★ À maîtriser
📌 Un symptôme est rapporté par la personne, tandis qu’un signe est constaté ou mesuré par un professionnel ; les deux se complètent en pratique.
Compléments
Le cerveau participe aux fonctions cognitives, au langage, à la commande motrice volontaire et à la perception consciente ; son atteinte peut notamment provoquer des troubles du langage, un déficit moteur, un trouble visuel ou une modification du comportement.
Le tronc cérébral assure des voies de passage entre le cerveau et la moelle, participe à des fonctions essentielles et donne origine à plusieurs nerfs crâniens ; son atteinte peut perturber la vigilance, la déglutition, les mouvements oculaires ou des fonctions vitales.
Le cervelet participe à la coordination et à la précision des mouvements ainsi qu’à l’équilibre ; son atteinte peut provoquer une démarche instable, des gestes imprécis ou une mauvaise coordination.
La moelle épinière transmet les messages entre le cerveau et la périphérie et participe aux réflexes ; une lésion peut entraîner des troubles moteurs et sensitifs sous son niveau ainsi que, selon la cause, des troubles sphinctériens.
Les éléments qui orientent le raisonnement clinique sont :
Le type de signe neurologique dépend notamment de la structure touchée, de l’étendue de l’atteinte et de sa rapidité d’installation.
★ À maîtriser
📌 La confusion altère l’attention et la compréhension de la situation, avec une désorientation possible ; l’aphasie perturbe la compréhension ou la production du langage ; la dysarthrie gêne l’articulation par un trouble de la commande des muscles de la parole, alors que le langage peut rester correctement construit.
📌 Une modification brutale du langage, de la compréhension ou du comportement peut signaler une urgence neurologique ; il faut noter l’heure de début ou la dernière heure où la personne était dans son état habituel et alerter sans délai selon la procédure du service.
📌 Une baisse du score de Glasgow ou une altération nouvelle de la vigilance nécessite une évaluation rapide et une alerte adaptée ; le score ne remplace pas l’observation globale de la respiration, de la coloration, des pupilles, de la motricité, des paramètres vitaux et de leur évolution.
Compléments
📌 La vigilance se distingue des fonctions cognitives : une personne peut être éveillée mais confuse, ou présenter une vigilance diminuée.
Les états du continuum de vigilance sont :
Les observations à préciser dans les transmissions sont :
Dans l’échelle de Glasgow, l’ouverture des yeux est cotée de 4 (spontanée) à 1 (aucune), avec 3 à la voix et 2 à la stimulation douloureuse.
Dans l’échelle de Glasgow, la réponse verbale est cotée de 5 (orientée) à 1 (aucune), avec 4 (confuse), 3 (mots inappropriés) et 2 (sons incompréhensibles).
Dans l’échelle de Glasgow, la réponse motrice est cotée de 6 (exécute une consigne) à 1 (aucune), avec 5 (localise la stimulation douloureuse), 4 (retrait), 3 (flexion anormale) et 2 (extension anormale).
Le score de Glasgow est utilisé pour évaluer et surveiller une altération de la conscience, notamment après un traumatisme crânien, et ses composantes doivent être notées car deux personnes ayant le même total peuvent présenter des réponses différentes.
Les facteurs pouvant gêner l’évaluation d’une composante sont :
Un score de Glasgow E3, V4, M6 correspond à un total de 13/15.
Être éveillé n’implique pas être orienté : vigilance et fonctions cognitives sont distinctes.
★ À maîtriser
L’hémiparésie ou l’hémiplégie touche un côté du corps, partiellement ou complètement ; la paraplégie touche les deux membres inférieurs et la tétraparésie ou tétraplégie touche les quatre membres, partiellement ou complètement.
La description d’une anomalie motrice précise :
📌 Une faiblesse ou une paralysie apparue brutalement, surtout si elle touche un côté du corps ou s’accompagne d’un trouble du visage, du langage ou de la vision, fait suspecter une urgence comme un AVC et impose une alerte immédiate, même si les signes régressent. - HAS, parcours AVC adulte
Compléments
Une spasticité est une augmentation anormale du tonus dépendant de la vitesse de mobilisation, tandis qu’une hypotonie correspond à une diminution du tonus.
Des réflexes anormalement vifs ou diminués peuvent apporter des indices sur le niveau et le type d’atteinte, mais ne s’interprètent jamais isolément.
★ À maîtriser
📌 Une perte sensitive brutale associée à une faiblesse, une asymétrie du visage, un trouble du langage ou de la vision doit être considérée comme une urgence possible.
Compléments
★ À maîtriser
📌 Le vertige correspond à une sensation de mouvement, tandis que le malaise peut désigner une faiblesse, une impression de perte de connaissance imminente ou d’autres sensations ; il faut faire préciser les mots de la personne.
📌 Une personne instable ne doit pas réaliser seule une épreuve de marche.
Compléments
📌 Pour prévenir les chutes, il faut sécuriser l’environnement, accompagner les déplacements selon l’état de la personne et les consignes, puis signaler toute apparition brutale ou aggravation.
