QCM : Accident vasculaire cérébral — 28 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle proportion des accidents vasculaires cérébraux correspond aux hémorragies cérébrales ?

Environ 80 % des accidents vasculaires cérébraux
Environ 20 % des accidents vasculaires cérébraux
Environ 40 % des accidents vasculaires cérébraux
Environ 60 % des accidents vasculaires cérébraux

Environ 20 % des accidents vasculaires cérébraux

Explication

Les hémorragies cérébrales représentent environ 20 % des accidents vasculaires cérébraux, tandis que les ischémies artérielles en constituent la majorité. La proportion de 80 % correspond aux ischémies cérébrales artérielles, et non aux hémorragies.

2. Quelle distinction décrit correctement les deux principaux mécanismes des accidents vasculaires cérébraux ?

Les deux formes résultent d’une occlusion, mais diffèrent par la durée des symptômes
Les deux formes résultent d’un saignement, mais diffèrent par leur localisation cérébrale
L’AVC hémorragique résulte d’un saignement, tandis que l’AVC ischémique résulte d’une occlusion artérielle
L’AVC hémorragique résulte d’une occlusion, tandis que l’AVC ischémique résulte d’un saignement veineux

L’AVC hémorragique résulte d’un saignement, tandis que l’AVC ischémique résulte d’une occlusion artérielle

Explication

L’AVC hémorragique est provoqué par la rupture ou le saignement d’un vaisseau, alors que l’AVC ischémique est lié à l’occlusion d’une artère. Les autres réponses inversent ou confondent ces mécanismes.

3. Quel mécanisme définit le mieux un AVC hémorragique intracérébral ?

Une occlusion artérielle cérébrale provoquant une privation progressive d’oxygène
Un saignement d’un vaisseau cérébral provoquant une lésion d’installation généralement brutale
Une obstruction veineuse entraînant une congestion cérébrale d’évolution lente
Une inflammation méningée provoquant une atteinte diffuse des enveloppes cérébrales

Un saignement d’un vaisseau cérébral provoquant une lésion d’installation généralement brutale

Explication

L’AVC hémorragique intracérébral correspond à une lésion due au saignement d’un vaisseau cérébral, souvent d’apparition brutale et parfois déclenchée par un effort. L’occlusion artérielle décrit plutôt un AVC ischémique.

4. Chez quel patient une malformation artérioveineuse constitue-t-elle un facteur étiologique particulièrement important d’AVC hémorragique ?

Chez un adulte diabétique sans anomalie vasculaire connue
Chez un sujet jeune présentant une hémorragie cérébrale
Chez une personne âgée ayant une hypertension ancienne
Chez un fumeur présentant une occlusion artérielle cérébrale

Chez un sujet jeune présentant une hémorragie cérébrale

Explication

La malformation artérioveineuse est particulièrement associée à l’AVC hémorragique chez le sujet jeune. L’hypertension constitue un facteur majeur général, mais elle n’exprime pas cette association spécifique avec la jeunesse.

5. Quel signe clinique peut évoquer une hémorragie intracérébrale massive ?

Une paresthésie légère limitée à un doigt
Une diplopie isolée sans autre manifestation neurologique
Une anisocorie associée à des troubles neurologiques
Une photophobie transitoire sans céphalée

Une anisocorie associée à des troubles neurologiques

Explication

L’anisocorie peut évoquer une hémorragie intracérébrale massive, notamment dans un contexte de troubles de la vigilance et de déficits neurologiques. La diplopie et la photophobie ne constituent pas, à elles seules, le signe caractéristique recherché ici.

6. Dans quels espaces anatomiques le sang s’accumule-t-il lors d’une hémorragie méningée ?

Dans le tissu cérébral parenchymateux
Dans les espaces sous-arachnoïdiens
Dans les sinus veineux intracrâniens
Dans les ventricules cérébraux exclusivement

Dans les espaces sous-arachnoïdiens

Explication

L’hémorragie méningée correspond à une irruption de sang artériel dans les espaces sous-arachnoïdiens. Une accumulation dans le tissu cérébral correspond plutôt à une hémorragie intra-parenchymateuse.

7. Quel ensemble de signes oriente le plus vers une hémorragie méningée ?

Une perte de sensibilité distale accompagnée d’une claudication intermittente
Une céphalée brutale accompagnée d’une raideur de nuque
Une douleur faciale accompagnée d’une baisse auditive bilatérale
Une aphasie isolée accompagnée d’une faiblesse progressive d’un membre

Une céphalée brutale accompagnée d’une raideur de nuque

Explication

La céphalée brutale et la raideur de nuque sont des signes particulièrement évocateurs d’une hémorragie méningée. Une aphasie ou une hémiparésie isolée oriente davantage vers un déficit neurologique focal.

