Fiche de révision : Addictions et prévention

Plan du Cours

  1. Fondements et critères de l’addiction
  2. Usages, mésusage et dépendance
  3. Modèle biopsychosocial et facteurs de risque
  4. Mécanismes cérébraux de l’addiction
  5. Substances psychoactives et alcool
  6. Classification des drogues par effets
  7. Alcool : propriétés et consommations
  8. Intoxications et complications alcooliques
  9. Sevrage et prise en charge alcoolique
  10. Tabac, nicotine et dépendances
  11. Sevrage et traitements du tabagisme
  12. Sevrage tabagique médicamenteux et psychothérapique
  13. Cannabis : formes et effets
  14. Risques et sevrage du cannabis
  15. Cocaïne et complications
  16. Héroïne et traitements de substitution
  17. Benzodiazépines et amphétamines
  18. Dépendance et stimulants de synthèse

1. Fondements et critères de l’addiction

Notions clés & Définitions

  • Addictologie : Science des addictions, c’est-à-dire du rapport pathologique qu’un sujet entretient avec une substance ou un comportement.
  • Addiction : Goodman, 1990 - Processus dans lequel un comportement procurant du plaisir ou atténuant un malaise interne devient impossible à contrôler et se poursuit malgré la connaissance de ses conséquences négatives.

Points essentiels

📌 Les addictions peuvent concerner des substances psychoactives ou des comportements, tandis qu’une consommation de substance ou une pratique de jeu ne répond pas nécessairement aux critères de l’addiction.

  • Le diagnostic de trouble lié à l’usage d’une substance est posé lorsqu’au moins deux des onze critères du DSM-5 sont présents pendant une période de 12 mois.

📌 La sévérité du trouble lié à l’usage d’une substance est légère avec 2 ou 3 critères, modérée avec 4 ou 5 critères et sévère avec 6 critères ou plus.

📌 Selon la CIM-10 de l’OMS, le diagnostic de dépendance nécessite au moins 3 manifestations présentes simultanément au cours de la dernière année. - CIM 10

Astuce mémo

Addiction ≠ simple consommation : perte de contrôle malgré les conséquences

2. Usages, mésusage et dépendance

Notions clés & Définitions

  • Usage nocif : Consommation entraînant des dommages médicaux ou sociaux pour le sujet ou son environnement, en l’absence de dépendance.
  • Dépendance : OMS - État psychique et parfois physique résultant de l’interaction entre un organisme et un produit, avec une compulsion à le prendre régulièrement ou périodiquement pour en ressentir les effets ou éviter le sevrage.
  • Usage à risque : Consommation caractérisée par des risques sans dépendance ni dommages, notamment en cas d’incapacité à remplir ses obligations, de prise de risques, de transgression de la loi ou de problèmes interpersonnels.

Points essentiels

  • Le non-usage correspond à l’absence de consommation, l’usage simple à une consommation usuelle non pathologique et le mésusage à une consommation caractérisée par des risques, des dommages ou une dépendance.

  • L’usage expérimental est un essai ponctuel par curiosité, l’usage occasionnel survient dans des circonstances particulières, l’usage récréatif recherche le plaisir ou la désinhibition et l’usage régulier est au moins quotidien.

  • La dépendance physique se manifeste par un syndrome de sevrage et une tolérance, tandis que la dépendance psychique correspond au besoin irrépressible de retrouver des sensations de plaisir ou de bien-être.

Astuce mémo

Non-usage → usage simple → mésusage → dépendance

3. Modèle biopsychosocial et facteurs de risque

Notions clés & Définitions

  • Modèle biopsychosocial : Modèle considérant que les comportements addictifs résultent de l’interaction entre le produit, la personne et l’environnement socio-environnemental.

★ À maîtriser

  • Le tabac, la cocaïne et l’héroïne ont un pouvoir addictif plus important que d’autres produits selon le cours.

  • Une initiation aux substances psychoactives avant 15 ans augmente les risques de dépendance ultérieure, de troubles cognitifs et de troubles psychiatriques.

  • La polyconsommation d’alcool et de cannabis augmente certains risques immédiats ou à court terme, tandis que l’association fréquente d’alcool et de tabac accroît les risques de cancers du larynx, de la bouche et de l’œsophage.

