Fiche de révision : Processus infectieux et inflammatoires

Plan du Cours

  1. Immunité, hépatites et infections sexuellement transmissibles
  2. Infections urinaires, cutanées et méningées
  3. Examens diagnostiques et prélèvements
  4. Diarrhée et déshydratation du nourrisson
  5. Urgences pédiatriques et bronchiolite
  6. Maladies auto-immunes et polyarthrite
  7. Infections respiratoires et tuberculose
  8. Maladies émergentes et prévention
  9. Reconnaître et prendre en charge le sepsis

1. Immunité, hépatites et infections sexuellement transmissibles

Notions clés & Définitions

  • SIDA : Stade avancé de l’infection par le VIH, caractérisé par une immunodépression importante et/ou l’apparition de maladies opportunistes ; sans traitement efficace, le VIH détruit progressivement les lymphocytes CD4.

★ À maîtriser

📌 L’immunité innée constitue une défense rapide et non spécifique comprenant la peau, les muqueuses, l’inflammation, les macrophages et les neutrophiles, tandis que l’immunité acquise est spécifique, mobilise les lymphocytes B et T et possède une mémoire immunitaire.

  • L’hépatite B se transmet par le sang, les rapports sexuels et de la mère à l’enfant ; sa prévention comprend la vaccination, le préservatif, le matériel stérile et la prévention de l’exposition au sang.

  • Les antiviraux contrôlent la multiplication du virus de l’hépatite B et réduisent les lésions hépatiques ainsi que les risques de cirrhose et de cancer, mais ils ne guérissent généralement pas l’infection chronique ; les antiviraux à action directe guérissent l’hépatite C dans plus de 95 % des cas.

  • Le VIH se transmet lors de rapports sexuels sans protection adaptée, par contact avec du sang contaminé ou de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement, mais pas par les contacts quotidiens, les poignées de main, les toilettes ou la salive dans les conditions habituelles.

  • L’infection par le VIH évolue de la primo-infection, parfois accompagnée de fièvre, fatigue, ganglions et symptômes pseudo-grippaux, vers une phase chronique parfois asymptomatique avec diminution progressive des CD4, puis éventuellement vers le stade SIDA avec immunodépression sévère et maladies opportunistes ou certains cancers.

📌 Une personne sous traitement antirétroviral avec une charge virale durablement indétectable ne transmet pas le VIH par voie sexuelle, selon le principe I = I (indétectable = intransmissible).

Compléments

  • L’hépatite A se transmet par voie féco-orale, notamment par l’eau, les aliments contaminés ou les mains souillées, et sa prévention repose sur l’hygiène des mains, l’eau potable, la sécurité alimentaire et la vaccination.

  • L’hépatite C se transmet principalement par le sang contaminé, notamment par le partage de matériel d’injection ; les transmissions sexuelle et materno-fœtale sont possibles mais moins fréquentes.

  • Les maladies opportunistes ou cancers cités sont :

    • la pneumocystose pulmonaire
    • la toxoplasmose cérébrale
    • la candidose œsophagienne
    • la tuberculose
    • les infections à cytomégalovirus
    • la cryptococcose
    • le sarcome de Kaposi
    • certains lymphomes
  • La prévention du VIH comprend : les préservatifs, le dépistage et le traitement des personnes infectées, la PrEP pour les personnes exposées, le TPE commencé le plus rapidement possible après une exposition à risque, le matériel d’injection stérile et non partagé, le traitement antirétroviral pendant la grossesse et l’accouchement selon la situation

  • Le HPV peut provoquer des cancers du col de l’utérus, de l’anus, de la vulve et du vagin, du pénis et de l’oropharynx, notamment des amygdales et de la base de la langue.

  • La prévention de l’infection à HPV repose principalement sur la vaccination, idéalement avant le début de la vie sexuelle ; le préservatif réduit le risque sans supprimer totalement la transmission et le dépistage du cancer du col reste nécessaire selon l’âge et les recommandations.

2. Infections urinaires, cutanées et méningées

Notions clés & Définitions

  • Érysipèle : Infection bactérienne aiguë du derme et de l’hypoderme superficiel, généralement causée par un streptocoque, appelée dermohypodermite bactérienne non nécrosante.

★ À maîtriser

  • Une infection urinaire peut provoquer des brûlures mictionnelles, des envies fréquentes et urgentes d’uriner et des douleurs sus-pubiennes ; une pyélonéphrite peut entraîner fièvre, frissons, douleur lombaire, nausées et vomissements.