8. Quelle complication peut survenir après une hémorragie méningée ?

Une insuffisance veineuse chronique limitée aux membres inférieurs
Une hydrocéphalie aiguë liée à la perturbation de la circulation du liquide cérébrospinal
Une neuropathie périphérique isolée liée à une compression radiculaire
Une arthrose cervicale progressive liée à l’immobilisation prolongée

Une hydrocéphalie aiguë liée à la perturbation de la circulation du liquide cérébrospinal

Explication

L’hydrocéphalie aiguë fait partie des complications reconnues de l’hémorragie méningée, avec l’hypertension intracrânienne, la récidive et les complications ischémiques. Les autres propositions ne correspondent pas aux complications caractéristiques de cette affection.

9. Quelle stratégie permet de traiter un anévrisme intracrânien rompu lors d’une hémorragie méningée ?

Une intervention chirurgicale ou une embolisation endovasculaire
Une anticoagulation curative destinée à dissoudre le caillot
Une radiothérapie ciblée visant à réduire la pression intracrânienne
Une antibiothérapie prolongée associée à une surveillance clinique

Une intervention chirurgicale ou une embolisation endovasculaire

Explication

Le traitement de l’anévrisme rompu repose sur son exclusion par chirurgie ou par voie endovasculaire, notamment grâce à l’embolisation. L’anticoagulation et la radiothérapie ne constituent pas les traitements de référence de l’anévrisme rompu.

10. Quelle caractéristique permet de définir un accident ischémique transitoire ?

Une douleur crânienne progressive accompagnée d’une inflammation méningée à l’imagerie
Des signes neurologiques régressant en moins d’une heure sans infarctus récent visible à l’IRM
Un déficit neurologique persistant associé à une lésion hémorragique visible à l’IRM
Une perte de connaissance brève sans manifestation cérébrale ou rétinienne identifiable

Des signes neurologiques régressant en moins d’une heure sans infarctus récent visible à l’IRM

Explication

L’accident ischémique transitoire correspond à un dysfonctionnement cérébral ou rétinien ischémique dont les signes disparaissent en moins d’une heure sans infarctus récent visible à l’IRM. Un déficit persistant avec une lésion cérébrale correspond plutôt à un AVC ischémique constitué.

11. Pourquoi un accident ischémique transitoire doit-il être considéré comme une urgence préventive ?

Parce qu’il annonce un risque accru d’infarctus cérébral ultérieur
Parce qu’il entraîne généralement une infection aiguë du système nerveux
Parce qu’il confirme la présence d’une tumeur cérébrale évolutive
Parce qu’il provoque habituellement une hémorragie cérébrale immédiate

Parce qu’il annonce un risque accru d’infarctus cérébral ultérieur

Explication

L’accident ischémique transitoire est un signe d’alarme annonçant un risque d’infarctus cérébral. Sa régression rapide ne signifie donc pas que l’épisode est dépourvu de risque vasculaire.

12. Quel mécanisme correspond à la physiopathologie d’un AVC ischémique ?

Une infection des méninges provoque une inflammation avec compression des neurones
Une dégénérescence progressive des neurones entraîne un déficit focal soudain
La rupture d’un vaisseau entraîne une accumulation de sang dans le parenchyme cérébral
Un thrombus ou un embole interrompt la circulation et provoque un infarctus cérébral

Un thrombus ou un embole interrompt la circulation et provoque un infarctus cérébral

Explication

L’AVC ischémique est un déficit neurologique focal soudain lié à l’obstruction vasculaire par un thrombus ou un embole, ce qui correspond à un infarctus cérébral. La rupture d’un vaisseau caractérise plutôt l’AVC hémorragique.

13. Quelle succession d’événements se produit après l’arrêt de la circulation artérielle cérébrale ?

Inflammation méningée, compression vasculaire, puis obstruction du drainage veineux
Excès d’oxygène et de glucose, hyperactivité cérébrale, puis récupération neuronale
Défaut d’oxygène et de glucose, hypoxie cérébrale, puis nécrose neuronale
Rupture neuronale, hémorragie locale, puis régénération du parenchyme cérébral

Défaut d’oxygène et de glucose, hypoxie cérébrale, puis nécrose neuronale

Explication

L’interruption du débit artériel prive le cerveau d’oxygène et de glucose, entraînant une hypoxie du parenchyme puis une nécrose des neurones. Une hyperactivité cérébrale ne constitue pas la conséquence physiopathologique attendue de l’ischémie.

