Fiche de révision : Accident vasculaire cérébral

Plan du Cours

  1. Définition et mécanismes de l’AVC
  2. Facteurs de risque et prévention
  3. Signes d’alerte et AIT
  4. Diagnostic et examens urgents
  5. Traitements de la phase aiguë
  6. Suivi, rééducation et complications
  7. Conduite immédiate et surveillance infirmière

1. Définition et mécanismes de l’AVC

Notions clés & Définitions

  • Accident vasculaire cérébral : OMS - Syndrome clinique caractérisé par une perte focale soudaine et brutale de la fonction cérébrale et/ou oculaire.

★ À maîtriser

📌 L’AVC ischémique résulte de l’obstruction d’une artère par thrombose ou embolie, tandis que l’AVC hémorragique résulte de la rupture d’un vaisseau et de la fuite de sang dans les tissus.

Compléments

  • Dans l’AVC ischémique, la baisse du débit sanguin en aval de l’artère obstruée réduit l’apport d’oxygène et de glucose et lèse le tissu cérébral.

  • Les signes d’un AVC dépendent du territoire cérébral atteint, de l’étendue de la lésion et du délai de prise en charge.

  • Près de 150 000 personnes sont victimes d’un AVC chaque année en France. - SNDS (PMSI et DCIR). Exploitation Irdes., 2012

Astuce mémo

Artère bouchée : ischémie ; vaisseau rompu : hémorragie.

2. Facteurs de risque et prévention

★ À maîtriser

  • Les facteurs de risque modifiables cités sont la sédentarité, l’hypertension artérielle, le tabac, le diabète, la dyslipidémie, la fibrillation atriale, le surpoids et l’obésité, le stress, l’alcoolisme, la pilule et certains déterminants sociaux et environnementaux.

  • Les facteurs de risque non modifiables cités sont :

    • l’âge
    • les antécédents personnels d’AIT ou autres
    • la prédisposition familiale

Compléments

  • Le sexe est également cité parmi les facteurs de risque, sans être classé dans les catégories modifiable ou non modifiable du tableau.

3. Signes d’alerte et AIT

Notions clés & Définitions

  • Accident ischémique transitoire : TIAworkinggroup - Épisode bref de dysfonction neurologique dû à une ischémie focale cérébrale ou rétinienne, dont les symptômes durent typiquement moins d’une heure, sans preuve d’infarctus aigu en imagerie.

★ À maîtriser

  • Les signes d’alerte fréquents sont :
    • une asymétrie du visage
    • une faiblesse soudaine d’un côté du corps
    • un engourdissement soudain d’un côté du corps
    • une paralysie soudaine d’un côté du corps
    • une difficulté à parler
    • une difficulté à comprendre

Compléments

  • Les autres signes possibles sont :
    • un trouble visuel, notamment une diplopie
    • un trouble de l’équilibre
    • une céphalée intense inhabituelle
    • une baisse de vigilance
    • un vertige
    • une perte de la sensibilité chaud-froid
    • des paresthésies
    • une négligence spatiale
  • La régression des symptômes ne permet pas d’attendre, car tout déficit neurologique soudain constitue une urgence.

Astuce mémo

VITE : Visage, Incapacité d’un bras, Trouble de la parole, Extrême urgence.

4. Diagnostic et examens urgents

★ À maîtriser

  • Le score NIHSS est une échelle clinique standardisée qui mesure la gravité des déficits neurologiques et permet de suivre leur évolution, d’évaluer le pronostic, d’orienter les traitements urgents et d’harmoniser les transmissions entre professionnels.

  • Le scanner cérébral ou tomodensitométrie est l’examen d’imagerie réalisé en urgence absolue en cas de suspicion d’AVC.

Compléments

  • Dans le classement présenté, un score NIHSS de 1 à 6 correspond à un AVC mineur, de 7 à 16 à un AVC intermédiaire et de 17 ou plus à un AVC grave.

  • Le scanner permet de visualiser la lésion, d’en définir l’âge et de différencier une hémorragie, visible immédiatement comme une zone hyperdense, d’une ischémie.

  • Le cours estime que les AVC hémorragiques représentent environ 20 % des cas et les AVC ischémiques environ 80 % des cas.

  • L’IRM est plus sensible que le scanner pour détecter les signes d’ischémie dans les toutes premières heures.

5. Traitements de la phase aiguë

★ À maîtriser

  • La thrombolyse consiste à injecter par voie intraveineuse un médicament qui dissout le caillot afin de rétablir rapidement la circulation et de sauver les neurones.

  • La thrombectomie mécanique retire un caillot qui obstrue une artère cérébrale afin de rétablir la circulation sanguine.

