Fiche de révision : Voies auditives et anatomie de l’oreille

Plan du Cours

  1. Transduction et voie auditive afférente
  2. Voie auditive efférente
  3. Codage et audition binaurale
  4. Adaptation et masquage auditifs
  5. Repères anatomiques et crâne
  6. Pavillon de l’oreille
  7. Pavillon et incisure intertragienne
  8. Conduit auditif externe
  9. Vascularisation et innervation externes
  10. Oreille moyenne et caisse tympanique
  11. Membrane tympanique et osselets
  12. Muscles, ligaments et nerfs tympaniques
  13. Trompe d’Eustache et système mastoïdien
  14. Tonotopie et structures de soutien
  15. Cellules de l’organe de Corti
  16. Labyrinthe postérieur osseux
  17. Organes vestibulaires membraneux
  18. Vascularisation et innervation de l’oreille interne

1. Transduction et voie auditive afférente

Notions clés & Définitions

  • Transduction auditive : Conversion des ondes mécaniques sonores en impulsions électriques par les cellules ciliées de l’oreille interne.
  • Voie afférente auditive : Transport de l’information sonore de la périphérie vers le cortex auditif en passant par plusieurs stations synaptiques.

★ À maîtriser

  • La voie auditive est principalement controlatérale, mais ses fibres ascendantes projettent aussi du côté ipsilatéral, de sorte que chaque oreille informe les deux hémisphères cérébraux.

  • Les neurones afférents de type I représentent 90 à 95 % des neurones ganglionnaires, sont grands et myélinisés, se connectent aux CCI et fournissent 10 fibres afférentes par CCI.

  • Les noyaux cochléaires, dorsal et ventral, constituent la deuxième station afférente et maintiennent l’organisation tonotopique de l’information sonore.

  • Le complexe olivaire supérieur compare les informations des deux oreilles, notamment leur durée et leur intensité, et participe au décodage auditif binaural.

📌 L’olive supérieure médiane analyse les différences interaurales de temps, tandis que l’olive supérieure latérale traite les différences interaurales d’intensité.

  • Le corps géniculé médial du thalamus reçoit des fibres des colliculus inférieurs des deux côtés et transmet l’information au cortex auditif.

  • Les aires auditives principales sont les aires 41, 42 et 22 de Brodmann : l’aire 41 traite initialement les sons, l’aire 42 participe au traitement auditif complexe et à leur reconnaissance, et l’aire 22, ou région de Wernicke, contribue à la compréhension du langage.

Compléments

  • Le glutamate est le principal neurotransmetteur impliqué dans la voie auditive afférente.

  • Les neurones afférents de type II représentent 5 à 10 % des neurones ganglionnaires, sont petits et amyéliniques, et un neurone de type II se connecte à 10 à 20 CCE, chacune ne recevant qu’un seul de ces contacts.

  • Les fibres du ganglion spiral cheminent dans le canal de Rosenthal et forment le nerf cochléaire, qui conserve la tonotopie cochléaire : les fibres des fréquences aiguës sont superficielles et celles des fréquences graves sont profondes.

  • Le complexe olivaire supérieur comprend :

    • l’olive supérieure médiane
    • l’olive supérieure latérale
    • le noyau médian du corps trapézoïde
    • les noyaux périolivaires
  • La strie acoustique regroupe des axones issus des noyaux cochléaires dorsal et ventral qui traversent la ligne médiane puis remontent le long du lemnisque latéral.

  • Le lemnisque latéral conduit vers le colliculus inférieur des fibres provenant des noyaux cochléaires dorsal et ventral et des olives supérieures médiane et latérale homolatérales.

  • Chaque colliculus inférieur reçoit des informations ipsilatérales et controlatérales, notamment des fibres du lemnisque latéral et du colliculus inférieur opposé.

Astuce mémo

Cochlée → ganglion spiral → noyaux cochléaires → olive → lemnisque → colliculus → thalamus → cortex

2. Voie auditive efférente

Notions clés & Définitions

  • Voie efférente auditive : Ensemble de neurones descendants du cortex cérébral vers les cellules sensorielles de la cochlée, principalement les cellules ciliées externes.
  • Voie vestibulaire : Connexion des cellules sensorielles des macules de l’utricule et du saccule ainsi que des crêtes ampullaires des canaux semi-circulaires au cervelet et à d’autres centres nerveux.