Compléments

  • La consommation à visée anxiolytique, hypnotique ou antidépressive constitue un facteur de gravité car elle peut révéler un trouble psychiatrique sous-jacent.

  • Un climat familial favorable et une meilleure insertion sociale ou professionnelle sont associés à une probabilité plus faible d’installation d’un trouble lié à la consommation.

Astuce mémo

Un produit rencontre une personne dans son environnement

4. Mécanismes cérébraux de l’addiction

Notions clés & Définitions

  • Circuit de la récompense : Circuit jouant un rôle central dans la mise en place et le maintien de l’addiction, notamment par la libération de dopamine dans le noyau accumbens.

★ À maîtriser

  • L’installation d’une addiction implique: une augmentation de la motivation à consommer pour rechercher le plaisir, un état émotionnel négatif recherchant le soulagement, une diminution de la capacité à se contrôler

  • Trois systèmes de neurones participent à la régulation du circuit de la récompense:

    • le système dopaminergique
    • le système sérotoninergique
    • le système noradrénergique
  • La stimulation répétée des récepteurs aux endorphines diminue leur production naturelle, de sorte que le plaisir dépend progressivement de la substance extérieure et qu’un manque apparaît à l’arrêt.

  • Le cortex préfrontal, impliqué dans la décision, le jugement, la planification et la résolution de problèmes, poursuit sa maturation jusqu’à environ 25 ans.

Compléments

  • Des stimuli associés à la consommation, comme un lieu, un moment, une publicité, un bar ou une odeur d’alcool, peuvent déclencher une libération de dopamine et une rechute avant même la prise de la drogue.

Astuce mémo

Plaisir → état négatif → perte de contrôle

5. Substances psychoactives et alcool

Notions clés & Définitions

  • Substance psychoactive : Substance naturelle ou synthétique qui agit sur le psychisme en modifiant les perceptions, l’humeur, la conscience ou le comportement.

★ À maîtriser

📌 Les drogues licites sont réglementées par la législation, tandis que les drogues illicites sont interdites et réprimées pour leur production, leur détention, leur usage et leur vente.

📌 Les drogues sédatives ralentissent certaines fonctions cérébrales, les stimulants accroissent notamment l’éveil et le rythme cardiaque, et les hallucinogènes modifient les perceptions visuelles, auditives et corporelles.

Compléments

  • Les sédatifs comprennent notamment:

    • les hypnotiques
    • les tranquillisants comme les benzodiazépines
    • les neuroleptiques
    • les analgésiques opiacés
  • L’alcool est absorbé le plus souvent par voie digestive, avec 75 à 80 % de l’absorption réalisée au niveau de l’intestin grêle.

Astuce mémo

Sédatifs ralentissent, stimulants accélèrent, hallucinogènes perturbent

6. Classification des drogues par effets

Notions clés & Définitions

  • Perturbateurs du psychisme : Les perturbateurs du psychisme ou hallucinogènes modifient les perceptions visuelles, auditives et corporelles, avec des effets dépendant du contexte et de la personne ; ils comprennent les hallucinogènes, les délirogènes et certains anesthésiques volatils.

Points essentiels

📌 Les drogues sédatives ralentissent certaines fonctions cérébrales et peuvent provoquer une diminution de la respiration et un endormissement ; elles comprennent notamment les hypnotiques, les tranquillisants, les neuroleptiques et les analgésiques opiacés.

📌 Les drogues excitantes ou stimulantes accroissent les sensations, le rythme cardiaque et l’éveil, mais leur action peut être suivie d’un contrecoup marqué par la fatigue et l’irritabilité ; elles comprennent notamment les amphétamines, les anorexigènes, la cocaïne, l’ecstasy et les antidépresseurs.

Astuce mémo

Sédatifs ralentissent, stimulants accélèrent, hallucinogènes perturbent.

7. Alcool : propriétés et consommations

Notions clés & Définitions

  • Éthanol : L’éthanol est une petite molécule oxydable de formule CH3CH2OHCH_3CH_2OH, liquide incolore, à odeur caractéristique, miscible à l’eau en toutes proportions.
  • Alcoolo-dépendance : L’alcoolo-dépendance est une addiction caractérisée par un besoin de boire pouvant coexister avec l’envie d’arrêter ou de reprendre le contrôle de sa consommation.

