QCM : Accident vasculaire cérébral (14 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à l’accident vasculaire cérébral selon l’OMS ?

Un trouble moteur isolé apparaissant progressivement
Un syndrome clinique de perte focale soudaine et brutale d’une fonction cérébrale et/ou oculaire
Une perte soudaine de conscience sans atteinte focale
Une atteinte diffuse et progressive des fonctions cérébrales et oculaires

Un syndrome clinique de perte focale soudaine et brutale d’une fonction cérébrale et/ou oculaire

Explication

La définition de l’OMS associe une perte focale à un début soudain et brutal, touchant la fonction cérébrale et/ou oculaire. Une atteinte diffuse, une perte de conscience sans caractère focal ou un trouble moteur progressif ne reprend pas ces critères.

2. Une imagerie révèle, dans un cas, une artère cérébrale obstruée par un caillot et, dans un autre, un vaisseau rompu avec du sang qui s’échappe dans les tissus. Comment classer ces deux AVC ?

Les deux sont hémorragiques, car le tissu cérébral est lésé
Les deux sont ischémiques, car le débit sanguin est perturbé
Le premier est ischémique et le second hémorragique
Le premier est hémorragique et le second ischémique

Le premier est ischémique et le second hémorragique

Explication

L’obstruction artérielle par thrombose ou embolie caractérise l’AVC ischémique, tandis que la rupture d’un vaisseau et la fuite de sang caractérisent l’AVC hémorragique. Inverser ces mécanismes ou classer les deux cas selon la seule perturbation du débit confond les critères distinctifs.

3. Dans une consultation de prévention, une personne présente une hypertension artérielle et une fibrillation atriale. Dans quelle catégorie ces deux facteurs sont-ils classés ?

Hors des facteurs de risque cités
Dans deux catégories différentes, l’une modifiable et l’autre non modifiable
Parmi les facteurs de risque modifiables
Parmi les facteurs de risque non modifiables

Parmi les facteurs de risque modifiables

Explication

L’hypertension artérielle et la fibrillation atriale figurent parmi les facteurs de risque modifiables cités. Les classer comme non modifiables ou séparer ces deux facteurs en catégories différentes ne correspond pas à cette classification.

4. Lors de l’évaluation des facteurs de risque d’une personne, le professionnel relève son âge, un antécédent personnel d’AIT et une prédisposition familiale. Quelle catégorie réunit ces trois éléments ?

Les déterminants sociaux et environnementaux
Les facteurs liés au mode de vie
Les facteurs de risque modifiables
Les facteurs de risque non modifiables

Les facteurs de risque non modifiables

Explication

L’âge, les antécédents personnels d’AIT ou autres et la prédisposition familiale sont cités comme facteurs non modifiables. Les comportements et certains déterminants sociaux ou environnementaux relèvent plutôt des facteurs modifiables.

5. Une personne présente soudainement une bouche déviée, une faiblesse du bras droit et des difficultés à parler. Quel ensemble correspond à des signes d’alerte fréquents d’AVC ?

Asymétrie faciale, faiblesse d’un côté et difficulté à parler
Vertige, trouble de l’équilibre et céphalée inhabituelle
Diplopie, baisse de vigilance et perte de sensibilité chaud-froid
Faiblesse bilatérale, trouble visuel et apparition progressive

Asymétrie faciale, faiblesse d’un côté et difficulté à parler

Explication

Une asymétrie du visage, une faiblesse ou une paralysie soudaine d’un côté et une difficulté à parler ou comprendre sont des signes d’alerte fréquents. Le vertige et le trouble de l’équilibre sont d’autres signes possibles, tandis que l’apparition progressive ne correspond pas au caractère soudain décrit.

6. Après un épisode bref de dysfonction neurologique attribué à une ischémie focale, les symptômes disparaissent en moins d’une heure et l’imagerie ne montre pas d’infarctus aigu. Quelle interprétation convient ?

Une hémorragie cérébrale confirmée
Un déficit neurologique progressif non transitoire
Un accident ischémique transitoire
Un AVC constitué avec infarctus aigu

Un accident ischémique transitoire

Explication

Un AIT est un épisode bref de dysfonction neurologique lié à une ischémie focale, généralement de moins d’une heure, sans preuve d’infarctus aigu en imagerie. Un AVC constitué avec infarctus aigu ne respecte pas ce dernier critère, et une hémorragie n’est pas une ischémie.

7. Lors d’une suspicion d’AVC, une équipe utilise le NIHSS pour quantifier les déficits initiaux, suivre leur évolution et transmettre des informations comparables. Quelle fonction de l’échelle mobilise-t-elle ?

Un classement initial sans suivi ni transmission clinique
Une imagerie destinée à localiser directement la lésion
Une confirmation radiologique du caractère hémorragique
Une évaluation standardisée de la gravité et de son évolution

Une évaluation standardisée de la gravité et de son évolution

Explication

Le NIHSS est une échelle clinique standardisée qui mesure la gravité des déficits et permet d’en suivre l’évolution, d’évaluer le pronostic et d’harmoniser les transmissions. Le scanner, et non le NIHSS, est un examen d’imagerie qui aide à caractériser la lésion.

8. Une personne arrive aux urgences avec une suspicion d’AVC et doit bénéficier d’un examen d’imagerie sans délai. Quel examen est réalisé en urgence absolue ?

