macro- et micronutriments destinées à couvrir l’ensemble des besoins physiologiques d’une population et estimées à partir de données scientifiques selon des règles fixées par l’Afssa, devenue Anses.
  • Besoins minimaux : Les besoins nutritionnels minimaux sont les quantités nécessaires au maintien des grandes fonctions, éventuellement aux dépens des réserves ou de fonctions non prioritaires, et permettent d’éviter une carence.
  • Micronutriments constitutionnellement indispensables : Les micronutriments constitutionnellement indispensables sont nécessaires à l’organisme alors que leur synthèse endogène ne suffit pas à satisfaire les besoins spécifiques accrus dans certaines situations physiologiques, comme la grossesse.

★ À maîtriser

📌 Les besoins nutritionnels concernent les individus et relèvent d’une démarche physiologique et médicale, tandis que les apports conseillés s’adressent à une population dans une démarche de santé publique.

  • Les ANC sont calculés de façon à couvrir les besoins de 97,5 % des individus d’une population et constituent des repères visant d’abord à éviter les déficiences, non des normes contraignantes.

Compléments

📌 Les apports journaliers recommandés (AJR) correspondent à des quantités de nutriments évaluées par groupes d’individus à partir des besoins nutritionnels moyens, mais il est peu réaliste de les appliquer strictement chaque jour.

Astuce mémo

Besoin individuel, ANC collectif

2. Densités et allégations alimentaires

Notions clés & Définitions

  • Densité énergétique : Quantité d’énergie apportée par 100 g d’aliment.
  • Densité nutritionnelle : Teneur en micronutriments pour 1 000 kcal.
  • Allégation : Une allégation est un message ou une représentation non obligatoire qui affirme, suggère ou implique qu’une denrée alimentaire possède des caractéristiques particulières.
  • Profil nutritionnel : Le profil nutritionnel, introduit dans le règlement européen en 2006, juge la composition globale d’un aliment au regard de l’équilibre nutritionnel et conditionne la possibilité de lui attribuer une allégation.

★ À maîtriser

📌 Les fruits et légumes ont une densité nutritionnelle élevée et une densité énergétique faible, tandis que les graisses saturées et les glucides simples ont une faible densité nutritionnelle et une densité énergétique élevée.

📌 Les allégations nutritionnelles portent sur l’apport énergétique ou la teneur significative en nutriment, tandis que les allégations de santé expriment l’intérêt particulier d’un produit pour la santé.

Compléments

  • Les aliments secs ou riches en lipides de constitution ont une densité énergétique élevée, tandis que les fruits et légumes ont une densité énergétique faible.

📌 Une alimentation optimale associe une densité nutritionnelle aussi élevée que possible à une densité énergétique faible, tout en couvrant les besoins énergétiques et qualitatifs; elle peut être favorisée par les fruits, les légumes et les glucides complexes peu raffinés, riches en fibres.

📌 Les allégations de prévention, de traitement ou de guérison d’une maladie ne sont pas autorisées, et les allégations portant sur la réduction d’un facteur de risque ou le développement des enfants font l’objet d’une évaluation préalable fondée sur des études probantes chez l’humain.

  • Un profil nutritionnel favorable privilégie les produits pauvres en acides gras saturés, en sel et en sucres, et riches en fibres et en micronutriments.

Astuce mémo

Densité énergétique ≠ densité nutritionnelle

3. Principes de l’équilibre alimentaire

Notions clés & Définitions

  • Équilibre alimentaire : L’équilibre alimentaire est une répartition des nutriments destinée à couvrir les besoins et à optimiser la croissance, l’état de santé global et le vieillissement physiologique.

★ À maîtriser

  • La répartition énergétique recommandée est de 50 à 55 % de glucides, de 35 à 40 % de lipides et de 11 à 15 % de protéines.

📌 Pour les lipides, l’objectif est un rapport d’acides gras polyinsaturés n-6/n-3 proche de 5, avec une place principale pour les acides gras mono-insaturés, notamment l’acide oléique, et une limitation des acides gras saturés.

  • L’équilibre alimentaire se considère idéalement à chaque repas, mais se construit plus probablement sur la semaine; l’équilibre des macronutriments doit être établi sur une période plus courte que celui des micronutriments.

Compléments

  • L’alimentation spontanée présente trois déséquilibres :

    • un excès d’apport énergétique
    • une surreprésentation des lipides par rapport aux glucides
    • une consommation insuffisante de fruits, de légumes et de fibres alimentaires
  • Les glucides simples devraient représenter environ 10 % de la ration énergétique, tandis que les produits céréaliers peu transformés et les légumineuses sont à privilégier.

  • La part des protéines animales, qui représente actuellement deux tiers des protéines consommées, gagnerait à être réduite au profit des protéines végétales; une proportion de protéines animales d’un tiers est indiquée comme suffisante pour couvrir les besoins en acides aminés essentiels et contribuer aux apports en vitamine B, calcium, fer et zinc.