  • La prévention des infections urinaires sur sonde à demeure comprend : l’hygiène des mains et les précautions standard, le maintien d’un drainage clos sans déconnexions inutiles, le placement de la poche sous la vessie sans contact avec le sol, l’absence de coudure du tuyau, la toilette quotidienne du méat, le prélèvement désinfecté sur le site prévu, la réévaluation quotidienne de l’indication pour retirer la sonde dès que possible

  • L’érysipèle se manifeste par une plaque rouge, chaude, douloureuse et œdématiée, souvent à limites nettes et d’extension généralement rapide, avec parfois fièvre, frissons, altération de l’état général ou porte d’entrée cutanée telle qu’une plaie, une fissure entre les orteils ou un ulcère.

  • La méningite peut se manifester par de la fièvre, des céphalées intenses, une raideur de nuque, une photophobie, des nausées, des vomissements, une altération de la conscience, une confusion, une somnolence ou parfois des convulsions.

Compléments

  • La bandelette urinaire peut montrer des leucocytes et des nitrites, et l’ECBU une leucocyturie et une bactériurie significatives selon le contexte ; chez une personne âgée ou porteuse d’une sonde, la présence de bactéries dans les urines ne signifie pas toujours qu’une infection doit être traitée.

📌 Une douleur disproportionnée, une extension très rapide, des bulles ou une nécrose au cours d’une infection cutanée doivent faire suspecter une infection grave.

📌 Un purpura qui ne s’efface pas à la pression évoque une urgence absolue, notamment une infection invasive à méningocoque.

  • Les vaccinations obligatoires chez le nourrisson comprennent notamment :

    • diphtérie
    • tétanos
    • poliomyélite
    • coqueluche
    • Hib
    • hépatite B
    • pneumocoque
    • méningocoques
    • rougeole, oreillons et rubéole
  • Pour les soignants, la vaccination contre l’hépatite B est obligatoire pour les professionnels concernés ; DTP et autres vaccinations dépendent du calendrier et de la situation professionnelle, tandis que grippe, COVID-19 et BCG relèvent des recommandations ou indications applicables.

3. Examens diagnostiques et prélèvements

Notions clés & Définitions

  • BU : Examen rapide recherchant notamment les leucocytes et les nitrites afin d’orienter le diagnostic d’infection urinaire.
  • ECBU : Examen cytobactériologique des urines qui étudie les cellules et recherche les bactéries dans les urines ; il identifie le germe et peut permettre un antibiogramme pour guider l’antibiothérapie.
  • NFS : Examen qui mesure les globules rouges et leurs paramètres associés, les globules blancs et leur formule leucocytaire, ainsi que les plaquettes.
  • CRP : Protéine produite par le foie en réponse à l’inflammation ; elle évalue et suit un syndrome inflammatoire, mais peut augmenter lors d’une infection ou d’une maladie inflammatoire non infectieuse.
  • Hémoculture : Prélèvement de sang dans des flacons spécifiques afin d’y rechercher des bactéries ou des champignons, notamment en cas de suspicion de bactériémie ou de sepsis.
  • Ponction lombaire : Prélèvement de liquide cérébrospinal dans l’espace sous-arachnoïdien lombaire afin notamment de rechercher une méningite ou une encéphalite et d’analyser les cellules, les protéines, le glucose et les éléments microbiologiques.
  • Coproculture : Examen microbiologique des selles recherchant certaines bactéries responsables de diarrhées infectieuses, comme Salmonella, Shigella ou Campylobacter, afin d’orienter le diagnostic et, selon le germe, la prise en charge.

Points essentiels

  • 🔄 La réalisation d’un ECBU consiste à : vérifier la prescription, identifier le patient et expliquer le soin, réaliser l’hygiène des mains et préparer un flacon stérile, effectuer une toilette intime adaptée, recueillir les urines en milieu de jet sans toucher l’intérieur du flacon ni du couvercle, refermer et identifier le flacon, acheminer rapidement le prélèvement au laboratoire selon les conditions de conservation prévues

📌 Chez un patient sondé, le prélèvement d’urines pour ECBU s’effectue sur le site spécifique après désinfection et jamais dans la poche.

  • La valeur normale de la CRP est généralement inférieure à 5 mg/L selon le laboratoire, et cette mesure ne permet pas à elle seule de confirmer une infection bactérienne.