★ À maîtriser

  • Le faisceau olivocochléaire de Rasmussen relie directement le complexe olivaire supérieur à la cochlée par des fibres ipsilatérales et controlatérales, sans passer par les noyaux cochléaires.

📌 Le système olivocochléaire médian module la contraction des CCE selon l’intensité du stimulus sonore en libérant de l’acétylcholine, tandis que le système olivocochléaire latéral innerve les axones afférents des CCI et libère de l’acétylcholine et du GABA.

  • Les neurones bipolaires du ganglion vestibulaire de Scarpa reçoivent les signaux des cellules sensorielles vestibulaires et projettent centralement par la composante vestibulaire du VIIIe nerf crânien vers les noyaux vestibulaires.

Compléments

  • Les projections auditives descendantes passent notamment par le corps géniculé médial et le colliculus inférieur, puis du colliculus inférieur vers le complexe olivaire supérieur.

  • La voie efférente module la perception auditive, contribue à protéger contre les sons de forte intensité, améliore l’audition en milieu bruyant, permet l’attention sélective et régule la sensibilité cochléaire.

  • Des sons forts déclenchent la contraction réflexe du muscle de l’étrier et du muscle tenseur du tympan, ce qui limite les mouvements de la chaîne tympano-ossiculaire et protège les cellules sensorielles de l’organe de Corti.

  • Les noyaux vestibulaires se connectent au cervelet, à la moelle épinière, au thalamus et au cortex, aux nerfs oculaires et à l’oreille interne par des voies ascendantes et descendantes, directes et croisées.

  • Les afférences vestibulaires et le système visuel coopèrent au maintien de l’équilibre, notamment par les connexions vestibulaires avec les noyaux des nerfs oculomoteurs.

  • Les pathologies vestibulaires périphériques peuvent provoquer un nystagmus, des vertiges, des étourdissements et des difficultés à maintenir la posture ou l’équilibre.

Astuce mémo

Médian vers les CCE, latéral vers les afférences des CCI

3. Codage et audition binaurale

Notions clés & Définitions

  • Audition binaurale : Perception simultanée des sons par les deux oreilles, interprétés par le cerveau.

★ À maîtriser

  • La durée d’un son est codée par la durée d’activation des cellules sensorielles de l’oreille.

  • L’intensité sonore est codée par le nombre de fibres nerveuses stimulées et le nombre de signaux électriques transmis au cerveau.

  • La fréquence sonore dépend du nombre d’impulsions nerveuses transmises par unité de temps et permet de distinguer les sons aigus des sons graves.

  • La localisation binaurale repose sur les différences interaurales de temps d’arrivée et d’intensité sonore.

Compléments

  • Le son atteint l’oreille la plus proche de la source avant l’autre oreille, avec un écart de temps pouvant atteindre environ 0,7 milliseconde.

  • Le son atteint l’oreille la plus proche de la source avec une intensité supérieure d’au moins 1 dB.

4. Adaptation et masquage auditifs

Notions clés & Définitions

  • Masquage auditif : Inhibition de la perception d’un son par un autre son.

★ À maîtriser

  • Face à des sons d’intensité modérée, la contraction réflexe des muscles contrôlant les osselets gêne la transmission sonore, augmente le seuil auditif et diminue la discrimination tonale.

📌 Un son puissant tend à masquer des sons plus faibles qui se produisent simultanément ou à proximité.

📌 À intensité égale, les sons graves masquent les sons aigus, mais les sons aigus ne masquent pas les sons graves.

Compléments

📌 À intensité égale, le masquage entre deux sons est plus efficace lorsqu’ils proviennent de la même direction.

  • Les ondes des sons graves traversent les régions cochléaires qui détectent les fréquences élevées, tandis que les ondes des sons aigus n’atteignent pas les régions spécialisées dans les fréquences basses.