  • La diversification alimentaire facilite la consommation quotidienne des grandes classes d’aliments, et aucun aliment ne compromet à lui seul l’équilibre alimentaire: c’est son usage qui compte.

  • Les compléments alimentaires ne devraient être utilisés que pour pallier une insuffisance établie ou supposée des apports journaliers.

4. Adaptations et énergie de grossesse

★ À maîtriser

  • Durant la première moitié de la grossesse, la mère constitue des réserves, puis celles-ci sont mobilisées pendant la seconde moitié lors de la croissance fœtale rapide.

  • Au premier trimestre, l’hyperinsulinémie favorise la lipogenèse et le stockage des graisses; ensuite, l’insulinorésistance périphérique induit une lipolyse et, avec l’augmentation de la production hépatique de glucose, accroît la disponibilité des substrats énergétiques pour le fœtus.

  • Le coût énergétique théorique de la grossesse est estimé à 75 000 kcal, dont 15 000 kcal liées à la croissance fœtale.

📌 Une prise pondérale excessive accroît notamment le risque de macrosomie et de complications obstétricales, tandis qu’une prise insuffisante, surtout au troisième trimestre, est associée au retard de croissance intra-utérin, à la prématurité et à la morbi-mortalité néonatale.

Compléments

  • Le bilan azoté net devient positif dès le deuxième trimestre de la grossesse.

  • L’augmentation de la dépense énergétique maternelle représente 45 % du coût théorique total de la grossesse, et le métabolisme de repos augmente de façon conséquente après la 24e semaine pour atteindre 20 % durant le dernier mois.

📌 Les apports énergétiques supplémentaires consommés en pratique correspondent à environ la moitié du coût théorique total de la grossesse, et leur augmentation spontanée ne nécessite pas d’ajustement diététique tant que le gain pondéral reste adapté.

  • Un IMC préconceptionnel inférieur à 20 est associé à un risque de prématurité et d’hypotrophie fœtale, qui peut être corrigé par une prise pondérale suffisamment importante durant la grossesse.

📌 Durant la grossesse, la ration énergétique devrait comporter environ 30 à 35 % de lipides et au moins 55 % de glucides; les besoins protéiques sont de l’ordre de 1 g/kg/j, soit environ 15 % de la ration énergétique.

5. Besoins qualitatifs de grossesse

★ À maîtriser

  • Les besoins totaux en fer de la grossesse sont estimés à 850 mg; les ANC passent de 10 mg/j hors grossesse à 20 mg/j pendant la grossesse, avec un pic de 30 mg/j au troisième trimestre.

📌 La supplémentation systématique en fer n’est pas justifiée pendant la grossesse; elle est indiquée en cas d’anémie ferriprive ou d’hypoferritinémie franche chez la mère.

  • Les besoins en folates sont de 400 μg/j pendant la grossesse, alors que la consommation est estimée à 300 μg/j; une supplémentation réduit globalement d’environ 50 % les malformations du tube neural.

📌 Une supplémentation de 400 μg/j en folates est recommandée en période périconceptionnelle; en France, 5 mg/j sont prescrits aux femmes ayant des antécédents d’anomalie de fermeture du tube neural ou prenant un traitement antiépileptique, tandis que les femmes à haut risque reçoivent 4 mg/j au moins un mois avant la conception et pendant le premier trimestre, puis une supplémentation de 2 mg/j peut être proposée.

  • Les besoins en iode sont estimés à 200 μg/j pendant la grossesse, tandis que les apports moyens en France sont de 80 à 100 μg/j.

📌 Une supplémentation en vitamine D est recommandée en France à raison de 400 UI/j dès le début de grossesse, de 1 000 UI/j durant la seconde moitié, ou de 100 000 UI en prise unique au début du septième mois.

Compléments

  • Les carences maternelles sévères, notamment en contexte social défavorable, de dénutrition pathologique ou de comportements à risque, peuvent avoir des effets délétères; les carences mineures d’une alimentation de type occidental ont peu d’effets sur la croissance et la maturation fœtales.

📌 Les capacités d’absorption intestinale du fer augmentent pendant la grossesse et les besoins atteignent 5 à 6 mg/j en fin de grossesse; une alimentation équilibrée couvrant au moins 2 000 kcal/j suffit à les couvrir.

  • Jusqu’à la 12e semaine, le fœtus dépend entièrement des apports maternels en hormones thyroïdiennes; un goitre fœtal peut apparaître dès la 16e semaine en cas de carence iodée.

📌 Une supplémentation iodée systématique est souhaitée par de nombreux professionnels, mais son application en France reste subordonnée à l’approbation d’un consensus d’experts; des comprimés d’iodure de potassium de 100 à 200 μg/j pourraient pallier une subcarence.

📌 Trois à quatre portions de lait et de produits laitiers par jour permettent d’assurer un apport calcique supérieur à 1 g/j, sans qu’une supplémentation calcique systématique soit nécessaire.