★ À maîtriser

  • L’alcool est le plus souvent absorbé par voie digestive, avec 75 à 80 % absorbé au niveau de l’intestin grêle, mais peut aussi pénétrer par voie pulmonaire, cutanée ou exceptionnellement intraveineuse.

📌 Selon l’OMS, une consommation alcoolique est dite à risque à partir de deux à quatre verres quotidiens chez la femme et de quatre à six verres quotidiens chez l’homme ; elle est nocive au-delà de quatre verres chez la femme et de six verres chez l’homme.

Compléments

  • L’alcool est obtenu par fermentation de fruits ou de céréales, ou par distillation ; la fermentation concerne les concentrations inférieures à 16° et la distillation les concentrations supérieures à 16°.

Astuce mémo

Absorption digestive → diffusion sanguine → imprégnation générale.

8. Intoxications et complications alcooliques

★ À maîtriser

📌 L’intoxication aiguë à l’alcool entraîne des perturbations transitoires de la conscience, des facultés cognitives, de la perception, du jugement et du comportement, qui disparaissent généralement avec le temps.

  • 🔄 Les phases de l’ivresse alcoolique sont:

    1. l’ivresse banale
    2. l’ébriété marquée
    3. l’ivresse comateuse
  • L’intoxication alcoolique chronique touche notamment l’estomac, le foie, le cerveau, les nerfs, les cellules sexuelles et les glandes endocrines, et peut provoquer gastrite, cirrhose, délires, démence et polynévrite.

Compléments

  • La polynévrite alcoolique est habituellement bilatérale et touche surtout les membres inférieurs avec fourmillements, engourdissements, douleurs, abolition des réflexes achilléens et atrophie musculaire.

Astuce mémo

Excitation → ébriété → coma lors de l’ivresse aiguë.

9. Sevrage et prise en charge alcoolique

★ À maîtriser

  • 🔄 Les formes du sevrage alcoolique comprennent:

    1. le pré-delirium
    2. les crises d’épilepsie
    3. le délire alcoolique
    4. le delirium tremens
  • Les crises d’épilepsie du sevrage alcoolique surviennent habituellement dans les 10 à 36 premières heures suivant l’arrêt de l’alcool.

  • Le délire alcoolique peut apparaître après 48 à 72 heures de sevrage et évolue principalement autour d’idées délirantes de jalousie pouvant conduire à des actes hétéro-agressifs.

  • 🔄 La cure de sevrage associe:

    1. l’hydratation
    2. la vitaminothérapie
    3. le traitement sédatif
    4. le soutien psychothérapeutique

Compléments

  • La vitamine B1 est administrée à raison de 1 g par 24 heures pendant au moins 8 jours et la vitamine B6 à raison de 500 mg par 24 heures lors de la cure de sevrage alcoolique.

Astuce mémo

Arrêt brutal de l’alcool → manque, delirium ou crises.

10. Tabac, nicotine et dépendances

★ À maîtriser

  • Le tabac est une plante tropicale originaire d’Amérique du Sud ; l’espèce la plus connue et la plus cultivée est Nicotiana tabacum.

  • La fumée de cigarette contient environ 4 000 composés chimiques, dont au moins 50 sont identifiés comme cancérigènes.

  • La nicotine atteint le cerveau environ 5 secondes après son inhalation et est l’agent responsable de la dépendance et du syndrome de manque.

  • La dépendance tabagique associe:

    • la dépendance au produit chimique
    • la dépendance aux gestes
    • la dépendance à l’environnement
  • Le tabagisme actif est responsable de 90 % des cancers du poumon et le tabac provoque notamment des maladies pulmonaires, cardiovasculaires, néoplasiques, dermatologiques et des complications de la grossesse.

Compléments

  • La nicotine atteint le cerveau en 5 secondes et l’exposition répétée active les récepteurs nicotiniques, ce qui entretient la recherche de plaisir et évite l’apparition du manque.