Astuce mémo

L’adaptation réduit la sensibilité ; le masquage cache un son par un autre

5. Repères anatomiques et crâne

★ À maîtriser

  • L’oreille est un organe sensoriel pair et symétrique situé dans l’os temporal, qui participe à l’audition et à l’équilibre.
  • 🔄 Le son suit ce trajet dans l’oreille :

    1. Le pavillon capte l’onde sonore.
    2. Le conduit auditif la dirige vers la membrane tympanique.
    3. Les osselets transmettent et amplifient les vibrations vers l’oreille interne.
    4. Les cellules ciliées cochléaires convertissent les vibrations en influx nerveux transmis au cortex auditif.
  • Les huit os principaux du crâne sont : l’ethmoïde, le frontal, l’occipital, le sphénoïde, les deux pariétaux, les deux temporaux

  • L’oreille externe comprend le pavillon et le conduit auditif externe jusqu’à la membrane tympanique, qui constitue la limite anatomique entre l’oreille externe et l’oreille moyenne.

Compléments

  • La partie périphérique de l’oreille comprend l’oreille externe, l’oreille moyenne et l’oreille interne, tandis que la partie centrale comprend la voie auditive du nerf auditif au cortex cérébral.
  • Les trois plans anatomiques de référence sont :

    • le plan sagittal, qui distingue la droite de la gauche
    • le plan frontal, qui distingue l’avant de l’arrière
    • le plan transversal, qui distingue le haut du bas
  • Les trois axes anatomiques de référence sont :

    • l’axe sagittal, externe ou interne
    • l’axe frontal, antérieur ou postérieur
    • l’axe transversal, supérieur ou inférieur
  • La région cérébrale chargée de recevoir les informations auditives se trouve dans le lobe temporal, sous l’os temporal.

6. Pavillon de l’oreille

★ À maîtriser

  • Le pavillon auriculaire est une structure visible, concave vers l’avant, dont la forme facilite la réception et la conduite des ondes sonores vers l’oreille.

  • Les deux tiers supérieurs du pavillon sont constitués de cartilage élastique entouré de périoste et dépourvu de tissu cellulaire sous-cutané, tandis que le tiers inférieur forme le lobule adipeux.

Compléments

  • Les plis et sillons du pavillon contribuent à localiser le son et à l’amplifier légèrement.

  • Le pavillon est constitué de cartilage élastique, de peau, de tissu adipeux, de muscles et de ligaments, ces derniers étant distingués en ligaments externes et internes.

  • Le pavillon auriculaire forme un angle céphalo-auriculaire de 20° à 30° avec le crâne.

  • Le hélix est le relief externe qui entoure le pavillon depuis son insertion sur la tête jusqu’au lobe.

  • L’antihélix est le relief situé à l’avant du hélix et sa partie supérieure se divise en fossette triangulaire.

  • La fossette scaphoïde, ou canal de l’hélix, est la dépression située entre le hélix et l’antihélix.

  • La conque est le creux central du pavillon qui se prolonge directement dans le conduit auditif externe.

  • Le tragus est une petite saillie plate et triangulaire située à l’entrée du conduit auditif externe.

  • L’antitragus est une petite saillie triangulaire située sous l’antihélix et derrière le tragus.

Astuce mémo

Imaginez le pavillon comme une antenne plissée qui capte et dirige les sons vers le conduit

7. Pavillon et incisure intertragienne

Notions clés & Définitions

  • Incisure intertragienne : Rainure qui sépare le tragus de l’antitragus.
  • Lobe de l’oreille : Repli de peau mou composé de tissu adipeux et constituant la seule partie du pavillon dépourvue de cartilage.

8. Conduit auditif externe

Notions clés & Définitions

  • Conduit auditif externe : Le conduit auditif externe est un tube en forme de S qui s’étend de la conque à la membrane tympanique et mesure 25 à 30 mm de long.
  • Otoscopie : Examen qui explore l’oreille afin d’évaluer l’état du conduit auditif externe et du tympan.

★ À maîtriser

  • Le conduit auditif externe peut amplifier l’onde sonore jusqu’à 10 dB à certaines fréquences comprises entre 2000 et 4000 Hz.

  • Le tiers externe du conduit auditif externe est cartilagineux et contient des cellules sécrétrices de cire ainsi que des follicules sébacés qui participent à la défense contre les particules étrangères.

  • Les deux tiers internes du conduit auditif externe sont osseux, avec l’os tympanique en antéro-inférieur et l’écaille temporale en postéro-supérieur; leur peau est très fine et ne contient ni glandes ni poils.

Compléments

  • Le plancher du conduit auditif externe est plus long de 5 mm que son plafond en raison de la position de la membrane tympanique.