  • Une alimentation suffisante et diversifiée couvre en principe les besoins en vitamines, à l’exception de la vitamine D; une supplémentation en vitamine A n’est pas indiquée en France car les apports excessifs peuvent être tératogènes.

  • La consommation de poisson et l’utilisation d’huile de colza ou de noix sont recommandées pour les apports en acides gras oméga 3; la supplémentation étudiée réduit l’incidence de la prématurité, mais n’a pas montré de bénéfice sur le retard de croissance intra-utérin ou la pré-éclampsie.

6. Risques nutritionnels de grossesse

★ À maîtriser

📌 Toute consommation d’alcool pendant la grossesse doit être prohibée, car l’alcool est toxique pour le fœtus et favorise les déficits en folates, en vitamine A et en protéines.

📌 Le régime végétalien, qui exclut tout produit d’origine animale, nécessite obligatoirement une supplémentation en vitamine B12.

  • L’insuffisance pondérale pendant la grossesse est associée à une morbi-mortalité périnatale et à une hypotrophie fœtale, qui peuvent être prévenues par une prise en charge nutritionnelle et une supplémentation vitaminique et en fer.

📌 En cas d’obésité pendant la grossesse, les risques d’HTA gravidique, de pré-éclampsie, de diabète gestationnel et de macrosomie fœtale sont contrôlés par une limitation de la prise pondérale grâce à un régime modérément hypocalorique qui ne descend pas sous 1500 kcal/j.

  • La toxoplasmose est transmise par Toxoplasma gondii après ingestion de viande mal cuite ou de crudités mal lavées, ou par contact direct avec les chats.

📌 Chez une femme enceinte non immunisée, la toxoplasmose peut entraîner un avortement, une mort fœtale ou une atteinte neurologique et rétinienne; en cas de séronégativité, il faut éviter la viande crue et le contact avec les chats, et laver soigneusement puis éplucher les fruits et légumes consommés crus.

📌 Listeria monocytogenes est une bactérie résistante au froid mais sensible à la chaleur, transmise par des aliments contaminés; la listériose, relativement bénigne pour la mère, peut provoquer un avortement spontané ou un accouchement prématuré.

  • La prévention de la listériose repose sur : éviter le lait cru et les fromages au lait cru, éviter les charcuteries à la coupe, notamment les rillettes, pâtés et produits en gelée, retirer les croûtes des fromages, cuire les aliments d’origine animale, réchauffer correctement les restes et les plats cuisinés, bien nettoyer le réfrigérateur, se laver les mains

Compléments

📌 Une évaluation nutritionnelle recherchant les erreurs alimentaires ou les carences est souhaitable lorsqu’une femme exprime un désir de grossesse ou lors du diagnostic de grossesse.

  • Le tabagisme pendant la grossesse diminue la ration énergétique et s’accompagne d’une faible consommation de fruits et de légumes.

  • La toxicomanie pendant la grossesse est souvent associée à la précarité socio-économique, à une diminution des apports alimentaires ainsi qu’au tabagisme et à l’alcoolisme.

📌 Le végétarisme peut satisfaire globalement les besoins de grossesse à condition de respecter la complémentarité entre céréales et légumineuses.

  • La constipation peut être améliorée par :

    • les céréales complètes
    • les fruits et légumes
    • une hydratation suffisante
    • l’activité physique
  • En France, les tests sérologiques recherchant une primo-infection toxoplasmique sont obligatoires lors de la déclaration de grossesse.

7. Allaitement et besoins nutritionnels

★ À maîtriser

  • Pendant la lactation, les recommandations alimentaires de la grossesse restent globalement valables et les besoins nutritionnels sont ceux de la grossesse.

📌 L’alimentation maternelle pendant la lactation doit notamment fournir les acides gras indispensables au développement du nourrisson, en particulier les AG n-3 et les AG n-6.

📌 La lactation ne nécessite pas de supplémentation spécifique, mais une alimentation suffisante, diversifiée et équilibrée.

Compléments

  • La sécrétion lactée est peu affectée par les conditions nutritionnelles ambiantes et n’est compromise que dans des situations extrêmes comme la famine.

  • Une partie des précurseurs du lait, principalement lipidiques, provient des réserves maternelles, tandis que le métabolisme de repos de la mère qui allaite est le même que celui d’une femme qui n’allaite pas.

  • Un supplément de calcium pendant la lactation a peu d’effet sur la densité osseuse maternelle ou sur la teneur en calcium du lait, car les besoins calciques sont couverts par la mobilisation réversible du calcium osseux et la réduction des pertes urinaires.

8. Nutrition des personnes âgées

★ À maîtriser

  • Avec le vieillissement, la masse maigre diminue tandis que le tissu adipeux périviscéral tend à augmenter aux dépens de la graisse sous-cutanée.