Astuce mémo

Produit → gestes → environnement : les trois dépendances du tabac.

11. Sevrage et traitements du tabagisme

★ À maîtriser

  • Le sevrage tabagique provoque des manifestations physiques et psychiques, notamment ralentissement cardiaque, augmentation de l’appétit, troubles digestifs, irritabilité, anxiété, humeur dépressive, troubles cognitifs et craving.

  • Chez les gros fumeurs, les effets psychiques négatifs du sevrage peuvent apparaître 4 à 6 heures après la dernière cigarette, atteindre leur maximum après 3 à 4 jours et persister plusieurs semaines.

📌 Selon les critères du DSM-5, le sevrage tabagique exige une utilisation quotidienne pendant plusieurs semaines, puis un arrêt ou une réduction suivis dans les 24 heures d’au moins quatre symptômes causant une souffrance ou une altération du fonctionnement.

  • La prise en charge peut associer:
    • l’information sur les risques
    • l’évaluation de la motivation
    • les substituts nicotiniques
    • les entretiens motivationnels
    • la psychothérapie de soutien
    • la TCC

Compléments

  • Les patchs nicotiniques peuvent être administrés en continu pendant 24 heures ou de façon discontinue pendant 16 heures, pour une durée initiale recommandée de 6 semaines à 6 mois.

  • La varénicline est un agoniste partiel des récepteurs nicotiniques dont le traitement dure 12 semaines, tandis que le bupropion inhibe la recapture de la noradrénaline et de la dopamine pendant 7 à 9 semaines.

Astuce mémo

Évaluer → substituer → accompagner pour prévenir la rechute.

12. Sevrage tabagique médicamenteux et psychothérapique

Notions clés & Définitions

  • Varénicline : Agoniste partiel des récepteurs nicotiniques qui soulage les symptômes de manque et réduit les effets de plaisir liés à l’intoxication tabagique.
  • Bupropion : Inhibe la recapture de la noradrénaline et de la dopamine et diminue les symptômes du sevrage, avec un traitement durant 7 à 9 semaines.

★ À maîtriser

  • Les gommes nicotiniques existent en dosages de 2 et 4 mg, doivent être maintenues entre la joue et la gencive sans être mâchées comme un chewing-gum, et peuvent provoquer des aphtes, un hoquet ou des épigastralgies.

📌 Le traitement par varénicline dure 12 semaines et est contre-indiqué en cas d’allergie, de grossesse ou allaitement, et d’insuffisance rénale sévère.

Compléments

  • 🔄 La prise en charge associe:
    1. Entretiens motivationnels
    2. Psychothérapie de soutien
    3. Thérapie cognitivo-comportementale
    4. Repérage des pensées et situations favorisant la reprise

Astuce mémo

Substituer, motiver, prévenir la rechute

13. Cannabis : formes et effets

Notions clés & Définitions

  • Cannabis : Le cannabis est une plante pouvant se présenter sous forme de plante séchée, d’extraits concentrés solides ou liquides, et être ajouté à des aliments; il contient plus de 500 substances, dont le THC et le CBD.

Points essentiels

  • La concentration maximale de THC atteint:
    • 5 à 25 % dans un joint de marijuana
    • 35 % dans le haschich
    • 60 % dans l’huile de haschich
    • 90 % dans les dabs

📌 Le THC est le principal ingrédient actif du cannabis responsable des effets perturbateurs, tandis que le CBD n’a pas les propriétés perturbatrices caractéristiques du THC et pourrait diminuer certaines conséquences psychologiques négatives.

  • Après inhalation, le cannabis provoque d’abord un high apparaissant en quelques minutes, puis un down survenant généralement une heure ou plus après, caractérisé par un ralentissement physique et mental.

  • Les effets cognitifs du cannabis diminuent la mémoire, l’attention, la concentration, le jugement et le temps de réaction; ils atteignent leur maximum après environ 30 minutes et s’atténuent habituellement en moins de 6 heures.

Astuce mémo

THC perturbateur, CBD non perturbateur

14. Risques et sevrage du cannabis

Points essentiels

  • La dépendance psychique au cannabis survient chez environ la moitié des grands consommateurs selon l’OMS en 1997.