  • Un test rapide antigénique détecte directement des antigènes d’un agent infectieux dans un prélèvement et donne souvent un résultat en quelques minutes, tandis qu’une PCR détecte le matériel génétique de l’agent infectieux et est généralement très sensible et spécifique lorsqu’elle est adaptée au germe recherché.

  • Si possible, l’hémoculture est réalisée avant l’antibiothérapie, sans retarder un traitement urgent.

  • Après une ponction lombaire, il faut surveiller les constantes, l’état neurologique, la douleur et le point de ponction selon les consignes, et signaler des céphalées importantes ou persistantes, de la fièvre, une faiblesse ou des troubles sensitifs.

4. Diarrhée et déshydratation du nourrisson

Notions clés & Définitions

  • Diarrhée : Émission d’au moins trois selles molles ou liquides par jour, ou à une fréquence supérieure à la normale pour la personne ; elle peut être aiguë ou chronique et d’origine infectieuse, médicamenteuse ou autre.

★ À maîtriser

  • La surveillance d’un nourrisson diarrhéique porte sur : la fréquence, l’aspect et la quantité des selles, la température, les vomissements et le comportement, l’hydratation évaluée par le poids, les muqueuses, les larmes, la diurèse et la fontanelle, les constantes et l’état général, les prises alimentaires et la tolérance du soluté de réhydratation orale, le poids pour dépister une perte pondérale

  • La déshydratation du nourrisson peut se manifester par : une diminution des urines et des couches mouillées, une sécheresse des muqueuses, une absence de larmes, des yeux cernés ou enfoncés, une fontanelle déprimée, une perte de poids

Compléments

  • Une déshydratation importante du nourrisson peut aussi entraîner somnolence, irritabilité ou altération de la conscience, tachycardie, mauvaise perfusion périphérique et parfois hypotension ; elle nécessite une prise en charge urgente.

Astuce mémo

Les pertes digestives entraînent une déshydratation, repérée notamment par la baisse des urines et la perte de poids.

5. Urgences pédiatriques et bronchiolite

Notions clés & Définitions

  • Bronchiolite : Infection virale aiguë des petites bronches, principalement chez le nourrisson de moins de 2 ans, qui entraîne une inflammation et une obstruction des bronchioles, le plus souvent liées au virus respiratoire syncytial (VRS).

★ À maîtriser

  • Face à un enfant présentant une hyperthermie, l’infirmier mesure la température et les constantes, évalue l’état général, la conscience, la respiration et l’hydratation, découvre légèrement l’enfant, propose à boire, administre un antipyrétique selon prescription ou protocole en respectant le poids et les contre-indications, recherche les signes de gravité, informe les parents et trace ses observations.

📌 Chez un nourrisson de moins de 3 mois ayant une température de 38 °C ou plus, une évaluation médicale urgente est nécessaire.

  • La bronchiolite peut se manifester par une rhinite précédant souvent les symptômes respiratoires, une toux, une respiration rapide et difficile, un tirage intercostal ou sus-sternal, un battement des ailes du nez, des sibilants ou crépitants, des difficultés alimentaires, de la fatigue, de l’irritabilité et parfois des apnées chez les très jeunes nourrissons.

  • Les complications de la rougeole comprennent l’otite moyenne aiguë, la pneumonie, la laryngotrachéite, l’encéphalite aiguë, la diarrhée et la déshydratation, ainsi que, plus rarement, la panencéphalite sclérosante subaiguë, complication neurologique tardive.

Compléments

  • La surveillance d’une bronchiolite porte notamment sur la fréquence respiratoire, la saturation en oxygène, l’alimentation et l’hydratation.

  • La rougeole peut être grave, notamment chez les nourrissons, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.

6. Maladies auto-immunes et polyarthrite

Notions clés & Définitions

  • Polyarthrite rhumatoïde : Maladie inflammatoire, chronique et auto-immune qui touche principalement les articulations et provoque une inflammation de la membrane synoviale pouvant entraîner des douleurs, des déformations et une destruction articulaire.

★ À maîtriser

  • Une maladie auto-immune apparaît lorsque le système immunitaire ne reconnaît plus correctement certains éléments du soi et attaque les cellules ou tissus de l’organisme, entraînant une inflammation chronique et parfois des lésions d’organes.

  • La polyarthrite rhumatoïde se caractérise par des douleurs articulaires inflammatoires souvent nocturnes, une raideur matinale généralement supérieure à 30 minutes, un gonflement et une chaleur articulaires, une atteinte souvent symétrique des mains et des poignets, de la fatigue et parfois une altération de l’état général.

