📌 Les addictions peuvent concerner des substances psychoactives ou des comportements, tandis qu’une consommation de substance ou une pratique de jeu ne répond pas nécessairement aux critères de l’addiction.
📌 La sévérité du trouble lié à l’usage d’une substance est légère avec 2 ou 3 critères, modérée avec 4 ou 5 critères et sévère avec 6 critères ou plus.
📌 Selon la CIM-10 de l’OMS, le diagnostic de dépendance nécessite au moins 3 manifestations présentes simultanément au cours de la dernière année. - CIM 10
Addiction ≠ simple consommation : perte de contrôle malgré les conséquences
Le non-usage correspond à l’absence de consommation, l’usage simple à une consommation usuelle non pathologique et le mésusage à une consommation caractérisée par des risques, des dommages ou une dépendance.
L’usage expérimental est un essai ponctuel par curiosité, l’usage occasionnel survient dans des circonstances particulières, l’usage récréatif recherche le plaisir ou la désinhibition et l’usage régulier est au moins quotidien.
La dépendance physique se manifeste par un syndrome de sevrage et une tolérance, tandis que la dépendance psychique correspond au besoin irrépressible de retrouver des sensations de plaisir ou de bien-être.
Non-usage → usage simple → mésusage → dépendance
★ À maîtriser
Le tabac, la cocaïne et l’héroïne ont un pouvoir addictif plus important que d’autres produits selon le cours.
Une initiation aux substances psychoactives avant 15 ans augmente les risques de dépendance ultérieure, de troubles cognitifs et de troubles psychiatriques.
La polyconsommation d’alcool et de cannabis augmente certains risques immédiats ou à court terme, tandis que l’association fréquente d’alcool et de tabac accroît les risques de cancers du larynx, de la bouche et de l’œsophage.
Compléments
La consommation à visée anxiolytique, hypnotique ou antidépressive constitue un facteur de gravité car elle peut révéler un trouble psychiatrique sous-jacent.
Un climat familial favorable et une meilleure insertion sociale ou professionnelle sont associés à une probabilité plus faible d’installation d’un trouble lié à la consommation.
Un produit rencontre une personne dans son environnement
★ À maîtriser
L’installation d’une addiction implique: une augmentation de la motivation à consommer pour rechercher le plaisir, un état émotionnel négatif recherchant le soulagement, une diminution de la capacité à se contrôler
Trois systèmes de neurones participent à la régulation du circuit de la récompense:
La stimulation répétée des récepteurs aux endorphines diminue leur production naturelle, de sorte que le plaisir dépend progressivement de la substance extérieure et qu’un manque apparaît à l’arrêt.
Le cortex préfrontal, impliqué dans la décision, le jugement, la planification et la résolution de problèmes, poursuit sa maturation jusqu’à environ 25 ans.
Compléments
Plaisir → état négatif → perte de contrôle
★ À maîtriser
📌 Les drogues licites sont réglementées par la législation, tandis que les drogues illicites sont interdites et réprimées pour leur production, leur détention, leur usage et leur vente.
📌 Les drogues sédatives ralentissent certaines fonctions cérébrales, les stimulants accroissent notamment l’éveil et le rythme cardiaque, et les hallucinogènes modifient les perceptions visuelles, auditives et corporelles.
Compléments
Les sédatifs comprennent notamment:
L’alcool est absorbé le plus souvent par voie digestive, avec 75 à 80 % de l’absorption réalisée au niveau de l’intestin grêle.
Sédatifs ralentissent, stimulants accélèrent, hallucinogènes perturbent
📌 Les drogues sédatives ralentissent certaines fonctions cérébrales et peuvent provoquer une diminution de la respiration et un endormissement ; elles comprennent notamment les hypnotiques, les tranquillisants, les neuroleptiques et les analgésiques opiacés.
📌 Les drogues excitantes ou stimulantes accroissent les sensations, le rythme cardiaque et l’éveil, mais leur action peut être suivie d’un contrecoup marqué par la fatigue et l’irritabilité ; elles comprennent notamment les amphétamines, les anorexigènes, la cocaïne, l’ecstasy et les antidépresseurs.
Sédatifs ralentissent, stimulants accélèrent, hallucinogènes perturbent.
★ À maîtriser
📌 Selon l’OMS, une consommation alcoolique est dite à risque à partir de deux à quatre verres quotidiens chez la femme et de quatre à six verres quotidiens chez l’homme ; elle est nocive au-delà de quatre verres chez la femme et de six verres chez l’homme.