  • La diminution de la perception des odeurs, du goût et des saveurs avec l’âge contribue à la baisse de l’appétit, qui peut être contournée par une adaptation des recettes.

  • À effort comparable, les besoins énergétiques du sujet âgé sont supérieurs de 20 % à ceux de l’adulte jeune, et l’augmentation des besoins liée à l’activité physique ou à une agression métabolique peut ne pas être compensée par les apports spontanés.

  • Les causes classiques de fragilité nutritionnelle sont :

    • l’isolement
    • les revenus insuffisants
    • l’insuffisance d’équipement ménager
    • les difficultés d’approvisionnement
    • le handicap physique
    • la polymédication
    • la réduction de la capacité de mastication
  • Chez la personne âgée en bonne santé, les apports nutritionnels conseillés sont de 36 kcal/kg/j et de 1 g/kg/j de protéines.

📌 La lutte contre la sarcopénie associe un apport énergétique et protéique suffisant au maintien d’une activité physique régulière et adaptée.

Compléments

  • Chez la personne âgée, la digestion est fragilisée par une diminution de la vidange gastrique et des sécrétions digestives, ainsi que par une absorption moins performante et retardée.

📌 La prévention de l’ostéopénie et de l’ostéoporose repose sur des apports énergétiques, protéiques, calciques et en vitamine D suffisants, avec supplémentation si nécessaire, et surtout sur une activité physique significative.

  • Le régime méditerranéen est associé à un déclin cognitif moins rapide et à un moindre risque de conversion des troubles cognitifs modérés en maladie d’Alzheimer, sans preuve de causalité dans les données présentées.

Astuce mémo

Baisse sensorielle → appétit diminué → risque de malnutrition

9. Alimentation et performance sportive

★ À maîtriser

  • La pratique sportive habituelle ne nécessite pas de modification fondamentale de l’équilibre alimentaire; les apports énergétiques doivent correspondre aux dépenses et l’apport glucidique est majoré.

  • L’hydrolyse d’une mole d’ATP fournit 7,3 kcal dans les conditions standard biochimiques, et le muscle contient 3 g d’ATP/kg, soit environ 0,043 kcal/kg disponibles dans ces conditions pour un effort maximal d’environ 3 secondes.

  • Au-delà de quelques minutes d’effort, le métabolisme aérobie devient la principale source d’ATP en oxydant le glucose et les acides gras et, à moindre degré, les acides aminés qui fournissent 5 à 15 % de l’énergie.

  • Les glucides fournissent au moins 55 % de la ration énergétique des sportifs et jusqu’à 70 % dans les sports d’endurance.

  • Le glycogène musculaire est utilisé localement sans pouvoir être resynthétisé pendant l’effort, tandis que le glycogène hépatique maintient la glycémie et que son épuisement provoque une hypoglycémie.

  • Pendant une épreuve sportive, l’hydratation peut atteindre 1,5 l/h lorsque l’activité dépasse une heure; au-delà de trois heures, les besoins sont de l’ordre de 0,5 à 1 l/h.

  • Les boissons énergétiques sont des boissons de l’effort à composition réglementée adaptée aux besoins du sportif, tandis que les boissons énergisantes contiennent des substances stimulantes et peuvent retarder la perception de la fatigue et favoriser des troubles du rythme.

  • La consommation de compléments alimentaires par les sportifs ne se justifie que pour compléter des apports jugés insuffisants par un médecin ou un diététicien.

Compléments

  • Le métabolisme anaérobie lactique se met en route lorsque l’effort dépasse 10 à 15 secondes et s’accompagne d’une acidification musculaire, mais les lactates ne sont pas responsables de cette acidification ni une cause démontrée des crampes musculaires.

  • Les besoins en protéines des sportifs de haut niveau et des culturistes peuvent nécessiter une augmentation des apports nutritionnels conseillés d’un facteur 1,5 à 2.

📌 Après l’exercice, le sportif doit boire une quantité compensant 150 % de la perte de poids constatée pendant l’épreuve.

  • Les apports glucidiques pendant les épreuves de durée intermédiaire peuvent être apportés par du glucose, du fructose, du saccharose ou des maltodextrines à raison de 40 à 100 g/l.

Astuce mémo

Boisson énergétique : effort ; boisson énergisante : stimulants

10. Alimentation du nourrisson de zéro à cinq mois

Notions clés & Définitions

  • Fibres alimentaires : Présentes dans les fruits et légumes, elles augmentent le volume et la viscosité des selles, modifient le transit et peuvent fermenter.

★ À maîtriser

  • De zéro à cinq mois, le lait est l’aliment essentiel et unique du bébé et suffit à couvrir ses besoins nutritionnels.

  • L’allaitement au sein est la référence nutritionnelle pour le nourrisson et contribue aussi à renforcer le lien mère-enfant.

  • Les préparations lactées pour nourrissons apportent 60 à 75 kcal/100 ml.