Compléments

  • La polyarthrite rhumatoïde peut évoluer vers des déformations et une perte d’autonomie.

  • Le traitement de la polyarthrite rhumatoïde repose notamment sur des médicaments de fond, comme le méthotrexate selon indication, des traitements symptomatiques et la rééducation.

7. Infections respiratoires et tuberculose

Notions clés & Définitions

  • Grippe : Infection respiratoire aiguë causée par les virus influenza.
  • Tuberculose pulmonaire : Infection causée par Mycobacterium tuberculosis, ou bacille de Koch, transmise par voie aérienne lorsqu’une personne atteinte d’une forme contagieuse émet des particules infectieuses.

★ À maîtriser

  • La découverte d’une tuberculose pulmonaire nécessite une évaluation médicale et des prélèvements diagnostiques, des précautions complémentaires air si une forme contagieuse est suspectée, une déclaration obligatoire aux autorités sanitaires et une enquête autour des contacts.

  • Le traitement antituberculeux associe généralement plusieurs médicaments pris quotidiennement, le plus souvent par voie orale, pendant une durée prolongée; il est adapté aux résultats microbiologiques, aux résistances et à la tolérance, tandis que le suivi infirmier comprend l’éducation thérapeutique, la surveillance des effets indésirables, de l’observance et des interactions médicamenteuses.

  • Pour une tuberculose pulmonaire sensible aux médicaments, le traitement standard dure généralement 6 mois, avec une phase initiale de 2 mois associant habituellement quatre médicaments, suivie de 4 mois avec deux médicaments.

Compléments

  • Les principaux signes de la grippe sont une fièvre souvent élevée d’apparition brutale, des frissons, une fatigue intense, des courbatures, des douleurs musculaires, des céphalées, une toux sèche, un mal de gorge et parfois une rhinorrhée.

  • La vaccination contre la grippe réduit le risque de contracter la maladie et surtout de développer des formes graves, des complications et des hospitalisations; elle est particulièrement importante pour les personnes fragiles et à risque.

  • Chez les soignants, la vaccination antigrippale protège les professionnels et limite la transmission aux patients fragiles, notamment les personnes âgées, immunodéprimées ou atteintes de maladies chroniques, tout en contribuant à limiter les absences professionnelles pendant les épidémies.

  • Les signes cliniques spécifiques de la tuberculose pulmonaire comprennent une toux persistante souvent pendant plusieurs semaines, une expectoration parfois hémoptoïque, une fièvre prolongée souvent modérée, des sueurs nocturnes, un amaigrissement, une perte d’appétit et une fatigue importante.

📌 La durée du traitement antituberculeux peut être prolongée selon la localisation, les résistances, les complications ou les recommandations spécifiques.

  • Les signes d’une pneumopathie comprennent fièvre, frissons, fatigue, toux parfois productive, dyspnée, polypnée, douleur thoracique augmentée à l’inspiration, crépitants à l’auscultation et parfois désaturation en oxygène; chez la personne âgée, confusion, chute ou altération de l’état général peuvent être des symptômes atypiques.

8. Maladies émergentes et prévention

Notions clés & Définitions

  • Maladie émergente : Maladie dont l’incidence augmente ou qui apparaît dans une population ou une région où elle n’était pas connue auparavant; elle peut être liée à un nouvel agent infectieux, à des modifications environnementales ou aux déplacements de population.
  • Zoonose : Maladie ou infection transmissible naturellement entre les animaux vertébrés et l’être humain, directement ou indirectement, par exemple par un vecteur, un aliment ou un environnement contaminé.
  • Maladie de Lyme : Infection bactérienne causée par des bactéries du genre Borrelia, transmises par certaines tiques infectées.
  • Anthropozoonose : Maladie infectieuse transmissible naturellement de l’animal à l’être humain; le terme est parfois employé plus largement pour désigner une maladie commune à l’être humain et à l’animal.

★ À maîtriser

  • La COVID-19 est causée par le SARS-CoV-2, un coronavirus, et son diagnostic microbiologique repose principalement sur la détection du matériel génétique viral par RT-PCR sur prélèvement respiratoire; un test antigénique peut également être utilisé.

  • La COVID-19 se transmet principalement par voie respiratoire, par inhalation de particules infectieuses émises lorsqu’une personne infectée respire, parle, tousse ou éternue; le risque augmente dans les lieux clos, mal ventilés et très fréquentés, tandis que la transmission par les mains ou les surfaces contaminées est possible mais moins importante.