  • En coupe horizontale, le conduit auditif externe s’oriente successivement vers l’avant et l’intérieur, vers l’intérieur et l’arrière, puis de nouveau vers l’avant; verticalement, il est d’abord presque horizontal puis s’incline vers l’intérieur et le bas.

  • La cire se mélange aux cellules épithéliales exfoliées du conduit auditif externe pour former le cérumen protecteur.

📌 Un rinçage excessif peut irriter le conduit auditif et favoriser des infections, tandis que l’usage de cotons-tiges favorise la formation de bouchons de cérumen.

Astuce mémo

Visualiser un S sinueux entre la conque et le tympan.

9. Vascularisation et innervation externes

Points essentiels

  • Le pavillon de l’oreille est vascularisé par l’artère carotide externe, qui l’irrigue par l’arrière.

  • L’innervation du pavillon se répartit ainsi :

    • La conque est innervée par le nerf facial.
    • La zone supérieure est innervée par le nerf trijumeau.
    • La zone postéro-inférieure est innervée par le nerf auriculaire du plexus cervical.
  • Le conduit auditif externe est vascularisé par les artères temporale superficielle et auriculaire postérieure, branches de l’artère carotide externe.

  • La partie supérieure externe du conduit auditif externe est innervée par le nerf trijumeau, sa partie centrale par le nerf facial et sa partie inférieure la plus profonde par le nerf vague.

10. Oreille moyenne et caisse tympanique

Notions clés & Définitions

  • Oreille moyenne : L’oreille moyenne comprend la cavité tympanique, la trompe d’Eustache et le système pneumatique de l’os temporal; sa fonction est de conduire et d’amplifier l’onde sonore vers l’oreille interne.
  • Caisse du tympan : La caisse du tympan est une cavité osseuse cubique d’environ 15 × 15 mm, formée par les os squameux, pétreux et tympanique de l’os temporal et tapissée de muqueuse.

★ À maîtriser

  • La caisse du tympan comprend trois étages :
    • L’épitympanum contient la tête du marteau et la branche horizontale de l’enclume.
    • Le mésotympanum contient la membrane tympanique, le manche du marteau, la branche longue de l’enclume et l’étrier.
    • L’hypotympanum est vide.

Compléments

  • Les six parois de la caisse du tympan sont :

    • La paroi externe.
    • La paroi interne ou labyrinthique.
    • La paroi inférieure ou jugulaire.
    • La paroi supérieure.
    • La paroi antérieure ou tubo-carotidienne.
    • La paroi postérieure ou mastoïdienne.
  • La paroi interne présente :

    • Le promontoire.
    • La fenêtre ovale.
    • La fenêtre ronde.
    • La saillie du canal de Fallope.
    • Le canal semi-circulaire horizontal.
  • La paroi postérieure de la caisse du tympan comporte l’aditus ad antrum, la fosse de l’incus et une éminence pyramidale d’où émerge le tendon de l’étrier; elle abrite aussi le sillon du canal osseux contenant la troisième portion du nerf facial.

  • La paroi antérieure de la caisse du tympan porte l’orifice de la trompe d’Eustache et le canal du muscle du marteau, qui est bordé par l’artère carotide.

11. Membrane tympanique et osselets

Notions clés & Définitions

  • Membrane tympanique : La membrane tympanique est une membrane élastique semi-transparente qui sépare le conduit auditif externe de l’oreille moyenne et mesure environ 10 mm de hauteur, 9 mm de largeur et moins de 1 mm d’épaisseur.
  • Chaîne ossiculaire : La chaîne ossiculaire est formée du marteau, de l’enclume et de l’étrier et transmet le mouvement du tympan à la fenêtre ovale.

★ À maîtriser

📌 La pars tensa occupe environ deux tiers de la membrane tympanique, est fibroélastique et comporte l’ombilic central, tandis que la pars flaccida est triangulaire, située en haut et ne participe pas à la transmission du son.

Compléments

  • La membrane tympanique est fixée à l’os tympanal par le ligament annulaire ou annulus timpanicus et est orientée vers l’extérieur, légèrement vers le bas et vers l’avant.

  • La membrane tympanique comporte trois couches :

    • Une couche externe épithéliale.
    • Une couche intermédiaire fibreuse.
    • Une couche interne muqueuse.
  • L’otoscopie permet d’observer l’intégrité du tympan ainsi que la pars tensa, la pars flaccida, le manche du marteau, l’ombilic et le ligament antérieur, et parfois la courte apophyse du marteau.