14. Quelle affirmation décrit correctement les macroangiopathies dans les AVC ischémiques ?

Elles résultent principalement d’une fibrillation atriale et représentent près de la moitié des cas
Elles touchent les gros vaisseaux, sont souvent liées à l’athérosclérose et représentent 30 % des cas
Elles correspondent à des malformations veineuses et provoquent habituellement des AVC hémorragiques
Elles touchent les artérioles profondes, sont surtout liées à l’hypertension et représentent 20 % des cas

Elles touchent les gros vaisseaux, sont souvent liées à l’athérosclérose et représentent 30 % des cas

Explication

Les macroangiopathies concernent les gros vaisseaux, sont souvent associées à l’athérosclérose et représentent environ 30 % des AVC ischémiques, par des mécanismes thrombotiques ou thromboemboliques. L’atteinte des artérioles profondes relève plutôt des microangiopathies.

15. Quelle distinction entre hémiplégie et hémiparésie est correcte ?

L’hémiplégie désigne une perte sensitive complète, tandis que l’hémiparésie est douloureuse
L’hémiplégie correspond à un déficit moteur partiel, tandis que l’hémiparésie est complète
L’hémiplégie touche la parole, tandis que l’hémiparésie concerne la compréhension du langage
L’hémiplégie correspond à un déficit moteur complet, tandis que l’hémiparésie est partielle

L’hémiplégie correspond à un déficit moteur complet, tandis que l’hémiparésie est partielle

Explication

L’hémiplégie désigne une paralysie complète d’un hémicorps, alors que l’hémiparésie correspond à une diminution partielle de la force dans le même territoire. Les troubles sensitifs et du langage relèvent d’autres manifestations neurologiques.

16. Quel terme désigne une difficulté à avaler, avec ou sans fausse route ?

La dysarthrie
La dysphagie
L’aphasie
L’hémianopsie

La dysphagie

Explication

La dysphagie est une difficulté à avaler qui peut s’accompagner ou non d’une fausse route. L’aphasie concerne le langage, la dysarthrie la production de la parole et l’hémianopsie le champ visuel.

17. Quel examen constitue la référence devant un infarctus cérébral ?

L’électrocardiogramme
L’IRM cérébrale
L’échocardiographie transthoracique
Le Holter cardiaque

L’IRM cérébrale

Explication

L’IRM cérébrale est l’examen de référence pour confirmer et caractériser un infarctus cérébral. L’ECG, le Holter et l’échocardiographie recherchent surtout une origine cardiaque de l’AVC.

18. Quelle information doit être recueillie en priorité lors d’une suspicion d’AVC datant de moins de six heures ?

L’heure précise de début des symptômes
La date du dernier bilan lipidique
L’heure habituelle du coucher
La durée des repas de la journée

L’heure précise de début des symptômes

Explication

L’heure précise de début des symptômes conditionne l’accès aux traitements urgents, notamment à la thrombolyse. Les autres informations proposées ne déterminent pas directement la fenêtre thérapeutique.

19. Dans une suspicion d’AVC ischémique, à partir de quelle pression artérielle l’hypertension doit-elle être traitée selon cette règle ?

Au-delà de 220/120 mm Hg
Au-delà de 140/90 mm Hg
Au-delà de 180/110 mm Hg
Au-delà de 160/100 mm Hg

Au-delà de 220/120 mm Hg

Explication

Dans la suspicion d’AVC ischémique, le traitement de l’hypertension est indiqué lorsque la pression dépasse 220/120 mm Hg. Les seuils inférieurs proposés ne correspondent pas à cette règle de prise en charge urgente.

20. Quel est le rôle principal de l’aspirine au début d’un infarctus cérébral ?

Réduire l’agrégation plaquettaire
Abaisser rapidement la pression artérielle
Prévenir les complications thromboemboliques veineuses
Dissoudre directement le thrombus cérébral

Réduire l’agrégation plaquettaire

Explication

L’aspirine est un antiagrégant administré précocement à la dose de 160 à 300 mg par jour. La prévention thromboembolique relève plutôt de l’héparine, tandis que la thrombolyse et le contrôle tensionnel répondent à d’autres objectifs.

21. Dans quel délai maximal la thrombolyse intraveineuse par altéplase est-elle recommandée après le début des symptômes ?

Dans les 24 heures
Dans les 12 heures
Dans les 6 heures
Dans les 4 h 30

Dans les 4 h 30

Explication

La thrombolyse intraveineuse par altéplase est recommandée dans les 3 à 4 h 30 suivant le début des symptômes. Le délai de six heures concerne plutôt la possibilité de thrombectomie mécanique.

