QCM : Sémiologie neurologique infirmière (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne rapporte des fourmillements dans la main, tandis que le professionnel constate une faiblesse lors de l’examen. Comment classer ces deux observations ?

Les deux observations sont des symptômes rapportés
Les fourmillements sont un signe et la faiblesse est un symptôme
Les fourmillements sont un symptôme et la faiblesse est un signe
Les deux observations sont des signes constatés

Les fourmillements sont un symptôme et la faiblesse est un signe

Explication

Un symptôme est rapporté par la personne, alors qu’un signe est constaté ou mesuré par un professionnel. Classer les fourmillements comme signe inverse les catégories, et classer la faiblesse constatée comme symptôme inverse également la distinction.

2. Après un trouble métabolique, une personne présente des signes de dysfonctionnement cérébral, mais les examens ne montrent pas de lésion focale visible. Quel mécanisme peut expliquer cette situation ?

Une privation d’oxygène due à un trouble vasculaire
Une altération du fonctionnement cérébral liée au trouble métabolique
Un saignement provoqué par un trouble vasculaire
Une interruption de la transmission par une lésion nerveuse

Une altération du fonctionnement cérébral liée au trouble métabolique

Explication

Un trouble métabolique peut altérer le fonctionnement cérébral sans lésion focale visible. La privation d’oxygène et le saignement relèvent de mécanismes vasculaires, tandis que l’interruption de transmission suppose une perturbation du message nerveux.

3. Une personne sait ce qu’elle veut dire et construit correctement ses phrases, mais sa parole est pâteuse et difficile à comprendre en raison d’une mauvaise articulation. Quel trouble cela évoque-t-il ?

Une aphasie
Une désorientation
Une dysarthrie
Une confusion

Une dysarthrie

Explication

La dysarthrie gêne l’articulation en raison d’un trouble de la commande des muscles de la parole, tandis que le langage peut rester correctement construit. L’aphasie perturbe le langage, et la confusion altère l’attention et la compréhension de la situation.

4. Une personne présente soudainement un comportement inhabituel et ne comprend plus les consignes. Quelle conduite est indiquée ?

Noter l’heure de début ou du dernier état habituel et alerter sans délai
Alerter immédiatement sans rechercher l’heure de début ou du dernier état habituel
Noter l’heure et reporter l’alerte à la prochaine transmission
Surveiller les signes et attendre qu’ils persistent avant d’alerter

Noter l’heure de début ou du dernier état habituel et alerter sans délai

Explication

Une modification brutale du comportement ou de la compréhension peut signaler une urgence neurologique : il faut relever l’heure de début ou la dernière heure où la personne était dans son état habituel et alerter sans délai. Attendre la persistance ou différer l’alerte retarde la conduite recommandée.

5. Que désigne une parésie ?

Une perte complète du mouvement volontaire
Une augmentation du tonus liée à la vitesse de mobilisation
Un mouvement involontaire oscillatoire
Une diminution de la force musculaire

Une diminution de la force musculaire

Explication

La parésie correspond à une baisse de la force musculaire, tandis que le mouvement volontaire reste diminué plutôt que complètement perdu. La perte complète ou quasi complète du mouvement volontaire définit une plégie.

6. Quelle sensation correspond à une allodynie ?

Une douleur provoquée par un stimulus normalement indolore
Une sensation spontanée de fourmillements ou de picotements
Une diminution de la sensibilité dans un territoire corporel
Une sensation anormale désagréable, spontanée ou provoquée

Une douleur provoquée par un stimulus normalement indolore

Explication

L’allodynie se caractérise par une douleur déclenchée par un stimulus qui n’est normalement pas douloureux. Une dysesthésie est aussi désagréable, mais désigne une sensation anormale plutôt que cette réponse douloureuse à un stimulus indolore.

7. Quel rôle joue la sensibilité profonde dans le maintien de l’équilibre ?

Elle déclenche la sensation de déplacement caractéristique du vertige.
Elle informe le système nerveux de la position des segments corporels.
Elle fournit des repères visuels sur la position du corps dans l’espace.
Elle ajuste directement la force musculaire lors de chaque mouvement.