  • Le cône lumineux visible à l’otoscopie, avec le manche du marteau, renseigne sur le côté de l’oreille examinée.

  • Le manche du marteau est inclus dans la membrane tympanique, ce qui transmet directement la vibration du tympan au marteau.

  • Le marteau s’articule avec l’enclume par l’articulation incudo-malléaire et l’enclume avec l’étrier par l’articulation incudo-stapédienne.

12. Muscles, ligaments et nerfs tympaniques

★ À maîtriser

  • Le ligament annulaire de Rudinger fixe l’étrier à la fenêtre ovale, tandis que les ligaments du marteau et de l’enclume attachent les osselets aux parois de la caisse du tympan.

  • Les muscles du marteau et de l’étrier filtrent certaines fréquences à certaines intensités, réduisent l’intensité sonore à titre protecteur et contribuent à fixer les osselets.

  • La corde du tympan véhicule le goût des deux tiers antérieurs de la langue et des fibres parasympathiques destinées aux glandes submandibulaires et sublinguales.

Compléments

  • Le muscle tenseur du tympan tend la membrane tympanique et pousse la platine de l’étrier dans la fenêtre ovale; il est innervé par une branche du nerf trijumeau.

  • Le muscle stapédien tire l’étrier hors de la fenêtre ovale et maintient la membrane tympanique détendue; il est innervé par une branche du nerf facial appelée nerf stapédien.

  • La corde du tympan, branche végétative et sensorielle du nerf facial, traverse la caisse du tympan d’arrière en avant entre le marteau et l’enclume, puis rejoint le nerf lingual.

13. Trompe d’Eustache et système mastoïdien

Notions clés & Définitions

  • Trompe d’Eustache : La trompe d’Eustache relie la caisse du tympan au pharynx et équilibre les pressions de l’oreille moyenne en assurant sa ventilation.
  • Système pneumatique temporal : Le système pneumatique de l’os temporal se situe principalement dans l’apophyse mastoïde et comprend l’antre mastoïdien et les cellules mastoïdiennes.

★ À maîtriser

  • Lors d’un bâillement ou d’une déglutition, les muscles élévateur et tenseur du voile du palais ouvrent la trompe d’Eustache et permettent l’entrée d’air dans l’oreille moyenne.

📌 Chez l’enfant, la trompe d’Eustache est plus courte, plus étroite et moins inclinée que chez l’adulte, ce qui facilite la circulation de l’air et l’entrée des liquides.

📌 Une pneumatisation mastoïdienne importante est associée à une meilleure capacité à supprimer les processus inflammatoires, tandis qu’une pneumatisation faible est associée à davantage d’inflammations et de complications, notamment aux otites chroniques de l’enfant et parfois à la méningite.

Compléments

  • La trompe d’Eustache mesure environ 4 cm, suit une direction oblique vers l’avant, l’intérieur et le bas et forme un angle de 40° chez l’adulte.

  • La trompe d’Eustache mesure environ 8,5 mm dans sa partie pharyngée, 2,1 mm à l’isthme et 5,2 mm à son ouverture dans la caisse du tympan.

  • Les deux tiers antérieurs de la trompe d’Eustache sont fibrocartilagineux et tapissés d’un épithélium muqueux cilié, tandis que le tiers postérieur est osseux et recouvert de muqueuse.

  • Une diminution de la pression d’oxygène crée une pression négative dans la caisse du tympan et entraîne la rétraction de la membrane tympanique vers l’intérieur.

  • Chez l’enfant, l’inclinaison plus faible de la trompe d’Eustache facilite le passage des bactéries du pharynx vers l’oreille moyenne et favorise les infections, notamment les otites récurrentes.

  • L’antre mastoïdien est la plus grande cavité mastoïdienne et communique avec l’attique par l’aditus ad antrum.

  • Les cellules mastoïdiennes se répartissent en :

    • Cellules externes.
    • Cellules supérieures.
    • Cellules inférieures.
    • Cellules antérieures.
    • Cellules postérieures.
    • Cellules internes ou pétreuses.
  • Les cellules ciliées du système mastoïdien déplacent le mucus vers la caisse du tympan et contribuent au nettoyage des cavités.

  • Les cellules mastoïdiennes commencent à se former au septième mois de grossesse et leur développement se poursuit jusqu’à environ 5 ans.