  • Le paludisme est transmis par la piqûre d’un moustique Anopheles femelle infecté, qui transmet un parasite du genre Plasmodium.

  • L’éducation infirmière du voyageur exposé au paludisme comprend l’information sur le risque dans le pays de destination, le conseil d’une consultation avant le départ pour évaluer l’indication d’une chimioprophylaxie, l’explication de la prise préventive prescrite avant, pendant et après le séjour selon la molécule, le conseil de moustiquaires imprégnées, de vêtements couvrants et de répulsifs adaptés, ainsi que le rappel qu’une fièvre pendant le séjour ou après le retour exige une consultation médicale urgente avec signalement du voyage.

Compléments

  • La COVID-19, l’infection par le virus Ebola et l’infection par le virus Zika sont des exemples de maladies émergentes, dont le caractère émergent dépend de la période et de la région considérées.

  • La COVID-19 peut provoquer fièvre, fatigue, toux, mal de gorge, rhinorrhée, céphalées, courbatures, perte du goût ou de l’odorat et, dans les formes graves, dyspnée; les examens peuvent montrer un test PCR ou antigénique positif, une saturation diminuée, des anomalies pulmonaires à la radiographie ou au scanner dans les formes sévères et des anomalies du bilan sanguin selon la gravité et le contexte.

  • La prévention de la transmission de la COVID-19 repose sur l’hygiène régulière des mains, l’aération et la ventilation des locaux, le port d’un masque adapté selon les recommandations et la situation, l’évitement des contacts rapprochés en cas de symptômes, le respect des précautions standard et complémentaires indiquées en milieu de soins et la vaccination selon les recommandations en vigueur.

  • Pour prévenir la maladie de Lyme, il faut porter des vêtements couvrants en milieu végétalisé, utiliser un répulsif adapté, examiner la peau après les activités en extérieur et retirer rapidement la tique avec un tire-tique sans appliquer de produit dessus.

📌 En cas d’érythème migrant s’étendant progressivement autour d’une piqûre de tique ou de symptômes évocateurs de Lyme, il faut consulter; l’antibiothérapie prescrite dépend du stade et des manifestations, et une surveillance recherche des signes neurologiques, cardiaques ou articulaires.

📌 La prévention ne supprime pas totalement le risque de paludisme.

9. Reconnaître et prendre en charge le sepsis

Notions clés & Définitions

  • Sepsis : Dysfonction d’organe engageant le pronostic vital, provoquée par une réponse dérégulée de l’organisme à une infection.

Points essentiels

  • Les signes de gravité du sepsis comprennent l’altération de la conscience ou la confusion, la polypnée, la difficulté respiratoire ou la désaturation, l’hypotension artérielle, la tachycardie, les marbrures, les extrémités froides, un temps de recoloration allongé, l’oligurie ou une forte diminution des urines, la fièvre ou l’hypothermie, ainsi qu’une élévation possible du lactate sanguin témoignant notamment d’une hypoperfusion.

  • Devant un sepsis, l’infirmier alerte immédiatement le médecin et l’équipe d’urgence selon le protocole, évalue les fonctions vitales selon ABCDE, surveille régulièrement pression artérielle, fréquence cardiaque et respiratoire, saturation, température et conscience, administre l’oxygène si indiqué, prépare les prélèvements prescrits dont les hémocultures idéalement avant l’antibiothérapie sans la retarder, prépare et administre rapidement l’antibiothérapie prescrite, met en place une voie veineuse, prépare le remplissage prescrit si nécessaire, surveille diurèse, résultats biologiques

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Processus infectieux et inflammatoires avec 33 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Une réponse immunitaire mobilise des macrophages et des neutrophiles rapidement, sans cibler un agent précis. De quel type d’immunité s’agit-il ?

2. Une personne souhaite réduire son risque d’hépatite B après un tatouage et lors de rapports sexuels. Quelle combinaison de prévention est adaptée ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Processus infectieux et inflammatoires avec 69 flashcards interactives.

Quelle défense immunitaire est rapide et non spécifique ?

L’immunité innée.

Par quelles voies se transmet l’hépatite B ?

Par le sang, les rapports sexuels et de la mère à l’enfant.

Quel traitement guérit l’hépatite C dans plus de 95 % des cas ?

Les antiviraux à action directe.

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