Elle informe le système nerveux de la position des segments corporels.

Explication

La sensibilité profonde contribue à l’équilibre en renseignant le système nerveux sur la position des segments corporels. La vision fournit également des repères utiles, mais elle ne correspond pas à cette information proprioceptive.

8. En quoi les paires III, IV et VI diffèrent-elles de la paire VII par leurs fonctions principales ?

Les paires III, IV et VI commandent les mouvements oculaires, tandis que la paire VII intervient dans la mimique faciale et le goût.
Les paires III, IV et VI participent à l’audition et à l’équilibre, tandis que la paire VII intervient dans la déglutition et la voix.
Les paires III, IV et VI commandent la mastication, tandis que la paire VII assure la sensibilité du visage.
Les paires III, IV et VI assurent la sensibilité faciale, tandis que la paire VII commande les mouvements de la langue.

Les paires III, IV et VI commandent les mouvements oculaires, tandis que la paire VII intervient dans la mimique faciale et le goût.

Explication

Les paires III, IV et VI contrôlent les mouvements des yeux, alors que le nerf facial, paire VII, contribue aux expressions du visage et au goût sur une partie de la langue. La sensibilité faciale et la mastication relèvent plutôt de la paire V, et non des paires III, IV et VI.

9. Pourquoi une augmentation du volume du cerveau, du sang ou du liquide cérébrospinal peut-elle provoquer une hypertension intracrânienne ?

Parce que le crâne rigide limite l’espace disponible pour ces volumes supplémentaires.
Parce que l’augmentation du volume entraîne nécessairement une infection méningée.
Parce que le liquide cérébrospinal cesse alors de protéger la moelle épinière.
Parce que les méninges empêchent le sang de circuler vers le cerveau.

Parce que le crâne rigide limite l’espace disponible pour ces volumes supplémentaires.

Explication

Dans la boîte crânienne rigide, une hausse du volume du cerveau, du sang ou du liquide cérébrospinal peut élever la pression intracrânienne. Une infection méningée peut être associée à un syndrome méningé, mais elle n’explique pas à elle seule le mécanisme de l’HTIC.

10. Une personne présente des signes neurologiques et l’équipe envisage plusieurs examens. Comment leur choix doit-il être déterminé ?

En privilégiant la ponction lombaire avant toute imagerie, quel que soit le tableau
En réalisant systématiquement chaque examen disponible dès l’apparition des signes
En choisissant l’examen en fonction de la facilité de préparation pour la personne
Selon l’histoire, l’examen clinique, les hypothèses diagnostiques et le degré d’urgence

Selon l’histoire, l’examen clinique, les hypothèses diagnostiques et le degré d’urgence

Explication

Le choix des examens complémentaires relève de l’équipe médicale et dépend du contexte clinique, des hypothèses et de l’urgence ; ils ne sont pas tous systématiques. Réaliser chaque examen d’emblée ne tient pas compte de cette sélection adaptée à la situation.

11. Quel élément du contexte aide à distinguer une faiblesse transitoire après une crise épileptique d’autres causes possibles de déficit neurologique ?

La présence de sueurs et les traitements antidiabétiques récents
La température corporelle et les signes infectieux associés
La progression des troubles visuels et sensitifs avant la céphalée
Les témoignages sur la crise, sa durée et la récupération observée

Les témoignages sur la crise, sa durée et la récupération observée

Explication

Une crise et sa période postcritique peuvent entraîner une faiblesse transitoire, et les témoins, la durée de l’épisode ainsi que la récupération éclairent l’évaluation. Les sueurs et les traitements antidiabétiques orientent plutôt vers la recherche d’une hypoglycémie.

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Quel est le rôle général du système nerveux ?

Il reçoit et traite des informations, puis élabore des réponses.

Que permettent les fonctions cognitives ?

Elles permettent de comprendre, mémoriser, communiquer, s’orienter et agir de façon adaptée.

Quelles fonctions la confusion altère-t-elle principalement ?

L’attention et la compréhension de la situation.

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