📐 Formule - La quantité théorique quotidienne de lait d’un nourrisson, en millilitres, se calcule ainsi : poids du beˊbeˊ/10+200 ml/24 h\text{poids du bébé}/10 + 200\ \text{ml}/24\ \text{h}.

📌 Il ne faut pas forcer un bébé bien portant à finir son lait s’il semble rassasié, et les courbes de poids et de taille aident à évaluer si son alimentation suffit.

  • Durant les trois premières années, l’enfant multiplie son poids par 4, sa taille par 2 et son périmètre crânien augmente de 50 %.

📐 Formule - L’apport moyen de fibres recommandé est de 5 g+1 g×aˆge en anneˊes5\ \text{g} + 1\ \text{g} \times \text{âge en années} par jour ; à 7 ans, il est de 12 g par jour.

Compléments

  • À défaut d’allaitement maternel, une préparation lactée pour nourrisson, souvent appelée lait du premier âge, est utilisée pour couvrir les besoins.

  • Les préparations destinées aux nourrissons pendant les quatre à six premiers mois sont conçues pour répondre à elles seules aux besoins nutritionnels de cette catégorie.

  • Pour 100 kcal, les teneurs en protéines indiquées sont de 2,25 à 3 g pour les protéines de lait de vache non modifiées, de 1,8 à 3 g pour les protéines de lait de vache modifiées (caséine/lactosérum) et de 2,25 à 3 g pour les protéines de soja.

  • Entre 0 et 3 ans, le cerveau passe de 300 à 1 000 g et arrive à maturation à 3 ans.

  • Les fibres apportent de l’eau, des minéraux et des vitamines, régulent la réponse glycémique et la faim, et limitent l’absorption du cholestérol, mais peuvent réduire l’absorption du calcium, du fer et de certaines vitamines.

11. Diversification alimentaire dès six mois

★ À maîtriser

  • À partir de 6 mois, la diversification peut commencer par une purée de légumes et un laitage à midi, ou une compote de fruits après un laitage au goûter.

  • Avec la diversification, les lipides passent de 50 % de la ration énergétique quotidienne avec le lait maternel à 30–35 %, et les besoins en acides gras saturés, monoinsaturés et polyinsaturés doivent être couverts, notamment par des sources végétales et du poisson.

📌 Il est conseillé de ne pas introduire avant l’âge d’un an les protéines potentiellement allergisantes.

📌 Une alimentation diversifiée suffit généralement à éviter les carences, sauf notamment en fluor ou en iode selon les régions, mais il faut prévenir les excès d’énergie et de sodium, le grignotage et les aliments à haute densité énergétique, comme les boissons sucrées.

Compléments

  • Les yaourts, fromages blancs et petits-suisses peuvent remplacer le lait liquide dès 6 mois, les fromages à pâte cuite sont introduits vers 9 mois et ceux à pâte fermentée vers 12 mois.

📌 La suppression du biberon peut supprimer l’apport lacté du matin, et le maintien du biberon comme petit déjeuner pendant plusieurs mois ou années ne présente pas de danger.

📌 Si le lait est remplacé rapidement par du fromage, il faut veiller à apporter de l’eau à l’enfant, car boire du lait apporte aussi de l’eau.

  • La viande apporte du fer, qui peut aussi provenir de céréales enrichies ou de laits du troisième âge ou de croissance enrichis en fer.

  • Les œufs apportent des vitamines et des protéines riches en acides aminés, mais constituent aussi une source importante de cholestérol.

  • Les grignotages et les aliments à haute densité énergétique peuvent entraîner une prise de poids excessive et un rebond d’adiposité précoce.

12. Besoins nutritionnels à l’adolescence

★ À maîtriser

  • L’obésité observée à l’adolescence a généralement commencé entre 3 et 5 ans, et un début tardif est rare et doit conduire à rechercher une cause.

📌 Pour prévenir ou contrôler l’excès pondéral, il faut limiter les grandes quantités d’aliments très énergétiques et développer une activité physique régulière, plutôt que compter uniquement sur un exercice sportif hebdomadaire.

  • L’insatisfaction corporelle et les restrictions alimentaires chez les adolescents peuvent être associées à des troubles du comportement alimentaire, notamment la boulimie nerveuse et l’anorexie mentale, et les restrictions peuvent favoriser une évolution vers l’obésité.

  • L’adolescence est une période essentielle de minéralisation osseuse ; les apports en calcium et une supplémentation en vitamine D au moins une fois par an durant la période péri-pubertaire sont recommandés.

  • Le calcium peut être apporté par :

    • les laitages
    • le fenouil
    • les choux
    • les brocolis
    • les noisettes
    • les amandes
    • les sardines
  • Les besoins en fer de l’adolescent sont de l’ordre de 15 à 22 mg par jour et sont plus élevés chez les filles ; les fibres et le thé peuvent réduire l’absorption du fer, tandis que la vitamine C favorise son apport assimilable.