Compléments
Absorption digestive → diffusion sanguine → imprégnation générale.
★ À maîtriser
📌 L’intoxication aiguë à l’alcool entraîne des perturbations transitoires de la conscience, des facultés cognitives, de la perception, du jugement et du comportement, qui disparaissent généralement avec le temps.
🔄 Les phases de l’ivresse alcoolique sont:
L’intoxication alcoolique chronique touche notamment l’estomac, le foie, le cerveau, les nerfs, les cellules sexuelles et les glandes endocrines, et peut provoquer gastrite, cirrhose, délires, démence et polynévrite.
Compléments
Excitation → ébriété → coma lors de l’ivresse aiguë.
★ À maîtriser
🔄 Les formes du sevrage alcoolique comprennent:
Les crises d’épilepsie du sevrage alcoolique surviennent habituellement dans les 10 à 36 premières heures suivant l’arrêt de l’alcool.
Le délire alcoolique peut apparaître après 48 à 72 heures de sevrage et évolue principalement autour d’idées délirantes de jalousie pouvant conduire à des actes hétéro-agressifs.
🔄 La cure de sevrage associe:
Compléments
Arrêt brutal de l’alcool → manque, delirium ou crises.
★ À maîtriser
Le tabac est une plante tropicale originaire d’Amérique du Sud ; l’espèce la plus connue et la plus cultivée est Nicotiana tabacum.
La fumée de cigarette contient environ 4 000 composés chimiques, dont au moins 50 sont identifiés comme cancérigènes.
La nicotine atteint le cerveau environ 5 secondes après son inhalation et est l’agent responsable de la dépendance et du syndrome de manque.
La dépendance tabagique associe:
Le tabagisme actif est responsable de 90 % des cancers du poumon et le tabac provoque notamment des maladies pulmonaires, cardiovasculaires, néoplasiques, dermatologiques et des complications de la grossesse.
Compléments
Produit → gestes → environnement : les trois dépendances du tabac.
★ À maîtriser
Le sevrage tabagique provoque des manifestations physiques et psychiques, notamment ralentissement cardiaque, augmentation de l’appétit, troubles digestifs, irritabilité, anxiété, humeur dépressive, troubles cognitifs et craving.
Chez les gros fumeurs, les effets psychiques négatifs du sevrage peuvent apparaître 4 à 6 heures après la dernière cigarette, atteindre leur maximum après 3 à 4 jours et persister plusieurs semaines.
📌 Selon les critères du DSM-5, le sevrage tabagique exige une utilisation quotidienne pendant plusieurs semaines, puis un arrêt ou une réduction suivis dans les 24 heures d’au moins quatre symptômes causant une souffrance ou une altération du fonctionnement.
Compléments
Les patchs nicotiniques peuvent être administrés en continu pendant 24 heures ou de façon discontinue pendant 16 heures, pour une durée initiale recommandée de 6 semaines à 6 mois.
La varénicline est un agoniste partiel des récepteurs nicotiniques dont le traitement dure 12 semaines, tandis que le bupropion inhibe la recapture de la noradrénaline et de la dopamine pendant 7 à 9 semaines.
Évaluer → substituer → accompagner pour prévenir la rechute.
★ À maîtriser
📌 Le traitement par varénicline dure 12 semaines et est contre-indiqué en cas d’allergie, de grossesse ou allaitement, et d’insuffisance rénale sévère.
Compléments
Substituer, motiver, prévenir la rechute
📌 Le THC est le principal ingrédient actif du cannabis responsable des effets perturbateurs, tandis que le CBD n’a pas les propriétés perturbatrices caractéristiques du THC et pourrait diminuer certaines conséquences psychologiques négatives.
Après inhalation, le cannabis provoque d’abord un high apparaissant en quelques minutes, puis un down survenant généralement une heure ou plus après, caractérisé par un ralentissement physique et mental.
Les effets cognitifs du cannabis diminuent la mémoire, l’attention, la concentration, le jugement et le temps de réaction; ils atteignent leur maximum après environ 30 minutes et s’atténuent habituellement en moins de 6 heures.
THC perturbateur, CBD non perturbateur
La dépendance psychique au cannabis survient chez environ la moitié des grands consommateurs selon l’OMS en 1997.
Le syndrome de sevrage physique du cannabis commence après 24 heures d’abstinence, atteint son maximum à 48 heures et régresse en 10 jours.
📌 Selon les critères DSM-5, le sevrage du cannabis exige l’arrêt d’un usage massif et prolongé, au moins trois symptômes apparaissant environ une semaine après l’arrêt, une altération significative du fonctionnement et l’absence d’autre cause explicative.