22. Comment la thrombectomie mécanique permet-elle de traiter un thrombus cérébral ?

En faisant progresser un cathéter fémoral pour l’aspirer ou le capturer
En injectant de l’insuline pour réduire la viscosité sanguine
En administrant de l’aspirine par voie intramusculaire
En comprimant l’artère carotide pour déplacer le thrombus

En faisant progresser un cathéter fémoral pour l’aspirer ou le capturer

Explication

La thrombectomie consiste à introduire un cathéter par l’artère fémorale jusqu’au thrombus afin de l’aspirer ou de le capturer avec un stent. L’insuline, la compression artérielle et l’aspirine ne permettent pas cette extraction mécanique.

23. Quelle évolution fonctionnelle concerne environ un tiers des survivants d’un AVC ?

Une dépendance persistante
Une récidive vasculaire au cours de la première semaine
Un décès au cours du premier mois
Une guérison complète dans les premières heures

Une dépendance persistante

Explication

Parmi les survivants, environ un tiers reste dépendant, un tiers conserve des séquelles tout en restant indépendant et un tiers retrouve son état antérieur. Le décès à un mois concerne la mortalité globale et non le devenir d’un tiers des survivants.

24. Laquelle de ces manifestations correspond à une séquelle motrice de l’AVC plutôt qu’à une récidive ?

Un nouvel infarctus cérébral
La spasticité
Une nouvelle occlusion artérielle
Un nouvel épisode ischémique transitoire

La spasticité

Explication

La spasticité est une séquelle motrice pouvant apparaître après l’AVC. Une récidive désigne au contraire un nouvel événement vasculaire, comme un nouvel infarctus ou un nouvel épisode ischémique.

25. Sur quels éléments repose principalement la prévention des AVC ?

La modification de l’âge et des antécédents familiaux
La prise en charge des facteurs de risque modifiables
La surveillance de la taille et du groupe sanguin
La suppression de toute activité physique régulière

La prise en charge des facteurs de risque modifiables

Explication

La prévention cible notamment l’hypertension, le tabagisme, le diabète, l’alcoolisme et l’hypercholestérolémie, qui sont modifiables. L’âge et les antécédents familiaux ne peuvent pas être corrigés par une prise en charge préventive.

26. Quelle mesure caractérise l’installation initiale d’un patient venant d’arriver en unité neurovasculaire après un AVC ?

Une tête redressée jusqu’à 30°, avec surveillance et repos au lit
Une position complètement à plat, avec mobilisation rapide au fauteuil
Une position assise à 60°, avec reprise immédiate de l’alimentation
Une tête fléchie vers l’avant, avec déambulation accompagnée

Une tête redressée jusqu’à 30°, avec surveillance et repos au lit

Explication

L’installation prévue associe une tête redressée au maximum à 30°, une surveillance des paramètres, le jeûne strict et le repos au lit. Une installation complètement à plat ne correspond pas à la consigne décrite.

27. Quelle intervention infirmière contribue directement à prévenir les fausses routes après un AVC ?

Maintenir le patient allongé pendant toute la prise alimentaire
Encourager les déplacements autonomes dès le premier repas
Réaliser un test de déglutition avant d’adapter l’alimentation
Augmenter les quantités servies pour prévenir la dénutrition

Réaliser un test de déglutition avant d’adapter l’alimentation

Explication

La prévention des fausses routes comprend l’évaluation de la conscience et de la déglutition, notamment par un test de déglutition, puis l’adaptation de l’alimentation. Les repas en position allongée augmenteraient plutôt le risque lié à la déglutition.

28. Quelle association distingue correctement deux risques infirmiers après un AVC ?

La fausse route provoque la dénutrition, tandis que l’encombrement pulmonaire désigne une récidive
La fausse route correspond aux chutes, tandis que l’encombrement pulmonaire indique une perte d’autonomie
La fausse route concerne la déglutition, tandis que l’encombrement pulmonaire relève de complications respiratoires
La fausse route résulte de l’immobilisation, tandis que l’encombrement pulmonaire traduit un trouble de déglutition

La fausse route concerne la déglutition, tandis que l’encombrement pulmonaire relève de complications respiratoires

Explication

La fausse route est liée à un trouble de la déglutition, alors que l’encombrement pulmonaire correspond à des complications respiratoires favorisées par l’immobilisation et les troubles de conscience. Les autres associations confondent ces risques avec des conséquences ou des complications différentes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 58 flashcards sur Accident vasculaire cérébral.

Quelle est la première cause de handicap moteur acquis chez l'adulte ?

Les AVC.

Quelle proportion des AVC sont des hémorragies cérébrales ?

20 % des AVC sont des hémorragies cérébrales.

Quelles artères principales composent la vascularisation cérébrale ?

Les artères cérébrales antérieure, moyenne, postérieure, carotide interne, ophtalmique, vertébrale, basilaire, carotide commune et la crosse aortique.

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