Compléments

  • Un adolescent sur deux déclare ne pas aimer se regarder dans une glace ou se faire photographier, et 63 % des filles disent vouloir perdre du poids.

📌 Il est important d’interroger les adolescents sur leur comportement alimentaire et de les accompagner dans la gestion de leur poids, en pouvant les recevoir seuls.

  • Un litre de soda représente 100 g de sucre, soit 400 Calories.

13. Besoins nutritionnels de l’adulte

Notions clés & Définitions

  • Besoins nutritionnels : La quantité moyenne quotidienne de nutriments nécessaire au développement, au renouvellement des tissus, au maintien de la santé physique et psychique et à une activité physique adaptée aux conditions de vie.

★ À maîtriser

  • Les apports recommandés sont calculés en ajoutant deux écarts-types au besoin moyen, soit environ 130 % de celui-ci, ce qui couvre les besoins de 97,5 % des sujets.

  • Les dépenses énergétiques quotidiennes sont d’environ 2 400 à 2 500 kcal, soit 35 kcal/kg, chez un adulte vivant dans des conditions normales.

  • Un gramme de glucides fournit 4 kcal, un gramme de protides 4 kcal, un gramme de lipides 9 kcal et un gramme d’alcool 7 kcal.

  • Pour une activité physique normale, les besoins énergétiques moyens sont de 35 kcal/kg/24 h, avec une fourchette allant de 30 kcal/kg/24 h chez la femme âgée à 42 kcal/kg/24 h chez l’homme de 18 ans.

  • Un régime équilibré apporte 12 % de l’énergie sous forme de protides, 30 à 35 % sous forme de lipides et 50 à 55 % sous forme de glucides.

  • L’apport minimal de sécurité en protéines de haute valeur biologique est de 0,75 g/kg/jour, et les apports conseillés sont d’environ 1 g/kg, avec des besoins plus élevés lorsque les protéines sont surtout d’origine végétale.

  • Les acides gras essentiels sont l’acide linoléique (C18:2n-6) et l’acide alpha-linolénique (C18:3n-3), qui doivent être apportés par l’alimentation et sont principalement d’origine végétale.

Compléments

  • Les pertes quotidiennes d’eau se répartissent entre :

    • 1 500 mL dans les urines
    • 100 mL dans les selles
    • 900 mL par pertes insensibles
  • Les apports conseillés en eau sont de 2 300 mL, dont 1 300 mL d’eau de boisson et 1 000 mL dans les aliments solides, auxquels s’ajoutent environ 300 mL produits par l’oxydation des macronutriments.

  • Les besoins en eau varient selon les conditions de vie, l’activité et l’âge ; ceux du nourrisson sont proportionnellement 2 à 3 fois plus élevés que ceux de l’adulte.

  • Pour un homme adulte de 70 kg au repos complet, éveillé et en équilibre thermique, les dépenses énergétiques de base sont d’environ 1 500 kcal ; elles sont plus faibles chez la femme et après 40 ans.

  • En climat tempéré et en zone citadine, la thermorégulation représente moins de 5 % des dépenses énergétiques globales, tandis que la thermogenèse induite par les aliments représente environ 10 % des dépenses des 24 heures.

  • Les dépenses liées au travail musculaire sont presque nulles pendant le sommeil, de 20 à 30 kcal/h en position assise éveillée et de 150 à 200 kcal/h pendant la marche ; elles représentent 15 à 30 % des dépenses quotidiennes habituelles.

  • Chez l’adulte, l’apport minimum en acide linoléique est d’environ 3 g par jour, soit 1 % de la ration énergétique, et l’apport optimal est de 3 à 5 % de cette ration.

  • L’apport recommandé en acide alpha-linolénique est de 0,5 à 1 % de la ration énergétique.

14. Évaluation de l’état nutritionnel

★ À maîtriser

  • L’interrogatoire nutritionnel recherche : les troubles digestifs, les maladies chroniques évolutives et les traitements, le niveau d’activité et la fatigabilité, le poids antérieur, l’anorexie ou la modification récente des apports, les apports énergétiques et azotés récents

📐 Formule - L’indice de masse corporelle est le poids divisé par le carré de la taille : IMC=poids en kgtaille en m2\mathrm{IMC}=\frac{\text{poids en kg}}{\text{taille en m}^2}.

  • Les valeurs normales de l’IMC sont comprises entre 20 et 25, et une valeur inférieure à 17 marque une dénutrition avérée.

  • Les mesures anthropométriques courantes sont l’épaisseur cutanée tricipitale, le périmètre du bras et le périmètre musculaire brachial calculé à partir des deux mesures précédentes ; ce dernier reflète la masse musculaire de l’organisme.

  • L’albuminémie est peu sensible à la dénutrition récente ou modérée ; elle baisse lors d’une dénutrition sévère et ancienne ou de pertes rénales ou digestives, mais aussi en cas d’hémodilution, d’insuffisance hépatocellulaire ou de syndrome infectieux ou inflammatoire.