  • Le syndrome de sevrage physique du cannabis commence après 24 heures d’abstinence, atteint son maximum à 48 heures et régresse en 10 jours.

📌 Selon les critères DSM-5, le sevrage du cannabis exige l’arrêt d’un usage massif et prolongé, au moins trois symptômes apparaissant environ une semaine après l’arrêt, une altération significative du fonctionnement et l’absence d’autre cause explicative.

  • Le syndrome amotivationnel associe indifférence, perte de l’initiative, passivité, fatigabilité, troubles mnésiques et de concentration, émoussement émotionnel et diminution de l’activité scolaire ou professionnelle.

  • 🔄 Le projet thérapeutique comporte:

    1. Sevrage physique et psychique
    2. Postcure
    3. Réinsertion affective et sociale

Astuce mémo

Usage répété → dépendance, troubles cognitifs et syndrome amotivationnel

15. Cocaïne et complications

Notions clés & Définitions

  • Cocaïne : Poudre blanche, cristalline et sans odeur issue de la feuille de cocaïer, généralement inhalée, et constituant un puissant stimulant du système nerveux central à fort risque de dépendance.

★ À maîtriser

📌 Le crack n’est pas une drogue différente de la cocaïne, mais une forme transformée et plus addictive de cocaïne.

  • Après inhalation de chlorhydrate de cocaïne, la concentration sérique maximale est atteinte en 10 à 20 minutes et les effets durent 1 à 2 heures, tandis que l’euphorie survient en 15 secondes lors d’une injection de crack.

Compléments

  • Le sevrage de la cocaïne peut provoquer hypersomnie, asthénie, tristesse, ralentissement psychomoteur et anergie, tandis que le surdosage peut entraîner convulsions, douleur thoracique, hyperthermie et décès.

Astuce mémo

Chlorhydrate : effets retardés ; crack injectable : euphorie en 15 secondes

16. Héroïne et traitements de substitution

Notions clés & Définitions

  • Héroïne : Opiacé semi-synthétique obtenu par acétylation de la morphine, dépresseur du système nerveux central, analgésique et fortement addictif.

Points essentiels

  • L’injection intraveineuse d’héroïne produit un effet en moins d’une minute, qui s’estompe en 3 à 5 heures.

  • 🔄 La dépendance évolue en trois étapes:

    1. Lune de miel
    2. Gestion du manque
    3. Galère
  • Le sevrage de l’héroïne commence 8 à 12 heures après la dernière dose, atteint son sommet entre 24 et 48 heures et diminue après 5 jours à une semaine.

📌 La méthadone est un opiacé de synthèse utilisé comme traitement de substitution afin de supprimer les signes de manque et de réduire les risques liés aux opiacés illicites; sa prescription est limitée à 14 jours sur ordonnance sécurisée.

Astuce mémo

Lune de miel, gestion du manque, galère

17. Benzodiazépines et amphétamines

Notions clés & Définitions

  • Benzodiazépines : Psychotropes anxiolytiques, anticonvulsivants, sédatifs, myorelaxants, amnésiants et hypnotiques.
  • Ecstasy : Comprimé, gélule ou poudre contenant généralement de la MDMA, une amphétamine dont les effets psychoactifs combinent des effets stimulants et hallucinogènes.

★ À maîtriser

📌 La dépendance aux benzodiazépines est favorisée par la durée du traitement, la dose, les antécédents de dépendance et l’association à l’alcool; l’arrêt doit être progressif avec une benzodiazépine à demi-vie longue.

Compléments

  • Les effets de l’ecstasy durent généralement entre trois et six heures avant une descente pouvant s’apparenter à une dépression plus ou moins intense.

18. Dépendance et stimulants de synthèse

Notions clés & Définitions

  • Ecstasy : Produit de synthèse contenant généralement de la MDMA, une molécule de la famille des amphétamines combinant des effets stimulants et hallucinogènes.
  • Amphétamines : Psychostimulants et anorexigènes puissants pouvant entraîner une forte dépendance psychique et étant généralement classées comme stupéfiants.
  • Hallucinogènes : Substances solides ou liquides qui provoquent des hallucinations ou des états pathologiques euphoriques.
  • Poppers : Préparations contenant des nitrites dissous dans des solvants, présentées comme aphrodisiaques et euphorisantes et destinées à être inhalées.