★ À maîtriser
Les paires III, IV et VI — oculomoteur, trochléaire et abducens — commandent les mouvements oculaires ; le III participe aussi à la réaction pupillaire et à l’élévation de la paupière, et leur atteinte peut provoquer diplopie, anomalies des mouvements oculaires ou ptosis.
La paire VII, facial, intervient dans la mimique faciale et le goût sur une partie de la langue ; son atteinte peut entraîner une asymétrie faciale ou une difficulté à fermer un œil ou à sourire.
📌 Une asymétrie faciale, une diplopie nouvelle, une difficulté à parler ou à avaler, ou des signes neurologiques d’apparition brutale doivent être signalés rapidement ; en cas de suspicion d’AVC, la procédure d’alerte doit être suivie immédiatement.
Compléments
Les douze paires crâniennes émergent principalement de l’encéphale et participent notamment à l’odorat, la vision, aux mouvements oculaires, à la sensibilité du visage, à la mastication, aux expressions faciales, à l’audition, à l’équilibre, à la déglutition et aux mouvements de la langue.
La paire I, olfactive, intervient dans l’odorat et son atteinte peut entraîner une diminution ou une perte de l’odorat.
La paire II, optique, intervient dans la vision et son atteinte peut provoquer une baisse visuelle ou une anomalie du champ visuel.
La paire V, trijumeau, assure la sensibilité du visage et participe à la mastication ; son atteinte peut causer un trouble sensitif facial ou une faiblesse de la mastication.
La paire VIII, vestibulocochléaire, intervient dans l’audition et l’équilibre ; son atteinte peut provoquer une baisse auditive, un vertige ou un déséquilibre.
Les paires IX et X, glossopharyngien et vague, participent à la déglutition, à la voix et aux fonctions pharyngées ; le X intervient aussi dans plusieurs fonctions viscérales, et leur atteinte peut modifier la voix, gêner la déglutition ou provoquer des fausses routes.
La paire XII, hypoglosse, commande les mouvements de la langue ; son atteinte peut entraîner une déviation de la langue ou des mouvements difficiles.
La paire XI, accessoire, intervient dans les mouvements de la tête et l’élévation des épaules ; son atteinte peut gêner la rotation de la tête ou le haussement d’une épaule.
★ À maîtriser
📌 L’absence de raideur de nuque ou de fièvre n’exclut pas une situation grave ; une céphalée brutale et inhabituelle, une fièvre associée à des signes neurologiques, une altération de la conscience ou des convulsions justifient une évaluation urgente.
📌 Le syndrome méningé et l’HTIC sont des syndromes et non des diagnostics étiologiques à eux seuls ; leurs signes peuvent se recouper et leur interprétation relève d’une évaluation médicale.
Compléments
📌 En cas de suspicion de méningite bactérienne, la prise en charge est urgente et les décisions thérapeutiques ne doivent pas être retardées par des démarches non indispensables.
Les causes possibles d’HTIC comprennent : une tumeur, un œdème cérébral, une hémorragie, un traumatisme, un trouble de circulation du liquide cérébrospinal
Dans les situations avancées, une association classique parfois décrite associe hypertension artérielle, ralentissement du pouls et respiration anormale ; ce signe est tardif et grave et il ne faut pas attendre son apparition pour alerter.
La surveillance d’une HTIC porte, selon le contexte et les prescriptions, sur l’évolution de la vigilance, des pupilles, de la motricité, des céphalées, des vomissements et des paramètres vitaux ; toute dégradation neurologique impose une alerte immédiate.
Le traitement de l’HTIC dépend de sa cause et peut nécessiter un traitement causal, des mesures de contrôle de la pression intracrânienne ou une intervention neurochirurgicale.
Méninges irritées : syndrome méningé ; pression intracrânienne élevée : HTIC.
★ À maîtriser
Les examens complémentaires sont choisis par l’équipe médicale selon l’histoire, l’examen clinique, les hypothèses diagnostiques et le degré d’urgence, et ne sont pas tous systématiques.
Le scanner cérébral (TDM) visualise rapidement certaines lésions, notamment une hémorragie, un traumatisme ou un effet de masse ; la préparation comprend l’accompagnement et la vérification des consignes liées au contraste s’il est prévu.
La ponction lombaire prélève du liquide cérébrospinal pour rechercher certaines infections, inflammations ou hémorragies ; c’est un acte médical, préparé et surveillé selon prescription et protocole, et une HTIC suspectée peut modifier son indication et son moment de réalisation.
📌 Le scanner et l’IRM sont des examens d’imagerie, l’EEG étudie l’activité électrique cérébrale et la ponction lombaire étudie le liquide cérébrospinal.
Compléments
La glycémie capillaire ou sanguine recherche notamment une hypoglycémie ou une hyperglycémie pouvant provoquer ou aggraver des signes neurologiques ; le résultat est tracé et toute anomalie signalée selon le protocole ou la prescription.
Le bilan sanguin recherche selon le contexte des anomalies métaboliques, infectieuses ou inflammatoires, une anémie ou des troubles de la coagulation ; les prélèvements prescrits, leur identification et leur acheminement doivent être vérifiés.