Une imagerie par résonance magnétique cérébrale
Une analyse sanguine pour déterminer le type d’AVC
Un scanner cérébral ou une tomodensitométrie
Une évaluation clinique par le score NIHSS

Un scanner cérébral ou une tomodensitométrie

Explication

En cas de suspicion d’AVC, le scanner cérébral, ou tomodensitométrie, est l’examen d’imagerie réalisé en urgence absolue. Le NIHSS est une échelle clinique, et l’IRM ne remplace pas l’examen indiqué comme première imagerie urgente dans ce contexte.

9. Un patient présente un AVC ischémique et reçoit un médicament par voie intraveineuse pour dissoudre le caillot qui bloque une artère cérébrale. De quel traitement s’agit-il ?

Un traitement antiagrégant plaquettaire
La thrombectomie mécanique
Un traitement antihypertenseur
La thrombolyse

La thrombolyse

Explication

La thrombolyse consiste à injecter par voie intraveineuse un médicament qui dissout le caillot afin de rétablir rapidement la circulation et de sauver les neurones. La thrombectomie mécanique retire le caillot, l’antiagrégant vise la prévention de nouveaux caillots et l’antihypertenseur agit sur la pression artérielle.

10. Lors d’un AVC ischémique, une équipe retire physiquement le caillot qui obstrue une artère cérébrale afin de rétablir la circulation sanguine. Quelle intervention réalise-t-elle ?

Un traitement antihypertenseur
Une thrombolyse intraveineuse
Une thrombectomie mécanique
Un traitement antiagrégant plaquettaire

Une thrombectomie mécanique

Explication

La thrombectomie mécanique rétablit la circulation en retirant le caillot qui obstrue une artère cérébrale. La thrombolyse le dissout par médicament, tandis que les antiagrégants et les antihypertenseurs ont des objectifs de prévention ou de contrôle des risques.

11. Après un AVC, quelle caractéristique décrit le mieux les conséquences possibles et leur gravité ?

Elles peuvent toucher plusieurs fonctions et varient selon la zone et l’étendue atteintes
Elles sont comparables d’un patient à l’autre, quelle que soit la zone atteinte
Elles concernent surtout les fonctions cognitives et langagières
Elles touchent principalement la motricité et varient peu selon la lésion

Elles peuvent toucher plusieurs fonctions et varient selon la zone et l’étendue atteintes

Explication

Un AVC peut engager le pronostic vital et entraîner des séquelles motrices, sensitives, visuelles, cognitives ou langagières, dont les effets varient selon la zone et l’étendue atteintes. La motricité seule ou les fonctions cognitives seules ne rendent pas compte de cette diversité, et les conséquences ne sont pas uniformes.

12. Après un AVC attribué à une fibrillation auriculaire, quelle catégorie de traitement peut être utilisée en raison de l’anomalie cardiaque ?

Des antiagrégants plaquettaires
Des statines
Des antihypertenseurs
Des anticoagulants oraux

Des anticoagulants oraux

Explication

Lorsqu’un AVC est causé par une anomalie cardiaque telle que la fibrillation auriculaire, des anticoagulants oraux peuvent être utilisés. Les antiagrégants sont cités pour prévenir de nouveaux caillots après un AVC ischémique, tandis que les statines agissent sur le cholestérol et les antihypertenseurs sur la pression artérielle.

13. Une personne présente soudainement une faiblesse d’un bras et des troubles de la parole. Quelle conduite immédiate faut-il adopter ?

Donner un médicament par voie orale, noter l’heure et appeler le 15 ou le 112
Attendre quelques minutes pour voir si les signes régressent, puis appeler le 15 ou le 112
Noter l’heure de début ou la dernière heure sans symptôme, décrire les signes et leur évolution, ne rien donner par voie orale et appeler le 15 ou le 112
Appeler le 15 ou le 112, puis donner de l’eau et un aliment si la personne les accepte

Noter l’heure de début ou la dernière heure sans symptôme, décrire les signes et leur évolution, ne rien donner par voie orale et appeler le 15 ou le 112

Explication

En cas de suspicion d’AVC, il faut relever les repères temporels, décrire les signes et leur évolution, éviter toute prise orale et alerter immédiatement le 15 ou le 112. Attendre une régression retarde l’alerte, administrer un médicament par voie orale méconnaît l’interdiction de prise orale, et donner à boire ou à manger expose à une prise orale inadaptée.

14. Lors de la surveillance d’un patient après un AVC, quel changement impose une action immédiate de l’infirmière ?

Une aggravation de la vigilance, du langage, de la motricité ou de l’asymétrie
Un traitement administré conformément à la prescription et tracé dans le dossier
Une évolution stable du langage et de la motricité consignée dans le dossier
Une variation des paramètres prescrits sans changement neurologique observé

Une aggravation de la vigilance, du langage, de la motricité ou de l’asymétrie

Explication

La surveillance infirmière associe l’observation et la traçabilité de la vigilance, du langage, de la motricité et de l’asymétrie au suivi des paramètres prescrits et des traitements ; toute aggravation doit être signalée immédiatement. Se limiter aux paramètres omet l’évolution neurologique, différer le signalement retarde l’alerte, et surveiller les traitements sans observer les signes neurologiques est incomplet.

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Selon l’OMS, comment se définit un accident vasculaire cérébral ?

Un syndrome clinique caractérisé par une perte focale soudaine et brutale de la fonction cérébrale et/ou oculaire.

Quelle est la cause d’un AVC ischémique ?

L’obstruction d’une artère par thrombose ou embolie.

Quelle est la cause d’un AVC hémorragique ?

La rupture d’un vaisseau avec fuite de sang dans les tissus.

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