Le syndrome amotivationnel associe indifférence, perte de l’initiative, passivité, fatigabilité, troubles mnésiques et de concentration, émoussement émotionnel et diminution de l’activité scolaire ou professionnelle.
🔄 Le projet thérapeutique comporte:
Usage répété → dépendance, troubles cognitifs et syndrome amotivationnel
★ À maîtriser
📌 Le crack n’est pas une drogue différente de la cocaïne, mais une forme transformée et plus addictive de cocaïne.
Compléments
Chlorhydrate : effets retardés ; crack injectable : euphorie en 15 secondes
L’injection intraveineuse d’héroïne produit un effet en moins d’une minute, qui s’estompe en 3 à 5 heures.
🔄 La dépendance évolue en trois étapes:
Le sevrage de l’héroïne commence 8 à 12 heures après la dernière dose, atteint son sommet entre 24 et 48 heures et diminue après 5 jours à une semaine.
📌 La méthadone est un opiacé de synthèse utilisé comme traitement de substitution afin de supprimer les signes de manque et de réduire les risques liés aux opiacés illicites; sa prescription est limitée à 14 jours sur ordonnance sécurisée.
Lune de miel, gestion du manque, galère
★ À maîtriser
📌 La dépendance aux benzodiazépines est favorisée par la durée du traitement, la dose, les antécédents de dépendance et l’association à l’alcool; l’arrêt doit être progressif avec une benzodiazépine à demi-vie longue.
Compléments
📌 L’arrêt brutal des benzodiazépines peut provoquer agitation, irritabilité, recrudescence anxieuse, insomnie, tachycardie, sueurs, céphalées et convulsions, tandis que l’arrêt progressif permet d’éviter ces troubles.
📌 Le sevrage des benzodiazépines repose sur une diminution progressive avec une benzodiazépine à demi-vie longue.
📌 La tolérance et la dépendance aux amphétamines s’installent rapidement, imposant une augmentation des doses et une accélération des prises pour retrouver les mêmes effets ou réduire la dépression anxieuse de la descente.
Le LSD est fabriqué à partir d’acide lysergique produit par l’ergot de seigle, ses effets apparaissent après environ une demi-heure et durent entre cinq et douze heures.
Le LSD peut entraîner hallucinations, perte du sens des réalités, confusion, angoisses, crises de panique, bouffées délirantes et flashbacks plusieurs jours ou semaines après la consommation.
À faible dose, la kétamine produit des effets hallucinogènes, tandis qu’à forte dose elle possède des propriétés anesthésiques et analgésiques.
📌 Le traitement d’un bad trip consiste à rassurer calmement la personne, réduire les stimuli dans un environnement tranquille, éviter les mouvements brusques et hospitaliser en cas d’échec ou de réaction violente.
Les effets des poppers durent au plus deux minutes et peuvent inclure euphorie, dilatation intense des vaisseaux, accélération cardiaque, vertiges et maux de tête.
Les solvants organiques volatils les plus connus sont:
🔄 L’inhalation de solvants provoque successivement: une euphorie avec sensation d’ivresse, des troubles de la perception pouvant conduire à des hallucinations, une somnolence pouvant aller jusqu’à la perte de conscience
Ecstasy : effets mixtes stimulants-hallucinogènes ; amphétamines : psychostimulation et anorexie
| Catégorie | Caractéristique | Dépendance ou dommage |
|---|---|---|
| Usage simple | Consommation usuelle non pathologique | Absents |
| Usage à risque | Risques sans dommages ni dépendance | Risques présents |
| Usage nocif | Dommages médicaux ou sociaux | Dépendance absente |
| Usage avec dépendance | Perte de maîtrise de la consommation | Dommages possibles ou absents |
| Type | Seuil ou définition | Risques principaux |
|---|---|---|
| À risque | 2 à 4 verres par jour chez la femme ; 4 à 6 chez l’homme | Complications possibles à long terme |
| Nocive | Plus de 4 verres chez la femme ; plus de 6 chez l’homme | Complications physiques, psychiques et sociales |
| Binge drinking | Au moins 6 verres en un minimum de temps | Intoxication aiguë et risque de décès |
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Selon Goodman (1990), que devient un comportement addictif ?
Il devient impossible à contrôler et persiste malgré ses conséquences négatives.
Quelles différences définissent non-usage, usage simple et mésusage ?
Le non-usage est l'absence de consommation, l'usage simple est non pathologique, le mésusage implique risques, dommages ou dépendance.
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