  • La vascularisation de la cavité tympanique et de la mastoïde dépend surtout de branches de l’artère carotide externe et de petites branches de l’artère carotide interne.

  • La trompe d’Eustache est vascularisée par :

    • L’artère maxillaire.
    • L’artère stylomastoïdienne.
    • L’artère pharyngienne ascendante.

Astuce mémo

Pneumatisation faible → risque accru d’inflammation et de complications.

14. Tonotopie et structures de soutien

Notions clés & Définitions

  • Membrane de Reissner : Également appelée membrane vestibulaire, sépare la rampe vestibulaire du canal cochléaire et forme le toit de ce canal.
  • Membrane basilaire : Forme le plancher du canal cochléaire, porte l’organe de Corti et sépare le canal cochléaire de la rampe tympanique.

★ À maîtriser

  • La rampe tympanique est séparée du canal cochléaire par la membrane basilaire et communique avec la caisse du tympan par la fenêtre ronde.

  • Les rampes vestibulaire et tympanique contiennent de la périlymphe, tandis que le canal cochléaire contient de l’endolymphe.

📌 La membrane de Reissner sépare l’endolymphe du canal cochléaire de la périlymphe de la rampe vestibulaire.

  • La tonotopie auditive associe les fréquences aiguës à la partie basale de la membrane basilaire et les fréquences graves à sa zone apicale.

Compléments

  • Le canal cochléaire forme la rampe médiane et contient l’organe de Corti.

  • La membrane de Reissner est constituée de deux couches cellulaires séparées par une membrane basale.

  • La largeur de la membrane basilaire augmente vers l’apex, tandis que sa rigidité et son épaisseur y diminuent.

Astuce mémo

Aigu à la base, grave à l’apex.

15. Cellules de l’organe de Corti

Notions clés & Définitions

  • Organe de Corti : Organe sensoriel de l’audition, constitué d’un épithélium cilié spécialisé et situé sur la membrane basilaire.
  • Ligament spiral : Tissu conjonctif recouvert d’épithélium et de vaisseaux sanguins, situé sur la paroi externe du canal cochléaire, auquel il attache la membrane basilaire.

★ À maîtriser

  • Les cellules ciliées convertissent l’information mécanique des ondes sonores en impulsions électriques transmises au cortex auditif.

  • Les cellules ciliées externes ont une fonction contractile et amplifient la vibration de la membrane basilaire lors des sons de faible intensité.

  • Les cellules ciliées internes sont les véritables récepteurs sensoriels de la cochlée et leurs stéréocils ne touchent pas la membrane tectorielle.

Compléments

  • La strie vasculaire tapisse le ligament spiral sur la paroi latérale du canal cochléaire et participe à la production d’endolymphe.

  • Les cellules piliers internes et externes s’inclinent l’une vers l’autre sur la membrane basilaire pour former le tunnel de Corti, de structure triangulaire.

  • Les cellules de Deiters soutiennent les cellules ciliées et permettent à une fibre nerveuse de les atteindre à travers un canal perforé.
  • Les cellules ciliées externes sont disposées en trois ou quatre rangées à l’extérieur du tunnel de Corti, tandis que les cellules ciliées internes forment une seule rangée à l’intérieur.
  • Les stéréocils des cellules ciliées externes forment cinq ou sept rangées en W et s’attachent à la membrane tectorielle par des ponts de glycoprotéines.

  • Chaque cellule ciliée interne reçoit les contacts de dix à vingt fibres afférentes de type I, tandis qu’un neurone de type II reçoit des informations de dix à vingt cellules ciliées externes.

  • La membrane tectorielle est une structure glycoprotéique ancrée à la lame spirale d’un côté et libre dans l’endolymphe de l’autre.

16. Labyrinthe postérieur osseux

★ À maîtriser

  • Le ganglion spiral de Corti se situe dans le canal du Rosenthal et compte plus de 50 000 neurones.

  • Dans le ganglion spiral, 95 % des neurones sont de type I myélinisés et 5 % sont de type II non myélinisés.

  • Le labyrinthe postérieur comprend le vestibule et les canaux semi-circulaires, avec une partie osseuse et une partie membraneuse.

  • Les trois canaux semi-circulaires osseux sont orientés dans les trois directions de l’espace et communiquent avec le vestibule par leurs deux extrémités.