L’IRM cérébrale étudie finement les tissus cérébraux et certaines lésions ou anomalies vasculaires selon les séquences utilisées ; il faut vérifier les contre-indications et les consignes de sécurité, puis rassurer et accompagner la personne.
L’angio-TDM et l’angio-IRM étudient les vaisseaux sanguins cérébraux et cervicaux selon l’indication et nécessitent une préparation selon le protocole ainsi que la surveillance prévue.
L’électroencéphalogramme (EEG) enregistre l’activité électrique cérébrale, notamment lors de certaines suspicions de crise épileptique ; il faut en expliquer le déroulement et respecter les consignes de préparation.
L’électrocardiogramme (ECG) recherche une cause ou un facteur associé, notamment dans certains bilans d’AVC ou de malaise ; il est réalisé selon prescription ou protocole et les anomalies sont transmises.
★ À maîtriser
📌 Un diagnostic différentiel ne justifie pas de minimiser les signes ; un déficit neurologique brutal doit être pris en charge comme une urgence potentielle jusqu’à une évaluation adaptée.
Compléments
Une hypoglycémie ou un trouble métabolique peut provoquer confusion, sueurs, faiblesse, trouble de la conscience ou déficit ressemblant à un AVC ; le contexte utile comprend la glycémie, les traitements antidiabétiques, l’alimentation et le bilan biologique.
Une infection ou un sepsis peut provoquer confusion et altération de l’état général, avec fièvre ou parfois hypothermie ; il faut considérer la température, les constantes, les signes infectieux et le contexte clinique.
Des médicaments ou des toxiques peuvent provoquer somnolence, confusion ou troubles de l’équilibre ou de la parole ; le contexte comprend les traitements récents, les prises accidentelles, l’alcool et les autres toxiques.
Une crise épileptique et la période postcritique peuvent comporter convulsions, rupture de contact, confusion ou faiblesse transitoire après la crise ; les témoins, la durée, la récupération et les antécédents sont utiles à l’évaluation.
Une migraine avec aura peut provoquer une céphalée et des troubles visuels ou sensitifs d’évolution progressive ; un premier épisode ou un tableau inhabituel doit être évalué en tenant compte des antécédents et des caractéristiques habituelles.
📌 Un trouble fonctionnel ou psychiatrique ne doit pas être retenu par défaut pour expliquer des symptômes ressemblant à un trouble neurologique ; il relève d’un diagnostic médical après évaluation appropriée.
★ À maîtriser
L’observation infirmière structurée porte sur la vigilance et le comportement, le langage et le visage, la motricité, la sensibilité, la vision, les pupilles, les mouvements oculaires, la déglutition et la voix, la coordination et l’équilibre, les paramètres vitaux et la glycémie selon le contexte, ainsi que l’heure de début, l’évolution, le dernier état habituel connu, les traitements et les événements associés.
Une apparition brutale de faiblesse d’un côté, d’asymétrie faciale, de trouble du langage ou de perte visuelle impose une alerte immédiate selon l’organisation du service.
Une diminution nouvelle ou progressive de la vigilance, une difficulté à réveiller la personne ou une convulsion impose une alerte immédiate selon l’organisation du service.
Une céphalée brutale, inhabituelle ou très intense, surtout accompagnée de vomissements, de raideur de nuque ou d’altération de la conscience, impose une alerte immédiate.
Une fièvre associée à des signes méningés ou à une altération neurologique, une difficulté nouvelle à avaler, un trouble respiratoire ou une dégradation rapide impose une alerte immédiate.
En cas de suspicion d’AVC, l’alerte doit être immédiate même si les signes régressent, et il faut noter l’heure de début ou la dernière heure à laquelle la personne était dans son état habituel.
La surveillance infirmière repose sur l’observation répétée, la comparaison avec l’état antérieur, la traçabilité et la transmission rapide, sans poser de diagnostic médical.
Compléments
📌 En présence d’un trouble de déglutition suspecté ou avant les consignes de l’équipe, il ne faut rien donner à boire, à manger ou par voie orale comme médicament.
📌 Une transmission infirmière utile est factuelle, datée et comparative ; elle décrit le signe, son heure d’apparition, son évolution, les mesures réalisées, les paramètres associés, les actions engagées et la personne alertée, sans inventer de donnée.
Observer, alerter, transmettre : décrire les signes avant de conclure.
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1. Une personne rapporte des fourmillements dans la main, tandis que le professionnel constate une faiblesse lors de l’examen. Comment classer ces deux observations ?
2. Après un trouble métabolique, une personne présente des signes de dysfonctionnement cérébral, mais les examens ne montrent pas de lésion focale visible. Quel mécanisme peut expliquer cette situation ?
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Quel est le rôle général du système nerveux ?
Il reçoit et traite des informations, puis élabore des réponses.
Que permettent les fonctions cognitives ?
Elles permettent de comprendre, mémoriser, communiquer, s’orienter et agir de façon adaptée.
Quelles fonctions la confusion altère-t-elle principalement ?
L’attention et la compréhension de la situation.
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