Compléments

📌 Les critères d’inclusion indiqués pour la thrombolyse sont un début des symptômes datant de moins de 4 h 30, un âge inférieur à 80 ans, un NIHSS supérieur à 6 et inférieur à 22, et l’absence de récupération.

  • Les critères d’exclusion cités pour la thrombolyse sont :

    • une hypertension artérielle sévère
    • un antécédent récent d’hémorragie
    • une néoplasie
    • une chirurgie récente dans les 3 mois
  • Lors d’une thrombectomie, le neuroradiologue introduit un cathéter le plus souvent par l’artère fémorale au pli de l’aine, ou par l’artère radiale, puis le conduit jusqu’à l’artère cérébrale obstruée.

  • Les dispositifs d’extraction utilisés en thrombectomie sont le stent retriever, qui capture le caillot, et l’aspiration directe par cathéter souple, parfois employés ensemble.

📌 La thrombectomie peut compléter une thrombolyse intraveineuse ou être réalisée seule si la thrombolyse est contre-indiquée.

  • La thrombectomie dure en moyenne de 30 minutes à 1 heure et demie selon la complexité du réseau artériel.

Astuce mémo

La thrombolyse dissout le caillot ; la thrombectomie le retire.

6. Suivi, rééducation et complications

★ À maîtriser

  • Un AVC peut entraîner des séquelles :
    • motrices
    • sensitives
    • visuelles
    • cognitives
    • langagières

Compléments

  • Après un AVC ischémique, des antiagrégants plaquettaires comme l’aspirine ou le clopidogrel peuvent prévenir la formation de nouveaux caillots.

📌 Après un AVC causé par une anomalie cardiaque comme la fibrillation auriculaire, des anticoagulants oraux peuvent être utilisés.

  • Le contrôle des facteurs de risque peut comprendre des antihypertenseurs, des statines pour abaisser le cholestérol et stabiliser les plaques d’athérome, ainsi que des traitements antidiabétiques si nécessaire.

  • La rééducation pluridisciplinaire peut associer :

    • un kinésithérapeute
    • un orthophoniste
    • un ergothérapeute
    • un neuropsychologue
    • un orthoptiste
  • Le kinésithérapeute travaille :

    • la motricité
    • l’équilibre
    • la marche
    • la spasticité
  • L’orthophoniste prend en charge les troubles de la parole et de la déglutition.

  • Les complications possibles d’un AVC comprennent :

    • la dysphagie
    • les fausses routes
    • la pneumopathie
    • les chutes
    • la dénutrition
    • la déshydratation
  • La rééducation, la prévention secondaire et l’éducation thérapeutique font partie du parcours après un AVC.

  • L’ergothérapeute évalue et adapte le logement, notamment par des barres d’appui et l’aménagement de la salle de bain, pour restaurer l’autonomie quotidienne.

7. Conduite immédiate et surveillance infirmière

★ À maîtriser

  • 🔄 La conduite immédiate consiste à :

    1. Noter l’heure de début des symptômes ou la dernière heure sans symptôme.
    2. Décrire les signes et leur évolution.
    3. Ne rien donner à boire, à manger ni par voie orale.
    4. Appeler immédiatement le 15 ou le 112.
  • La surveillance infirmière consiste à observer et tracer l’évolution de la vigilance, du langage, de la motricité et de l’asymétrie, à surveiller les paramètres prescrits et les traitements, et à signaler immédiatement toute aggravation.

Compléments

  • Avant toute prise orale, il faut respecter le dépistage de la déglutition et les consignes établies.

  • Les soins infirmiers préviennent les chutes, les fausses routes, les lésions de pression et les complications de l’immobilité, tout en assurant une communication claire, la dignité du patient et la transmission des observations.

Astuce mémo

Noter l’heure, décrire les signes, ne rien donner par voie orale, appeler le 15 ou le 112.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Accident vasculaire cérébral avec 14 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle définition correspond à l’accident vasculaire cérébral selon l’OMS ?

2. Une imagerie révèle, dans un cas, une artère cérébrale obstruée par un caillot et, dans un autre, un vaisseau rompu avec du sang qui s’échappe dans les tissus. Comment classer ces deux AVC ?

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Révisez avec les flashcards

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Selon l’OMS, comment se définit un accident vasculaire cérébral ?

Un syndrome clinique caractérisé par une perte focale soudaine et brutale de la fonction cérébrale et/ou oculaire.

Quelle est la cause d’un AVC ischémique ?

L’obstruction d’une artère par thrombose ou embolie.

Quelle est la cause d’un AVC hémorragique ?

La rupture d’un vaisseau avec fuite de sang dans les tissus.

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