📌 La dénutrition énergétique se caractérise surtout par des anomalies du poids et de l’anthropométrie avec des protéines circulantes presque normales, la dénutrition protéique par une baisse des protéines plasmatiques et parfois des lymphocytes avec poids et anthropométrie préservés, et la dénutrition mixte par l’atteinte de tous les compartiments.

  • La gravité de la dénutrition s’apprécie surtout par l’examen clinique et les taux sériques d’albumine et de transferrine interprétés avec la protéine C-réactive, tandis que le contexte pathologique et les autres anomalies biologiques doivent être considérés.

Compléments

  • L’examen clinique recherche : le degré d’activité et l’état psychique, les œdèmes déclives, les altérations de la peau, des ongles, des cheveux, des lèvres et de la langue, l’aspect du faciès et des masses musculaires

  • Le poids s’interprète par rapport au poids habituel antérieur et au poids idéal, en tenant compte de la vitesse de perte pondérale.

  • Les œdèmes indiquent une rétention d’eau d’environ 4 à 5 litres et peuvent masquer l’interprétation du poids ; l’ascite et l’inflation hydrosodée doivent aussi être prises en compte.

  • L’élimination urinaire de créatinine sur 24 heures reflète la masse musculaire : 1 g/24 h correspond à une masse musculaire de 17 à 20 kg.

  • La créatininurie peut être faussée par un recueil incomplet, une insuffisance rénale, un apport important de viande ou un hypercatabolisme musculaire après un traumatisme ou une intervention chirurgicale.

  • Pour interpréter une hypoalbuminémie, il faut disposer de l’hématocrite, du taux de prothrombine et de la protéine C-réactive ; une hémoconcentration peut au contraire corriger faussement l’albuminémie.

  • L’albuminémie normale est comprise entre 38 et 45 g/L et diminue avec l’âge ; sa demi-vie est d’environ 20 jours.

  • La transferrine a une demi-vie de 8 jours et peut être un marqueur sensible de dénutrition ; ses valeurs normales, de 2 à 3,50 g/L, varient selon l’âge et le sexe, augmentent en cas de carence martiale et diminuent lors d’un syndrome inflammatoire.

  • La préalbumine a une demi-vie de 2 jours et la protéine de liaison du rétinol une demi-vie de 12 heures ; ces deux protéines circulent liées dans un complexe et sont sensibles aux carences protéiques.

15. Causes et conséquences de la dénutrition

★ À maîtriser

  • La dénutrition peut retarder la cicatrisation, affaiblir les défenses contre l’infection, prolonger la convalescence, augmenter la morbimortalité après chirurgie et accroître la toxicité de nombreuses chimiothérapies.

  • Le maintien de l’équilibre nutritionnel exige un apport énergétique supérieur à la dépense énergétique de repos et un apport minimal de 50 à 60 g de protéines par jour.

  • Lorsque les besoins augmentent sans hausse suffisante des apports, la balance énergétique et le bilan azoté deviennent négatifs et entraînent une dénutrition, dont la rapidité dépend de l’importance du déficit et de l’augmentation des besoins.

📌 La dénutrition énergétique, comme le marasme, résulte d’une balance énergétique négative ; la dénutrition protéique, comme le kwashiorkor, résulte d’un bilan azoté négatif ; la dénutrition mixte associe les deux déficits.

  • La réduction des apports, notamment par anorexie, dysphagie, troubles digestifs, maldigestion ou malabsorption, entraîne généralement une dénutrition énergétique prédominante ; si elle est pure, la masse grasse et le poids diminuent d’abord, puis la masse musculaire, tandis que les protéines viscérales sont longtemps préservées.

  • L’hypercatabolisme lié à des affections septiques, néoplasiques ou inflammatoires graves touche rapidement les protéines, abaisse précocement l’albumine et les protéines à demi-vie courte, puis affecte plus tardivement le poids.

  • Les pertes protéiques anormales peuvent être :

    • cutanées
    • urinaires
    • digestives

Compléments

  • La dénutrition est généralement chronique, mais peut se constituer en quelques jours lors d’un coma après traumatisme crânien ou chez un grand brûlé.

  • La dénutrition énergétique se constitue progressivement par mobilisation des réserves adipeuses, tandis que la dénutrition protéique apparaît plus rapidement car les réserves musculaires et viscérales sont limitées et les synthèses protéiques rapidement affectées.

  • Une réduction alimentaire touchant surtout les protéines, notamment avec des céréales carencées en certains acides aminés essentiels, peut entraîner une dénutrition protéique de type kwashiorkor.

  • La dénutrition sévère peut affecter l’intestin grêle, le pancréas exocrine et la moelle osseuse, provoquant notamment une atrophie villositaire, une insuffisance sécrétoire et une anémie ou une leucopénie.