Points essentiels

  • La dépendance aux benzodiazépines, physique et psychique, est favorisée par la durée du traitement, la dose administrée, les antécédents d’autres dépendances et l’association à l’alcool.

📌 L’arrêt brutal des benzodiazépines peut provoquer agitation, irritabilité, recrudescence anxieuse, insomnie, tachycardie, sueurs, céphalées et convulsions, tandis que l’arrêt progressif permet d’éviter ces troubles.

📌 Le sevrage des benzodiazépines repose sur une diminution progressive avec une benzodiazépine à demi-vie longue.

  • L’ecstasy peut provoquer déshydratation, hyperthermie, troubles neuropsychiatriques, troubles digestifs, pertes de connaissance, arythmies cardiaques et décès par hyperthermie.

📌 La tolérance et la dépendance aux amphétamines s’installent rapidement, imposant une augmentation des doses et une accélération des prises pour retrouver les mêmes effets ou réduire la dépression anxieuse de la descente.

  • Le LSD est fabriqué à partir d’acide lysergique produit par l’ergot de seigle, ses effets apparaissent après environ une demi-heure et durent entre cinq et douze heures.

  • Le LSD peut entraîner hallucinations, perte du sens des réalités, confusion, angoisses, crises de panique, bouffées délirantes et flashbacks plusieurs jours ou semaines après la consommation.

  • À faible dose, la kétamine produit des effets hallucinogènes, tandis qu’à forte dose elle possède des propriétés anesthésiques et analgésiques.

📌 Le traitement d’un bad trip consiste à rassurer calmement la personne, réduire les stimuli dans un environnement tranquille, éviter les mouvements brusques et hospitaliser en cas d’échec ou de réaction violente.

  • Les effets des poppers durent au plus deux minutes et peuvent inclure euphorie, dilatation intense des vaisseaux, accélération cardiaque, vertiges et maux de tête.

  • Les solvants organiques volatils les plus connus sont:

    • l’éther
    • le trichloréthylène
    • l’acétone
    • les colles
    • les solvants
    • les détachants
    • les vernis
    • les dérivés du pétrole
    • les gaz propulseurs de bombes aérosols
  • 🔄 L’inhalation de solvants provoque successivement: une euphorie avec sensation d’ivresse, des troubles de la perception pouvant conduire à des hallucinations, une somnolence pouvant aller jusqu’à la perte de conscience

Astuce mémo

Ecstasy : effets mixtes stimulants-hallucinogènes ; amphétamines : psychostimulation et anorexie

Tableaux de synthèse

Catégories de consommation

CatégorieCaractéristiqueDépendance ou dommage
Usage simpleConsommation usuelle non pathologiqueAbsents
Usage à risqueRisques sans dommages ni dépendanceRisques présents
Usage nocifDommages médicaux ou sociauxDépendance absente
Usage avec dépendancePerte de maîtrise de la consommationDommages possibles ou absents

Profils de consommation alcoolique

TypeSeuil ou définitionRisques principaux
À risque2 à 4 verres par jour chez la femme ; 4 à 6 chez l’hommeComplications possibles à long terme
NocivePlus de 4 verres chez la femme ; plus de 6 chez l’hommeComplications physiques, psychiques et sociales
Binge drinkingAu moins 6 verres en un minimum de tempsIntoxication aiguë et risque de décès

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Addictions et prévention avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle discipline étudie le rapport pathologique qu’un sujet entretient avec une substance ou un comportement ?

2. Selon Goodman en 1990, quel élément caractérise principalement une addiction ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Addictions et prévention avec 10 flashcards interactives.

Qu'est-ce que l'addictologie ?

La science des addictions et des rapports pathologiques à une substance ou un comportement.

Selon Goodman (1990), que devient un comportement addictif ?

Il devient impossible à contrôler et persiste malgré ses conséquences négatives.

Quelles différences définissent non-usage, usage simple et mésusage ?

Le non-usage est l'absence de consommation, l'usage simple est non pathologique, le mésusage implique risques, dommages ou dépendance.

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