Compléments

  • Le vestibule est une cavité d’environ 4 mm de diamètre comportant six parois.

  • La paroi externe du vestibule porte les fenêtres ovale et ronde, tandis que sa paroi interne est en relation avec le conduit auditif interne et comporte des fosses pour le saccule, l’utricule et les canaux semi-circulaires.

  • L’aqueduc vestibulaire est un conduit osseux postéro-supérieur qui contient la périlymphe et dans lequel passe le conduit endolymphatique jusqu’au sac endolymphatique.

  • Les canaux semi-circulaires supérieur et postérieur sont orientés verticalement, tandis que le canal horizontal est orienté latéralement.

17. Organes vestibulaires membraneux

★ À maîtriser

  • Les organes vestibulaires comprennent les macules acoustiques de l’utricule et du saccule, ainsi que les crêtes ampullaires des canaux semi-circulaires.

  • L’utricule et le saccule sont des sacs membraneux remplis d’endolymphe et baignés extérieurement par de la périlymphe.

  • Le canal endolymphatique contribue à maintenir la pression entre l’endolymphe et la périlymphe et à réabsorber l’endolymphe.

  • Les macules acoustiques détectent les mouvements linéaires grâce à des cellules de soutien et à des cellules ciliées mécanoréceptrices de types I et II.

  • Lors des mouvements du corps, les otolithes déplacent la membrane otolithique, exercent une pression sur les cellules ciliées et déclenchent la transmission de l’information de mouvement par le nerf vestibulaire.

  • 🔄 La détection d’une rotation suit ces étapes :

    1. le courant endolymphatique déplace la cupule
    2. les cils sensoriels se fléchissent
    3. les cellules ciliées se dépolarisent
    4. un potentiel d’action est déclenché
  • Le ganglion de Scarpa, situé à l’arrière du conduit auditif interne, réunit 25 000 à 30 000 neurones vestibulaires de types I et II liés à l’équilibre et à la position de la tête.

Compléments

  • Les canaux utriculaire et sacculaire se rejoignent pour former le canal endolymphatique, qui traverse l’aqueduc vestibulaire et se termine dans le sac endolymphatique.

  • Les otolithes, ou otoconies, sont constitués de mucopolysaccharides et de cristaux de carbonate de calcium.

  • Le détachement des otolithes de la membrane otolithique peut provoquer des vertiges.

  • Les canaux semi-circulaires membraneux suivent la forme et l’orientation des canaux osseux, rejoignent l’utricule à leur extrémité basale et présentent une ampoule portant une crête ampullaire.

Astuce mémo

Déplacement des otolithes → pression sur les cellules ciliées → information de mouvement transmise.

18. Vascularisation et innervation de l’oreille interne

★ À maîtriser

  • Dans la cochlée, les fibres afférentes cheminent des cellules ciliées au tronc cérébral et sont plus nombreuses que les fibres efférentes, lesquelles forment le faisceau olivo-cochléaire de Rasmussen.

  • La vascularisation de l’oreille interne dépend des deux artères carotides internes et des artères vertébrales.

Compléments

  • Le labyrinthe antérieur reçoit des fibres afférentes et efférentes ainsi qu’une innervation sympathique autonome.

  • L’innervation afférente vestibulaire relie le pôle basal des cellules ciliées aux noyaux vestibulaires du tronc cérébral.

  • L’innervation efférente vestibulaire est liée :

    • au cervelet
    • au cortex
    • au système visuel
    • à la moelle épinière

📌 Un apport sanguin privé d’oxygène et de nutriments peut entraîner la mort des cellules ciliées et des neurones du ganglion de Corti.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Voies auditives et anatomie de l’oreille avec 62 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Lorsqu’une vibration sonore atteint les cellules ciliées de l’oreille interne, quelle transformation constitue la transduction auditive ?

2. Quel trajet décrit la fonction de la voie afférente auditive ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

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En quoi consiste la transduction auditive ?

La conversion des ondes sonores mécaniques en impulsions électriques par les cellules ciliées de l’oreille interne.

Quel trajet suit la voie afférente auditive ?

De la périphérie vers le cortex auditif, en passant par plusieurs stations synaptiques.

Quels hémisphères chaque oreille informe-t-elle par la voie auditive ?

Les deux hémisphères cérébraux.

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