  • La dénutrition compromet l’immunocompétence, augmente la fréquence et la sévérité des infections et peut favoriser une pullulation microbienne intestinale qui aggrave les troubles de digestion et d’absorption.

  • La sarcopénie liée à la dénutrition réduit la force musculaire et augmente la fatigabilité, pouvant conduire à l’immobilisation et aux escarres ; l’atteinte du diaphragme et des muscles intercostaux diminue aussi la ventilation.

Astuce mémo

Apports insuffisants ou pertes → bilans négatifs → dénutrition

16. Prise en charge de la dénutrition

★ À maîtriser

  • La supplémentation alimentaire vise à accroître les apports spontanés en protéines et en énergie en adaptant la répartition des repas, la texture, la nature et la présentation des aliments, ainsi qu’en utilisant si nécessaire des suppléments diététiques concentrés.

  • La nutrition entérale administre un liquide nutritif dans la partie supérieure du tube digestif par sonde nasogastrique, gastrostomie ou jéjunostomie, généralement par pompe à faible débit continu.

  • La principale complication de la nutrition entérale est la broncho-pneumopathie d’inhalation par reflux, observée chez 2 à 5 % des sujets et prévenue par un faible débit ainsi que le maintien en position demi-assise, y compris la nuit.

  • Les apports approximatifs de nutrition entérale sont de 50 kcal et 1,5 g de protéines par kilogramme chez le malade de réanimation, contre 40 kcal et 1,25 g de protéines par kilogramme chez le dénutri chronique.

  • La nutrition parentérale perfuse des nutriments par un cathéter veineux central sous forme de glucose concentré, de solutions d’acides aminés et d’émulsions lipidiques.

  • Les complications infectieuses de la nutrition parentérale concernent 5 à 20 % des patients et peuvent conduire à une septicémie grave ; leur prévention repose sur une asepsie stricte lors de la pose et des manipulations.

  • Une nutrition parentérale exclusive doit apporter tous les micronutriments indispensables, notamment les acides gras essentiels, le phosphore, le zinc et les vitamines ; une carence en phosphore lors de la renutrition peut provoquer une insuffisance cardiaque aiguë mortelle appelée « refeeding syndrome ».

  • Une assistance nutritionnelle est envisagée si une dénutrition existe ou est prévisible à court terme et que les apports spontanés ne couvrent pas les besoins ; elle est notamment indiquée si l’alimentation orale est impossible ou insuffisante et avant une chirurgie majeure chez un patient dénutri.

  • Lorsque le tube digestif est morphologiquement indemne et fonctionnel, la nutrition entérale est généralement préférée pour sa tolérance, son coût et sa faisabilité ; la nutrition parentérale est réservée notamment à certaines situations de réanimation ou postopératoires et aux atteintes digestives extrêmes.

Compléments

📌 L’efficacité des mesures diététiques doit être vérifiée en comptant les apports réels et en évaluant l’évolution nutritionnelle, tout en les adaptant aux conditions socio-économiques et aux aides disponibles.

  • La gastrostomie et la jéjunostomie sont surtout utilisées lorsque la nutrition entérale doit durer plus d’un mois.

📌 La prévention de la dénutrition chez tout malade repose sur le maintien précoce d’apports protéiques suffisants, des conseils diététiques ou des compléments oraux si nécessaire, ainsi que le contrôle des apports et de l’état nutritionnel.

  • Chez un patient dénutri devant subir une chirurgie majeure, une renutrition entérale ou parentérale pendant les une à deux semaines précédant l’intervention réduit significativement le risque de complications postopératoires.

Astuce mémo

Tube digestif fonctionnel : entérale ; tube digestif inutilisable : parentérale

Tableaux de synthèse

Comparaison des types de dénutrition

TypeAtteinte dominanteÉvolution décrite
ÉnergétiqueBalance énergétique négative ; poids et masse grasse diminuentProgressive, avec mobilisation des réserves adipeuses
ProtéiqueBilan azoté négatif ; protéines plasmatiques touchéesRapide, avec réserves limitées
MixteBilans énergétique et azoté négatifsAtteinte de plusieurs compartiments

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1. Une équipe médicale évalue les besoins d’une personne, tandis qu’une autorité de santé publique fixe des repères pour une population. Quelle distinction s’applique à ces deux démarches ?

2. Pour établir un repère alimentaire destiné à une population, une équipe veut réduire le risque de déficience sans en faire une obligation réglementaire. Quelle cible correspond aux ANC ?

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À qui s’adressent les besoins nutritionnels et dans quelle démarche s’inscrivent-ils ?

Ils concernent les individus dans une démarche physiologique et médicale.

Que désignent les besoins nutritionnels ?

La quantité de nutriments, de micronutriments et d’énergie nécessaire pour couvrir les besoins nets, en tenant compte de l’absorption réelle.

Que mesure la densité énergétique d’un aliment ?

L’énergie apportée par 100 g d’aliment.

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